Caporal Lockheed
Il faisait encore nuit, la voiture était une Audi gris métallisée, puissante et rapide. Le moteur enchainait rapidement les vitesses, j´étais à 120km/h sur un sentier de montagne avec de la neige, c´était extrêmeent dangereux mais j´étais pilote émérite et il me fallait retrouver la disquette. J´accélérai encore, les pneux glissaient très légèrement mais je contrôlais la situation, j´allais bientôt rattrapper le convoi des Marines. La nuit était clair, c´était une chance, et j´aperçus soudain deux camions disparraissant derrière un virage. Je m´en rapprochais. Je freinai d´un coup sec, puis virai de bord. La voiture glissa quelques millièmes de secondes, puis je tournai le volant avec acharnement et la voiture se stabilisa derrière le premier camion, j´avais gagné de précieuses secondes grâce à cette manoeuvre. Les marines avaient dû me repérer, car la porte arrière du camion s´ouvrit et un homme glissa son M4. J´eus le réflèxe de faire glisser ma voiture sur le côté pour éviter la rafale de balles, mais le camion en profita pour me dévancer. J´ouvris la fenêtre et pris le pistolet que j´avais récupéré sur le Marine. Un pistolet à chargeur 14 balles, j´en avais déjà tirées trois sur le convoi qui partait, il m´en restait 11. J´accélérai à nouveau vers le camion et sortis mon arme par la fenêtre. Le soldat voulut à nouveau me tirer dessus mais je poussai le levier d´un vitesse en arrière et appuyai fortement sur la pédale d´accélération. La voiture fit un embardée et eut un rapide sursaut, une accélération énorme et vint taper l´arrière du camion avant que le Marine ne puisse tirer. Il fut déstabilisé et laissa tomber son arme sur la route. Je passai la vitesse supérieure pour ne pas faire exploser le moteur et me mis sur la gauche du camion puis tirai dans les deux pneus latéraux. Ils crevèrent tous les deux, ce qui eux pour effet de déstabiliser fortement le véhicule, qui, sans le vouloir, glissa sur la gauche, puis tomba sur le côté et fit quelques tonnaux avant de se stabiliser. Néammoins le camion en avait profité pour me ralentir, et le convoi était maintenant bien plus éloigné. Mais vignt secondes plus tard grâce à quelques tours de force et virages bien placés, je réussi à rattrapper le deuxième camions. Cette fois-ci, le Marine n´y alla pas de main morte et dégoupilla une grenade, mais n´eut malheureusement pour lui pas le temps de la lancer. La balle lui éclata l´épaule, il cria de douleur, et cria également d´affolement quand il s´aperçut que la grenade était tombé dans le camion. Je ralentis pour ne pas être exposé aux flammes, et regardai avec froideur le camion s´embraser dans une boule de feu, puis s´écraser contre une énorme pierre. Je réaccélérai, il me restait 8 balles dans mon pistolet. Je voyais le reste du convoi, encore trois jeeps, un camion et une dernière jeep, celle qui devait abriter l´homme qui m´avait volé la disquette. Avec une bonne accélération, je me retrouvai à côté de la première jeep, qui n´eut pas le temps de réagir. D´un coup sec je tapai contre le côté arrière de la voiture, qui se mit à tourner sur elle-même, perdant le contrôle, pour enfin arrêter sa course contre un arbre qui déversa sur elle son avalanche de neige. Je vis la deuxième jeep, qui ne se laissa pas faire. Un homme sortit son corps d´un vitre et se mit à me tirer dessus au M4. Je fis des zigzags mais quelques balles abîmèrent la carrosserie. Soudain il s´arrêta de tirer et je me rapprochai, et en compris bientôt la raison, il mettait une grenade dans son M203, le lance-grenade du M4. Je tirai trois balles. L´un d´elle explosa la vitre arrière, la deuxième un phare et la dernière se planta dans le torse du Marines au moment où il appuyait sur la gâchette. Il s´afaisa et la grenade explosa au sol, faisant voltiger la jeep dans les airs, qui retomba bientôt sur la route avec