Il a découvert la radioactivité de l´uranium en 1896.
La découverte des rayons uraniques :
C´est le 20 janvier 1896, encouragé par Henri POINCARE qu´il décide d´entreprendre des recherches pour savoir si la fluorescence des sels d´uranium, étudiée depuis deux générations au Muséum, est de même nature que les rayons X.
Guidé par cette idée - qui allait bientôt se révéler fausse - BECQUEREL choisit pour ses expériences un sel qu´il est en train d´étudier : le sulfate double d´uranyle et de potassium ( sel d´uranium). Pour obtenir la phosphorescence, il l´expose d´abord au soleil pendant quelques heures, puis le place sur une plaque photographique préalablement enveloppée de noir ; il enferme le tout dans une boîte, espèrant qu´un rayonnement émanant du sel phosphorescent viendra impressionner la plaque. Effectivement, au développement, la plaque est impressionnée. Il communique sa découverte à l´Académie des Sciences le lundi 24 février 1896.
Pendant plusieurs jours, le physicien laisse dans un tiroir les cristaux à coté des plaques photos car aucune exposition au soleil n´est possible ( on est à la fin février). Le dimanche 1er mars 1896, le soleil reparait. Henri BECQUEREL va pouvoir recommencer ses expériences mais, dans une intuition géniale, il vérifie d´abord l´état de l´une des plaques restées dans le tiroir pendant plusieurs jours. A son grand étonnement, la plaque a été impressionnée bien que le cristal soit resté à l´abri du soleil. Il en arrive à la conclusion que les sels d´uranium émettent naturellement des radiations pénétrantes sans excitation préalable à la lumière. Dès le lundi 2 mars 1896, à la séance hebdomadaire de l´Académie des Sciences, Henri BECQUEREL annonce la découverte des rayons uraniques.
Il était temps car, en Angleterre, à Londres, Sylvanus THOMPSON travaille aussi sur la fluorescence du nitrate d´uranium et s´apprète à publier des résultats. Le destin a permis que BECQUEEL le devance de très peu de temps...