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***Mission Top Secrete***

x-Sawyer-x
x-Sawyer-x
Niveau 10
18 mars 2009 à 13:16:08

C'est bon, retrouvé, page 1307 ( y'a eu 57 pages effacées ? oO ) :)

Kinroi
Kinroi
Niveau 10
18 mars 2009 à 13:33:39

:fou: Pas compris la moitié :fou:

Mais faut dire que j'étais pas la aussi donc :( ..... Ca me donne une idée :p)

_Pliskin_
_Pliskin_
Niveau 10
18 mars 2009 à 14:42:58

"(à part le "Son of the Beach" de Iron XD x 1000 Pliskin fils de la plage ??)"
:d) Je la fais à chaque fois celle là, j'y échappe jamais :o))

"Niveau narration, on note un manque de passé simple mais rien de grave dans l'ensemble"
:d) En relisant un peu, j'ai trouvé que y avait trop de passé simple justement, ça fait lourd :(
Et putain, il est à chier le texte. J'écris vraiment mal, j'ai bien fait d'arrêter xD

"Et à propos de cross-over, un de mes préféré restera sans doute celui ou Ripple jarte Sean de l'hélico pour tomber sur un camion...

Meme camion repris dans le texte de Pliskin, alors qu'il était en train de conduire, mythique ! :-d"
:d) Attends, et je crois que t'as zappé la brèche dans la vitre de la cantine dans ce final ^^
Ça m'a fait marré quand j'ai relu. C'est trop naze. Encore une fois, j'ai bien fait d'arrêter.

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
18 mars 2009 à 17:10:31

Arrête c'est un bon texte, honnêtement. Et en plus il est cohérent.
Y a juste cthistoire avec la dague quoi, voilà quoi ! :o))

Pour le final de Naked il y a en effet Fin Unanime page 1307, mais je pense qu'Alex parlait de la Conclusion de Naked, (on l'avoit tous un peu zappé ce texte) en effet je me suis trompé de page, c'est page 1346 et non 1364 (avant dernier texte de la liste).

x-Sawyer-x
x-Sawyer-x
Niveau 10
18 mars 2009 à 17:40:09

Euh oui voila, j'ai confondu avec Fin Unanime. :)

_Pliskin_
_Pliskin_
Niveau 10
18 mars 2009 à 17:46:14

Ultimate_gamer0 Voir le profil de Ultimate_gamer0
Posté le 18 mars 2009 à 17:10:31 Avertir un modérateur
Arrête c'est un bon texte, honnêtement. Et en plus il est cohérent.
Y a juste cthistoire avec la dague quoi, voilà quoi ! :o))

:d) Arrête, c'était le seul bon truc ça :noel:

x-Sawyer-x
x-Sawyer-x
Niveau 10
18 mars 2009 à 19:05:04

J'ai plus que la séquence post-générique à faire ! :fou:

T'as intérêt de lire cette chronique Ulti, je fous le final d'ici quelques jours... voire heures ! :noel:

x-Sawyer-x
x-Sawyer-x
Niveau 10
18 mars 2009 à 22:26:31

Bon !
Alors...
Après des mois et des mois de travail, voila enfin mon final. :)
Il ne clot pas totalement mon histoire, d'après l'idée de Ripple je compte faire des flash-backs sur la vie de Kenneth avant l'entrée chez les Terroristes... voire peut-être des flash-forward qui se dérouleront après le final... ça, c'est si Ulti arrive à me trouver un bon petit coup de théatre. :fou:
Je précise à Ripple qu'avoir lu ma chronique n°II serait utile, voire essentiel à la compréhension. Tu sais à quoi t'en tenir. :-)

Sinon, bah c'est mon texte le plus long jamais écrit, 19 pages Word, mais je dois avouer que je suis fier de l'avoir enfin fini. :p)

METAL GEAR HUNDRED SHOTS.
KENNETH DOLPH
Season Finale : A tale of a martyred island.
( Titre provisoire )

Cet hôtel avait vraiment beaucoup de charme. Loin de tout conflit, il constituait un havre de paix idéal dans lequel nous venions prendre quelques jours de repos après les grosses missions. Une grande piscine, donnant sur Ocean Drive. Ah, la Floride… Et tout cela aux frais de la princesse Saladin. Je buvais tranquillement mon cognac, accoudé au bar situé dans le hall d’entrée, avec Jay à mes côtés, en train de draguer la blondinette qui était venue se rincer le gosier à côté de nous. Sans prévenir, aussi étonnés les uns que les autres, nous vîmes débarquer à l’accueil une vingtaine d’hommes, armés, vêtus de vestes tactiques siglées « FBI ». Jay se retourna vers moi, me jetant un regard inquiet, auquel je répondis tout doucement que nous étions ici incognito et que cela ne pouvait pas être pour nous.
Le leader du groupe de joyeux drilles venait de montrer une page de photos au réceptionniste. Celui-ci prit le temps de jeter un œil à ses fichiers informatiques, et répondit à l’homme cagoulé, heureusement suffisamment fort pour que cela parvienne à nos oreilles :
« Oui, ils sont ici. Chambres 208 et 206. »
Grosse bouffée de stress. Je me retournai, ouvrit le clapet de mon cellulaire et composai le dernier numéro appelé.
« On est grillés, barrez-vous de la chambre, montez dans les étages, on vous rejoint. Grouillez-vous, vous avez à peine 40 secondes ! ».
Milla ne prit même pas le temps de répondre, et je l’entendis appeler Kyle avant même qu’elle ne raccroche. J’emmenai Jay par la manche jusqu’à l’escalier de service, que nous montâmes quatre à quatre jusqu’au dernier étage. Soupir de soulagement, ils étaient bien là. Partie dans la panique, Milla me jeta un regard accusateur lorsqu’elle me surprit à admirer ses formes à travers le maigre t-shirt qu’elle portait. Il était évident que nos assaillants allaient fouiller l’hôtel de fond en comble pour nous retrouver, on ne pouvait donc pas se permettre d’y rester une seconde de plus. Une chance qu’en bons soldats paranos, nous portions toujours sur nous au moins une arme de poing. Chacun l’arma, puis je poussai la porte d’accès au toit. A pas mesurés, je me dirigeai vers la corniche. 7 étages. Même sans être effrayé par le vide, ça faisait haut. Une silhouette me fit lever la tête. Un hélicoptère de la police venait d’apparaître devant nous, et je pouvais voir le pilote donner notre position par radio. A vrai dire, il était même suffisamment près pour que je puisse compter ses dents. Mais qu’est ce qu’ils nous voulaient, bordel ? Je sortis mon Socom, tirai plusieurs balles dans sa direction, balles qui s’écrasèrent lamentablement contre la vitre blindée. Cet enfoiré répondit par une salve du canon planqué sous l’appareil, dont les balles fusèrent autour de moi, alors que je me jetai à terre. J’entendis Milla crier mon nom. De l’autre côté du bâtiment, les autres venaient de trouver l’échelle de secours. Je me relevai promptement, glissai jusque là, et me lançai sur leurs talons dans ces escaliers si casse-gueules. Fort heureusement, cette partie de la façade donnait sur un autre bâtiment, ce qui empêchait l’hélico de venir nous plomber. Arrivés en bas, nous sautâmes sur le bitume et nous mimes à courir jusqu’au parking, à la recherche de nos voitures de location.

