Je trouve ça plutôt étrange qu´il y ait si peu de personnes qui écrivent des fanfics sur ce jeu qui est une véritable mine d´idées à fanfics. Il est temps de changer cela
je me permets de poster une première fic, assez courte. Si vous pouviez prendre le temps de la lire et me dire ce que vous en pensez, ça serait vraiment sympa, merci d´avance.
ps : oui, je sais, c´est dégoulinant de bon sentiments et de guimauve mais bon, on se refait pas
j´allais oublié, spoiler support Priscilla/Heath, Erk/Serra et Raven/Prscilla
Tout était arrivé si vite. C´était vraiment un miracle qu´il fût encore en vie. Ce mercenaire, Raven, Il n´avait même pas l´air d´être touché. Il n´avait même pas l´air de se soucier de l´état dans lequel était sa soeur à cause de son imprudence. Heureusement, Heath était là pour réconforter la fille dont je devais assurer la sécurité. Et ce mercenaire ne m´avait même pas remercier. Après tout, s´il était encore en vie, c´était grâce à moi. Je me suis surpris moi-même, lorsque j´ai vu tous ces lanciers arrivés en renfort près du mercenaire, j´ai tout de suite pensé " il est mort.", Ensuite, j´ai entendu Lady Priscilla me hurler " Sauve le par pitié ! " Et... j´y suis allé. Que la puissance de cinq de mes sorts fût décuplée passe encore. Que je me sacrifiai pour prendre à la place d´un homme auquel je n´avais jamais parlé de ma vie une lance dans l´épaule... soit. Mais que j´arrivai à le porter sur mon épaule non meurtrie et mettre hors de danger mon " précieux" fardeau près de la seule personne qui ne risquait rien face à ces lanciers ( Cet homme, Hawkeye, est vraiment extraordnaire, j´abhorre toujours autant la force brute mais je me dois de constater qu´elle peut parfois être utile et que l´on peut être un berseker et être intelligent) était tout simplement inconcevable. La Nature ne m´avait pas donné les attributs physiques pour porter quelqu´un faisant presque le double de mon poids. Et depuis maintenant dix minutes que nous étions réunis au camp, je recevais une véritable pluie de tapes dans le dos assortis de commentaires comme " Bien joué petit ! " Et autres " Félicitations mon grand ! " Pour un peu, j´aurais été fier de moi mais quand j´ai vu Lord Hector s´approcher de moi, les mâchoires contractées et les yeux lançant des éclairs, je compris assez vite que j´allais avoir droit à de sérieuses remontrances. Mais lorsqu´il fut à porté de bras, il m´attrapa et me serra vraiment fort contre lui. Il m´a ensuite dit d´une voix rauque sans toutefois me lâcher " Tu es complètement fou, petit, je vous ai cru morts." En fait, moi aussi mais je n´ai rien dit. J´étais stupéfié par ce geste clairement paternel. Je n´arrivais pas à comprendre pourquoi Lord Hector semblait tant se soucier de mon sort. Lorsque Lord Hector me relâcha juste avant ma mort par étouffement, je vis Lady Priscilla se précipiter vers moi, bras tendus. Bien que restant parfaitement stoïque, je frissonnais d´anticipation à une nouvelle embrassade qui à coup sûr serait plus plaisante que d´être collé à l´armure glacée de Lord Hector. Or, Priscilla me dépassa sans me voir et continua sa route vers son frère qui se faisait soigner par cette agaçante prêtresse. Alors qu´elle semblait vouloir se jeter dans ses bras, Raven tourna les talons et s´éloigna à grands pas de sa soeur, faisant semblant ne pas entendre les appels désespérés de ma maîtresse. Je décidai de la rejoindre pour la réconforter quand ce cavalier wyvern arriva et la prit dans ses bras. Elle se laissa aller contre lui et referma même ses bras autour du cou du cavalier. Je stoppai à l´instant ma progression et les regardai, interdit. J´avais toujours remarqué l´intérêt particulier que ces deux-là semblaient se porter, mais delà à... je décidai de m´éloigner du camp pour un moment mais bien entendu, elle m´avait suivi. J´entendis un ricanement déplaisant retentir à mes oreilles et je soupirai, rassemblant tout mon courage pour lui faire face.
