Chapitre 8 : Ballade congolaise.
Trois jours après le départ du Docteur Clark, Deux hommes en uniformes entrèrent dans la chambre du Big Boss. Ils se présentèrent comme appartenant à la N.S.A.
Inconnu : « Bonjour, monsieur le Big Boss. Je suis l’agent Jackson et voici l’agent Stairman. Nous appartenons à la N.S.A. et nous souhaiterions vous recruter, une fois totalement remis de vos blessures, bien entendu. »
Big Boss : « Si vous êtes de la N.S.A., vous devriez savoir que j’ai déjà un contrat avec les Wild Geese de l’armée américaine. Mon contrat ne prendra fin qu’une fois la guerre du Viêt-Nam terminée. »
Agent Stairman : « Mais vous êtes mercenaire, vous arrêtez un contrat quand vous voulez. »
Big Boss : « C’est pas dans ma logique. Je finis toujours un contrat. »
Agent Jackson : « Le problème, c’est que le gouvernement à besoin de vous au Congo. Ici, malgré votre présence, l’armée américaine n’arrive pas à stopper l’avancée du Viêt-cong … »
Big Boss : « Que ce passe t’il au Congo ? »
Agent Jackson : « On ne vous tient pas au courant de l’actualité internationale ? La C.I.A. a réussi à faire tomber le président Fulbert Youlou en 1960, peu de temps après l’indépendance du pays. Ensuite, elle a réussi à mettre Massamba-Débat à la présidence du pays. Massamba suit le modèle américain dans sa politique. Mais aujourd’hui le pays est très agité, sans parler non plus de guerre civile. Toujours est-il que le parti marxiste de Marien Ngouabi veut reverser le régime en place. S’il y arrive, le pays prendra la direction de l’U.R.S.S. Les Etats Unis ne sont pas très bien vus en Afrique, il faut que le Congo reste pro-américain si l’on veut étendre l’influence américaine en Afrique ! »
Big Boss : « Et qu’espérez-vous que je fasse là bas ? »
Agent Stairman : « Trouver les poches de résistance marxiste et les démanteler. »
Big Boss : « … »
Agent Stairman : « Pensez à votre protégé, Frank Jeager. Sa place n’est pas sur la ligne de front du Vietnam ! Ça se ra mieux aussi pour lui ! »
Big Boss : « Comment le connaissez-vous ? »
Agent Jackson : « Nous savons beaucoup de chose. »
Agent Stairman : « Et nous avons besoin de vous car vous connaissez déjà la situation pour avoir servi au Congo en 1961. »
Big Boss : « Et qu’en pensera les Wild Geese ? »
Agent Jackson : « Nous les avons contactés, ils sont d’accord pour le transfert de contrat, surtout votre supérieur qui a peur de vous depuis que vous l’avez menacé… »
Big Boss : « Très bien, …c’est vrai que le Congo, c’est pas si mal… »
Big Boss sortit de l’hôpital une semaine après, en gardant Frank Jeager. Il fut tranquille jusqu’en février 1966, date à laquelle il partit pour le Congo. Frank Jeager avait un an et demi. A son arrivée, il fut accueilli à l’aéroport de Brazzaville en temps que civil, par les autorités locales. Le Big Boss n’avait pas à être très discret. Ses actions d’il y a 5 ans été oublié et en 1961, il avait encore ses 2 yeux. Il n’était plus le mercenaire qui participa à la 1ère crise congolaise. C’était un nouvel homme. Sur place, une voiture l’attendit à l’aéroport. Il y en entra seul. Une fois assit à l’arrière, le passager se retourna, c’était l’agent Jackson.
Big Boss : « Vous ? »
Agent Jackson : « Oui. Vous avez déjà oublié que la N.S.A. est votre nouvel employeur ? Chauffeur, vous pouvez y aller.»
La discution continua sur en chemin.
Big Boss : « dites-moi une chose, pourquoi la N.S.A. gère t-elle la protection d’un gouvernement étranger ? C’est plutôt le rôle de la C.I.A. … »
Agent Jackson : « … Pourquoi avoir accepter cette mission ? »
Big Boss : « Je ne sais pas trop. Je pense que je cherchais à quitter le Viêt-Nam, surtout pour Frank. Il faut qu’il ait une éducation et ce n’est pas là bas qu’il aurait eu ce dont il a besoin. Ça faisait déjà un moment que je pensais à quitter le pays. En fait, j’étais dans l’attente d’une nouvelle destination. »
Agent Jackson : « Au fait, où est-il ? »
Big Boss : « Je ne suis pas obligé de vous répondre. Il est ici, au Congo, mais quelqu’un s’en occupera tout le temps que je resterais ici. Alors, pourquoi la N.S.A. ? »
Agen t Jackson : « La N.SA. dirige l’opération car la sécurité des Etats Unis est menacé. Son objectif étant de garantir la sécurité sur tout le territoire américain, c’est donc elle qui s’en occupe. »
Big Boss : « Quel est le lien entre le Congo et les Etats Unis ? »
Agent Jackson : « Comme nous vous l’avons expliqué avec mon collège, lorsque vous étiez à Saïgon, la C.I.A. a renversé le président congolais Fulbert Youlou en 1960, et mis à sa place le président Massamba-Débat. Mais il est désormais menacé par le parti marxiste de Marien Ngouabi qui crée la panique dans tout le pays. »
Big Boss : « Oui, ça, c’est ce que vous m’avait déjà dit. Et donc ? »
Agent Jackson : « … Vous souvenez-vous du docteur Aleksandre Leonovitch Granin ? »
Big Boss : « … Euh … Oui, ça me dit quelque chose … La mission « Snake Eater », c’était le supérieur du docteur Sokolov. »
Agent Jackson : « Exact ! Et vous souvenez-vous de ce qu’il vous a dit ? »
