Le truc que certains n´ont pas compris à MGS3, c´est de le voir comme un jeu à part entière, et non pas comme la "suite de MGS2" (pas chronologiquement).
Bon Pedrof a retourné sa veste, mais son avis au début c´était de dénigrer le manque de scénario par rapport à MGS2. Bien sûr, si on compare les deux MGS3 devient tout de suite obsolète. La manipulation dans le scénario est beaucoup moins suggérée, les traitres sont d´une évidence même et le scénario un peu plat. Mais au lieu de voir le scénario de MGS3 comme un exemple de suite ratée, il faut le voir comme ce qu´il est:
L´importance du scénario dans MGS3 ne se tient pas dans le thriller technologique comme dans MGS2, mais dans le rapport Snake/The Boss. Réfléchissez un peu, le jeu retrace surtout la mission Snake Eater et les épreuves qu´à eu à combattre Big Boss, et la réponse à la question pourquoi est-il devenu mauvais? Eh bien justement, c´est à cause d´être devenu une marionette forcée de tuer la seule personne au monde qu´il aimait, c´est cette souffrance horrible. Les apparitions de The Boss ne servent pas à lui péter la gueule de temps en temps mais bien à montrer sa relation avec lui, l´amour qu´il lui porte et la faiblesse qu´il a à la combattre alors qu´il défie les autres personnages sans problème. Le scénario de MGS3, c´est de l´émotion, triste, belle, joyeuse, ça prend aux tripes... c´est MGS3!