Ok, super.
Mais je pense que pour plus de précisions, faudrait demander à Stone ou encore mieux, à Saladin ou Naked. Je suis arrivé quasiment juste avant l'éclatement de la WWIII, et la mythologie de MGHS créée auparavant avec Lion, Oichi, Arlequin et tous les autres m'est assez inconnue. Faudrait demander à Naked, s'il est encore en train d'essayer de rattraper nos textes.^^
Sinon pour l'intro, ce serait bien de faire un truc MGS style. La fic à tendance à se détacher un peu de l'univers MGS (y'a plus de références à Lost qu'à MGS... xD ça me dérange pas perso
), donc faudrait faire un truc bien MGS pour attirer les fans.
A part ça...
Ryan Locke
Post-Red Shell: Unité Spéciale (Part II)
[...]
-Je suis là aussi en cas de besoin, dit-il.
Que pensait-il? Que j'étais incapable? Pourquoi m'avait-il donné un poste à responsabilité importante si je devais être en surveillance constante ou alors gérer ses affaires? Je connaissais la situation, je connaissais les Patriotes et U-155, je connaissais les objectifs de l'organisation. Naked semblait sceptique, et je le lui rendais bien.
Nick arriva.
Je me levai, heureux d'accueillir mon vieil ami. Il me fit un simple sourire en coin, que je lui rendis rapidement, et le pris dans mes bras.
-Wow, dit-il gentiment en me serrant. Tu sais, Ryan, ça fait seulement deux mois qu'on ne s'est plus vu...
-Je sais, je sais.
Je retournai m'asseoir tandis qu'il partait en direction de la machine à café. Nick s'était absenté depuis de longues semaines pour arriver à trouver des informaticiens de haut niveau qui pourraient l'aider à mettre au point le système de sécurité de la base. J'avais hâte d'entendre des nouvelles de celui-ci.
-Comment ça avance, le système de sécurité? demandai-je en buvant une gorgée de café.
-Il est au point, quasiment, répondit Nick en se faisant couler un arabica. J'ai deux assistants très, très doués, et notre expert en communication nous a aidé à finaliser de manière concrete ce que l'on voulait faire avec le codec. Celui-ci est désormais capable de communiquer même dans les zones de brouillage radar actuels. De plus, en travaillant en relation avec les techniciens spécialisés dans la nanotechnologie, on a découvert que les nouvelles générations de nanos pouvaient, grâce au codec qui émet comme un radar, à repérer tous les êtres également équipés de nanos, en plus de tous types d'équipement électroniques. Je suis en train de confectionner un petit appareil qui pourra les repérer. Tu devrais l'avoir rapidement...
-Ca ressemble beaucoup au radar Soliton, argumentai-je.
-Effectivement. Mais il agit bien en fonction des équipement électro-manéto-nanotechnologiques, et plus seulement grâce à l'imagerie classique des ondes électromagnétiques utilisant l'équation KdV créée par Mei Ling, qui permettait à l'époque de repérer les variations biologiques des soldats alentours. Tu te souviens des gros problèmes causés par les brouillages du radar Soliton? C'est fini. En alliant la technologie originale du Soliton utilisant ces ondes et celles captées par les nanotechnolgies, on peut avoir une imagerie précise des être vivants dans les alentours et de tous les éléments électromagnétiques, tout en n'étant plus dérangés par les brouillages. Il faudrait vraiment de très fortes ondes pour brouiller ce nouveau radar. Ce n'est pas une énorme trouvaille comparé aux travaux de Ling, mais c'est déjà pas mal. De plus, c'est désormais le codec qui pourra créer une image. Plus besoin de transporter le Soliton avec soi.
La machine à café, qui avait commencé à ronronner pendant son speech, s'était tue. Il prit son café, vint s'asseoir à côté de Naked, en face de moi.
-Mais le meilleur reste encore notre système de défense contre les agresseurs extérieurs, dit-il.
-Tu veux dire les virus? demandai-je.
-Et je parle du système de la base, là, pas des petites améliorations somme toute simples qu'on a effectuées avec le codec. On a amélioré ce qui existait déjà, et on en a fait une sorte de... toile. En fait, on s'est inspiré des connexions de l'actuel Internet pour organiser un système interne de haute complexité. On pense être quasiment au même niveau que le système de sécurité intranet du Pentagone et du Darpa. Le Darpa, dont l'Internet tire sa source de son intranet... sympa, non? Ca prouve qu'on a un haut de niveau de sécurité informatique, du moins.
-De plus, continua Naked, semblant tout aussi bien connaître le sujet que Nick, la salle du serveur est très bien protégée.
Je jetai un coup d'oeil de l'autre côté de la salle. La salle était de l'autre côté d'une simple cloison de verre. Je ne pus même pas dire si elle eût été blindée.
-Elle ne le semble pas tant que ça... si quelqu'un arrive à pénétrer ici...
-Cette personne prendra peut-être possession de quelques informations en rapport avec l'unité spéciale qui se charge des informations relatives à U-155, dit Naked. Et encore. La salle centrale de l'organisation toute entière se trouve à plusieurs centaines de mètres sous terre. D'ailleurs, nous pourrions aller y faire un tour. N'est-ce pas, Nick?
-Je ne sais pas, les appareils sont sensibles, dit celui-ci avec une grimace.
-D'accord, admit Naked, tournant son regard vers moi. Il y a un ascenceur unique pour y mener. Ne t'en fais pas, il a sa cage personnelle et les cables sont en acier trempé... En cas de problème, on a fait construire une échelle dans la cage, parallèlement à l'ascenceur. Cette même cage est équipée de tous les outils de détection possibles et imaginables... lasers, détecteurs de mouvement, micro-ondes... La salle elle-même est très bien surveillée. Moi-même, Wiles, Nick ainsi que ses deux assistants ont le droit d'y entrer.
-Pas même moi? demandai-je?
-Pas même toi, dit Naked.
-Bonne chose.
Même si je sentais que Naked ne voulait pas totalement me faire confiance, j'avais le sentiment que c'était pourtant la bonne décision.
-Pour pénétrer dans la salle, la seule entrée possible est un sas scannant la totalité des nanomachines contenues dans le corps, qui envoient toutes des informations de situation de divers organes, de la circulation sanguine, des taux d'hormones. Tu connais le truc. Si le pourcentage de nanomachines présentant des irrégularités est supérieur à 98%, l'accès est interdit et l'alarme donnée.
-Je me suis fait braquer par une équipe de sécurité en sortant de l'ascenceur l'autre jour, dit Nick en faisant la grimace. Les nanomachines contenues dans mon organisme présentant quelques problèmes étaient à 2,08%... Aucun moyen de rentrer.
