Caporal Lockheed
Le couloir était vide, j´avançais prudemment, mon pistolet et mon couteau unis dans mes mains, prêt à passer en CQC si il le fallait. Je me plaquai contre un mur et tournai discrètement la tête. Il y avait un homme, adossé à une porte, il avait un fusil automatique à silencieux. Quoiqu´il se trouvait ici, on le protégeait bien. En tout cas je ne pouvais pas passer par ici, je pris donc l´autre couloir, et jetai un coup d´oeil aux portes. L´une d´elles indiquait "12c". Je sortis le bout de papier qu´il y avait dans ma poche. "43A: SL6,3 ; 9897". Il me fallait trouver la pièce 43a. Il y avait peut-être plusieurs étages souterrains, et des gardes, des caméras aussi, j´en avais vu une. J´était passé dans son angle mort mais il y en avait peut-être d´autres plus dures à éviter. Je cherchai un moment dans l´étage, je comptai trois gardes armés faciles à éviter et quelques caméras aux angles morts faciles. Aucune salle 43a. Je continuai à chercher et tombai sur un ascenceur, mais pris plus prudemment l´escalier. Il devait y avoir huit étages souterrains, la base devait servir de repaire ou quelque chose dans le genre. Je m´arrêtai sur le "SL6,3" qui était noté sur le bout de papier. Sl6, Sub Level 6. Je descendais prudemment jusqu´au niveau soutterrain indiqué et regardai les trois portes qui donnaient sur trois couloirs. Je pris évidemment la troisième comme l´indiquant la porte et le message. L´ex-Patriot avait tout prévu. J´entreouvris fébrilement la porte. Cet étage-là était mieux gardé, il y a avait plus de gardes, et ceux-ci avaient l´air en forme. Je tournai discrètement à l´angle d´un couloir et regardai à nouveau le numéro noté sur une porte: "47b". J´étais près du but. Je marchais vers les numéros 46, puis 45, et me plaquai à un mur, ici il y avait trois gardes en faction. Je tapai contre le mur avec le plat de la main.
-C´était quoi ça? demanda un garde.
-Va voir, moi je reste ici.
-D´accord.
Il vint dans ma direction, je courus me cacher derrière quelques caisses qui traînaient par là et le regardai jeter un coup d´oeil dans le couloir.
-Hum, bizarre, dit-il en rebroussant chemin.
Malheureusement pour lui, à peine avait-il tourné la tête que le canon de mon Sig était pointé contre sa nuque.
-Freeze.
Il paraissait appeuré, et leva rapidement les mains.
-Merde... ne me faites pas de mal, je suis juste un garde en faction.
-Ta gueule, viens par là, dis-je en ouvrant une porte.
Il entra, je fermai la porte, levai mon pistolet et tirai.
-Alors, c´était quoi, me demanda un des deux hommes en faction devant la porte.
-J´ai rien vu, répondis-je. Ca devait être un truc qui est tombé... je vais faire un tour de garde.
-D´accord, me dit-il. Tu me ramènes un coca?
-Okay.
Je tournai à l´angle d´un mur vers la salle 43a. J´avais une cagoule, un gilet pare-balles et le pullover du garde, il n´y avait pas de combinaison spéciale. Devant la porte de la salle, un panneau avec un code à chiffres. Je me souvins du numéro noté sur le papier. 9897. Je tapai rapidement ceci sur la porte et elle s´ouvrit. Je m´attendais à voir un amas d´ordinateurs et de serveurs entremêlés de partout. Non, en fait c´était un simple bureau, décoré avec goût. Le bureau était en bois foncé, il y avait un subtil tapis vert qui faisait penser à une table de billard et des bibliothèques remplies de statues de civilisations de toutes races. Je remarquai quelques statues egyptiennes, un buste d´empereur romain et des inscription que je ne pouvais identifier. Les armoires étaient remplies de ces joyaux ou de livres, chacun parlant d´une science plus mystérieuse l´une que l´autre. Je m´approchai du bureau et fouillai dans les tiroirs. Rien, il avait dû tout prendre avec lui. Je détournai alors mon regard vers l´ordinateur, l´allumai et me mis à l´aise dans le siège. Une mini-statue de Horus me fixait depuis la table. Je la pris et la mis à la verticale, de sorte que j´évite son regard intense. L´ordinateur s´alluma. Il y avait un mot de passe. Je commençai à comprendre pourquoi on m´avait choisi pour cette mission, et pourquoi Pliskin également avait été choisi. En quelques dizaines de secondes grâce à des codes complexes changeant la nature des informations du code, j´arrivai à déverouiller et à entrer dans sur le bureau de l´ordinateur de l´ex-Patriot. Il n´y avait non plus rien, rien dans les documents, rien dans la corbeille ni dans aucun fichier. Il avait dû cacher un document à quelque part, un document qui me permettrait de localiser le serveur de U-155. Après tout si il n´était pas ici la chasse au trésor devait continuer. J´allais voir dans les fichiers vus récemment et observai deux films. J´enclenchai le premier. C´était le Patriote lui-même, il n´était pas brûlé, et avait dû se filmer dans le même siège où je me