Quelle idée à la con de les avoir garées si loin… A peine arrivés dans nos bolides, deux Aston flambantes neuves, une grosse voiture noire entra dans le parking. Je démarrai en trombe, immédiatement suivi par Jay dans l’autre voiture. L’ennemi essaya de nous couper la route, mais ne réussit qu’à s’encastrer dans une voiture garée alors que nous le contournions. Deux autres voitures s’approchaient à pleine vitesse, et je m’engageai dans la voie de service, Jay derrière moi évitant de justesse la collision. Renversant quelques poubelles au passage, nous débouchâmes enfin sur une route ouverte. Sans aucune idée de par où fuir. Aussitôt, l’hélico revient à la charge, il ne faisait que nous survoler, sans doute n’était-il plus armé. J’essayai de les semer dans la ville, mais ils semblaient être à même de nous rattraper à chaque virage, pire encore à plusieurs intersections ils étaient sur le point de nous encercler. Sans trop y réfléchir, talonné de près par Jay, je m’engageai sur l’autoroute, direction Nord. Leurs voitures semblaient très maniables, mais pas si rapides que les nôtres. Malheureusement, l’hélico ne nous lâcherait pas… Fuir jusqu’à être en panne d’essence… Ou jusqu’à ce qu’un miracle arrive. Je passai la 4ème. Oui, j’avais demandé une boîte manuelle. De nos jours, elles étaient très rares, mais quand on étale l’argent sous le nez des agences, elles apparaissaient comme par magie. Une nuée de balles explosa la plage arrière. Milla ouvrit la boite à gants d’un geste rageur et en tira une grenade. Elle ouvrit soigneusement la vitre, arracha la goupille avec ses dents, attendit deux secondes, et lança. Bien calculé, l’explosion eut lieu à quelques décimètres de la voiture la plus proche de nous, qui fit une jolie pirouette vrillée sur le côté. Les voitures qui la suivaient passèrent entre les flammes, alors que Milla refermai sa vitre. Je la regardai, elle me rendit mon regard avec une expression d’un air de dire « Bah quoi ? ». Toujours aussi impulsive et explosive. 5ème rapport. Aucunement besoin de musique, pas cette fois, le doux son du moteur suffisait à me faire planer. Jamais prêt à abandonner, nos poursuivants continuaient à nous coller au train, malgré les 210 km/h avec lesquels nous flirtions à présent. Jay et moi roulions côte à côte, je jetais un œil par la vitre et vis Kyle qui était tranquillement en train de se choisir un CD dans la pochette. Tsss… de vrais gosses.
« Alex ! » Jay partit à gauche, moi à droite. Une roquette venait de passer entre nous deux, et d’après la boule de feu que j’aperçus dans mon rétro, l’un des gusses de derrière venait de passer au barbecue. Bien, s’ils se descendaient entre eux la poursuite allait être plus facile. Je vis l’origine du missile. Deux 4x4 étaient garés en travers de la chaussée, à une centaine de mètres en amont. Je me frottai contre la barrière de sécurité, Jay faisant pareil de l’autre côté, et rasai le flanc de la voiture alors que des gerbes d’étincelles jaillissaient de toutes parts. Les voitures ennemies étant plus larges, elles avaient freiné, ce qui nous laissait un certain temps d’avance, suffisamment pour mettre les gaz. Mon coéquipier, toujours aussi joueur, vint amener sa voiture à me hauteur, me fit un sourire narquois, et enfonça la pédale d’accélérateur. Je fis de même, et l’aiguille indiquant la vitesse s’éleva si vite que je crus pendant un instant que c’était le compte-tours. Après le 7ème et dernier rapport, nous tutoyions les 300 kilomètres heures, et avalions les miles de lignes droites à un rythme affolant. Au loin, j’aperçus une voiture garée sur la bande d’arrêt d’urgence. A cette heure avancée de la nuit, pourtant, presque aucune voiture ne s’aventurait sur l’autoroute, et heureusement pour nous, car à cette vitesse, le zigzag était déconseillé. Néanmoins, Jay et moi ralentissions, à l’approche de cette possible menace. Arrivés à une centaine de mètres de l’endroit, mes pleins phares me permettaient enfin de discerner où était le piège. Stopper une voiture lancée à 220 km/h sur 100m. Impossible. Les deux Aston passèrent sur la herse à une soixantaine de kilomètres heure, et j’entendis nettement l’éclatement des pneus. Alors que nous essayons de maintenir le cap et une certaine allure, les autres nous rattrapaient, ainsi que l’hélico que nous avions laissé un peu derrière. Mais alors que ce dernier allait se poser en plein milieu de la voie, nous bloquant définitivement le chemin, un missile venu de nulle part vint le transformer en une belle boule de feu, dans la nuit floridienne. Je vis alors un autre hélico venir se caler juste au dessus de nous. Presque aussitôt, un nuage de fumigène sortit de la trappe arrière, nous cachant totalement à la vue de nos poursuivants. Alors que deux cordes venaient pendouiller de chaque côté de notre voiture, je jetai un œil au compteur de vitesse. Malgré mon pied au plancher, elle diminuait dangereusement. Les portières en avaient déjà pris un sacré coup lors de notre séance de frottis avec la barrière de sécurité. Milla arracha la sienne, qui déjà tenait avec grande difficulté, d’un bon coup de pied. A tatillons, je cherchais le fusil à pompe planqué derrière mon siège pour le caler sur la pédale d’accélérateur. Je dus reculer mon siège pour qu’il puisse bien coincer cette dernière, puis explosai la portière à mon tour. Je pris mon Socom sous mon siège, et empoignai la corde. Milla et moi fûmes tirés par un treuil jusque dans l’hélico. La voix du pilote résonna dans l’habitacle :
« Désolé si je passe les présentations, mais je suis un peu occupé là. »
Je me posai allongé dans l’hélico, la tête au-dessus du vide, pour aider nos coéquipiers à montrer. Je vis Jay exploser sa portière, attraper la corde, et se balançer dans le vide sans trop chercher à comprendre. Mais Kyle, quant à lui, essayait désespérément de décrocher sa portière, qui paraissait encore trop bien soudée. Au bout de plusieurs tentatives, il donna un coup de coude dans la vitre, et commença à s’extraire. La voiture, qui ne dépassait dès lors plus les 30km/h, fit un écart, le volant étant resté en roue libre. Jay se laissa glisser le long de la corde, posa le pied sur le bord de la voiture, et essaya tant bien que mal de stabiliser le véhicule. Kyle s’extirpait petit à petit, mais lors d’un autre soubresaut incontrôlé, l’un des morceaux de verre non brisés de la vitre vint se planter dans sa cuisse. Alors que je m’apprêtai à bondir sur la corde pour aller l’aider, le pilote me hurla :
« Non ! Le treuil ne supportera pas le poids de deux personnes ! »
Je pris le risque, mais à peine avais-je posé le pied sur le bord de l’hélico que l’une des vis qui maintenaient le treuil commença à se faire la malle.
« Bordel ! Plus de fumigènes d’ici peu les gars. Je peux pas risquer nos vies à tous pour sauver votre pote, dès qu’on est à découvert, je dégage ! »
Jay, resté en bas, avait tout entendu. Il se laissa glisser jusque Kyle, essaya de le tirer, mais celui-ci hurla de douleur. Alors qu’il allait entreprendre de le sortir par la force, une rafale frôla son épaule. Les fumigènes avaient disparu. Alors que le pilote basculai la manette pour virer, je me penchai et gueulai « Jay ! ». Celui-ci lança un regard à Kyle, mais la voiture était presque à l’arrêt et 3 voitures nous talonnaient. Il ne pouvait rien faire.
« Désolé vieux… Sincèrement désolé. » lui lança-t-il.
Il s’approcha de lui, lui déposa son flingue dans la main, prit une impulsion et s’accrocha de justesse au montant de l’hélico. Je l’aidais à se tirer à l’intérieur, et jetait un regard à Kyle, presque à l’arrêt maintenant.
- Il faut aller le chercher ! gueulai-je à un peu tout le monde à la fois.
- Impossible, c’est lui ou nous tous ! me répondit le pilote, non moins fort.
- Putain mais on va pas le laisser crever comme ça ! Moi j’y vais.
Je me préparai à re-sauter sur la voiture qui ne s’était pas encore trop éloignée, mais me retrouvai plaqué en arrière.
- Arrête Kenneth ! cria Milla.
- On est une équipe, merde !
- Tu ne peux pas sauver tout le monde ! continua-t-elle, la voix tremblante.
- On parie ?
Elle sortit son arme, qu’elle chargea.
- Si t’essaie de sortir de cet hélico je te colle une balle dans le genou…
- Essaie un peu, pour voir.
Bien déterminé à sauter, je m’avançais arme au poing vers la porte de l’appareil, et alors que j’évaluai la distance de nos agresseurs, des sifflements vinrent m’effleurer les tympans, et presque aussitôt, le pilote décrocha et s’éloigna définitivement de la Highway. Tombé en arrière, je n’eus que le temps de voir Kyle, qui avait presque vidé son chargeur, retourner l’arme contre lui. Et presser la détente.

