Snake leva les mains tout en sachant que c´était inutile : il avait reconnu la voix de Meryl, cette même voix que le soldat de la prison, et qu´il avait entendu à plusieurs reprises via le codec. Il sentit l´arme se baisser.
- C´est la deuxième fois que j´arrive à surprendre le légendaire Solid Snake, dit Meryl.
Snake se retourna lentement, et vit une jeune fille, elle n´était peut-être même pas majeure, rousse , habillée d´un simple maillot et d´une jean. Il la trouva très belle à cet instant.
- C´est toi Meryl ? Tu n´pourrais pas te faire passer pour un homme longtemps !
- Ce qui signifie ? Hey ! pas d´hommes ici !
- Je n´avais pas réalisé que tu était si... féminine.
- Une drague bien grasse c´est le moment Snake !
Ils avancèrent plus près de la porte, devant les lavabos au dessus desquels se trouvait un grand mirroir. Meryl continua :
- Quand j´me suis engagée, ils m´ont fait subir une psychothérapie anti-hommes !
- Toujours grande gueule... C´est bien ma Meryl ça ! T´es blessée ?
- Pas encore. Après tout, j´étais déguisée en soldat génome.
- Et pourquoi tu veux te changer ? C´est plus prudent d´être habillé comme eux.
- J´en avais marre de faire semblant. Le fait est que... cet uniforme pue le sang...
Snake remarqua une marque, une tatouage sur le bras gauche de Meryl.
- C´est quoi cette marque ?
- Hein ? Oh ça... c´est pas un vrai tatouage, c´est juste peint. J´étais une fan de Fox-hound quand il y avait des types comme mon oncle et toi. Pas de thérapie génétique à l´époque, continua-t-elle d´un ton méprisant. Vous étiez de vrais héros.
- Il n´y a pas de héros pendant une guerre. Les héros meurent ou finissent en tôle. C´est l´un ou l´autre.
- Mais toi, t´es un héro Snake, n´est-ce pas ?
- Je n´suis qu´un professionel eficace dans l´art de tuer. Un mercenaire ne gagne pas, ou ne perd pas. Les seuls gagnants sont les masses.
- C´est ça, et toi, tu te battais pour les autres.
- Je n´me suis jamais battu que pour moi-même. Sans vision, sans idéal...
- Mais non... répondit Meryl ne sachant que répondre d´autre.
- Je n´me sent vivant que lorsque je triche avec la mort sur le champ de bataille.
- Et la mort des autres te fait te sentir vivant ? Tu aimes la guere et tu n´veux pas qu´elle s´arrête ? Est-ce vrai pour tous les grands soldats de l´Histoire ?
Snake préféra aborder un autre sujet.
- Pourquoi tu n´as pas apellé, ou répondu ?
- J´ai cassé mon codec.
- C´est tout ?
- Ben quoi ? T´es pas content qu´on se rencontre comme ça ? Au fait, comment tu m´as reconnue ?
- Je n´oublie jamais une dame.
- Y´a quelquechose que tu aimes en moi, toi ?
- Ouais. T´as un super derrière.
- D´accord... D´abord mes yeux, maintenant mon derrière. Et puis ?
- Sur le champ de bataille, tu n´anticipes jamais les évènements.
Un moment de silence passa et Meryl se dit qu´il était préférable de se concetrer sur la mission.
- Snake, où en sont les négociations ?
- Rien de neuf.
- Tout repose sur toi, hein ?
- Il faut bien que quelqu´un les empêche de lancer un misile nucléaire.
- Y´a deux solutions. Ou on détruit Metal Gear, ou bien...
- On annule le code de mise à feu, continua Snake. Tu as les clés de Baker ?
- "Les" clés ? demanda Meryl soudain surpise.
Meryl sortit de sa poche une carte de couleur Jaune.
- Ca tu veux dire ? demanda-t-elle.
- Où sont les autres ? Il devrait y avoir trois clés !
- C´est tout ce que j´ai !
- Où sont les deux autres ?
- J´en ai pas la moindre idée, répondit Meryl, mais elles doivent être quelquepart ! si on ne les trouve pas, il faudra détruire Metal Gear...
- Metal Gear se trouve dans la base de maintenance souterraine au nord.
- Emmène-moi ! je connais mieux cet endroit que toi !
- Tu ne ferais que me ralentir. Tu n´as pas assez d´expérience du combat.
Cette phrase blessa profondément Meryl, qui dut se retenir de pleurer.
- Je ne te ralentirai pas ! c´est promis ! répliqua-t-elle.
- Et si tu m´ralentis ?
- Tu n´auras qu´à m´abattre.
- J´aime pas gâcher mes balles.