bon, ok
nous partîmes en début de matinée de Barad-Dûr pour arriver vers le début de soirée à Dol Guldur. Pour un maximum de furtivité, nous avons adopté une formation serrée autour des convois. Nous décidâmes de ne pas passer par la forêt noire, mais plutôt par les terres alliées de Rhûn, pour éviter les elfes. Visiblement, nous passions inaperçus, car la première partie de notre voyage se déroula sans problèmes. Mais la deuxième partie du voyage, la plus courte, était aussi la plus périlleuse, car nous allions passer devant la Forêt Noire.
Je craignais une embuscade d´archers, mais nous ne vîmes pas une seule flèche. Je ne relâchai cependant pas ma prudence, car c´était peut-être une ruse.
Les elfes et les Dunedain étaient tous deux réputés pour être très discrets, c´est pourquoi il fallait être attentif au moindre bruit. Nous étions presque arrivés à Dol Guldur. Mais c´est alors que les elfes et les Dunedain attaquèrent ensemble. Ils étaient armés d´épées, et il y en avait une centaine. Ils se précipitèrent vers nous, épée levée.
C´était des guerriers d´élite, et nous étions en mauvaise posture. Je décidai de rester avec un bataillon de chevaucheurs de drakes pour les tenir en respect, pendant que le reste de l´armée escorterait le convoi jusqu´à la forteresse : ensuite, nous lancerions une contre-attaque.
Nous nous séparâmes donc d´eux, et nous nous préparâmes à l´affrontement. Ils s´étaient séparés en quatre bataillons, l´un essayant de rattraper le convoi, et les trois autres essayant de former un triangle autour de nous. C´était une bonne stratégie, mais elle avait un désavantage : leur supériorité numérique était compensée par le fait qu´ils étaient séparés.
J´ordonnai à mes chevaucheurs de se placer en V, et je me plaçai à la pointe de cette formation. Nous décidâmes donc d´attaquer le bataillon d´ennemis qui nous faisait face, profitant du fait que le triangle n´était pas encore formé entièrement. Je soufflai un grand coup dans mon cor.
-À l´assaut !
Nos montures, bien qu´elles ne puissent voler, étaient redoutables à la course. Elles se mirent à galoper à grandes foulées souples, prenant rapidement une vitesse hallucinante.
-Lances en avant !
Mes guerriers abaissèrent leurs lances pour la charge. Le choc fut terrible. Les elfes et les rôdeurs qui nous faisaient face avaient des épées, mais nos longues lances nous conféraient un gros avantage : ils mouraient avant que nous soyons à leur portée. Nous réussîmes à transpercer ou à piétiner la moitié du premier bataillon, mais certains avaient eu le temps de se jeter sur le côté. Ils retentèrent une autre formation : deux lignes de guerriers, parallèles entre elles mais perpendiculaires à notre formation.
Les drakes se retournèrent rapidement, pour une seconde charge. Mais le problème était que notre triangle passerait entre les deux lignes, et qu´ils pourraient se rabattre sur les deux ailes de nos rangs, nous mettant en gros désavantage. Mais ce problème se résolut facilement : j´ordonnai d´agrandir l´angle central, de façon à ce que notre V soit moins pointu mais plus large. Nous refîmes un passage, anéantissant entièrement le premier bataillon. Je séparai ensuite mon bataillon en deux groupes égaux, chacun chargeant les deux bataillons restants.
Quant à moi, j´avais visiblement été repéré par le chef. C´était un elfe vêtu d´une armure de cuir souple qui lui permettait une grande liberté de mouvement, et armé de deux sabres qu´il faisait habilement tournoyer. Mon drake se jeta sur lui, mais il parvint à esquiver l´assaut. Je troquai ma lance contre ma hache, qui me serait beaucoup plus utile dans ce combat. Je tenais également mon bouclier, et j´avais glissé ma dague dans ma ceinture.
Il se jeta sur moi, attaquant d´abord mon drake pour essayer de me faire perdre cet avantage. Je fis reculer ma monture. Puis soudain je la fis bondir, et je feintai avec ma hache : je fis d´abord mine d´attaquer verticalement de haut en bas, mais je déviai mon geste, fis passer mon arme au-dessus de ma tête et j´attaquai de l´autre côté, d´un revers. Je le touchai aux côtes, le blessant et l´assommant presque sous la violence du choc.
Il eut l´air étonné par mon habileté à la hache. Mais il roula sur le côté et essaya de me prendre à revers. Il envoya son épée de toutes ses forces dans le flanc de mon drake. Mais ce n´était pas une monture ordinaire : elle était bien plus maniable et avait des écailles qui freinèrent l´épée : cette dernière ne s´enfonça que très légèrement, et la blessure était sans gravité.
Mais ma monture, enragée, pivota d´un bloc vers l´elfe, et se jeta sur lui violemment, l´obligeant à se jeter à terre. L´elfe réussit à éviter l´attaque, mais il n´eut pas le temps de se relever, que je pris ma dague à ma ceinture et que je la lui envoyai dans le dos. Il s´effondra, mort.
De leur côté, mes troupes montées avaient réussi à tuer les ennemis qui formaient les deux autres côtés du triangle : et les elfes qui poursuivaient le convoi s´étaient heurtés à son escorte. Tous les ennemis étaient donc éliminés, et le convoi à l´intérieur de la forteresse. J´avais juste perdu dans l´affrontement quelques orcs.