Je ne dis rien. Je ne respirai même plus. Je m’étais fait le serment de protéger mes frères d’armes, à n’importe quel prix. Et voila que l’un d’entre eux était mort, sous mes yeux, sans que je n’ai rien tenté… Absolument rien. Vivre ensemble ou mourir seul tu parles. Et mourir seul, plutôt…
- On pouvait rien faire… souffla Milla.
- Tss…
- Tu peux pas toujours nous sauver la mise… !
- Mais arrête ! Arrête de répéter ça putain ! C’est mon rôle ! Je suis le doyen de l’unité, s’il y en a un qui est supposé mourir, c’est moi…
- C’est pas du courage ce que tu nous fais là… c’est de l’égoisme ! T’es le plus vieux alors t’es le seul à avoir le droit de se sacrifier pour les autres ? On est tous des terroristes. On connaît les risques, on sait très bien qu’on est tous en danger constant. Et c’est toi-même qui nous disait, à la formation de la Chrysler Unit, qu’on avait tous le même grade, le même poids, pas de leader. Il avait autant le droit de mourir que toi !
- Tu crois qu’il a choisi ? C’est le plus jeune d’être nous, Milla, merde ! Il a presque moitié mon âge ! Il est mort embroché sur une vitre de bagnole, seul !
- Mais tu te rends pas compte que si tu avais sauté, on serait tous restés, et on serait surement tous morts. Il est là ton problème, tu veux tellement jouer les héros que tu fais les mauvais choix. T’es pas Solid Snake. Et encore, même lui il a subi des pertes. Faut que tu t’en rendes compte, Alex. Tu es un soldat, comme moi, comme Jay, comme Kyle, comme il y en a des centaines à la base. On a juste eu plus de chance que les autres.
Ses yeux verts étaient à demi-clos, une larme attendait au coin de son œil l’autorisation de décoller. Elle avait l’air sincèrement désolée pour tout ce qui était arrivé, même si rien n’était de sa faute. Mais cela ne changeait absolument rien. J’allais jusque dans la cabine de l’hélico, tout en remettant mon arme dans son holster, lui tournant le dos sans un regard.
- Vous êtes avec qui ? demandai-je au pilote.
- De vôtre coté, me répondit-il simplement.
- Je ne sais pas moi-même de quel côté je suis. Enfin, pas envie de cuisiner qui que ce soit maintenant, soupirai-je.
- Ne vous inquiétez pas, vous comprendrez d’ici peu, dit-il sans quitter l’horizon des yeux.
- Bon… à ce que je vois, on ne retourne pas à notre base en tout cas. Vous filez nord-est, observai-je tout en contemplant à mon tour la nuit étoilée, éclairée par une lumineuse pleine lune.
- Non. Si je vous ramène à votre base, ils vous tueront. On a autre chose à faire avant, déclara l’homme, d’un ton sérieux et posé, suffisamment fort pour que les autres puissent entendre. On y sera dans 1h30. Vous devriez piquer un somme.
- Mouais, merci du conseil, concluai-je en retournant vers la cabine.
Je m’assieds dans un coin, sur un de ces sièges désespérément inconfortables, et me prit la tête entre les mains. Tout commençait à changer. Oui. Tout se passait comme prévu.

x-Sawyer-x
x-Sawyer-x
Niveau 10
18 mars 2009 à 22:27:35
  • SUITE*

Une heure et quelques plus tard, j’émergeais. J’avais cette sorte de don inutile de pouvoir m’endormir n’importe où n’importe quand pourvu que j’aie eu ma dose de sensations fortes. Je me levai lentement, passai devant Jay et Milla qui essayaient de faire le vide, et retournai voir le pilote.
- Vous tombez bien, me dit-il, on arrive.
- Welcome home… soufflai-je.

La lune éclairait l’horizon, laissant entrevoir un champ de ruines, où un épais brouillard régnait encore. Vision de désolation d’une ville dévastée. Un géant à qui on avait coupé les jambes. Ce qu’il restait des gratte-ciels gisait piteusement au sol. Et tout cela par la folie d’un seul homme. Je ne pensais jamais y retourner, depuis ce jour. Et pourtant m’y revoilà. L’île meurtrie… Manhattan.
- C’est toujours là ? me renseignai-je à l’homme qui semblait connaître ce paysage par cœur.
- Bien sûr. Si toute l’armée n’a pas réussi à le bouger, ce n’est ni le temps, ni une misérable ogive qui le fera, me répondit-il avec un clin d’œil.
Je mis quelques instants avant de l’aperçevoir, à cause de l’amas de poussière qui le recouvrait. Pourtant, c’était bien là, plus imposant que jamais, toujours au même endroit. Le pilote se posa lentement sur son sommet, les cendres formant un tourbillon autour de l’appareil. Aussitôt, un sentiment de tristesse et de haine mêlée m’envahit. Elle était donc toujours là, elle aussi. Jay sortit de l’hélico, en même temps que moi. Il balaya l’horizon sur 360° avant de se passer la main sur le visage en soufflant :
- Where the hell are we guys… ?
- You just said it. We’re in hell. We’re where very special things occurred. Welcome on the Arsenal Gear, brother.
- The Arsenal Gear ? But why ? s’exclama Milla.
- To shut down U-155, lança l’homme qui avait retiré son casque.
La cinquantaine, un air de commandant de bord, une moustache grisonnante, un petit sourire aux lèvres.
Milla se mit à rire, un rire plutôt nerveux, puis voyant que cette annonce était parfaitement sérieuse, elle ouvrit de grands yeux avant de renchérir :
- Mais comment on va faire ça ? Et… pourquoi maintenant ?!
- Lui le sait, dit-il en me désignant.
Elle se tourna vers moi, me lançant un regard interrogateur et assez accusateur, auquel je répondis par… à peu près le même regard, à vrai dire.
- Enfin… quand on l’aura un peu éclairé, il le saura, relança le pilote.
- Et vous attendez quoi ? insista Jay.
- Ce n’est pas mon rôle. Je suis juste le pilote.
- Admettons, repris-je, on rentre comment ?
- Le GW a été corrompu, mais l’Arsenal est toujours opérationnel.
- Vous ne me ferez pas croire que l’on rentre là dedans comme dans un moulin.
- Les seules personnes habilitées à pouvoir libérer l’accès sont celles qui étaient sur l’Arsenal lorsque le GW a déraillé.
- Les deux seules personnes à être en âge d’y avoir été, ici, sont vous et moi, lançai-je au pilote, et je n’y étais pas. Alors ouvrez-nous le chemin.
- Je n’y étais pas non plus, souffla-t-il.
- Alors qu’est ce qu’on fout ici ?
- Le système reconnaît l’empreinte ADN, il se base sur des allèles très particuliers, plus particulièrement sur certains caractères très spécifiques, de façon à ce qu’il soit le moins reproductible possible.
- L’ADN… pensai-je à voix haute.
- Vous ne voyez pas où je veux en venir ? m’interrogea-t-il.
- Si. Mais on ne peut être sur que cela fonctionnera.
- Essayez. La trappe est à 20 mètres par là, indiqua-t-il.
- Vous ne venez pas ?
- Je l’ai déjà dit, je ne suis que le pilote.
Alors qu’il s’asseyait sur le bord de l’hélico, nous nous dirigions vers la trappe. En marchant dessus, un petit panneau numérique, un peu rouillé, vint lentement à notre hauteur, avec une empreinte de paume clairement visible. Je posais ma main dans les traces. « Identification en cours ».
- Helena… ouvre-moi la porte… s’il te plait… soufflai-je.
« Identification terminée. Accès autorisé. »
Brusquement, le sol trembla, et nous commençames à nous enfonçer dans les profondeurs de l’Arsenal. L’hélicoptère puis son commandant disparurent petit à petit de ma vision, alors que nous entendions le bruit caractéristique de toute une machinerie qui se remettait en route, réactivée après tant de temps. On pouvait sentir que ces portes étaient restées closes pendant tant de temps. En effet, quelques secondes plus tôt, l’odeur de la cendre et de la poussière environnante était oppressante. Mais au fur et à mesure de notre descente, elle disparaissait. Remplacée par le néant. Je m’attendais à une odeur de sang séché, de métal rouillé, ou que sais-je encore… Mais non, ce lieu semblait comme enfermé dans un écrin, à l’écart du monde réél, là où les sens n’avaient plus d’emprise sur l’homme. L’élévateur était encerclé de plexiglas, ce dont nous ne nous rendîmes compte que lorsque les lumières se rallumèrent enfin. Une vue que l’on qualifierait de… panoramique. Une grande salle, désespérément grise, carrée, froide. Une atmosphère indescriptible.

