Chapitre 24 : Retour à la réalité.
Au début du mois de septembre 1980, Big Boss se rendit à Outer Heaven, encore en construction. Cette place forte africaine ne portait pas encore ce nom, Seul Big Boss avait ce nom en tête. A peine la ligne téléphonique installée, un des gardes d’Outer Heaven vint trouver Big boss qui inspectait les travaux.
Garde : « He ! Big Boss ! Un appel pour vous dans votre bureau. »
Big Boss : « De la part de … ? »
Garde : « Doug Anderson, Colonel américain de l’O.T.A.N., votre supérieur. »
« Enfoiré de gratte-papier » marmonna Big Boss. Il quitta les travaux des montes charges et se rendit dans son bureau pas encore fini et décrocha le combiné.
Big Boss : « Ici Big Boss. »
Anderson : « Nom de Dieu, Jack ! Combien de temps vous faut-il pour décrocher un téléphone ? »
Big Boss : « Et si vous me disiez plutôt ce que vous voulez. »
Anderson : « ça fait maintenant 9 ans ! »
Big Boss : « 9 ans que quoi ? »
Anderson : « 9 ans que vous avez crée FOX HOUND. Dès sa création, vous avez presque ordonné au président que seul votre unité pourrait rechercher le docteur Pettrovitch Madnar. Or, aujourd’hui, je commence à perdre patience. Même si je vous retire ces 7 années de coma, cela fait tout de même plus 2 ans. 2 ans sans nouvelles. Je vous pose maintenant cette question, où en est votre recherche du docteur Pettrovitch ?
Big Boss : « Au point mort. »
Anderson : « Vous vous foutez de moi, ma parole ! Vous avez prétendu que trouver le docteur serait la priorité de FOX HOUND. Avez vous la moindre idée du temps que vous avez fait perdre au gouvernement ? »
Big Boss : « Je ne dois pas être aussi bon que je le pensais à l’époque. »
Anderson : « Bon sang, vous faites perdre énormément d’argent au gouvernement ! Que comptez vous faire maintenant ? »
Big Boss : « Commencez par vous faire arrêter de me parler sur ce ton ! Le plus grand combattant du XX e siècle n’est pas encore fini. Contenez votre rage ! »
Anderson : « C’est bien ce que je pensais … Vous n’êtes plus ce que vous étiez, Big Boss. Je ne comprends pas comment le monde vous voit comme un héros. Vous êtes un hérétique, Jack. Un homme qui est craint, même par ses propres alliés. J’ai eu vends de certains de vos agissements, je veux parler de vos menaces de mort sur des alliés, des supérieurs, … Vous êtes complètement sorti de votre rôle de protecteur des Etats Unis ! Mais qu’es-ce que vous cherchez au juste ? »
Big Boss raccrocha. Anderson n’était pas si bête que ça, après tout. Il allait comprendre que Big Boss déviait de ses fonctions. De plus, il mentait au sujet de Pettrovitch. Avant 1972, ses hommes avaient mené leur enquête et avaient trouver que Pettrovitch avait une fille, Ellen. Elle avait maintenant 11 ans. Pettrovitch était introuvable. Il s’était très bien souvenu des derniers mots de Big Boss : « Croyez bien qu’on se reverra très bientôt ». S’il parvenait à kidnapper son unique fille, Pettrovitch sortirait de son trou sans hésiter et se rendrait à Big Boss. Mais sans les plans élaborés par Granin, Pettrovitch n’avait aucune utilité. Il fallait donc retrouver Ocelot. Tout lui revenait en tête. Après l’échec volontaire de la mission N.K.725. Big Boss avait pris le temps d’élever Frank et s’occuper de FOX HOUND. Mais maintenant, Frank Jaeger avait 14 ans et il n’avait plus besoin de lui. Mais après 7 années dans l’oublie, comment retrouver le major Ocelot, qu’est-il devenu ? Comment le reconnaître ? Big Boss était avachie sur son grand fauteuil, devant son bureau, en pleine réfléxion. Frank entra dans la pièce.