-De plus, continua Naked, la salle elle-même contient son propre système d'alimentation. En fait, la salle est creusée assez profondément pour recevoir de l'énergie géothermique. Paradoxalement, une grosse partie de cette énergie est recyclée pour le refroidissement des serveurs. Je ne parle même pas des câbles de connexion avec la base qui sont tous enterrés et protégés par des cylindres en acier. La salle elle-même est entièrement insensible aux ondes IEM.
-En fait, dit Nick, on a prévu le truc pour que même si une ogive nucléaire s'écrasait à la surface, la salle pourrait continuer à tourner pendant des décennies... Évidemment, si quelqu'un reste coincé dedans, c'est une autre histoire...
-Hum. On y a prévu des capsules de cyanure, dit Naked. On ne sait jamais...
Un petit silence s'installa, tandis que j'assimilais toutes ces informations.
-Et si la base est détruire, demandai-je, comment les informations peuvent-elles être retrouvées?
-On a construit à l'intérieur de la cage d'ascenceur un tunnel d'accès permettant à une seule et unique personne d'atteindre la salle des serveurs. Il fait un mètre de diamètre, et il faut entrer dans une navette spéciale pour l'atteindre, en partant depuis un bunker à plusieurs dizaines de kilomètres d'ici. Celui-ci est enterré profondément sous terre, avec tous les systèmes de sécurité possibles. Comme pour la cage d'ascenceur.
Je m'étalai dans le grand canapé noir.
-Waow... dis-je. Du grand boulot. Vous avez fait les choses en grand.
J'étais réellement impressioné. Mais une question me tiraillait l'esprit.
-Mais... pourquoi me dire tout ça, maintenant?
Naked prit un air soudain plus grave, se pencha en avant vers moi. Nick fit de même.
-Je compte sur plusieurs soldats pour prendre ma place au cas où Saladin, U-155 ou les Patriotes arriveraient à me... enfin, tu vois. Je voulais que tu sois au courant dès maintenant. De plus, ta situation dans l'une des unités les plus importantes de l'organisation te donne le droit à certaines informations de cette importance.
-Mais pas leur accès?
-Mais pas leur accès, dit Naked avec fermeté en s'étalant dans le canapé. Faire confiance, c'est bien. Contrôler, c'est mieux.
-Lénine, dis-je.
-Je savais que tu connaissais tes références, dit Naked en souriant.
Nous restâmes un moment silencieux. Puis:
-Tu m'avais dit que la première opération était prête? L'interception de cet agent d'U-155, à Düsseldorf?
-Juste, dit Naked en se levant tranquillement, prenant les tasses vides et allant les poser dans un petit évier. Je te laisse aller avertir ton équipe dès maintenant, vous partirez demain. Briefing complet ce soir à 20h.
Je me levai, lui fis un bref salut et repartis.
-Ryan?
C'était Nick.
-Je suis... je suis content d'être encore là avec toi. De pouvoir te seconder. Comme à Fox-Hound.
-Moi aussi, dit alors Naked. Je veux dire... je suis content de travailler avec vous.
Il avait presque une pointe d'émotion dans la vie. Une étrange pointe d'émotion.
Je souris. Plus personne ne bougeait dans la salle, et chacun se regardait sans rien dire. Une vraie déclaration d'amour... Je repris le chemin de ma chambre. Mais n'avais plus réellement envie de me reposer. Je croyais savoir avoir encore ce Hemingway non fini dans un de mes tiroirs.
Dans une période de trouble, l'action est primordiale. Elle remet les repères en place dans la précipitation. Dans la confusion psychologique qui semblait vouloir me noyer depuis maintenant de nombreux mois, reprendre le chemin des armes apparaissait comme étant le meilleur moyen de retrouver l'être que j'étais auparavant. Pour mon plus grand bien.
(Hum... je viens de remarquer deux petits trucs.^^
Primo, à la fin, c'est "voix", et pas "vie". ^^
Et secundo, c'est 98% de nanomachines ne présentant PAS d'irrégularités, vous l'aurez compris. xD Bref. J'ai relu, mais trop en vitesse on dirait.^^ Pas grave.
)
J'ai lu le test de Far Cry 2... effectivement, faut vraiment être à fond dedans pour aimer. Mais putain je suis tellement dedans, ça me dérange pas de dézinguer des emmerdeurs en voiture de temps à autre.^^ Bref.
Thunder
Dis-moi que tu as une 360
Far CrY 2 est énorme
Mais vu le temps que tu mets pour abbatre qqn et faire une mission, faut au moins avpoir un aprem pour jouer
. Et le multi est super ![]()
Critique de la première partie.
Le premier passage est dérangeant, dans la suite directe de tes textes précédents. Avec le bout de scène du "réveil", je me suis dit que tout ce qu'on avait lu au présent était un rêve de Locke... mais le "je regarde quelques instants le plafond" me prouve le contraire, dommage. ![]()
Donc, justement, tu passes au passé, je ne sais pas trop pourquoi mais je préfère finalement, c'est plus fluide. ![]()
La longue réflexion sur la trahison est poignante, elle sonne vraiment très juste, savoir à quel moment est-ce que le traitre a commencé à mentir pour se remettre en cause soi-même... Je trouve rien à redire là dessus, pas sur le fond en tout cas, même si on sent que niveau relecture c'est pas ça vu les fautes ( reveneit, m'ammenait... ^^ ).
J'ai beaucoup apprécié le "je vais vous faire une confidence", c'est une idée encore peu exploitée mais c'est pas stupide du tout, de faire parfois s'adresser le personnage au lecteur dans MGHS.
Dur le nombre de scanners rétiniens et digitaux pour rentrer... ![]()
Sauf s'il y a beaucoup de distance entre deux ou différents niveaux de sécurité, je vois moyennement l'utilité, mais bon... xD
J'ai souri au niveau des canapés et machines à café, ça tranche avec le sérieux de la description, pareil pour les discographies avec la petite référence à MJ, sympa. ^^
J'ai bien aimé l'exposé sur l'état présent ( enfin à l'époque du texte ) du monde, c'est raconté avec justesse et étant donné que ça accuse Saladin, ça m'a amené à transposer ça directement à mon perso... Et c'est vrai que j'avais jamais vu les choses de cette manière, sans doute parce que je n'étais pas là aux bases de l'histoire.
D'ailleurs, le petit discours sur l'étendue des nanotechnologies m'ont fait penser à certains films où l'on se rend compte qu'on est allés trop loin dans ces technologies, un peu du genre iRobot ou Minority Report...
Deuxième partie.
Dingue, mais avec cette façon qu'a Locke d'accueillir Nick, j'ai une impression étrange. Je sais pas quel sentiment t'arrives à faire passer, si c'est une sorte de malaise ressenti par Locke, ou plutot comme un état de choc du mec qui vient de perdre soudainement un membre de sa "famille" ( Chip, ici ), mais quoique ce soit, ça passe, et ça me fait sentir un peu dérangé quand je lis... ![]()
Tout l'exposé sur les systèmes de sécurité et sur le nouveau Codec est au poil. Bonne longueur, bon équilibre des termes techniques, les explications sont suffisamment claires pour qu'on pige facilement le truc mais suffisamment compliquées pour que ça paraisse sérieux et vrai. Bien bien.