Pendant toutes mes années d’errance, j’avais tellement pompé d’informations chez des Patriotes ayant participé à la mise en place de l’Arsenal que l’endroit me semblait familier.
En revanche, les noms de toutes ces fichues salles m’avaient toujours échappé. L’ascenseur se stoppa à 10 bons mètres du sol, et ce n’est qu’en me retournant que je remarquai qu’une salle toute aussi grande s’étendait de l’autre côté, et que nous reposions sur un large palier les séparant. Tout semblait plus imposant ici, tellement plus qu’à l’extérieur ou le néant régnait. En fait, l’Arsenal représentait la Manhattan déchue. Des rampes d’escalier couraient des deux côtés de notre piédestal.
- T’as une idée de ce qu’on cherche ? lança Jay.
- Pas la moindre, lui répondis-je d’un ton franc. D’après le pilote, ce n’était pas à nous d’aller à quelqu’un, mais bien à quelqu’un de venir à nous.
- Ouais, bah de toute évidence, ce quelqu’un n’est pas là. Faut qu’on continue. Gauche ou droite ? répondit Milla.
- Les deux salles communiquent, d’après les plans, lui indiquai-je.
- Quels plans ?
Je me tapotai le crâne avec le bout de mon flingue.
Après une minute d’âpre hésitation, nous avions donc emprunté le long escalier de gauche. Le calme olympien qui régnait fut très vite rompu par un évènement contraignant. Les lumières faiblirent, une fois, deux fois, puis trois fois avant de s’éteindre complètement. J’allumais la lampe de mon Socom ( oui, le Deagle manquait vraiment de précision. ), et continuai à mener la descente. Arrivés en bas, je savais que l’une des pièces menait directement vers la salle ovale où Raiden et Pliskin avaient combattu côte à côte des dizaines d’Arsenal Tengu. Et, accessoirement, que c’était un cul de sac. Alors que nous nous dirigions vers l’autre sens, nos faibles rayons de lumière éclairant péniblement des zones localisées de l’immense pièce, Jay eut un mouvement brusque de recul. Comme suspendus au mur, deux RAYs nous entouraient. Milla leva son arme, mais j’arrêtai son mouvement. Je n’en avais jamais vu un d’aussi près, cette bestiole était définitivement imposante. Magnifiquement imposante, même.
- Attends…
Je m’approchai… Aucune réaction.
- C’est bien ce que je pensais. Ils sont inertes. J’imagine qu’ils n’ont pas tous été activés et détruits pendant le combat contre Raiden et Sears.
- Merde… ca surprend, souffla Jay, un peu honteux.
- Si t’as peur du noir, cherche un interrupteur, railla Milla.
- Mais non, on est dans une forteresse moderne, suffit de frapper des mains, regarde.
Les gestes suivirent la parole.
- Bravo Einstein, d’autres grandes i…
Ses mots furent interrompus par le bruit de la machinerie qui se remettait en route. La jeune femme ouvrait de grands yeux dégoutés alors que Jay jubilait.
- Coup de chance… grogna-t-elle.
- La chance n’est qu’une valeur abstraite destinée à donner du courage à ceux qui n’ont pas la foi. Nous on l’a. J’appellerais donc ça… du talent ! lança l’autre qui arborait toujours un grand sourire.
- Allez, arrête de faire le malin et avance !
Toujours méfiants malgré la luminosité enfin revenue, nous recommencions à progresser.

Au bout de cette immense pièce dans laquelle le moindre de nos pas résonnait dans un frèle soulèvement de poussière, son antithèse s’ouvrait devant nos yeux, séparée par l’une de ces portes coulissantes au temps de réaction discutable. Un couloir, dans lequel on aurait difficilement pu marcher à deux de front, long d’une centaine de mètres, baignait dans une étrange lumière, à mi-chemin entre le glauque et l’indescriptible. La dernière fois que j’étais passé dans un couloir de ce genre, j’avais déclenché un système qui l’avait fait sauter en totalité avant de me projeter contre un mur. Cette fois j’hésitai donc entre laisser Jay passer devant, ou bien marcher en regardant fixement mes pieds. Mais étant donné que mon envie de parler à qui que ce soit avait été fortement diminuée par les évènements passés, je pris donc la tête de la petite équipe. Sans mauvaise surprise cette fois. Ca en devenait même inquiétant. J’en attendais beaucoup plus de la part de l’Arsenal, des systèmes de sécurité, des Patriotes gardant jalousement le secret de l’immense supercherie survenue à cet endroit… Et bien non. Nous évoluions dans un immense tombeau, silencieux et respectueux du moindre souffle, comme en dehors du temps. Malgré l’effort de vigilance que je fournissais, je ne pouvais m’empêcher d’imaginer ce qu’aurait été cette pièce en 2009, avant que ce monstre ne vienne dévorer Manhattan. Arrivés au bout de la pièce, je marchai en direction de la porte coulissante… qui, au lieu de translater sans broncher, émit un petit « bip » provocateur. Je tentai à nouveau ma chance, sans résultat. Milla, ayant compris la situation, traversa à nouveau la pièce pour aller ouvrir la porte opposée. Hélas, celle-ci semblait s’être accordé avec sa jumelle.
- Youpi, manquait plus que cela. Seuls dans ce putain de sarcophage, souffla Jay.
A ces mots, les lumières s’éteignirent à nouveau.
- Mais c’est dingue, j’ai le don de contrôler ces trucs par la parole ou quoi ? grogna-t-il.
- On est mal… constata Milla, qui était revenue à tatons.
- Heum, vous venez ou vous attendez la St Patrick ?
Nous nous retournâmes d’un même mouvement. Nos lampes illuminèrent la porte. Enfin, disons plutôt l’endroit où elle se trouvait juste avant que la lumière ne s’éteigne. Jay, quand à lui, était avancé de quelques pas dans la salle suivante, toujours totalement plongée dans le noir.
- Grouillez vous de passer avant que ça ne se rallume ! lança-t-il.
Effectivement, à ce moment, le bruit de la machinerie se remit en route. La porte se referma brusquement, quelques dixièmes de seconde après que nous soyons parvenus à la franchir.

Aussitôt, la lumière se ralluma. Incroyable. Cette salle était encore plus haute que la précédente, parfaitement ronde, des dizaines d’écrans d’ordinateurs et de surveillance s’étendaient en cercle autour du immense tour centrale, à la base de laquelle brillait une plaque qui portait l’inscription « GW ». Rapidement, je constatai que cette tour était entièrement composée de câbles, qui reliaient chaque écran d’ordinateur, et grimpaient à perte de vue. La salle comportait trois étages, apparemment inaccessibles, les deux autres n’étant que des paliers circulaires. 4 portes s’ouvraient sur chaque étage, le notre y compris. Tout semblait éteint, inerte.

x-Sawyer-x
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Niveau 10
18 mars 2009 à 22:29:32
  • SUITE*

