c sur ce poeme de baudelaire ( les fleurs du mal)
Que diras-tu, mon cœur, cœur autrefois flétri,
A la très-belle, à la très-bonne, à la très-chère,
Dont le regard divin t´a soudain refleuri?
- Nous mettrons notre orgueil à chanter ses louanges;
Rien ne vaut la douceur de son autorité;
Sa chair spirituelle a le parfum des Anges,
Et son œil nous revêt d´un habit de clarté.
Que ce soit dans la nuit et dans la solitude,
Que ce soit dans la rue et dans la multitude,
Son fantôme dans l´air danse comme un flambeau.
Parfois il parle et dit:«Je suis belle, et j´ordonne
Que pour l´amour de moi vous n´aimiez que le Beau;
Je suis l´Ange gardien, la Muse et la Madonne.»