Caporal Lockheed
Les pneus crissaient sur le sol où les lumières de la ville se reflétaient. Chip naviguait avec dextérité entre les voitures, en en frôlant plusieurs et abîmant la peinture sur les portières. Bullet méditait, mais il avait l´air de trembler, il avait le visage en sueur... il luttait contre son démon intérieur, mais cela faisait longtemps que celui-ci ne s´était pas manifesté. Je sortis mon arme, il faudrait que je me prépare au pire. Bullet arrêta sa méditation et sortit ses deux berettas automatiques (qu´il avait lui-même modifiés) en tremblant. Chip se rapprochait de la poursuite, car je pouvais voir un barrage de police devant nous, les girophares étaient allumés. Chip accéléra de plus belle, prêt à foncer dans le tas, pas le temps d´attendre. Les policiers ne virent rien, puis soudain ils tournèrent la tête vers la mystérieuse BMW noire qui fonçait sur eux. Certains partirent en courant, et deux autres sortirent leur arme. Mais Chip était trop près, les quelques balles qu´il tirèrent nous ratèrent, et ils plongèrent de côté pour éviter la voiture qui enfonça avec fracas le pars-chocs arrière d´une voiture stationnée dans le barrage. La BMW fut secouée, mais les dommages avaient l´air minimes, cette voiture servait en général aux forces spéciales de la police de Barcelone, s´était du solide. Quand Chip braqua vers la gauche, je vis plusieurs voitures de police devant nous, qui avaient l´air d´en suivre une autre... non, pas une voiture, une moto.
-Pliskin!
-On va bientôt arriver à hauteur des voitures de police, me dit Chip, va faloir s´en occuper.
Je secouai la tête, tirai la culasse de mon Sig en arrière. Il y eut un bruit sec. J´ouvris la fenêtre, et appuyai sur le bouton d´ouverture de la fenêtre du toit. Bullet se mit debout sur son siège et commença à tirer. Deux pneus furent rapidement éclatés, forçant la voiture de police à freiner violememnt de côté, barrant le passage à une autre. Bullet tirait avec précision mais en puissantes rafales sur les carosseries des voitures, les impacts semblaient s´allonger jusqu´aux pneus qui éclataient, forçant une autre voiture à se stopper, faisant de fortes étincelles. Je me mis à la fenêtre et tirai sur les pneus arrières d´une autre voiture, quand la moto de Pliskin bifurqua dans une ruelle.
-Damn! On va perdre Warren!
Bullet se mit assis et dit à Chip:
-Passe-moi l´émetteur.
-Un émetteur? demandais-je.
Quelques impacts de balles se firent sentir sur la carrosserie, bien que blindée. En fait, la camionnette avait réussit à fuir mais Pliskin avait eu la route barrée par des voitures de police. Chip lacha le volant et sortit rapidement un petit objet de sa poche, puis reprit le volant.
-Je vais devoir prendre la même ruelle dans quelques secondes! Cria-t-il.
-No problemo, répondit Bullet, qui continuait tout de même à trembler.
Il tira en l´air avec un de ses berettas, et avant même que la douille ne tombe il la récupéra dans sa main, puis enfonça l´émetteur à l´intérieur. Le chargeur de son arme tomba, il rejeta la culasse et entra l´émetteur dans la chambre. Cepandant le barrage de police était bien trop proche et beaucoup mieux organisé que le dernier. Alors que Chip braquait vers la ruelle, Bullet se leva, la tête dans le vent, se plongeant des les ténèbres de Barcelone, et leva son arme vers le camion. Cette fois-ci la douille tomba sur le sol mat et humide de la cité espagnole.