- Kept you waiting, uh ?
Un homme venait de franchir la porte opposée. C’était…
- Vous ? m’exclamai-je.
- Moi. répondit-il simplement avec un petit sourire.
- Que le pilote, hein ?
- J’avais quelques… préparatifs à faire, continua-t-il. Vous n’auriez pas accepté que je parte devant.
- C’est içi n’est ce pas ? D’ici que l’on va couper U-155 ? Mais pourquoi depuis l’Arsenal ?
- Vous croyez vraiment que s’il s’est échoué ici, c’est par erreur ? Non. C’était son point de chute, depuis le début.
- Manhattan ? Mais quel était l’intérêt d’exposer leur navire de guerre… ?
- Tout simplement car ce n’en était pas un. Les Patriotes ont fait d’une pierre deux coups. Le plan S3… et la mise en plaçe d’U-155, dit-il en s’approchant de nous lentement.
- Je savais que c’était vers la même période… mais pas que ça avait un rapport direct !
- Et pourtant c’est le cas. Vous n’êtes pas sans savoir qu’U-155 signifie Under 155 000 Feet. C’est la profondeur de la base principale, sous l’Atlantique, dans la baie de New York.
- Mais quel rapport avec l’Arsenal ?
Jay et Milla buvaient chacune de nos paroles, n’osant ni nous interrompre, ni esquisser le moindre mouvement.
- A l’époque, la technologie radio n’était pas encore assez développée pour permettre aux ondes de traverser cette couche d’eau suffisamment efficacement pour que l’IA fonctionne à son niveau optimum. Mais cela, ils n’ont pu s’en rendre compte qu’après l’installation de la base. Pourquoi crois-tu qu’Ocelot a filé à bord d’un Ray, laissant l’Arsenal dériver ? Il était programmé pour aller se crasher sur Manhattan. Et notre cher cow-boy a filé dans la toute nouvelle base, afin de procéder à la synchronisation.
- La synchronisation… l’Arsenal a servi de relais ? relançai-je en ouvrant de grands yeux.
- Exact. Non seulement il a servi d’antenne pour retransmettre le signal d’U-155 au monde entier, mais… il a également gardé sa fonction initiale.
- ….
- Le GW. En vérité, il avait besoin d’être connecté à un nœud pour être à même de contrôler le système. Ce nœud, c’est Manhattan.
- Attends, je connais l’histoire par cœur, j’ai déjà rencontré Hal Emmerich à ce propos… le virus a pourtant désactivé le GW !
- Tu crois vraiment que le système informatique le plus élaboré au monde, protégé par l’une des forteresses mobiles les plus sophistiquées de l’époque, allait être mis à mal par un simple ver ? Ca aussi, c’était prévu. La mise en scène était parfaite, et nécéssaire. Ainsi, Snake ne s’occupait plus du GW, le pensant détruit, et celui-ci pouvait par la suite opérer en toute discrétion.
J’ouvrais des yeux ronds. On m’offrait plus de révélations que je n’en avais obtenu en 10 ans.
- Mais… Manhattan est détruite ! Le GW n’a plus de nœud, comment peut-il être toujours opérationnel ?
- Il ne l’est plus depuis ce jour. Enfin, jusqu’à aujourd’hui.
- Que voulez-vous dire ? m’inquiétai-je.
- Simple. Pour détruire U-155, nous devons impérativement réactiver l’Arsenal. Cela passe par la remise en service du GW. Bien entendu, le côté filtrage de l’information est définitivement hors service, mais pas le contrôle du navire.
- Et vous ?
- Comment ça, et moi ? rétorqua-t-il d’un air étonné.
- Vous. Les sbires des Patriotes ont essayé de nous dézinguer, de toute évidence vous n’êtes pas de FoxHound… alors qui êtes vous ?
- Oh, vous pouvez nous appeler Patriotes, maintenant que le comité a été réduit à néant… nous le sommes tous plus ou moins.
Lentement, et je vis dans son regard qu’il s’y attendait, je dégainai mon arme et visait entre ses deux yeux. Cela ne sembla nullement le gêner, et il poursuivit sans se presser.
- Ce n’est pas nous qui avons essayé de vous tuer. Sur ce coup, on est alliés. Seulement… U-155 ne souhaite pas vraiment se laisser désactiver sans combattre.
- Et vous y gagnez quoi, vous ? Et nous ?
- On y gagne tous. Un protagoniste en moins dans cette guerre sans fin, et qui plus est le plus dangereux. Foxhound a été pulvérisé, il n’en reste plus que quelques hommes, sans abri, sans famille, et sans espoir. Il ne restera plus que vous, et nous. Et si on arrive à bosser ensemble, ici… Peut-être que cette boucherie pourra s’arrêter.
Le flingue toujours pointé vers lui – une sorte de mécanisme sans doute, je le faisais sans y penser – je jetai un œil à mes camarades qui avaient entrepris d’examiner la pièce, mais qui gardaient l’oreille tendue pour capter chacun de nos mots.

- Ils sont déjà là, annonca Milla en appuyant sur une touche d’un des ordinateurs, projetant ainsi des images extérieures montrant plusieurs unités de soldats encerclant l’Arsenal.
- Pour l’instant, rien ne presse. Ils ne peuvent pas rentrer. En revanche, le statuquo changera dès qu’on aura réactivé le GW. Ca leur ouvrira la porte…
- Alors qu’est ce qu’on attend ? Que la fête commence…
Il me conduisit vers l’un des écrans, alors que je rangeais mon arme dans son étui, et sortit de sa poche un petit disque magnétique, qu’il inséra lentement.
- C’est… l’antidote. On infecte l’Arsenal pour le stopper, on le soigne pour le faire repartir.
- Et pourquoi on a plus de coupure d’éléctricité ? me souvins-je.
- Ca ? Ah, désolé… j’ai pas pu m’empêcher de jouer avec vos nerfs, répondit-il en souriant. Vous feriez mieux de dire à vos hommes de se tenir prêts.
Il appuya sur Enter. Aussitôt, les murs situés de tous les côtés de la pièce s’illuminèrent, et je compris que la salle toute entière était composée d’écrans. Sur l’un deux, le seul qui était déjà allumé auparavant, nous vîmes les équipes armées jusqu’aux dents s’engager dans ce monstre d’acier. Allons-y… pour une dernière bataille.
Le pilote me vit dégainer mon arme de poing, esquissa un sourire, appuya sur quelques touches du clavier, et presque aussitôt, plusieurs écrans venaient de coulisser, laissant apparaître un large éventail d’armes en tout genre.
- Qu’est ce que vous croyez… c’est le cœur du vaisseau, il faut bien pouvoir le protéger, dit-il comme pour se justifier.
Je m’emparai d’un fusil d’assaut à visée laser, fis le plein de munitions en tout genre, alors que Milla venait de s’emparer de deux fusils à canon sciés.
- Et après ? gueulai-je au pilote qui s’était mis en position face à la porte opposée.
- Il faut 5 minutes au GW pour se réinitialiser. Eux seront là d’ici une minute. Une fois l’IA prête, il faudra passer la porte à ma droite pour tout stopper !
- Mais je fais ça comment ?! m’impatientai-je.
- Cette pièce ne contient qu’une seule chose, vous verrez bien bordel ! Mais il faut que ce soit toi, Kenneth. Fortune l’a bloqué. Le système ne répondra qu’à toi !
La porte au bout du corridor par lequel nous étions arrivés venait de s’ouvrir. Ils étaient là.
- Time for an apocalypse…
Les balles fusèrent à travers la pièce et allèrent s’écraser contre la structure centrale. Lorsque leur flot s’interrompit, Jay sortit rageusement de derrière le coin et arrosa copieusement le couloir à l’aide de la mitrailleuse lourde qu’il avait dégotté. J’étais captivé par le spectacle des douilles qui virevoltaient dans l’air poudré quand le corridor dont j’avais la garde s’illumina.

Pour eux, c’était un véritable guet-apens. Les premiers se prirent plusieurs bastos en travers de l’estomac, et je ne m’arrêtai de tirer que lorsqu’ils s’arrêtèrent d’avancer. Je jetai un rapide coup d’œil de part et d’autre de la pièce, mes camarades tiraient à tout va également. Une nouvelle rafale me fit me coller au mur, je dégoupillai une grenade flash, et lorsque celle-ci explosa en plein milieu du couloir, j’ouvris à nouveau le feu sur nos assaillants.
« 3 minutes ! » cria le pilote. C’est à ce moment précis qu’une grenade m’atterrit entre les jambes. Je donnai un grand coup de pied dedans, mais celle-ci partit de travers et se stoppa à un petit mètre de moi. Je bondis en arrière, alors que le souffle frôlait mon visage. Faisant une rapide roulade au sol, je fermai un œil, tirai la langue et fit feu d’une courte rafale dans les jambes des soldats qui avaient accouru pour pénétrer dans la salle circulaire. Alors que je me remettais à couvert, ceux-ci tombaient à terre en hurlant pour leurs chevilles déchiquetées. Rapide regard à 360°… Les autres semblaient s’en sortir plus qu’honorablement. Milla tenait un fusil à pompe dans chaque main et faisait décoller les malheureux soldats qui tentaient de pénétrer en force. Jay, lui, tirait presque sans interruption, et je pouvais lire dans son regard l’ivresse du combat qu’il menait. Quand au pilote… Il ne se battait pas du tout comme un pilote. Un Socom dans une main, un pistolet-mitrailleur dans l’autre, il semblait plus prendre du plaisir qu’avoir peur. Tout en les observant, je me contentai de pencher le bras vers l’intérieur du couloir, de finir mon chargeur, puis de recharger rapidement en attendant la prochaine offensive. C’est là qu’on se rendait compte qu’U-155 restait définitivement une IA. Ses soldats, au cerveau lavé, commandé à distance, ne pensaient pas par eux-mêmes, ils se contentaient de foncer sous nos balles, mourrant par dizaines dans un assaut anarchique.
- Attention, en haut ! gueula Jay.
Nos ennemis étaient parvenus Dieu sait comment aux portes supérieures et commencèrent à nous arroser depuis le balcon.
- On se replie, dans la salle de lancement, vite ! hurla l’homme qui commençait à tirer en l’air, dans un mouvement circulaire.
- Mais on y est, dans la salle de lancement ! lui répondis-je, tout aussi vindicatif.
- Non, l’autre ! Par la porte que je t’ai indiqué, grouillez-vous bordel, 1 minute 50 !
Lançant une grenade fumigène dans le couloir, arrosant le balcon, je reculai petit à petit, secondé par Milla, vers cette fameuse porte opposée. Celle-ci ouverte, une autre salle, rectangulaire cette fois, s’étendait devant nos yeux, 6 rangées de bureaux orientées vers un immense écran central.
- Kenneth, on a plus le temps, vas-y maintenant ! Tu pourras lancer le missile dans… 1 minute 30 ! Le sas de l’autre côté, c’est un ascenseur, grouille ! me lança notre pilote.
- Missile ? Tu crois vraiment qu’un foutu missile va dégommer U-155 ? m’énervai-je, surpris.
- C’est pas un simple missile bon sang ! La bombe à hydrogène purifiée, elle a toujours existé ! C’était notre dispositif de sécurité, au cas où l’on devrait se séparer de la base principale, mais à cause d’Helena on n’a jamais pu y accéder ! Mais on a pas le temps pour un exposé, bouge !
Vidant mon chargeur sur les ennemis qui approchaient, je battis en retraite, jetant un regard à Milla qui, je l’espérais, ne serait pas le dernier…
Je pénétrai dans le sas, qui se referma sur mes talons, et à mesure que l’élévateur descendait, je perdis mes compagnons du regard, pris au piège au beau milieu de ces soldats qui n’avaient rien à perdre…