T'as rejoué à MGS1 pour le passage du radar Soliton ? L'équation KdV, tout ça ? ![]()
Sinon, ça fait un peu "trouvaille miracle et infaillible", donc j'ai hâte de voir comment ça va planter justement !
Super bien protégée la salle... Pour tout te dire, j'ai eu l'impression d'être dans Ocean's Eleven, dans la scène où ils expliquent tous les systèmes de sécurité. Seulement voilà, ils arrivent bien à les déjouer, et je crains fort que là aussi cela se passe... surtout qu'en lisant les évocations des capsules de cyanure et du tunnel pour une seule personne, je suis quasiment certain que Locke va se retrouver là dedans à un moment donné, et là en revanche ça m'a un peu fait penser à un Desmond dans son bunker.
Donc, en conclusion, bon texte, enfin je retrouve ce style qui caractérisait Locke, et surtout enfin j'ai l'impression que le scénario a un sens et VA avancer. J'ai bien aimé le fond, j'ai bien aimé la forme, et j'attends la suite avec impatience.
______
PS : Pour ma version longue, j'ai pas encore commencé... un peu de boulot ces temps-ci, mais bientot !
Et de toute façon j'emporterai mon ordi aux Stazunis, pour essayer de gratter un peu, même si je doute que j'en aie le temps.
je risque de me faire traiter de gros boulet mais je voudrais savoir si il y a des moment qui se déroule dans votre sagas ( ou rp je sais pas ) qui est directement lier au même moment dans l'histoire des metal gear ?
Non, l'Histoire se passe après MGS2, me semble-t-il ![]()
Oui, mis à part peut-être quelques rares flash-backs, tous les éléments de l'histoire sont après MGS2.
Et comme on a commencé avant que MGS4 ne sorte, l'histoire ne tient pas compte de MGS4, c'est une sorte d'histoire alternative si tu veux.
--
Quant à moi, j'avance la version longue de mon dernier texte et j'ai enfin déterminé mon scénar' pour la suite. ![]()
Purée les gars je viens de revoir Gladiator... je vais pas pouvoir écrire ce soir je suis trop...
Putain mais quel film ! La bande originale est sublimissime, j'adore l'histoire et la réalisation, ce film est un foutu chef d'oeuvre ! ![]()
Yop ! J'vous fait un petit coucou de Bretagne le pays avec internet un jour sur 3 !
Sinon comme comment lier à l'histoire MGS y avait le flash-back avec Liquid peu après qu'il eut sauté de l'arsenal avec le RAY
(page 1301 du topic)
Et Gladiator, il était excellent à l'époque, mais en le revoyant y a quelques temps, j'avais trouvé qu'il avait très mal vieilli (bon tout les films de Scott sont comme ça) aussi je sortais encore de l'effet Seigneur des Anneaux.^^
Gladiator est balèze.^^ Remarqué la bouteille de gaz sous le char quand il tombe? :clown:
Sinon vendredi soir je suis allé voir Public Enemies...sympa mais loin d'être du niveau de Collateral ou Heat, dommage. Je me suis endormi à la fin ><'. (Bon faut dire je bosse je m'étais levé quasi toute la semaine à 4h45... hum)
Sinon merci pour la critique.
Pour info ça se passe un peu plus d'un an après la Red Shell. 2031 donc. Mais Locke s'enfonce lentement dans son petit monde de problèmes non résolus et Nick est une des dernières personnes à qui il pense toujours pouvoir faire confiance. Un vieil ami.
L'aspect de parler directement au lecteur, il a une double utilité. La première est par rapport au lecteur: le style a un côté narrateur conscient de ce qu'il présente et dit, plus proche du lecteur. La deuxième est par rapport à Locke lui-même: peut-être s'imagine-t-il être observé au point de parler à une personne qui pourrait l'observer et ne pas exister (imaginez-vous le mec se tourner dans le vide et dire ça à un type imaginaire dans le couloir...^^ oui, merci, j'aime toujours autant Fight Club
).
Pour les précisions sur la salle, évidemment qu'elle sont pas là inutilement. Pour info, même si ça en a l'air, je mets rarement des détails inutiles dans mes textes, malgré ce qu'on pourrait penser.^^
Les détails sur le Soliton, j'ai juste fait quelques recherches sur le net.
Mais reprendre la série totale MGS un de ces quatre ça me tente pas mal je dois dire.^^
En passant, en bossant le travail est physique, donc ça me laisse beaucoup, beaucoup de temps pour penser à l'évolution du scénario. DONC, j'en profite pour que vous me disiez ce que vous savez sur:
-Le projet Opium.
-L'évolution des Patriots et de U-155 pendant la période des CHroniques, de la Double Entente et même de la partie séparatiste de la Double Entente (Ripple l'a imaginée donc ça me serait utile
)
-Les chrononologies de vos persos de 2028 à 2043 (voire 2040, en fait)
-Ce qui se passe du côté de la base de Togo pendant ce laps de temps (Ripple idem^^)
Voilà, merci. ![]()
Bah là faudrait demander directement à Ulti parce que moi, niveau histoire, je suis vraiment loin d'être calé et de tout assimiler... ![]()
Et moi donc...
En ce moment, je suis plutot GTA IV Et Far cry 2
Ca fait du bien d'etre raciste de temps en temps, surtout dans Far cry, ca détend
... Mode Pyromane ![]()
Alors...
t'as intérêt à copier coller tout ça !
(J'ai sauté la critique pour pas me spoiler du texte, je vais directement aux questions de Thunder).
- Projet Opium : Projet de Création de super-soldats d'U-155, consistant à 'zombifier' et à laver le cerveau des cadavres des plus grands soldats du siècle (dont certains célébrité MGSienne, comme Solidus, ou le corps original de Liquid...) ceci bien sur dans l'optique où U-155 à pu s'emparer de tel ou tel corps do soldat (genre on risque pas de revoir un des cobras, car explosé xD). Selon pour Saladin je crois, même si j'ai pas lu à fond sa chronique, l'élite d'Opium se nomment les AMBU/ANBU... (mais je sais pas trop d'où sort ce nom...)
- L'évolution des bad guys de 2028 à 2034 : Patriotes - ben le comité étant en train d'être reformé, il avait été dit qu'ils sous-agissaient le plus possible. On sait que parmi les nouveaux membres se trouvent Olivier Stone réssucité (vers 2030), mais qu'en 2034 le leader à pas encore pu être 'mis sur pied' car Hans est toujours en vie, et reste techniquement pour plusieurs raisons toujours le chef du comité. Aussi faut pas oublier qu'au sein même du comité se forment deux écoles, voire deux factions : Les fidèles à Hans (Sean, Emmet, quelques anciens Patriotes morts, certains Lieutenants) qui sont pour le contrôle total du monde par le comité sans passé par toutes ces concessions ou règles qu'engendre cette responsabilité. Et bien sûr ceux qui veulent rétablir la paix d'une manière propre, et n'axer que l'oeuvre de reconstruction du comité en vue de la création de nouveau types de Patriotes par la suite... Nous !