Frank : « Salut papa, qu’es-ce que tu fais ? »
Big Boss : « C’est pas parce que tu viens d’avoir 14 ans que tu es n’es plus obligé de frapper aux portes. »
Frank : « Oh, ça va, … excuse-moi. »
Big Boss : « C’est bon, tu peux entrer. »
Frank : « T’as l’air bouleversé … C’était quoi ce coup de fil. »
Big Boss : «Rien, rien d’important. »
Frank : « A quoi tu pe nse ? »
Big Boss : « Il faut que je retrouve quelqu’un, mais je n’ai aucune idée d’où le trouver. »
Frank : « Et qui es-ce ? »
Big Boss : « Quelqu’un que tu ne dois jamais approcher. »
Frank : « Et pourquoi ça ? »
Big Boss : « Parce qu’il est dangereux … trop dangereux pour toi. Et imprévisible aussi. Un jour, il essaye de te tuer, et le lendemain, il te sauve la vie sans raison. »
Frank : « T’as éveillé ma curiosité. Allé, dis loi qui c’est. »
Big Boss : « Tout ce que je peux te dire, c’est que c’est un soviétique, un officier du Spetsnaz. »
Frank : « Aah ! Ça ne serait pas … Ocelot ? »
Big Boss : « Attends une minute, comment le connais-tu ? Qu’es ce que tu sais sur lui ? »
Frank : « Calme toi. Peu de temps avant que tu sortes du coma, j’ai suivi FOX HOUND en Afghanistan. Mon ami japonais y avait été envoyé pour surveiller de façon non-officiel le trafic d’armes qui se fait là bas. »
Big Boss : « Tu veux parler des armes que vendent les Amé ricains au régime des Talibans ? »
Frank : « Ouais, c’est ça. Et un jour, on a été attaqué par le Spetsnaz. On a du évacuer. Moi, je me suis chargé de saboter les radios soviétiques pour qu’on puisse se tirer de là. Et je me souviens d’avoir du attendre une demi-heure, caché sous un camion pour attendre que des soldats s’en allient pour que je puisse détruire leurs radios. Et pendant cette demi-heure, les 2 soldats, appuyés contre le camion n’ont pas arrêté de parler du Colonel Ocelot. »
Big Boss : « Colonel Ocelot ? »
Frank : « Oui, il est colonel du Spetsnaz. Pourquoi ? »
Big Boss : « Non, rien, … mais quand je l’ai connu, il n’était que major. Il a fait son chemin. J’ai bien peur que plus le temps passe, plus il va être difficile à appréhender. »
Frank : « Quand on s’est enfuit, je crois l’avoir vu dans une jeep. »
Big Boss : « Comment était-il ? »
Frank : « Et bien, … il était en uniforme de Colonel. Il faisait ni jeune, ni vieux, au milieu de la tre ntaine, je dirais. Il était blond, ses cheveux lui recouvraient la nuque, et il avait une petite moustache. »
Big Boss : « Laisse tombé, Frank, c’est pas lui. »
Frank : « Y a quand même un truc marrant pour Roskof, c’est qu’il avait des bottes de cow-boy et plusieurs revolvers sur lui avec une ceinture de balles en travers du ventre. »
Big Boss : « Tu es sûr de ça ? »
Frank : « Ben oui, Evidemment ! »
Big Boss : « Alors c’est lui. Il drôlement changé. »
Frank : « Alors tu le connais ? Quand j’étais sous le camion, les soldats on parlés de ses exploits, dans plusieurs pays. Et ils ont dis que tu l’avais combattu. Il ont parlés de toi. Ça m’a fais bizarre d’entendre parlé de toi alors que tu étais dans le coma depuis 7 ans … »
Big Boss : « Mais alors … Tu parle le russe ? »
Frank : « Un peu. En fait je le comprends, mais je ne le parle pas. Si tu veux Trouver Ocelot, tu sais ou aller. Bon, je te laisse… Oh ! Avant que je m’en aille, Tu connais le nom d’ Ocelot ? »
Big Boss : « … »
Frank : « Il se fait appeler Shalashaska. Salut ! »
En sortant, Frank fixa le soleil. Il s’alluma une cigarette. Il était serein, heureux mais ne rêvait que d’une chose, repartir au combat. C’est alors qu’il entendit deux gardes parler de la terre d’accueil d’Outer Heaven. L’Afrique du Sud financerait des groupes luttant pour l’indépendance de la Rhodésie. Ces groupes manquent tellement de soldats qu’ils enrôlent des enfants pour combattre. Frank souri. Il avait trouver un moyen de repartir au combat