Je jetai un œil à ma montre… 1 minute 10. C’était trop long, bordel…
L’ascenseur se stoppa, et je franchis le seuil d’une pièce… minuscule. Un seul panneau de contrôle, à reconnaissance palmaire. « Fortune l’a bloqué, toi seul peut l’activer. »
J’observai ma montre. 30 secondes. Je commençai à faire les 100 pas autour du clavier, je ne devais pas être ici mais là-haut, à les aider eux… 20 secondes. Putain… Vraiment trop long. J’entrepris de recharger mon arme pendant ce temps donné. 5 secondes. Allez… C’est parti. Le panneau de contrôle s’illumina. Je posai ma main dans les empreintes, attendit impatiemment que le processus de reconnaissance soit terminé… en espérant que les allèles reconnus par le programme soient héréditaires. Mais je croyais en elle, autant qu’elle avait cru en moi. Merde. L’écran se figea à 87% du chargement. Alors que j’étais prêt à me mettre à taper dessus – sans doute pas le meilleur remède, mais certainement le plus défoulant.-, il eut un soubresaut, puis s’éteint. Ma rage ne se dissipa que lorsque je réalisai que c’était pour allumer un autre écran mural. « Coordonnées ». Je sortis de ma poche le papier que l’homme avait glissé, et entrai précautionneusement les coordonnées dans l’ordinateur. « Coordonnées confirmées, procédure de lancement activée ». J’attendis… « Lancement imminent : 0 :05 :00 ».
Putain ! 5 minutes avant que ce foutu missile ne décolle, puis encore plusieurs minutes avant l’explosion… Tout ça sous le feu de ces enfoirés de lobotomisés ? Ce n’était visiblement pas gagné. J’explosai le clavier et l’écran sur lequel j’avais tapé les données de quelques balles… S’il y avait un code d’annulation à rentrer, il ne fallait pas qu’ils puissent le faire. Mais au moment où je fis cela, un puissant éclair blanc vint m’aveugler. Me protégeant les yeux, je basculai en arrière.

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Niveau 10
18 mars 2009 à 22:30:45
  • SUITE*

Lorsque je les rouvris, la pièce avait… changé. Les mêmes dimensions, mais tout était d’un blanc éclatant. Seul l’écran mural était encore présent, désespérément noir et vierge. Je me retournai, voulant retourner au plus vite vers l’ascenseur, mais quelqu’un l’occupait déjà. Je dégainai, toujours aveuglé par ce puissant éclair blanc, et les formes de cette personne m’apparurent à mesure que j’avançais. Une femme, métisse, aux longs cheveux châtains clairs bouclés… Ca n’allait pas recommencer comme à Fox ! Sachant ma sœur définitivement morte, je levai le canon de mon arme, et tentai de faire feu. Vide. La silhouette qui m’observait paisiblement depuis le début se mit à bouger, et prit la parole.
- Pourquoi tires-tu… Tu sais bien que je ne suis pas réelle.
Sa voix était emplie d’une certaine puissance, si intense qu’elle résonnait dans la pièce.
- Encore un piège à cons d’U-155 mh ?
- Je n’existe qu’en toi, Kenneth. Une illusion produite par ton cerveau. Si tu es mécontent de me voir ici, ne t’en prends qu’à toi-même.
- Que fais-tu là ? La famille n’est-elle pas encore en paix ? Ocelot est mort.
- La vengeance, toujours la vengeance. Désespérément inutile. Tu n’as pas fait le bon choix, tu n’as jamais fait le bon choix.
- J’ai fait ce qu’il me semblait juste ! Cette pourriture ne méritait pas de vivre ! m’emportai-je .
- Je ne te parle pas que d’Ocelot, je ne te parle pas que de ton passé. Tu choisis toujours la violence, sans même comprendre comment tu l’appliques. Et tu t’étonnes de te faire manipuler ? Tu n’es qu’un pion.
- Tu es bien placée pour parler soeurette. J’ai appris beaucoup sur cette opération, la dernière que tu aies menée. Ocelot t’a manipulé, comme il a manipulé tout le monde !
- Pas tant que ça. J’avais choisi la mort, pour rejoindre notre père, pour rejoindre Jackson. Je comptais y emporter Shalashaska, j’ai échoué, mais cela restait secondaire. J’étais définitivement contre cette histoire d’intelligence artificielle. La capacité des balles à m’éviter n’était peut-être que mise en scène, mais ma clairvoyance envers le futur était tout à fait réelle. Tu étais destiné à mener cette vie de soldat, rien de ce que je ferais n’aurait pu l’empêcher. Pourquoi crois-tu que j’ai bloqué l’Arsenal et une partie du GW pour que toi seul puisse l’activer ? J’ai toujours cru en toi. J’ai toujours su que tu en arriverais là, pour stopper une bonne fois pour toute la folie de ces hommes. Les meilleurs plans se préparent longtemps à l’avance.
- Alors pourquoi m’accuses-tu d’avoir fait les mauvais choix, si c’est ton propre plan que de me faire arriver ici ?
- Je pensais que tu aurais appris de mes erreurs. Je me suis retrouvé seule, à toujours vouloir continuer ma mission. Ce que tu es sur le point d’accomplir est très grand, je n’en doute pas. Mais pense à elle.
- Elle ? m’étonnai-je, alors que la silhouette féminine marchait toujours autour de moi, me fixant du regard.
- La femme. Tu l’aimes, je le sais, je le sens. Alors pourquoi la trahis-tu ?
- Tout est question de priorités.
- C’est en cela que tu fais le mauvais choix. Parfois, il vaut mieux penser à ses sentiments qu’à sa mission. Tu es manipulé, tout comme je l’ai été. Seuls tes frères d’armes importent.
- Ne t’en fais pas Helena. Contente-toi d’observer. Tu seras fière de moi, tout comme Scott.
- Je ne peux pas te dire comment former ton destin. Il est entre tes mains. Mais ne sous-estime surtout pas ton avenir… Tu en auras besoin. Tout comme tu auras besoin d’elle.
- Bon, au moins cette petite conversation de schizo me rassure. Théoriquement, je suis pas encore mort, c’est toujours ça de pris. Fortune…

