nous arrivâmes près de l´Isengard. L´armée ennemie s´était rassemblée devant Orthanc, et nous attendait. Les Ents défoncèrent la porte à coups de pied, puis nous entrâmes dans la forteresse. Les trolls des montagnes se jetèrent sur nous, pulvérisant trente soldats, mais la moitié furent décimés par les flèches. Je me jetai sur l´un d´eux. Il portait une énorme épée, et il s´en servait bien. Je dus vite me mettre sur la défensive. J´esquivais, mais ne réussissais pas à contre-attaquer. Il m´envoya alors un grand coup, agitant son épée comme une faux, et je faillis bien être coupé en deux comme un épi. Je me jetai à terre, roulai jusqu´à lui, puis me relevai et le poignardai dans un défaut de son armure. Il poussa un cri de douleur. Je battis en retraite, et il commença à donner des coups désordonnés. Soudain, il s´écroula, et un orc l´enjamba. Il était bien armé, c´était visiblement le capitaine. Il me jeta un regard méprisant, mais il avait l´air fâché que je lui aie tué un troll. Il se jeta sur moi. Il agitait ses deux sabres dans tous les sens : il n´avait aucun sens de l´escrime, mais cette stratégie était quand même efficace : il gagnait du terrain. Les deux armées nous observaient ! C´est alors que je décidai de me lancer en avant, faisant fi du bouclier invisible formé par le mouvement ininterrompu de ses deux sabres. Les coups ricochèrent sur ma cuirasse. Je lui portai un coup, qui l´atteignit entre deux côtes. C´est alors qu´un de ses deux sabres se ficha dans bon bras droit. Je lâchai ma dague.
-Haha ! Tu es désarmé ! Je vais t´écrabouiller !
Il s´apprêta à me porter le coup de grâce, mais je n´étais pas désarmé, il me restait mon poing gauche. Je le lui expédiai dans la mâchoire : il y eut un craquement, et il fut éjecté en arrière. Il atterrit cinq mètres en arrière, le visage en bouillie. Il était mort.
J´arrachai le sabre de mon bras avec une grimace. Un des rayons bleus de mon guérisseur m´atteignit, mais cela eut juste comme effet que ma blessure arrêta de saigner. Je pus reprendre ma dague dans la main droite, et ainsi, une arme dans chaque main, je me lancai à l´assaut des ennemis. Nous avions perdu beaucoup de soldats, mais l´ennemi n´en avait plus du tout. Les groupes d´archers s´échangeaient des nuées de flèches, et les ouargues et les chevaliers se mirent les uns en face des autres, puis chargèrent. Les trolls étaient maintenant tous morts. C´est alors que les ourouk arrivèrent. Ils s´élancèrent vers nous. PLus personne n´était disponible pour les affronter... À part moi. Ouille ouille ouille, quelle lourde responsabilité pesant sur mes épaules... Mais un second éclair de guérison cicatrisa ma blessure, ce qui me redonna du courage. Je me lancai à l´assaut des ennemis, et commencai à les tuer l´un après l´autre. Mais mon rythme habituel (trois ennemis tués à la seconde) était fortement ralenti par le fait que je devais parer la multitude de coups qu´ils m´assenaient. Je vins bientôt à bout de la plupart des ennemis, acclamé par mes troupes. Les Ents arrivèrent pour m´aider, et tuèrent le reste.
C´est alors, qu´au sommet des remparts, apparut une silhouette portant un costume, jadis blanc, maintenant très terne. Il leva la main en déclamant de sa voix puissante des incantations. Un éclair se forma, et fila vers nous.
Mais nos magiciens à nous, formèrent un petit bouclier. Il n´était de loin pas assez fort pour parer, mais il défléchit un tout petit peu la trajectoire de l´éclair... droit sur les derniers ennemis, qui s´étaient rassemblés et qui filaient vers nous.
Maintenant, les derniers ennemis étaient vaincus, mais Saroumane vivait toujours. Aidé de mon Berserk, de mes pourfendeurs et appuyé par le feu de mes catapultes, je me lança à l´assaut de la tour. Nous arrivâmes dans la grande salle d´Orthanc, encore marquée des traces du combat de Gandalf contre Saroumane. Le magicien félon était au centre, nous attendant de pied ferme. Il lança une boule de feu dans notre direction, et nous eûmes beaucoup de mal à l´éviter. Il en envoya deux autres, qui se mirent à tourner autour de lui à toute vitesse. Mes pourfendeurs lancèrent leurs hachettes dans sa direction, mais Saroumane les dévia d´un simple geste. Goldur ne pouvait pas s´approcher à cause des deux boules de feu qui tournaient.
Je saisis le sabre de l´Orc, et je le lançai vers le magicien. Celui-ci fit un geste pour le dévier, mais à notre grande surprise à tous les deux, cela ne marcha pas. Le magicien écarquilla les yeux en voyant le sabre, puis articula :
-Quoi ? Un sabre maléfique ? Comment est-ce arrivé en la possession d´êtres stupides comme v... Haaaaaaaargh... !
Il s´écroula, mort. Nous sortîmes. Une silhouette portant des vêtements noirs sortit alors par une porte dérobée, et s´apprêtait à s´enfuir, mais mes pourfendeurs ne ratèrent pas leur cible cette fois ci. En s´approchant du cadavre, je vis que c´était Grima-Langue-de-Serpent.
Voilà, je les ai tous tué.