Big Boss : « Il m’a parlé d’un prototype de char nucléaire qu’il a inventé, en parallèle du projet du Shagod, inventé par Sokolov. »
Agent Jackson : « Le Metal Gear ! »
Big Boss : « Oui ! C’est ça ! Et il était très frustré que son projet, supérieur à celui de Sokolov, fut oublié au profit du Shagod. Il en voulait à ses dirigeants, mais ne voulait pas quitter sa terre natale. Il a donc décidé de faire payer l’U.R.S.S. en envoyant les plans du Metal Gear à un de ses amis pour qu’il soit développé dans le bloc de l’Ouest. »
Agent Jackson : « C’est là que je veux en venir. Nous avons toutes les raisons de croire que cet « ami de Granin » est ici, au Congo, et qu’il appartient au parti marxiste de Marien Ngouabi. »
Big Boss : « Quoi ? »
Agent Jackson : « Vous comprenez maintenant que si Ngoua bi accède au pouvoir avec en sa possession le Metal Gear de Granin, le Congo deviendra la première puissance militaire au monde. Et, étant pro-U.R.S.S, les Etats Unis seraient à la merci de la moindre volonté de la Russie. Vous comprenez la gravité de la situation. »
Big Boss : « Et merde ! »
Agent Jackson : « Bon, il n’y a pas de quoi paniquer, le développement du Metal Gear prendra des années, et encore faut-il que Marien Ngouabi accède au pouvoir car le lancement d’un tel projet demande un financement colossal que seul un chef d’Etat peu s’offrir. »
Big Boss : « Pourquoi m’avoir caché tout ça lors de notre première rencontre, à Saïgon ? »
Agent Jackson : « On ne vous a rien dit car on ne savait pas si vous alliez accepter cette mission, on n’allait pas prendre le risque de tout raconter à quelqu’un extérieur au service de la N.S.A. Mais c’est vous qu’il nous faut. Vous connaissez parfaitement le pays et la situation pour avoir mené à bien la mission « Snake Ea ter ». »
Pendant plus de 2 ans, la N.S.A. mena son enquête au Congo, avec la participation du Big Boss. De nombreuses fusillades éclatèrent, par suite des opérations « musclés » du Big Boss. C’est ainsi qu’il fut connu dans le pays. Et les autorités firent le rapprochement avec le mercenaire qui avait opéré là bas en 1961. Pas le moindre doute, c’était le Big Boss ! La crise qui régnait au Congo étant médiatisée, un nom se fit rapidement connaître dans le monde : Big Boss ! Aucuns médias n’arriva à obtenir une interview de ce soldat qui devint très vite une légende auquel tous les mercenaires du monde commencèrent à s’identifier. Ses actes passés étant connus (participation à la seconde guerre mondiale, guerre de Corée, 1er crise congolaise, opération « Snake Eater », guerre du VietNam, …) les médias du monde firent l’éloge de se combattant hors norme, allant jusqu’à l’appeler « Le plus grand combattant du 20e siècle après The Boss ». Ce ne fut que plus tard que son dossier militaire dépassa celui de The Boss.
Le parti marxiste de Ngourabi commença à devenir violent, à faire des attentas terroristes contre le gouvernement congolais, et c’est à partir de là que l’on commença à parler de « 2e crise congolaise ». Ce parti devint illégal et accusé de « complot contre l’état ». Ce qui en résultat fut que les arrestations de membres du parti par la N.S.A. furent grandement facilitées. Mais aucun membre très important ne fut arrêté. Le 05 mars 1968, l’agent Stairman de la N.S.A. fut kidnappé par les forces de Ngourabi. Il se rendait chez le chef d’état congolais Massamba-Débat, quand sa limousine fut percutée par un 38 tonnes. 5 hommes en sortis. Les gardes du corps de Stairman furent tous tués, y compris le chauffeur. L’agent de la N.S.A., lui, fut sortis de la Limousine défoncée et fut embarqué de force dans le camion 38 tonnes qui démarra sur les chapeaux de roux et disparu. Quelques jours plus tard, Big Boss fut appelé à se présenté au x bureaux de la N.S.A.
Agent Jackson : « Bonjour Big Boss. »
Big Boss : « Pourquoi m’avoir appelé ? »
Agent Jackson : « Nous avons un gros problème, et toi seul peut le résoudre. »
Big Boss : « Je vous écoute. »
Agent Jackson : « Tout à commencé il y deux jours. L’agent Stairman, que vous connaissez, à été enlevé par le parti marxiste de Ngourabi. Il se rendait chez le président pour le mettre au courant de la situation et lui dire où en étaient les recherches sur les rebelles. »
Big Boss : « C’est sûrement pour le savoir que les rebelles l’ont enlevés, ils veulent savoir ce que l’on sait sur eux. »
Agent Jackson : « Sans aucun doute. Et je pense que Stairman leur a déjà dis tous ce qu’ils voulaient savoir. »
Big Boss : « Comment le savaiez-vous ? »
Agent Jackson : « Je ne crois pas que l’agent Stairman soit très résistant à la torture. »
Big Boss : « Torture ? »
Agent Jackson : « Où « interrogatoire musclé », si vous préférez. Toujours est-i l que les rebelles nous ont contactés hier et réclament 5 millions de dollars U.S. pour la libération de Stairman, ce qui montre qu’ils n’en ont plus besoin. … Il est hors de question de payer ! Vous avez déjà pratiquer des missions de sauvetages… »
Big Boss : « Elles ne se sont pas toutes bien terminées… »