Elle commença à se dissiper, je tendis la main dans sa direction, mais elle n’y prêta aucune attention. Deuxième flash éblouissant. Lorsque je rouvrais les yeux, j’étais dans l’ascenseur, qui remontait lentement, un genou posé à terre, mon arme dans une main. Je me redressai, et à cet instant une appréhension terrifiante revint jouer avec mes nerfs. Etaient-ils toujours en vie ? Je jetai un œil à mon arme. Chargeur plein. Alors que l’élévateur achevait son ascension, je dus me baisser pour éviter une rafale qui vint s’écraser contre les vitres en verre blindées qui me séparaient du reste de la salle. Mes camarades étaient là, derrière la dernière rangée de bureaux. Je roulai à leur côté, ils se retournèrent vers moi, semblant surpris de prime abord, puis se concentrant à nouveau sur les ennemis qui revenaient toujours en surnombre. Sans me regarder, Jay meugla :
- Ca a marché ?! Dis moi que ça a marché !
Le lancement est en route, mais ces salauds là ne sont pas prêts d’être hors service… c’est trop long !
- Combien de temps ?! gueula le pilote.
Je regardai ma montre.
- 4 minutes ! On a besoin de vraiment besoin de protéger la place pendant tout ce temps ? m’inquiétai-je, tout en envoyant une grenade vers la porte d’entrée.
- Non, maintenant on a un seul objectif… Survivre !
- Ca, c’est la partie marrante du plan ! dit Jay avec un sourire crispé.
- Survivre ? J’ai plus qu’un chargeur ! lança Milla.
Je passai ma main à la ceinture pour lui en donner un… avant de me rendre compte que j’étais à sec aussi.
- Euh… Je crois qu’on va très vite avoir des problèmes !
- Je confirme ! répondit le pilote.
- Bon, un dernier baroud d’honneur ?! souris-je.
- Là tu peux sortir vivre ensemble ou mourir seul, là c’est le moment Kenneth ! annonça Milla.
- Je te ferais pas ce plaisir !
De ma main libre, je l’attrapai par la nuque, et l’embrassai. Rapidement et passionnément. La regardant une dernière fois dans les yeux, je lançai ma dernière grenade fumigène vers la porte d’entrée, alors que nous nous levions tous pour tirer sur les arrivants. Quelques soldats s’effondrèrent, mais au moment où les 4 « clics » caractéristiques du chargeur en fin de vie survinrent, plus aucun d’entre eux ne rentraient.

- Ils se regroupent ces salauds, ils vont faire durer le suspense !
3 silhouettes apparurent au milieu du panache de fumée. Milla leva son arme, mais j’arrêtai son geste. 2028. Foxhound. Je les avais vus là-bas, au moins un des trois, j’en étais certain.
- Allez chercher des munitions, on a besoin de couverture le temps de faire quelque chose, ensuite on essayera de sortir de là vivants, lança la seule femme du groupe.
Dans un premier temps, nous nous regardâmes sans comprendre. Espérant obtenir des explications plus tard, nous suivîmes leur judicieux conseil. Alors que nous nous réapprovisionnions en chargeurs, ils entreprirent de se connecter à l’un des ordinateurs de la grande salle circulaire.
- Maintenant que le GW est réactivé, on peut contrôler l’Arsenal, suffisamment pour être tranquilles un petit moment, continua-t-elle.
Je la vis tapoter sur le clavier, aussitôt les portes coulissantes de tous côtés se bouclèrent, nous isolant temporairement de nos ennemis. Milla et Jay s’étaient regroupés autour de moi, et nous observions ce qu’il se passait sur l’écran.
- Vous faites quoi, au juste ? demanda Jay.
Alors que le deuxième homme, un black assez massif, se penchai en arrière pour répondre, j’aperçus du coin de l’œil notre cher pilote qui était également affairé devant un autre écran.
- On n’a pas accès aux données d’U-155 tous les jours. On cherche des informations…
Il ne m’en dit pas plus. Je me décalai pour voir par-dessus son épaule, et vit la jeune femme entreprendre une recherche dans la base de données. Une personne du nom de Ripple Effect.
Les trois semblaient totalement absorbés par la barre de recherche qui diminuait au fur et à mesure que les données étaient passées au crible. Quand celle-ci fut terminée, seul un fichier avait survécu au triage intensif. Ils le copièrent directement sur une petite carte mémoire, et éteignirent directement l’ordinateur.
- C’est ce que l’on cherchait… Il reste plus qu’à espérer qu’une fois le cryptage décodé, on pourra en savoir plus sur l’endroit où il est… reprit la femme. Bon, on a un point d’extraction sur Central Park, à 1 kilomètre et demi au nord. Je vous suggère de prendre de quoi vous défendre, ça va pas être une partie de plaisir. On va déjà commencer par sortir de là en empruntant le même chemin que Snake et Raiden. Pour la légende.

Le pilote nous rejoignit, mettant quelque chose dans sa poche arrière, des chargeurs tout autour de la taille.
- Attendez ! intervins-je alors que le troisième homme allait ouvrir les portes. On peut pas se servir des systèmes de sécurité de l’Arsenal contre eux ?
- Non, le système reconnaîtra les soldats d’U-155. Par contre, même si on ne peut pas désactiver le GW, on peut toujours nous plonger dans le noir en envoyant une surtension au circuit d’éclairage… ça nous couvrira.
Une fois la lumière éteinte, les portes s’ouvrirent à nouveau. Nous nous faufilâmes à l’extérieur, pénétrant dans l’Ascending Colon. Personne, tant mieux, difficile d’esquiver un quelconque ennemi dans ce minuscule corridor. Nous arrivâmes alors dans un énorme hall, semblable à celui que nous avions traversé en arrivant. Les soldats faisaient des rondes, illuminant avec difficulté des petites parties de la salle de leur faible lampe torche. Je retenais ma respiration, marchant à pas feutrés. Je n’entendais même pas mes coéquipiers, marchant derrière, si bien que je ne pouvais m’empêcher de me retourner pour m’assurer qu’ils étaient bien toujours là. Se glisser entre nos assaillants était chose assez simple, et sans tirer le moindre coup de feu, nous étions parvenus à atteindre la dernière pièce circulaire, où les deux soldats de légende s’étaient confrontés à une armée d’Arsenal Tengus. Nous commencions à monter l’échelle à pas mesurés, lorsque un petit éclair me fit me retourner. Celui-ci provenait des néons accrochés au plafond. Plusieurs autres suivirent. Damn, ces enfoirés rallumaient tout. La lumière revenue nous révéla à la vue des patrouilles, alors que la jeune femme qui nous escortait s’était mise à monter à toute allure, devant nous. Le black et le pilote, en dernier sur l’échelle, nous couvrirent de leurs armes de poing pendant que nous nous dépêchions d’atteindre le toit de l’Arsenal, et montèrent à vitesse grand V lorsque la trappe s’ouvrit. En équilibre sur deux barreaux, la femme avait lancé une grenade flash et tirait dans les jambes des quelques soldats qui étaient restés stationnés sur le toit, avant de se hisser en tête du groupe. Rapidement, alors que les balles fusaient de tous côtés, nous parvînmes à nous extraire, et commencions à courir en direction des ruines du Federal Hall, préservées du souffle de l’explosion de Saladin par l’Arsenal.
Il faisait toujours nuit, à l’extérieur, et même d’ici on ne pouvait que jeter un regard de désolation sur la Manhattan déchue. Avec les bâtiments effondrés et autres rues impraticables, rejoindre Central Park allait être moins simple que prévu. Alors que les ennemis débarquaient en nombre, nous sautâmes péniblement sur le toit de la mythique bâtisse. Les pions d’U-155 commencèrent à nous allumer au moment précis où nous commencions à descendre en rappel par les cordes précédemment placées là par nos alliés d’un jour. La statue de George Washington avait perdu un bras et la tête, qui jonchaient piteusement le sol. Pas le temps de se recueillir, nous nous mîmes en route vers le nord.
- On va emprunter le même passage que celui par lequel on est arrivés, annonça la jeune femme, c’est un peu bordélique mais on aura pas plus rapide !