" Que croyiez-vous, Erk ? Vous n´êtes que son escorte, juste un serviteur..."
Je me suis toujours demandé pourquoi elle me méprisait tant. Nous avions passé beaucoup de temps ensemble, lorsque j´étais son escorte à elle et il me semblait que je n´étais pas d´une compagnie si mauvaise. En fait, à bien y réfléchir, c´est elle qui était d´une compagnie mauvaise, passant son temps à parler pour ne rien dire avec cette voix si agaçante, me rabaissant constamment en m´appelant " serviteur" et me reprochant ma non-gentillesse. Etait-ce ma faute si je la détestais ? A dire vrai, ce n´était pas tout à fait exact... j´aurais sincèrement aimé la détester mais lorsque j´étais un peu rude dans mes paroles, ses beaux yeux s´emplissaient automatiquement de larmes et je me sentais coupable. Et quand elle me parlait avec son sourire si désarmant, je me sentais défaillir.
" Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, Serra..."
Je me sentais vraiment mal. J´avais la tête qui tournait et ma blessure à l´épaule n´y était sûrement pas pour rien. Je sortis une potion de ma cape et l´avalai d´une traite. La douleur à l´épaule s´évanouit instantanément mais pas mon mal de tête. Jamais la voix de Serra ne m´avait donné une migraine si vite auparavant, ni si forte...
" Vous rougissez, serviteur."
Elle avait encore ce sourire qui me donnait envie de mourir. Et je voulais bien croire que je rougissais, j´avais la tête en feu, mais impossible de savoir pourquoi.
" A force de m´appeler serviteur, je vais finir par croire que je ne suis pas digne de vous parler, Serra... et cela serait une véritable tragédie..."
Le sarcasme. Quelle chose merveilleuse. Le sol se mit soudainement à bouger tout autour de moi. Un tremblement de terre ? J´essayai de fixer mes yeux sur Serra. Elle n´avait pas l´air paniqué, plutôt soucieuse. Or, s´il y avait effectivement un tremblement de terre, elle m´aurait déjà perforé les tympans avec un hurlement suraigu dont elle a le secret. Avant de comprendre comment, je me retrouvai cloué au sol, terrassé par la douleur. Jamais je n´avais ressenti une telle douleur. Le sang dans mes veines semblait bouillir, mon crâne semblait s´être fendu en deux. Quant à l´air que j´aspirais, il me brûlait les poumons. J´ouvris les yeux et vis Serra à genoux au-dessus de moi. J´étais vexé. Ce tremblement de terre qui m´avait terrassé avait seulement mit à genoux une frêle jeune fille ?
" Que vous arrive-t-il ? "
Je soupirai, ce qui eut pour effet de faire exploser la douleur dans tout mon corps. Brièvement, je souhaitai mourir pour ne plus avoir à supporter pareil souffrance. Comment une simple secousse sismique pouvait-elle provoquer une telle douleur ? Ca ne pouvait décemment pas être dû à cela. Puis, tout devint clair : la lame qui m´avait été enfoncé dans l´épaule avait une couleur violette : une lance ciguë. J´étais en train d´agoniser.
" Le... poison... la lance..."
Les beaux yeux sombres de ma prêtresse s´agrandirent. Je souris intérieurement. Je ne voyais pas ce qu´il y avait de si surprenant, nos adversaires avaient toujours été déloyaux, l´utilisation d´armes empoisonnées ne devrait pas l´étonner tant que ça. Je vis ses yeux s´emplirent de larmes. Je ne pouvais pas être la cause de sa tristesse, je n´avais encore rien dit de méchant !