fracas. Je la dévançai, il me restait 6 balles, deux jeeps et un camion. La dernière jeep usa une méthode tout autant différente, le pilote était fort, et me bloqua le passage pour me ralentir tout simplement. Durant une dizaine de minutes je fus ralenti, ne pouvant pas dévancer la voiture, moi aussi il me fallait user d´une autre tactique. D´ailleurs ses pneus étaient protégés par des larges bas-de-caisse, ce qui m´empéchait de faire éclater ses pneus. Mais je trouvai son point faible. Je réussi à la poussai par l´arrière, il se mit légèrement de côté, ma fenêtre était ouverte, la sienne aussi (fenêtre arrière). Je n´eus pas le temps de réfléchir, et je sautai dans la jeep. Je reçus pour tout accueil un énorme coup de poing dans la machoire de la part du passager. Je lui pointai mon arme vers sa gorge et appuyai sur la détente, le sang éclaboussa les vitres, et le pilote sortit une revolver, puis tirai plusieurs balles, dont l´une d´elles me perfora l´épaule, je criai, mais la balle ne m´avait que traversai, d´un coup de pied je fis donc tomber le revolver et pris la tête du pilote, puis la tapai fortement sur le volant, il paraissait quelquepeu assomé mais pas assez, et m´envoya un coup de coude dans les tempes. Je restai une seconde évanoui, sous le coup, avant de voir le camion devant nous sortir l´armement lourd. Le pilote parut autant étonné que moi quand un Marine nous visa au RPG. Je pris mon pistolet et explosait la vitre avant, tout en tuant l´homme au lance-roquette, mais tout n´était que partie remise, car un autre prit sa place, mais moi je n´avais plus de balles, il nous visa, et allait tirer. Même plus tard, je ne trouverai toujours pas pourquoi et comment j´ai trouvé cette idée qui m´a pourtant sauvée la vie. D´un coup sec avec mon pied, j´écrasai le genou du pilote ce qui eut pour effet d´un freinage sec. Le pilote avait sa ceinture, pas moi. J´éjectai à travers le pare-brise déjà éclaté, et lors de ma chute, je vis me froler le missile, qui partait en direction de la voiture. Je ne vis ensuite plus rien. Je sentis un souffle d´air chaud dans mon dos et mon corps tombant dans la neige. J´avais un épaule blessée, quelques brûlures et j´étais très fatigué. Depuis la maison je ne m´étais même pas habillé, j´était toujours en pantalon de training en en t-shirt, dont celui-ci était maintenant brûlé à l´arrière. Je me relevai péniblement. Devant moi, la jeep brûlait ardemment. Qui a dit que la ceinture de sécurité sauvait des vies?
La Audi se stoppa devant la maison. Elle était en mauvais état, l´avant cabossé, plusieurs marques de balles et une vitre brisée. Les pneus crissèrent et je sortis de la voiture, mon père m´attendait.
-Fox-Hound...c´est toujours comme ça chez vous?
-Non, en général c´est pire.
Il rit, me prit dans ses bras et me ramèna dans la maison. Le soleil se levait, l´aurore rose dans le ciel se réflétait sur la neige. Tout le monde était réveillé, et me regardait d´un oeil méfiant, mais heureux. J´étais en vie, c´était le principal. Je partis dans la salle de bain soigner ma blessure à l´épaule, puis partis m´habiller et prendre mes affaires, j´étais en camo serpent. Je sortis, dit au revoir à tous, spécialement à ma soeur toujours autant triste, passai devant le petit garçon.
-Dis-moi, est-ce que tu...
-Chut! C´est moi qui pose les questions maintenant d´accord?
-Heu...
-Tu aimes les fusillades?
-Oui...
-Tu aimes l´action et la guerre?
-Ouais!
-Alors deviens réalisateur à Hollywood!
Je lui souris, lui aussi, puis lui donnai une tape amicale, et sortis. Mon père m´attendait dans la voiture, vers l´aérpport.
Mission Non Accomplie.
Le missile du Ray pouvait maintenant être lancé grâce aux codes de la disquette.
Je regardai le ciel et pensai à ce qu´il pourrait arriver si ce Ray invisible pourrait tirer son ogive nucléaire.
Voilà la fin de ma mission avec les Marines! 