Je parle de la "création" de ces deux factions dans mon intro, tu pourras y voir plus clair si je la finis un jour ! ![]()
U-155 lui, ben je pense que le temps qu'il a passé à ne pas se faire voir durant c'te période, a surtout servi a se diffuser un maximum en vue de la big bataille finale. Mais de mon point de vue l'IA a plus agit que les Patriotes durant la période chronique.
Pour la Double Entente... Bah c'est ton organisation gars c'est à toi de voir !
J'en sais pas plus que ce que disait ta chronique Red Shell.
Pour la faction 'rebelle' de la Double Entente, elle n'existait pas encore durant cette période. Elle a surtout été créé par Horus et ce dernier s'est mis à se faire remarquer APRES la période chronique.
- Chronologie de mon perso (je l'avais déjà faite pour toi mais bon) :
Fin 2028 à Avril 2032 : Ripple est plutôt calme pendant cette période, des cross-over sont légèrement possibles (les dates sont à voir par contre) mais il reste surtout dans son coin à agir contre les Patriotes et à enquêter sur Evans et son passé. Il se base surtout en dans la BASE de TOGO en Afrique du Sud (IMPORTANT : à noter que la base d'Afrique du Sud a été bombardée et détruite vers Mars 2033, pendant la captivité de Ripple, et donc ne peut plus être utilisée après cette date)
- Avril 2032 à Septembre 2034 : Ripple est kidnappé par le Docteur Evans et subis ses expériences. Aucune interaction possible. Personne ne sait où il est ni même qui aurait pu le kidnapper.
- Septembre 2034 - Janvier 2035 : Ripple et Pliskin èrent un peu partout sur le continent américain à la recherche de Togo et les autres. Pas d'interactions possibles avec le côté Fox-Hound.
- Fin Janvier 2035 - Octobre 2039 : Ripple continue sa lutte avec ses amis (sauf Jean, vous verrez pourquoi) contre les Patriotes et U-155, les interactions sont possibles voire les bienvenues durant cette large période.
Octobre 2039 - Mort de Ripple ? : Ripple devient membre du comité avec les autres peu après la 'désactivation' d'U-155, mais n'en devient pas pour autant un bureaucrate hein
Voilà pour la base de Togo ben j'ai répondu indirectement dans la frise !
J'espère que ça t'aidera !
15 Janvier 2018, lieu inconnu de la côte est, quelque part entre Parris Island et New York.
23h43.
Cette migraine devait cesser. A tout prix. Des idées, toutes plus noires les unes que les autres, se bousculaient dans ma tête. Je n’avais plus rien. Ces salauds dont je ne connaissais rien avaient emportés avec eux tout ce qui comptait pour moi. 35 heures plus tôt, son corps avait été repêché dans l’Hudson. Pour une fois, la police new-yorkaise n’avait pas eu besoin de tergiverser pendant trois mois pour se décider : c’était un meurtre. Pour la simple raison qu’ils l’avaient retrouvée un trou de calibre 9mm transformant son visage en un parfait triangle équilatéral avec ses deux pupilles figées à jamais. A cet instant, tout était devenu clair dans ma tête… Clair… Claire… Elle aussi n’allait sans doute pas tarder à refaire surface. Toute aussi dénuée de vie que sa génitrice.
L’histoire se répétait, encore et toujours. Chaque fois que je cherchais « Destiny » dans le dictionnaire, je n’y trouvais que « Fate ». J’étais condamné à souffrir de l’absence de ceux que j’aimais. Raisonnement dramatiquement égocentrique, mais quelle était l’importance ? La seule personne à le subir, c’était moi-même. Toutes les facettes de ma misérable personnalité étaient en train de se battre les unes contre les autres.
2007. Alors que ma mère semblait encore et toujours me tenir pour responsable de l’échec de sa carrière, et par conséquent de sa vie, je plaçais un espoir incommensurable en la relation que j’aurai pu entretenir avec mon père. Enfin, du moins jusqu’à ce qu’on vienne m’annoncer que le Discovery avait sombré, entraînant par là-même mon paternel. Je commençais à peine à surmonter cela, à arrêter toutes ces conneries que j’avais commencées à faire sous prétexte d’un trouble lié au deuil. J’avais mis 2 ans. Au moment où j’entrevoyais enfin le bout du tunnel, le destin me rattrapa par le col et me traîna au fond d’un gouffre toujours plus profond. Fortune était morte. Et, cette fois, j’avais un nom. Ocelot.
La nuit même où s’étaient déroulés ces évènements sur la Big Shell, j’avais fait ce cauchemar. Je voyais tout, dans le regard de ma sœur. J’avais assisté, comme transi, à l’explication de Solid Snake sur la véritable cause de la mort de Scott. J’étais aux premières loges pour voir mon sang couler sur le métal froid de l’Arsenal. Tout avait semblé si réel que je ne l’avais pas remis en doute une seule seconde. Fortune avait ce genre de pouvoirs, et elle me montrait tout cela pour que je réalise la vengeance des Dolph.
Le déraillement avait été brutal. J’avais tout plaqué, dans le seul but de me lancer sur les traces de mon père, de devenir Marine à mon tour, d’en apprendre plus sur l’identité de ce mystérieux « Shalashaska » qui semblait en vouloir à ma famille. Je n’avais rien appris.
Du tout. J’avais gâché 9 ans de ma vie à corrompre mon âme au service d’une armée qui n’avait rien de salvatrice, qui ne cherchait que le profit à tout prix. Et aujourd’hui, même cet environnement qui avait fini par me sembler familier me lâchait. J’avais été considéré comme inapte. Mes supérieurs avaient peur que mon état mental me pousse à de mauvaises manœuvres. Ainsi, aujourd’hui, j’approchais de la trentaine, sans aucun diplôme ni aucune capacité dans le moindre domaine autre que le meurtre et tout ce qui s’y rapportait, embourbé dans un infini désespoir. Une lutte sans fin. Mon cœur était une étendue désertique sur laquelle il était tout bonnement illusoire d’espérer voir pousser la moindre brindille d’herbe verte. Tout était aussi sec que la bouteille de whisky vide que je lançai par-dessus le pont, dont je perçus à peine le bris violent sur le sol froid des docks.