trouvais avec une webcam. Il parlait des Patriots, de U-155 et d´autres choses. Bien que chacune de ses parles était déjà connue de moi par son interrogatoire, je sortis la clé USB et mis le film dessus, ceci renforçait mes soupçons quant à la place des Patriotes dans l´histoire. Néammoins le deuxièmes fichier était plus intéressant. On dit toujours que les Patriots prévoient tout à la minute près. Ce devait être vrai, car la video commençait il y a quelques jours, à 15 heures pile. La video était filmée par une caméra de surveillance en noir et blanc, mais très distincte. C´était au guichet d´une agence d´envoi de courrier, un homme arriva en costar noir. Je stoppai quelques secondes la video et l´observai. Je ne pouvais pas en être sûr, mais vu la taille du carton qu´il apportait et la date du film, j´étais presque sûr que l´homme en question était l´homme de main de l´ex-Patriot, tué dans la journée même. Je remis le film en marche. Il ne regarda pas la caméra, mais fit discrètement tourner le carton vers elle. Je stoppai à nouveau et fis un zoom, pour voir l´adresse. "Kantonal Bank Zurich". Il envoyait le carton à une banque publique Zürichoise. Je me demandais pourquoi ne pas prendre une banque privée, mais cela était peut-être dans l´intéret de l´ex-Patriot. Et forcéement, la chose qui était dans ce carton ne pouvait être autre que l´argent. C´était donc la prochaine destination de la chasse au trésor. Je mis également ceci sur la clé USB et lançai un appel codec à Pliskin. J´étais toujours très intrigué et inquiet après avoir vu Warren dans mon rêve, rêve qui n´annonçait jamais rien de bon. Il y eut quelques secondes sans réponse, puis j´entendis un bruit de moto, très fort, suivi de plusieurs coups de feu.
-Lockhe.... Problème a... ren... sur.... 4th Street... ection Est.
Je n´eus pas besoin d´en entendre plus. Mon coeur battait etrêmement vite, je transpirais.
-Merde! Criais-je à haute voix.
J´enlevai mon déguisement et mis des balles réelles dans le chargeur de mon P225 et sortis en trombe. Warren était en danger, il fallait agir. Le premier homme qui me croisa n´eus pas le temps de me voir, un intense coup de poing dans les temps le propulsa contre un mur. Je courai vers les escaliers et remontai en trombe, quand une alarme se mit à sonner. J´arrivai dans le premier sous-sol, un soldat me barra la route, je levai mon arme. Je tirai, la douille, tomba par terre, une détonation emplit le couloir. L´homme se tint la jambe, plié en deux, et je lui mis, tout en sautant par-dessus lui, un coup de pied dans le visage qui le mis KO. Je courus vers les escaliers qui menaient au restaurant, d´où j´entendais des coups de feu. Je doutais même qu´il y avait le moindre civil dans le restaurant, et qu´il soient tous des espions des Patriots. Un autre homme arriva vers moi rapidement et tenta un coup de pied dans ma figure, mais je me baissai et lui balayai les jambes. Il tomba à terre en grognant, je lui marchai dessus et montai les escaliers quatre à quatre, tout en entendant les balles ricocher sur les parois autour de moi.
-Par ici!
C´était Bullet. Il était adossé dos à une table renversée, je le rejoins rapidement.
-Chip est allé prendre la voiture, il va bientôt arri...
À ce moment-même, la vitrine du restaurant vola en éclat, et la rutilante BMW noire se fraya un chemin parmi les tables qu´elle détruisait sur place et les ennemis qui finissaient gémissant à terre, violemment frappés par le pare-chocs. La vitre du conducteur s´ouvrit, et un Socom en sortit, tirant rapidement plusieurs coups successifs qui touchèrent leur cible.
-Grouillez-vous! Cria Chip.
Je partis vers la voiture tout en tirant pour me couvrir, ouvrit la porte passager et m´egoufrai dans la voiture. Bullet était déjà à l´arrière. Chip vida son chargeur d´une main, mis la voiture sur marche arrière de l´autre et la voiture sortit rapidement des débris et de ce qu´il restait du restaurant. Il remis la vitesse normale, et tourna sèchement le volant, la voiture bien face à la route, il accèléra et partis en trombe. Il avait toujours cette étonnante habileté au volant.
-Ouf, on s´en en bien tiré, dit-il en jettant son Socom sur le siège arrière.
-Pars vers 4th Street, direction Est.
-Quoi?
-Fais ce que je te dis, Warren est en danger!
-Merde!
Il freina et rebroussa chemin, tandis que, fou de rage, je remis un chargeur plein dans mon arme.
Voilà le texte, vous pouvez maintenant écrire les votres. Surtout n´allez pas gueuler que je ne vous ai pas avertis pour la malette à Zurich mais je voulais arrêter les spoilers, d´ailleurs ça fait partie de l´histoire et ça aura un rapport avec le code de Ripple. Ne vous inquiétez pas ça devrait seulement durer un ou deux textes. Enfin bref, maintenant vous pouvez écrire les votres pour la poursuite. 