- Sur l´enveloppe est marqué: pour Andrew. Je suis désolé, cela ne devait pas ce passé aussi tôt. J´avais l´intention de te la remettre plus tard, ou plutôt de te la laisser. Sur la lettre est marqué:
Chaque jour passe. Chacun un peu plus rapidement que les précédents. Les pensées de ces instants demeurent. Parfois, on aimerait les oublier. Parfois, souhaiterait ne jamais les avoir vécus. Mais ce qui est fait est fait. Je ne peux pas oublier que j’ai été cette personne. Cette personne qui a fait tant de mal aux gens que je connais. Et même a ceux dont j’ignorais l’existence. Je ne peux pas oublier, qu’à cause de moi, des personnes sont mortes. Je ne peux pas oublier, que quoi qu’il arrive, cette personne restera au fond de moi. Qui suis-je ? Je crois que la rose, me définie bien. Elle sent bon, elle est belle, ses pétales de velours sont si doux… Mais cependant, si l’on n’y prend pas garde, ses épines s’enfoncent dans vos doigts. Et le sang qui coule, vous rappel trop tard, que vous auriez dû faire attention. L’existence même des êtres, peut être comparée aux fleurs. Tout d’abord on naît, comme le bourgeon qui éclot. Puis on grandit, on mûri, tel les pétales qui s’épanouissent. Et enfin on dépérit, puis on meurt. Comme la fleur qui se fane après avoir offert au monde, ses parfums délicats et ses couleurs chatoyantes. Tout le monde a quelque chose à offrir. Que cela soi bon, ou mauvais. Chacun a un rôle bien précis. Qu’il le remarque ou non. La moindre chose, la moindre pensée, a une conséquence. Malheureusement les miennes, ont été fatales. Je ne l’ai pas voulu. Mais je n’ai pu y échapper…
C’est pourquoi je te dis adieu. Je ne peux rester dans un monde ou la peur de faire du mal, me ronge sans cesse. Nous savons parfaitement ce qu’il pourrait ce passer si je perdais à nouveau le combat. Et je ne le veux pas. J’aurais voulu te voir une dernière fois. Mais c’est peut-être mieux ainsi… Je n’aurais sûrement pas eu le courage de faire ce que j’ai à faire, si j’avais croisé ton regard. J’espère que tu ne m’en voudras pas. Je crois que tu peux comprendre ce qui m’a poussée à faire ça. Tu as vu ce qu’il pouvait arriver… Mais là je me cherche des excuses… Je dois payer pour tous cela.
Avec mes plus profonds sentiments d’amour, et les meilleurs souvenirs que tu puisses garder, je te souhaite une vie longue et heureuse… Adieu Andrew. Je t’aime.
Elise
- A la fin de la lettre, on peut voir comme des taches, dû surement à des larmes*