J’emmerdais l’espoir, l’optimisme, et toutes ces voix qui se bousculaient dans mon crâne, se jetant contre les parois de mon occiput. Elles devaient cesser. Et il n’y avait qu’une seule façon que cela arrive. Ainsi j’escaladai le rebord en pierre de l’imposant ouvrage. Je me tenais difficilement à une poutrelle couleur rouille qui m’empêchait de vaciller. Se préserver de glisser alors que la chute est notre destination finale… paradoxal. Alors que je regardais fixement le sol, à plusieurs dizaines de mètres sous mes pieds, une nouvelle voix interne me fit redresser le nez vers l’horizon.
- Alors c’est comme ça que tout se termine ?
Fermant les yeux, je laissai échapper un petit rire désabusé. J’avais entendu ma propre voix ainsi que celles de Fortune, mon paternel, Claire et feu ma femme toute la soirée. A présent, Scamp se mêlait à la fête. Pourtant, lui n’était même pas mort, preuve que je perdais vraiment les pédales. Considérant qu’étant totalement seul il n’y avait aucune honte à se parler à soi-même, je me contentai de me répondre :
- C’était fini avant meme d’avoir commencé…
Et la voix renchérit :
- J’ai dû me tromper… je croyais que tu étais un vrai soldat, mais tu n’es rien d’autre qu’un gosse effrayé…
- J’en ai rien à foutre de ce que tu penses, contente-toi de sortir de ma tête ! criai-je dans la nuit noire.
- Je ne suis pas dans ta tête... soupira-t-il.
- Ah ! Alors où ? me moquai-je de ma propre insolence.
- 2 mètres derrière toi.
Je me retournai, en faisant toujours un minimum attention à ne pas tomber. Et, en effet, je pouvais voir Scamp, faiblement éclairé par les lampadaires du pont.
- Et pourquoi devrais-je croire que tu es réel ?
- Et pourquoi pas ? relança-t-il simplement, un petit sourire en coin.
- Parce que tu es supposé être reparti à 18h avec le reste de l’équipe, en Iran… soufflai-je, blasé.
- Je ne suis plus dans l’unité… en fait, je ne suis meme plus un Marine.
- Chère “voix-dans-ma-tête”, tu t’y prends assez mal pour me convaincre.
Il sourit à nouveau, ramassa un caillou, et me le jeta sur le nez.
- Tu crois toujours que je ne suis qu’une illusion, hum?
Cette fois, mon rire se fit puissant, à la limite de la démence. Je suppose que mon cerveau ne devait plus être foutu de comprendre quoi que ce soit.
- J’en suis pas encore sûr… mais j’ai une petite idée de comment l’être.
Et je sautai, les yeux fermés. J’attendis une seconde, deux, puis trois… avant de réaliser que je ne tombais pas. J’ouvris les paupières. En arrière plan, à quelques centimètres de mon visage, une façade de béton, séparée en deux par… un bras, qui me tenait par le col. Il fut bientôt rejoint par un autre, et je sentis qu’on me tirait de nouveau vers le pont, sur lequel je m’étalais de tout mon long, la respiration haletante.
- Mais… T’as vraiment déserté alors ? Mais pourquoi ?! soufflai-je à l’apparition qui ne semblait plus si irréelle.
- Qui avons-nous vraiment aidé pendant toutes ces années ? Qu’est ce qu’on a fait de bien, Alex ? me demanda-t-il, d’une voix tout a fait sérieuse.
Je ne savais quoi répondre, pour la simple raison que c’était la question que je me posais tous les jours, et pour laquelle j’inventais des réponses pour me convaincre que j’avais ma place dans cette armée. Mais, à présent, où était la vérité ?
- On n’a rien fait, poursuivit-il. Voila pourquoi je suis là. Pour t’empêcher de sauter. Ensemble, on va trouver les enfoirés qui t’ont volé ta famille. Je voulais devenir soldat pour aider les gens. Aujourd’hui je m’en vais pour aider un ami. C’est ma décision, et tu n’as aucun droit d’aller à son encontre ! Je me suis pas fait chier à te suivre depuis la base pour que tu me dises que t’as pas la volonté de te battre !
- Scamp... soupirai-je.
- Je connais des gens qui peuvent décrypter ta fichue liste. J’en connais d’autres qui peuvent nous avoir des munitions, voire des identités. Ce n’est pas parce que je n’ai pas d’amis civils que je n’ai pas de contacts. J’ai même failli me faire avoir dans le bureau du commandant en récupérant ton Socom avant de partir ! sourit-il en me tendant mon arme.
Je la pris, lentement, et la contemplai, sans un mot.
- Tu n’es pas seul. Tu m’as moi. Claire est vivante, j’en suis sûr, je le sens. Ensemble, on la trouvera. Et on aura ce foutu Shalashaska au passage. Restreints par les règles de l’armée, on formait déjà une putain d’équipe. Imagine ce qu’on peut faire, en dehors de tout règlement ! C’est vivre ensemble ou mourir seul, mec. Ne t’avise pas de l’oublier.
24 Juin 2019, Los Angeles.
Un vieil entrepôt désaffecté. Un homme attaché à un pilier, m’observant piteusement de son œil droit gonflé. Ce même homme qui m’avait enlevé ma propre progéniture, 5 mois auparavant.
- Pour qui tu travailles ? gueulai-je en balançant une droite à l’homme en mauvaise posture.
- Qu’est ce que ça peut te foutre… marmonna-t-il en crachant un glaviot de sang.
- Ethan ?
A l’appel de ce nom, un bruit de perceuse électrique se fit entendre. Mon camarade se tenait là, et brandissait l’outil en l’air tout en nous laissant écouter sa délicieuse mélodie.
- Par quel pied je commence ?
- Peu importe, on fera les deux de toute façon… répondis-je avec un sourire aux allures volontaires de psychopathe.
L’ancien soldat se mit en position au-dessus du pied droit de notre victime, et se mit à descendre lentement, sous les yeux horrifiés de l’homme. Lorsque la pointe transperça la partie supérieure de sa chaussure, il hurla :
- STOP !
- Tu vas nous dire ce qu’on veut savoir ? lui murmurai-je tandis que Scamp avait arrêté son geste.
- Vous allez me tuer de toute façon… maugréa le kidnappeur.
- Certes. Mais si l’on a ce que l’on cherche, on se contentera d’une balle dans la tête. Sinon, au programme, on te fera des trous dans chaque pied et chaque main, avant de t’exploser les deux rotules au marteau… et pour finir, cette « petite aiguille » que tu vois là pourrait bien aller explorer le fond de ton œil… ainsi que celui de chaque personne envers qui tu pourrais avoir un minimum d’affection.
A ces mots, il sembla paniquer totalement, ce qui me satisfaisait plus que tout. Il allait parler. Tout le monde parle.
- Les Patriotes. Oh merde les gars, vous ne savez pas à qui vous vous attaquez, l’ampleur de cette organisation…
- Et pourquoi ces fumiers ont-ils pris ma gosse et tué ma femme ? m’emportai-je en lui collant un nouvel uppercut.