" Pour... pourquoi pleurez-vous ? "
" Je... je n´ai pas de bâton Vitalis ! "
Si je n´avais pas si mal, j´aurais éclaté de rire. Bon, me connaissant, peut-être pas mais j´aurais souri.
" Cela doit être des larmes de joie alors... vous debarrassez d´un si mauvais serviteur, cela doit être un soulagement, je suppose..."
Ce n´était pas sarcastique, elle m´avait toujours répété avec ferveur que j´étais une mauvaise escorte, il devait bien y avoir une part de vérité dans une telle conviction.
" Ne dites pas ça..."
Elle semblait vraiment triste. Je n´arrivais à peine à y croire.
" Vous soucierez vous de mon sort, Serra ? "
Demandai-je avec une légère pointe d´ironie.
Les larmes qui perlèrent au coin de ses yeux depuis si longtemps se mirent à couler et je m´en voulus d´être la cause de sa tristesse.
" Pardonnez-moi ! Je suis vraiment désolée de vous avoir traité comme si vous n´étiez rien pendant si longtemps, je ne méritais pas de vous avoir avec moi ! "
Combien de fois avais-je rêvé entendre ces mots de sa bouche ? Chaque nuit depuis que je l´ai rencontrée, sans aucun doute.
" Je... je croyais que vous me détestiez tant... pas assez drôle, pas assez gentil, trop sérieux..."
Elle éclata alors en sanglots et me serra contre elle. Ce fut la deuxième embrassade que je reçus aujourd´hui et la deuxième embrassade que je reçus de ma vie. Et aussi certainement la dernière. J´aurais aimé la serrer contre moi en retour mais mes bras étaient bien trop lourds et ne m´obéissaient de toute façon plus.
" Ne mourrez pas, je vous en supplie, restez avec moi, vous m´aviez promis que vous me protégeriez toujours..."
Je me rappelais cette promesse. Je lui avais faite après l´avoir sauvée pour la première fois d´un brigand. Elle avait pleuré plus que je ne pensais qu´il était humainement possible. Alors que mon intention première avait été de la blâmer pour m´avoir désobéi en s´éloignant pour je ne sais quel motif futile, je lui avais fait cette promesse. Elle avait instantanément arrêté de pleurer et m´avait regardé d´une telle façon... j´étais tombé amoureux d´elle ce jour-là et je sus qu´elle occuperait dès lors toutes mes pensées et que je ne cesserais de me faire du souci pour elle. Elle passerait avant tout. Elle passerait bien avant moi.
" Je vous ai promis de vous protéger jusqu´à ma mort, je ne romprai pas cette promesse..."
Ses pleurs redoublèrent et me déchirèrent le coeur. Mourir me laissait de glace mais que Serra souffre, c´était plus que je ne pouvais supporter. Je me devais de lui avouer mes sentiments, après tout, que risquai-je ? Un refus ? Je pourrais très bien mourir avec...
" Serra..."
Elle releva sa tête qu´elle avait préalablement enfouie contre mon cou pour pleurer à son aise et me regarda à travers ses larmes. Sa beauté me vrillait le coeur. Je tentai vainement de passer ma main sur son si beau visage mais je ne sentais même plus mon bras. Je renonçai et pris une grande inspiration qui j´espérai ne serait pas la dernière.
" Je... vous aime... je vous ai toujours aimé, ma magnifique prêtresse..."
Elle me regardait maintenant avec stupéfaction. Ce qui, bien entendu, n´atténua pas sa beauté surnaturelle. Pourquoi donc semblait-elle si incrédule ? Pensait-elle que je ne pouvais aimer ? Non, elle devait probablement se dire que c´était déplacé de lui dire ça après m´avoir annoncé ses fiançailles avec Lord Hector. J´espère qu´elle me pardonnera un jour ma conduite insolente et indigne d´un serviteur censé connaître sa place. Je ne vois maintenant plus rien, je n´entends plus rien...
" Je vous aime aussi..."