(Solo
)
- Elise rouvre doucement les yeux. Elle est toujours serrée contre Armand, et voudrait rester là pour l’éternité…
Cependant, elle sait qu’elle doit faire une dernière chose. Elle se transforme en ombre pour se desserrer de l’étreinte d’Armand, et se reforme non loin du lit. Son regard ne reflète que de la tristesse, et ses yeux rouges et noirs fixent un point devant elle. Elle ferme les yeux et se concentre. Puis au bout d’un moment, elle les ouvres de nouveau, et devant elle, sur une table, est apparût un petit carnet rouge, et le pion d’Andrew…
Elle s’avance doucement vers la table, comme un zombi. Elle prend le pion d’Andrew dans sa main droite, puis avec l’autre main, elle ouvre le petit carnet, à l’emplacement du marque-page. Son écriture recouvre ces pages là, et elle lit pour elle-même :*
Et je me languis, de ces heures passées à tes côtés.
Et je me détruis, en repensant à tes doux baisers.
Chaque heure sans toi, me paraît l’éternité.
Chaque pensé pour toi, me fait encore rêver…
Pourquoi sommes nous si loin l’un de l’autre.
Est-ce le destin ? A qui la faute…
Sans doute la vie, nous joue encore ses tours,
Mais cette fois-ci, ils riment avec amour…
Je me noie dans mon chagrin, alors que tu n’es pas là.
Je ferme les yeux en vain, car ta vision reste trop présente.
Et les jours où je pleurs, j’espère encore tes bras,
Je me rappelle ta voix, mais celle-ci est absente…
- Elle referme douloureusement le carnet, alors qu’elle sert le poing, et que son visage perd toutes expressions. Elle a un bref moment de faiblesse, et manque de s´évanouir. Mais elle se tourne vers Armand, et le regarde un instant, puis disparaît.
Elle se téléporte au Canada, sur les lieux même de sa vision. Ses cheveux noirs volent dans le vent glacé, mais Elise ne frissonne pas. Elle regarde autour d’elle, et la peine et la colère envahissent son cœur. Elle s’approche d’un rocher, et s’agenouille à terre. Elle passe une main sur le sol, et sous la neige, elle peut y voir encore un peu de cendres…
Son poing et tellement serré que du sang tâche la neige immaculée. Elle se fait poussé des griffes dans sa main gauche, et creuse un trou d’une dizaine de centimètres à l’emplacement des cendres. Puis, lentement, elle ouvre son poing, et regarde le pion d’Andrew. La haine et la tristesse son presque palpable, et son aura d’une grande intensité, fait s’éloigner les quelques animaux sauvages qu’il pourrait y avoir. Elle dépose délicatement le pion dans le trou, et après un instant sans rien faire, elle rebouche celui-ci. Sa voix est froide, tremblante également*
Adieu Andrew…Puisse-tu avoir la paix que tu mérites. Celle...que tu n’as jamais eue avec moi…
- Puis elle se relève lentement, observant toujours le trou. Elle sert ses deux poings à présent, et son regard se fait sombre. Sa peau semble quelque peu pâlir, mais elle n’y prête pas attention. Elle regarde une dernière fois le paysage qui l’entoure, puis elle disparaît à nouveau*