Nous sommes arrivés près de ce fameux camp. J´ai expliqué mon plan à mes hommes :
-Les lanceurs de hache, essayez de bombarder l´ennemi à distance. Si l´ennemi sort pour vous affronter, vous vous jetez dessus et vous les taillez en pièces, ok ? Si ils ne sortent pas et vous bombardent à distance, cachez-vous et ripostez : ils ne savent pas où vous êtes, et seront bien obligés de soit se jeter dans notre piège, soit de se faire tuer. Bon, maintenant, l´assassin, tu vas t´infiltrer discrètement. Personne ne devrait te remarquer, mais si c´est quand meme le cas, n´hésite pas à faire usage de tes dagues, hein ?
L´assassin me répondit :
-Ok, j´ai un couteau dans chaque botte, des dagues dans mes manches, des féchettes dans mes épaulettes, une épée dans...
-Ca va, fais pas une liste de ton armement... Zigouille-le, c´est tout, lui répondis-je.
Il asquieça, et se glissa discrètement vers le camp.
-Parés à lancer ? criai je à mes soldats. Feu !
Quelques haches et flèches atterrirent dans le camp. Nous ne le voyions pas, mais des cris retentirent, d´alarme et de douleur.
-Feu ! redis-je.
Même scénario. Des soldats armés d´arcs apparurent, mais nous nous étions cachés, ils saisirent donc leurs épées et coururent vers nous. Nous sortîmes également de nos cachettes. Et nous tombâmes dans le panneau. Des autres hommes armés d´arcs apparurent, et lachèrent une volée.
-Retournez à couvert ! criai-je juste à temps.
Mes hommes obéirent, mais deux piquiers, à cause de leur lourde armure, ne furent pas assez prompts. Ils s´effondrèrent avec un gargouillis.
Bon, maintenant, nous avions des ennuis. Si nous restions couchés, les épéistes nous rejoignaient et nous tuaient, si nous les affrontions, les archers nous décimaient. D´ailleurs, des cavaliers venaient de sortir du camp et nous foncaient dessus. Une stratégie quasiment implacable.
Quasiment.
Je criai à mes troupes :
-Essayez de lancer tout ce que vous pouvez comme armes de jet sur ces épéistes. Les piquiers, dirigez vos lances vers les cavaliers, mais ne les levez qu´au dernier moment. Ils ne doivent se douter de rien. Les combattants à la hache, le berserk et moi, nous allons essayer de faire une attaque latérale discrète.
-OK chef !
Nous partîmes, moi et mon battaillon, d´abord en rampant parallèlement à la palissade, puis, une fois hors de vue, nous commencâmes à courir. Je vis tout de même du coin de l´oeil la silhouette de l´espion se faufiler dans la base. Une fois arrivés à la limite du camp, une petite palissade que nus franchîmes facilement, nous avons monté un escalier conduisant aux remparts. Nous arrivâmes discrètement derrière les archers, et nous nous sommes jetés sur eux. Ils eurent à peine le temps de tirer leur épée, qu´ils étaient tous morts ou mortellement blessés.
Je risquai un coup d´oeil par-dessus la palissade. Les cavaliers, rapides, arrivaient sur mes troupes. Soudain, les piquiers cachés levèrent leurs armes et ils empalèrent les ennemis, ou bien ces derniers s´emboutissaient l´un l´autre.
Par contre, au niveau des soldats à pied, ce n´était pas la joie. Ils étaient presque arrivés sur les archers et lanceurs de hache, qui eux-même avaient du mal à tirer allongés, et de toute façon les soldats étaient trop près pour tirer.
-Bon, on y va, pour les aider ? dis-je.
-Commment ? En refaisant le tour ? risqua un soldat.
-Mais non, c´est trop long. On saute !
-Glups... Quoi ?
-Allez ! à l´attaque !
Et je sautai par-dessus le parapet. Je me suis réceptionné tant bien que mal, et fait trois cumulets avant de me relever. Mon second me suivit immédiatement, suivi par les autres, malgré tout récalcitrants.
Nous arrivâmes sur les épéistes. Ceux-ci, hésitants devant ces nouveaux renforts, hésitèrent trop. Nous les massacrâmes.
L´espion ressortit, dégoulinant de sang, mais à la façon dont il courait, ce ne devait pas être le sien, ou en tout cas, en grande partie pas. Il nous rejoignit et dit :
-Au rapport, chef ! Je me suis infiltré dans le camp, et j´ai vite repéré la tente du capitaine. Je suis rentré, et je l´ai vu, mais lui aussi m´a vu. Il a tiré son épée, et moi ma dague. Se jetant sur moi, il a donné un coup d´épée, pas mortel car je suis toujours là, mais il m´a légèrement blessé. J´ai donc esquivé, je l´ai contourné et j´ai planté ma première lame dans son dos. Se retournant également, il s´est jeté sur moi et m´a renversé, malgré sa blessure. Mais il était désavantagé par la taille de son épée. Il la leva, mais moi, pendant ce temps, je lui ai enfoncé mon autre dague dans le flanc. Alors, il...
-Pas le temps pour un rapport complet ! Il est mort ?
-Oui, chef !
-Et y a-t-il encore des troupes là-bas ?
-Ils se repliaient quand ils ont vu le capitaine mort. Toutefois, un détachement de huit chevaliers d´élite se sont lancés à notre recherche, acheva-il.
Je hurlai :
-Mais qu´est-ce qu´on attend ? On se tire, vite ! On a tué le capitaine,...
-Je rectifie, J´AI tué le capitaine !
-On s´en fiche, on se tire !! !!!
Un Haradrim ne négligea cependant pas de tirer une flèche qu´il avait enflammée avec un "briquet" (un bout de métal et un bout de fer) sur le camp bâti en bois et toile.
Bilan de la mission :
moi : deux piquiers morts
l´ennemi : capitaine mort, la plupart des soldats éliminés (certains chevaliers avaient mis pied à terre, pour ceux que ca intrigue que j´aie affronté des épéistes), camp brûlé, le reste des ennemis s´enfuient.
Bon, c´est toujours pas génial-génial, mais c´est mieux que le bête torchon fourni précédemment.