CHAPITRE II : PRESENT : ARRIVEE SUR TERRE ! VEGETA FAIT LE BILAN !
Oob allait sur ses quinze ans. Il était maintenant aussi vigoureux que son grand-père, mort du manque d’eau et bien plus puissant que son père. Oob terminait de planter les dernières pousses mais certaines étaient déjà imbibées par la rosée du matin. La rivière qui coulait un peu plus loin, son doux tumulte, rappelait à Oob la voix de sa « obachan » qui le berçait dans ses bras avec son doux fredonnement aussi clair que l’eau qui entourait les lieux, grâce à Gokû. Six ans étaient passés depuis sa rencontre avec le Maître en 784, ce jour où ils s’étaient affrontés lors du 28ème championnat des arts martiaux, ce jour où ils étaient partis ensemble vers des cieux plus cléments. Oob sentit que quelqu’un se matérialisait derrière lui, une énergie apaisante se dégageait de cet être.
- Maître Son, dit Oob.
- Salut Oob ! lança Gokû. Tu as bien dormi ?
- Oui Maître, très bien. Je n’attendais plus que vous pour commencer l’entraînement.
Tous les deux levèrent les yeux vers le ciel et décollèrent à la vitesse du son. Ils se reposèrent dans une plaine, prêts une fois de plus à en découdre.
- As-tu fait des progrès ? demanda Gokû.
- Bien sûr regardez ! !
Oob fut entouré d’une aura avant de lancer une attaque d’énergie d’une seule main. Gokû n’essaya pas de parer, il lança très vite un Kaméhaméha. La terre fut agitée de soubresauts, elle trembla de toutes ses forces avant que les deux attaques ne finissent par exploser l’une sur l’autre et que la déflagration n’absorbe les deux protagonistes dans son formidable pouvoir de destruction.
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* *
Végéta regardait l’horizon, assis sur la terrasse de la Capsule Corporation. Comme toujours la ville était très agitée et les badauds conversaient de sujets anodins qui auraient dégoûté le prince Saiyen en des temps anciens. Aujourd’hui, il se fichait bien de l’agitation, il se fichait bien des autres planètes qu’il aurait pu conquérir pour étendre peu à peu son empire et devenir maître incontesté de l’univers. Non, aujourd’hui son empire c’était sa famille. Bulma lui avait donné une fille, alors qu’il aurait préféré un second fils mais il avait fini par aimer Bra, comme il aimait sa femme et son fils Trunks. Autrefois, massacrant des peuples entiers, il n’avait pas su voir la complexité du noyau individuel. Il avait massacré à l’aveugle, chaque personne pareille à une autre. Le sentiment n’était pas l’affaire du Saiyen. Son plaisir se trouvait uniquement dans le combat. Seul Carot avait pu l’infléchir, ce jour où Végéta avait failli mourir, terrassé par les assauts d’un soldat de seconde classe et de ses amis terriens. Il ne s’en était pas rendu compte immédiatement mais cette cuisante défaite et le fait qu’on l’épargne avait été la première étape de son retournement.
- Papa ! !
Bra débarqua joyeusement sur la terrasse. Elle marcha vers Végéta et tira sur son pantalon.
- Quoi ? demanda le Saiyen.
- Papa, je veux faire un tour dans le zoo de grand-père.
Végéta ne discuta pas. Il mit Bra sur ses épaules et s’apprêtait à descendre au rez-de-chaussée quand un sixième sens l’avertit du soudain danger. Ses sens en éveil repérèrent deux forces surpuissantes. Il reposa Bra et décolla vers le lieu. Carot et les autres avaient dû eux aussi le sentir. Il accéléra sa vitesse de vol pour arriver près d’une lande entourée de montagnes. Il était le premier. Immédiatement, il reconnut la conception de ce qui venait de se ficher dans le sol : des pods saiyens ! ! Deux êtres en sortirent, deux êtres aux cheveux d’or. Végéta se posa près d’eux. Les deux étrangers ne semblèrent pas le remarquer.
- Que venez-vous faire ici ! ? lança Végéta pour attirer leur attention.
Ils se tournèrent doucement vers lui. Végéta se braqua pour se placer en garde. Ils portaient des dispositifs ! Méthode pour évaluer la force de combat devenue archaïque. Végéta ne saisissait pas exactement la teneur de ceux qui lui faisaient face. Etait-ce des Saiyens rescapés de la destruction de la planète Végéta ? Dans ce cas, il ne ferait guère le poids, mais Végéta pressentait autre chose. Une chose bien plus terrible. Le fait déjà qu’ils restent en Super Saiyen augurait de bien mauvais présages.
- Je m’appelle Jelano, dit tout à coup le plus grand, et je suis un Yasai.
- Un Ya…, commença Végéta.
Gokû et Oob se posèrent derrière le prince Saiyen.
- Carot, j’ai failli t’attendre, ricana Végéta.
- Un petit contretemps, répliqua Gokû.
- Je constate que vous êtes plusieurs, dit Apple, appuyant sur son dispositif. Et vous cachez bien votre force de combat… ( Apple se tourna vers Jelano
il y a Carot, un humain et un clone.
- Ahhhh, soupira Jelano. Freezer vous a montré la voie.
- Que dis-tu ! ? cria Gokû.
Ce dernier, Oob et Végéta se mirent en position de défense. Gokû et Végéta se transformèrent en Super Saiyen. Jelano eut un haussement de sourcils :
- Hmm. Vous êtes parvenus à ce stade. C’est très bien.
- Et tu n’as encore rien vu, cracha Végéta. Regarde donc jusqu’où Carot peut aller.
Gokû cria, concentrant toutes ses forces. La terre s’effaça sous ses pieds avant qu’il ne devienne Super Saiyen 2 puis Super Saiyen 3. Ses cheveux d’or s’étaient allongés et ses sourcils s’étaient effacés. Il dégageait maintenant une puissance terrifiante.
- Qui commence ? demanda Oob.
- A toi l’honneur Végéta, dit Gokû.
Végéta sourit puis fit craquer ses doigts. Les deux Yasais avaient croisé leurs bras comme pour mieux apprécier leurs ennemis. Apple s’avança d’un pas.
- Allez, dit-il, je vais te faire l’honneur de m’occuper de toi.
Végéta fonça, il abattit son poing mais ne percuta qu’une ombre. Apple se retrouva derrière lui et laissa tomber le tranchant de sa main sur le cou de son adversaire. Végéta sentit une douleur fulgurante traverser tout son corps. Il se rétablit avec difficulté avant que le poing d’Apple ne traverse son ventre de part en part. Gokû et Oob, paralysés par la surprise, virent le corps du Saiyen s’élever un instant dans les airs avant de tomber lourdement au sol. Les cheveux de Végéta retrouvèrent leur teinte noire. Son corps ne donnait plus aucun signe de vie.
A suivre…