- La femme était trop vieille… mais la gamine pouvait facilement être contrôlée, endoctrinée. C’est ce qu’ils font. Pour éviter d’être infiltrés, ils prennent leurs futurs membres très jeunes, et leur lavent le cerveau. Des soldats parfaits, qu’ils auront le temps d’entraîner, et surtout qui ne les trahiront jamais… soupira-t-il, le regard dans le vague.
- Et où est-elle ?! articulai-je en collant ses pupilles à quelques petits centimètres des miennes.
- Toujours aux Etats-Unis… mais elle peut être n’importe où. Croyez-moi putain, j’en sais vraiment rien ! gémit-il.
- Et Ocelot ?
- Ah… Shalashaska. Bien connu par chez nous, de par ses légendaires passes d’armes contre Solid Snake. Et bien quoi ?
- Où se trouve-t-il ? me contentai-je de souffler.
- Partout et nulle part… et je ne me fous pas de votre gueule, s’empressa-t-il d’ajouter. Ce type est une ombre.
- C’est un… Patriote ?
- De la première heure.
- Bien… conclus-je. N’as-tu rien d’autre à m’apprendre qui pourrait me faire passer l’envie de plutôt te vider mon chargeur dans les rotules ?
- Vous vous attaquez à trop grand… ces personnes sont introuvables. Fondues dans la masse ! balbutia-t-il.
- Il est aisé de trouver ce que l’on cherche… quand on sait déjà où cela se trouve, souris-je.
Je me délectai de son air surpris et incrédule de pion.
- Comment crois-tu que je t’ai retrouvé ? Ce cigare que vous vouliez tant… j’en ai copié le contenu. Oh, bien sûr le plus difficile aura été de trouver le bon algorithme de décryptage. Perdre ainsi une liste énoncée si facilement déchiffrable… c’est en partie ce qui fait que ta putain d’organisation ne m’effraie pas tant que ça. Grâce à vous, j’ai à présent une liste de 58 cibles potentielles. Enfin… 57, à présent. Adieu mec.
Le coup de feu retentit dans tout l’entrepôt. J’étais un assassin, pas un bourreau. Et cet assassin avait encore un long travail devant lui… Heureusement bien aidé. Scamp était déjà affairé à asperger d’essence le corps du malheureux informateur. Claire était en vie, quelque part. Et ces crimes étaient de bien faibles sacrifices pour sa liberté.
30 Mars 2022, Monterrey, Californie.
La liste était terminée. Durant ces années, sans relâche, nous avions retrouvé les 58 membres des Patriotes énoncés dans le microfilm. Certains étaient des petits soldats sans talent, d’autres étaient des personnalités plus ou moins en vues, mais dans le lot, personne ne semblait vraiment n’être autre chose qu’un simple pion. A croire que dans cette organisation, tout le monde était dirigé par tout le monde, perspective effrayante dans le sens où le seul moyen d’obtenir des infos serait d’agir au hasard. D’ailleurs, nous étions finalement encore plus dans le brouillard que nous ne l’étions au début. Primo, nous n’avions obtenu aucune information viable sur ma fille ou sur Ocelot, et ce n’était pas faute d’interrogatoires musclés. Secundo, tuer au hasard ainsi, hommes et femmes, vieux et jeunes, finissait irrémédiablement par laisser un amer goût de sang dans la bouche. Tertio enfin, la facilité déconcertante avec laquelle nous avions pu décoder cette liste et en retrouver les protagonistes nous laissait perplexes : était-ce finalement volontaire ? Des personnes gênantes pour les Patriotes, qu’ils livrent sur un plateau à un mercenaire avide de vengeance. Etions-nous manipulés une fois de plus, alors que nous pensions n’être que des mercenaires free-lance et libres comme l’air, bien que conditionnés par l’exécution de cette fichue liste ?
Un tas conséquent de questions qui restaient en suspens à présent que nous en avions terminé. Forcément, certaines de nos proies nous fournissaient des noms de personnes à qui nous allions également rendre visite, et qui parfois nous donnaient d’autres noms… et ainsi nous voyagions de pion en pion, avec la désespérante impression de perdre notre temps.
Mais le découragement et la résignation ne faisaient pas partie de notre vocabulaire, ainsi nous allions rendre une petite visite à un homme que nous avait balancé le 58ème élément de la liste. Comme à notre habitude, nous avions suivi l’homme à distance afin de déterminer le moment propice à une petite discussion en privé. Ainsi, nous étions en train de rouler sur la voie rapide longeant la côte Ouest, à une distance respectable de notre colis. Ambiance paisible, le petit monsieur roulait doucement. Une ombre soudaine nous sortit de notre léthargie, bien aidée par le bruit caractéristique d’un hélicoptère qui nous survolait de très près. Nous avions pris l’habitude de filmer scrupuleusement nos étapes de filature, nous permettant de remarquer une éventuelle voiture qui entreprendrait de nous suivre. Une caméra à l’arrière, une à l’avant. L’argent provenait de ce que nous ponctionnions dans le portefeuille de nos victimes, une pratique certes basse, mais lucrative au possible. Je me saisis de l’appareil posé sur le tableau de bord, et cadrai proprement l’hélico qui nous dépassait à présent pour aller se maintenir en vol stationnaire quelques dizaines de mètres devant la voiture de notre cible, qui freina naturellement. Scamp en fit de même, alors qu’un homme cagoulé armé d’un lance-roquettes Stinger venait de faire son apparition par la porte latérale de l’engin. Alors qu’Ethan passait vigoureusement la marche arrière, réalisant que nous étions repérés, le projectile fusa, et vint à notre surprise exploser la Nissan de notre cible. Je zoomai alors sur l’hélicoptère, dans le but de déterminer l’identité de ces hommes, mais celui-ci ne me laissa pas vraiment le temps de réaliser un documentaire qu’il filait déjà dans l’autre direction, se désintéressant finalement totalement de nous. Les flics n’allaient pas tarder à rappliquer, et leur contact n’était jamais recommandé pour nous, ainsi Scamp mit-il les voiles jusqu’à la dernière sortie que nous avions croisée. Il se gara rapidement alors que je cherchais en image par image la vue la plus nette possible de l’hélico. L’homme cagoulé portait vraisemblablement une sorte d’uniforme, sur le torse duquel étaient inscrits des lettres.
- PLU ? PLO ? RLO ? demandai-je à Ethan tout en lui tendant la petite caméra.
- Il faudrait voir ça sur plus grand écran, mais…
- Mais quoi ?
- De toute évidence, c’est écrit RLU. Pour Red Line Unit.
- Red Line Unit… répétai-je sans comprendre.
- Organisation terroriste.
- Sacré matos… ils ne doivent pas être dans le besoin, constatai-je.
- Cela ne m’étonne pas… ces organisations, c’est la force montante. Elles atteignent presque le niveau d’unités gouvernementales, niveau moyens et agencement.
- Et pourquoi ils ont directement dégommé notre homme ?
