Caporal Lockheed
Il devait être dix heures, le soleil de plomb éclairait les cellules et il faisait très chaud. Je devais être dans un pays tropical ou le désert, car je n´avais encore jamais eu chaud à ce point-là. J´étais à torse-nu, et griffonnais quelques dessins sur un carnet de notes qu´un gentil garde nommé Jacky (lol faut varier non?^^) m´avait donné. Soudain j´entendis des bruits de pas précipités vers moi, et un homme avec un masque à gaz entra. Avec lui, un autre homme torse-nu, que je reconnu rapidement. Musclé aux abdominaux, le visage en sang, il boitait d´une jambe... Dante. L´homme le jeta sur le lit et partit tout en me regardant avec mépris, je m´approchai des barreaux pour le voir. Il était étendu, la respiration haletante.
-C´est Naked qui t´as envoyé.
Il se redressa douloureusement et se plaça face à moi.
-Oui...aïe...ma jambe!
-Un os cassé?
-Plusieurs dizaines oui!
-T´as du matériel pour te soigner?
-Non.
-Alors prends le mien.
Je regardai dans le couloir pour vérifier qu´il n´y avait pas de gardes, fit passer la trousse entre les barreaux et la fit glisser sur le sol du couloir. Dante la rattrappa, l´ouvrit et commença à se soigner.
-Prends ça aussi.
Je pris le Smith&Wesson, et le lui envoyai également. Il avait l´air incrédule.
-Tu as une arme... mais t´es toujours enfermé?
-Non, il est vide, c´est pour quand on trouvera des munitions. Je t´aurais bien donné le M4 mais il ne passe pas à travers les barreaux.
-Hum...merci.
-De rien. Détruis aussi la caméra implantée dans le mur, dans une brique au milieu à peu près à un mètre trente de hauteur, ça ne ressemble qu´à une mini-ampoule, mais c´est bien une caméra.
Il se retourna et scruta le mur.
-Brise le verre avec la crosse de ton arme, c´est suffisant pour qu´ils ne nous voient pas...
-Ah, merci.
-Il y a aussi un micro caché sous ton lit et un dans la serrure de la porte, ceux-là tu peux les écraser! J´ai eu deux jours pour scruter cette cellule de fond en comble, je ne pense pas qu´il y aie encore des caméras ou autres micros... on peut donc parler en paix. C´est Naked qui t´envoie?
Il venait d´écrase le dernier micro, s´assit sur son lit et commença à se soigner tout en parlant.
-Oui. On a plus eu de nouvelles de toi, alors je suis venu...
-Dis-moi, à quoi ressemble la base.
-C´est un énorme complexe en plein désert, on pourrait prendre ça pour un centre industriel. Nous sommes en Australie...
-En Australie? Dans le désert?
-Non je ne pense pas. Ici l´air est humide et étouffant, on doit être dans la jungle. Il y avait une jungle près de la base, on doit être dedans. C´est un base des...
Il avait soudain de la fureur dans le regard.
-Oui, les Patriots.
-Humpf!
Il venait de cracher par terre.
-Quels salopards!
-Oui, en fait je n´étais qu´un pion, je viens de m´en rendre compte. Survivre... ce n´était que le seul but de ma vie, pourtant ils en ont profité pour me manipuler, ça me dégoûte!
-Les Patriots ont fait des choses bien pires tu sais! Ma jambe est brisée, mon bras également, j´ai perdu une dent! Et puis les expériences...
Sa voix avait eut un sursaut, il était soudain plus triste, mais tout autant hargneux.
-Des expériences?
-Oui...Les Patriots devaient tester leurs armes, leurs produits, leurs antidotes sur les humains, mais pas seulement sur les soldats, également sur...les enfants!
-Quoi?
-Mon père est un scientifique des Patriot, moi et ma soeur étions leurs cobayes. Elle était plus faible, elle y est resté. Je ne suis né que dans le seul but d´être un cobaye!
-Les Patriots...quelles enflures!
-Oui, tu penses qu´on pourra sortir d´ici en vie?
-J´en ai bien l´intention. Les Patriots, ou le Comité, veulent Naked. En vie, je pense. Mais nous, nous ne sommes d´aucune utilité pour eux.
-Mais leur naissance est due au Comité non?
-Oui. Le projet les Enfants Terribles, le premier, n´a pas donné de résultats assez satisfaisant, ils ne disposaient pas de la technologie avancé. Avec Naked et Saladin, c´est fait. U-155 a Salain, le Comité veut Naked. Une guerre entre Patriots eux-mêmes, c´est fou non?
-Mais le monde est fou...
-Oui, du moins il l´est devenu...
Le silence pesa, il se soignait, je regardais le mur. Je pensais à la vie... pas à la durée qui va de la naissance à la mort, mais les opportunités de la vie. La culture, la musique, le théâtre... tout cela n´est pas dans les gênes, il ne le sera jamais. Le coeur des hommes est grand, mais avec des cultures telles que la guerre, la destruction et la haine, le coeur sombre dans la folie. Le monde a pourtant fait des erreurs, beaucoup. Si on ignore son passé, on est condamné à le revivre...oui. Construire le futur et présever le passé sont une seule et même chose. Les paroles sont belles, mais le monde est néammoins fou, cruelle ironie du sort.
Voilà mon texte, avec en prime de la philosophie! 