toujours la même chose, sur la mer ! cette fois plus précisément sur le dernier navire qui s´en va vers Valinor, partant des Havres Gris !
A l’Ouest, à l’Ouest, dans le soir de l’Occident,
S’envole dans le ciel vermeil un cygne aux ailes blanches,
Et aux yeux noirs qui voient par-delà les ouragans
La Côte où se couche le soleil.
A l’Ouest, à l’Ouest, dans le soir de l’Occident,
Le suit depuis l’estuaire gris, un dernier navire blanc,
Voiles hissées au dessus des embruns,
Le soleil couchant au bout du chemin.
Ainsi s’en va le dernier bâteau,
Disparaissant dans les brumes de la Mer,
Qui le soir, à l’Ouest, sont d’or,
Et file sur les vagues qui courrent vers l’Extrême Occident.
A l’Ouest, à l’Ouest, il y a une tour blanche,
Au dessus des flots la nuit argentés,
Qui attend sous les étoiles,
Ses yeux de lumière fixés vers les Havres Gris,
La venue du dernier navire qui verra l’Extrême Occident.