- Peut-être qu’eux aussi ont les Patriotes en ligne de mire… Ils ont beau se planquer comme ils peuvent, leur discrétion diminue avec le nombre de pions qu’ils comptent. J’imagine que leurs actions ne plaisent pas à tout le monde.
- Des terroristes contre des Patriotes… soufflai-je.
- Et pourtant. Les forces tendent à s’équilibrer, ces factions indépendantes recrutent de plus en plus d’hommes. Sans compter qu’elles ont tendance à se regrouper…
- Hm… si on a les mêmes cibles, on n’est pas donnés gagnants.
- 2 mercenaires contre une armée en devenir… conclut-il en redémarrant la voiture.
9 Avril 2022, San Francisco.
- Et merde ! m’emportai-je en envoyant mon verre se briser contre le mur.
Le whisky coula misérablement contre la paroi alors que je me mettais à faire les cent pas dans la pièce.
- On a rien ! 3 foutues années que l’on traque les types de cette liste, qu’on en interroge la plupart avant de les descendre…et on a que dalle.
- Mouais… se contenta de soupirer Scamp.
- On ne tue que des pions, des petits soldats sans importance qui n’ont ni informations ni valeur… ce n’est ni comme ça qu’on arrivera à trouver Ocelot, ni comme ça qu’on obtiendra une piste sur la localisation de Claire… poursuivis-je, imperturbable.
- Il faut qu’on change de tactique, lança-t-il en se relevant.
- Tu penses à quoi ?
- On est deux petits mercenaires sur un champ de bataille qui se fractionne de plus en plus ! Des clans se forment, de tous côtés : Patriotes, organisations gouvernementales indépendantes, factions terroristes… ils prennent de l’ampleur ! Regarde ce qu’il s’est passé à Monterrey, ça fait la troisième fois qu’on se fait couper l’herbe sous les pieds en 2 mois ! On est dépassés Alex, admets-le.
- Je comprend pas… tu voudrais qu’on intègre un de ces camps ?
- Oui… soupira-t-il, le regard tourné vers la fenêtre de l’appartement où nous stockions notre matériel. On n’avancera pas sinon. C’est un truc auquel je réfléchis depuis longtemps déjà, et il me semble que c’est la seule issue viable.
- Hm… pensai-je à voix haute, en passant la main sur mon menton mal rasé, impossible d’intégrer la moindre faction gouvernementale, et s’engager tous les deux chez les Patriotes est loin d’être une bonne idée. Devenir terroristes ? Une bonne solution, tu penses ?
A ce moment précis, comme guidé par un destin auquel je ne croyais pas, le journal télévisé racontait l’assaut informatisé d’une faction terroriste sur un serveur de données du gouvernement.
- Je pense, reprit Scamp après s’être tu pendant le reportage. Il y a pas mal de groupuscules sur le marché, certains avec plus de potentiel que d’autres. Mais…
- Mais ? questionnai-je.
- On sera mieux placés certes, mais toujours à l’extérieur. Et c’est pas comme ça qu’on retrouvera ta gamine, crois-moi… expliqua-t-il.
- Tu sous-entends que l’on devrait infiltrer… les Patriotes ?! réalisai-je.
- Ouais, c’est l’idée. Plus ou moins. Je sous-entends que JE devrais le faire, annonça-t-il en se retournant vers moi.
- Pourquoi toi ?
- Parce que celui qui s’y collera devra de toute façon changer d’identité. Et donc de visage. Retrouver ta fille sera très frustrant si elle ne peut te reconnaître, idem pour Ocelot… Et je suis meilleur que toi sur le niveau psychologique, rappelle-toi les tests. Tu risques de faire beaucoup trop d’erreurs, désolé de te dire ça…
- J’ai l’impression que ce plan est complètement stupide. Comment pourrais-tu de toute façon te retrouver Patriote ? me renseignai-je en retournant me chercher un verre dans le buffet.
- On trouvera bien un moyen. Il y a toujours un moyen, sourit-il. Et ce plan, c’est le seul qu’on ait. J’ai beaucoup de bonne volonté, mais pas infiniment. Tuer au hasard, c’est marrant un moment, mais là ça commence à devenir insupportable. Si jamais tu ne te sens pas le courage de t’engager là dedans, très bien. Mais moi, je le ferai. Avec ou sans toi.
- Pour qui tu me prends ? J’en suis... Mais alors il faudra qu’on passe chez Hundred Dynamics. Au cas où les choses tournent mal, on pourrait bien avoir besoin de leur dernière petite trouvaille…
- Bien sur. Notre but et notre camp resterait le même. On ne s’attache pas, et une fois qu’on aura réussi nos objectifs, on se barre en faisant le plus de dégâts possible dans nos clans respectifs. Les deux sont aussi pourris l’un que l’autre de toute façon, conclut-il en avalant son Martini avant de laisser négligemment tomber le verre par la fenêtre.
J’observais le fond du mien comme s’il allait me prévenir l’avenir. Je n’aimais pas beaucoup ce plan… mais Scamp avait raison. C’était le seul moyen de faire vraiment bouger les choses. Et puis, après tout… ce n’était sans doute l’affaire que d’une poignée d’années, tout au plus. Une petite poignée d’années…
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J'ai pas relu. Sans nul doute que c'est mieux, mais j'ai la flemme et je me lève tôt demain... (Pis demain c'est Jeudi Moby
)
Bref. Ripple, merci pour ces précieux conseils, c'est possible que je les avais déjà quelque part dans mon dossier Hundred Shots mais là ça m'aide.^^
Alex, pour l'attaque nucléaire de Saladin. Il a volé des ogives nucléaires je sais plus trop où, d'ailleurs arrangées au POL (y'a une partie documentaire intéressante là-dessus dans ma Chronique mais bon je veux pas spoiler). En gros une belle saloperie. Huit ont été lancées sur -si je ne me trompe pas- Washington, New York, Londres, Paris, Moscou, Tokyo. Je suis quasi sûr pour ceux-là. Les deux autres doivent être Los Angeles et Madrid mais à vérifier.
Sinon, les mort directs montent à quelques centaines de millions. Un milliard au total avec les retombées. C'était dans un texte de Saladin.
Et ce serait, à mon avis, bien de diminuer tout ça. Parce que je sais pas si c'est humainement, psychologiquement et même physiquement possible.
Petit extrait d'un vieux texte (date d'octobre 2005 alors respect pour les vieux hein
)
J´étais dans la base avec Hayley.
-Toutes les villes ont été touchées. New York a été un peu épargnée grâce à la baie, mais 94% de la ville est détruite. Toutes les villes ont été anéanties, le président français est mort, le roi d´espagne, ils sont tous morts, sauf par hasard notre président qui était en voyage...
Frank revint dans la salle, d´un air horriblement lugubre.
-Non, le président vient de se suicider, il a piqué le flingue d´un de ses gardes du corps et s´est tiré une balle.
Hayley se mit à pleurer.
-Le monde est fichu. Dans deux jours, il y aura des manifestations partout, tout le monde va y mettre son grain de sel et l´être humain va s´autodétruire.
-Merde, dit Frank en éteignant son portable. Les secrétaires de l´ONU ont en pris informations et ont foutu une merde pas possible. Les Nations Unie se sont dissoutes.
Un homme entra en courant dans la pièce.
-L´Union Européenne vient de se dissoudre aussi, tous les accords maritimes ont été détruits, les contrats entre entreprises de la planète bousillées, et Mexico, Le Caire, Rome, Bangkok et New Delhi sont dans un pillage atroce, tout le monde fout le feu aux maisons et pille les magasins.
Hayley se leva, puis se mit à genoux et se mit à prier.
-C´est l´apocalypse. Mon Dieu, aide-nous, et maudis l´homme qui a fait ça.
Tandis que, ébahi, je regardai ce spectacle autour de moi, Saladin, dans sa base à Cuba, eut un sournois sourire...
Plus:
-Salut Hayley.
-Mh Thunder, tu peux m´appeler Nick.
-T´as l´air d´aller mieux depuis notre dernière rencontre.
-Ma soeur habitait à Brooklyn. Elle est sûrement morte, dipsersée aux quatre vents.
-Je suis déso...
-Ne le sois pas. On a fait nos estimatiions, il y a 60 millions de morts au moins. Avec la pluie radioactive et l´hiver nucléaire qui va suivre, on va toucher le milliard.
-Merde.
-Bon, trève de commentaires, tu viens pour quoi?
-J´ai besoin de ton aide. Je vais affectuer une résistance avec Sean...
[...]
Plus:
[...]
Nous nous approchions de New York. Au dessous de nous, il y avait des embouteillages depuis cinquante kilomètres. C´était la cohue. Tout le monde fuyait, il y avait des véhicules qui brûlaient, des hommes qui se frappaient à mort parce qu´ils ne savaient pas ce qui se passait. Au loin, je vis New York, du moins ce qu´il en restait. Un épaisse fumée, de la poussière, emplissait tout la ville. Des immeubles brûlaient de toutes parts. Certains quartiers, comme Harlem, avaient été quelquepeu épargnés. Je passai au-dessus de Brooklyn. Tout brûlait, les immeubles s´étaient éffondrés, il y avait des corps dans les rues. J´appelai Hayley, et lui annonçai qu´il y avait de très faibles chances que sa soeur ait survécu. Il accepta la réalité. Il s´en doutait déjà, dit-il. Je passai ensuite au-dessus du cratère qu´avait causé le missile. Il avait atteint Manhattan, le centre de la ville. Sean laissa tomber le manga à ses pieds et ouvrit de grands yeux. Il y avait un trou, profond d´au moins trente mètres, d´un diamètre de cent mètres. Dans les six cent mètres aux alentours, il n´y avait que de la poussière, de la terre carbonisée. Les imeuble n´étaient plus là, il y avait leur base, dont la charpente métallique de certains avait survécue, mais ils avaient été déchiquetés. A l´endroit où se trouvait auparavant l´Empire State Building, il n´y avait maintenant qu´un amas de béton écrasé aux alentours. Autour, il y avait des débris, du métal, du béton, entassé dans tous les coins. Pas de vitre. Tout le verre avait été soufflé. Nous survolâmes Central Park. La vision apocalyptique atteingnait le sommum. Il n´y avait presque plus d´arbres. Ce n´était qu´un énorme champ carbonisé. Il y avait à certains endroits des souches d´arbres. Les plus grands avaient tenus le coups mais étaient calcinés, le petit lac était noir à la surface, rempli de poussière et de débris. On voyait aussi des poissons morts qui flottaient.
[...]
Voilà pour ce qui est de mon côté. Si tout ça peut t'aider, bien évidemment.
Après bon je sais pas si ça colle avec tes événements et ton petit voyage dans l'Arsenal Gear vu que tout ça se passe à NYC... à voir.
Par contre pour des infos vraiment précises faut... voir avec Saladin. Il avait tout expliqué dans un texte à l'époque.
Ok, merci Thundy.
Pour mon texte, t'aurais pu lire les 3 scènes que j'ai incorporées qui a elles trois ont à peu près la taille d'un texte, mais bon pas grave...
Pour les infos, merci bien, j'ai pas besoin non plus d'une pelletée de renseignements mais j'explorerais le topic de fin 2005 pour retrouver ce texte de Saladin. ![]()
Je pensais pas qu'il avait fait autant de dégats que ça, ce fou... ![]()
Comment ça se fait que dans la suite de nos textes, le monde semble "normal"... après une telle attaque il devrait être HS non ? ![]()
L'µHumain, a la différence des Animaux peut s'habituer a une situation et en tirer le Maximum
On peut donc considérer que malgré tout, le Monde se reconstruit petit a Petit, les Ficelles étant toujours tirés par les "Gentils" Patriotes qui essayent tant bien que mal de tenir U-155 a l'écart de la reconstruction Techno tandis que les Terros ont essayés, tant bien que mal de regrouper leurs Forces
Si cela colle avec le Fil conducteur de Chaqu'un de vos persos, c'est ce qu'il serait le plus plausible ![]()
Oui c'est plus ou moins ça (sauf que "gentil" est pas le meilleur mot pour les Patriotes XD)
Dans la mission "Barcelone Wave" à l'époque, on parlait encore beaucoup des dégâts de Saladin, Barcelone étant devenu du coup suite à la guerre un des pôles économiques les plus puissants du monde après que les bombes de notre tero favoris eurent touché la terre.
A la fin de BW, Locke conclut cette saga en disant que la guerre est enfin officiellement finit (la guerre mondiale qu'ont provoqué les Patriotes et Saladin), depuis (Fin Aout 2028), c'est l'ère de la reconstruction.
Pour New york, je trouve pas ça si impossible.
La ville a été bombardée en 2027, Alex y va en quoi, 2030 ? Entre les shoots anti-radiations qu'ont pu se faire la Chrysler Unit et les nettoyages 'modernes' des retombées des années 2020-2030, moi j'y crois à la mission^^.
Idem pour le nombre de mort, en 2027, il devait y avoir quoi, 7 millards et demi de personnes sur terre, avec Saladin ça passe à 6 millards, c'est une catastrophe, mais surmontable (Et c'est d'ailleurs pour cela que j'ai jamlais rien redit sur cet évènement perso).
Okay cool, pas d'incohérences dans ce final qui m'est cher.
Tu lis la version longue ou je l'ai écrite pour rien?
Ah, et... quelqu'un qui serait exposé à de telles radiations au moment des retombées, il pourrait y survivre selon toi ? C'est important pour la cohérence d'un truc que je veux éclaircir après... Merci déjà pour les infos en tout cas. ![]()