Arrivés à un croisement, donc l’extrémité nord était complètement obstruée par des débris – que je soupçonnais ressembler fortement à une portion du Chrysler Building -, le petit groupe de bons samaritains nous attira à l’intérieur d’un bâtiment. Disons plutôt, de ce qu’il en restait. Nous montâmes six étages, et à la place du septième, nous retrouvâmes au beau milieu d’un appartement, à ciel ouvert.
Un grondement nous fit tous nous retourner. On pouvait apercevoir le toit de l’Arsenal, et clairement nous vîmes l’ogive décoller, péniblement propulsée par le missile sur laquelle elle était fixée. Nous la regardions s’éloigner dans la nuit new-yorkaise, craignant de la voir se désagréger à tout moment. Comme une étoile filante fabriquée par l’homme…
Lorsqu’elle fut enfin hors de vue, je me retournai lentement et m’avançai au beau milieu de restes de canapé et de table, pour tomber nez à nez avec un trou de 3 ou 4 mètres de long.
- Va falloir sauter là, balança le grand black, on l’a fait à l’aller on devrait pouvoir le faire au retour… quoique pour votre pote grisonnant j’ai des doutes.
Le pilote eut un petit rictus, et répondit avec une pointe de mépris :
- T’en fais pas pour moi va.
Par fierté, sans doute, il s’élança le premier, et atterrit 1 bon mètre après le vide. L’homme imposant, avec un sourire de défi, sauta à son tour, presque sans élan. Milla y passa sans problèmes, suivie de près par moi-même et la samaritaine. Alors que Jay visualisait le saut, j’aperçus par une brèche dans le plancher explosé que nos poursuivants montaient les escaliers de l’autre building à grandes enjambées. Mon coéquipier, qui avait également entendu cela, se dépêcha de sauter, tout en pressant notre nouveau camarade d’en faire de même. Une fois les deux récupérés, nous nous précipitâmes dans la cage d’escalier nouvellement libérée, alors que le plancher se cassait la gueule sous nos pieds. Ceux-ci descendus quatre à quatre, nous nous retrouvions rapidement dans la rue, de l’autre côté du barrage de débris, et reprenions notre course vers Central Park.
- Ils sont où vos hélicos ?! gueulai-je un peu à n’importe qui.
- Sur l’esplanade des concerts, en plein cœur du parc ! me répondit la femme, sans même se retourner.
- On y est pas encore, putain… souffla Jay.
En effet, à force de zigzag entre ce qu’il restait des célèbres Yellow Cabs, qui encombraient la chaussée de leur omniprésence jaune, nous commencions seulement à apercevoir cet éden de verdure. Les feux tricolores traînaient au sol, nous fixant de leurs trois grands yeux tristes, alors que cette fois-ci j’étais certain d’avoir croisé un bout de la statue qui trônait autrefois au Rockefeller Center, baignant dans la poussière et les cendres. La belle époque… tout était si simple. Saladin… Quelle folie il avait commis là… Partout, les débris, la désolation. Alors, quand enfin nous parvenions à la lisière de Central Park, je me réjouissais à l’idée de quitter cet infini gris. Réjouissance vaine, les arbres asphyxiés par la poussière étaient morts, tués en série eux aussi. Les ponts qui existaient ça et là étaient tous effondrés, et l’on ne pouvait que couper à travers champ, dans cette herbe moisie où les trèfles pullulaient. C’était ce qu’était devenu Central Park. Un champ de trèfles. A clover field… Et, enfin, nous y étions. Cette gigantesque esplanade, où étant gosse j’avais vu jouer diverses artistes, confortablement installé dans cette pelouse si magnifiquement verte, que je ne pouvais m’empêcher d’émietter en laissant les brins d’herbe arrachés voler allègrement avec le mistral. Les deux hélicos étaient là, le rotor commençait à prendre de la vitesse à mesure que nous approchions.
- On a encore une mission à accomplir, nous lança notre escorte, et on n’a pas de temps à perdre. On prend le premier hélico, vous prenez le second, il vous déposera à un endroit sur et on passera aux remerciements plus tard.
- Merci… mais on ne sait même pas d’où vous sortez ! lui répondis-je, d’une manière sans doute assez déplacée, même si la question me taraudait trop pour que je ne la pose pas.
- On n’appartient plus vraiment à quoi que ce soit… Moi c’est Holmes, Jean Holmes.
- Kenneth Dolph, lui rétorquai-je simplement en lui serrant la main juste avant qu’elle n’embarque dans l’hélico qui décolla directement.

x-Sawyer-x
x-Sawyer-x
Niveau 10
18 mars 2009 à 23:58:06

Dans le premier post, il faut lire aval et pas amont, ainsi que tatons et pas tatillons... xD
Dans le second post, une phrase que j'ai oublié d'enlever répète "tant de temps" =)

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
19 mars 2009 à 02:21:06

Waw ! Ca c'est du bon long texte ! Je pense ne pas avoir le choix que de lire tes chroniques demain pal ! :-d Espérons que j'aurais le temps, je dois étudier toute la journée à la biblio et le soir je vais au concert des Killers au Zénith ( :fou: )
Mais bon au pire je pense lire tout demain ou après demain, jsuis impatient de voir de quoi ça parle en tout cas ! :bave:

Ah oui j'oubliais, niveau occupation, j'ai aussi attaqué mon second complément... J'en suis déjà à presque 10 pages... Y a pas à dire jsuis prolifique en ce moment ! :fou:
Viva MGHS ! :fou:

x-Sawyer-x
x-Sawyer-x
Niveau 10
19 mars 2009 à 11:11:59

Merde y'a aussi une erreur dans le dialogue final : Avant "A propos de mensonge", pas de tiret, c'est la même personne qui parle ^^

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
19 mars 2009 à 15:23:52

On y croyait, mais le ptit jésus arrive plutôt ctanée ! :-d

En exclu la CRITIQUE de la seconde Chroniques de Kenneth, the 99th SHOT !!

- Première question : Pourquoi ce nom ? XD

Une très bonne intro, à l’écriture extrêmement juste. Y a pas à dire, tes textes me manquait, les flash-back sur le côté investigation sont efficaces et pas trop longs pour nous laisser à 100% captivé.
Ptite anecdote : Niveau longueur, l’intégralité de cette chronique est à peine plus longue que mon final… J’aurais vraiment pu la lire il y a longtemps xD.

J’ai bien aimé le passage du portable « Des Ethan louches, il peut en avoir des tonnes » XD toi et tes références, t’arrêtera jamais^^ En plus je viens de me refaire la saison 1 de Lost j’ai vu l’épisode où il kidnappe Claire et Charlie y a genre quelques jours. xD

Le passage de l’éxécution de l’otage est assez fort je dois dire. Ca nous ramène bien au fait qu’on à affaire à des terroristes. Bien que dans ma tête, ce nom est surtout donné par les médias pour les troupes de Saladin qui pensent à un monde meilleur… Ca nous fait tout de même rappeler qu’on à affaire à ceux qui sont sous les ordres du type qui a tué un millard de personnes… Le moment ou la maison crame nous confirme davantage ce côté exécutant froid que la Chrysler Unit se doit d'appliquer.

Dans le deuxième texte, le passage du réveil est excellent. Je t’avoue pour le texte que je suis en train d’écrire j’aimerais un peu mieux connaître la personnalité de Kenneth, et ce passage montrant sa vulnérabilité au moment présent sera d’une grande utilité. :-) Fais gaffe à l’abus de parenthèses par contre :ok:

Ah oui un détail sinon, quand Ken pense « soit de baiser », tu parle de baiserS, ou du verbe coquin ? :-d Et les bras d’Orphée ne sont je pense pas si utile au sommeil, ceux de Morphée si en revanche . :-d

« ‘Un delirium à l’opium de bonhomme.’ »

:d) Hum, une référence actuelle ?… T’avais pas eu ta dose avec Achmed ? ^^

Sinon la sieste express c’est atroce, j’ai déjà connu ça aussi ! :-d Pauvre Alex… euh… Kenneth.
Au passage, ultra-vicieux le coup du double rêve. On croirait presque Kenneth médium, façon Cobra à l’époque.^^ Très Lostien aussi, comme le rêve de Locke dans la saison 1. Je vois d’ici Kenneth voir Milla poser comme la vierge Marie, voir son avion s’écraser prêt du point d’interrogation, et Jay le visage en sang façon Boone « Saladin fall up the stairs, Saladin fall up the Stairs » xD.
Bon dommage que ça rend le deuxième texte scénarisitiquement plus vide, mais pas pour autant moins haletant. :ok:

Alors ce troisième texte…
LE discours de Ken sur la honte d’être dans un camp aussi violent nous montre qu’il a bel et bien accompli sa rédemption et qu'il évolue, à vrai dire je pense que cette interrogation qui se se,t tout au long cette chronique et en fait son essence, son fond et sa conclusion.
En tout cas ça ne l’empêche pas d’être loyal (pour le moment). Reste à savoir ce qu’il va devenir par la suite… En revanche, j’ai l’impression que tu dis un peu trop souvent que Saladin "représente" QUEles Etats-Unis… C'est un terro international !
Sinon bon la sous-entente que le 11 septembre est un complot ricain… Bon perso je pense comme dans South Park que ceux qui pensent ça sont des attardés ("- donc un quart des Américains sont des attardés ? - Ben oui…"^^) Les dommages économiques et moral du 11 septembre, additionné à la vulnérabilité que ça a donné aux US, est totalement contradictoire avec les intentions des hautes instances américaines. Faut pas avoir fait sciences Po pour comprendre ça. De plus, la guerre en Irak aurait probablement eu lieu sans, voire plus tôt, et n’a à l’origine absolument rien à voir avec le terrorisme dans son déclenchement originel. Je ne défend sûrement pas le gouvernement ricain (j'étais contre la guerre en Irak of course), bien que j’étais contre le gouvernement de Saddam. Mais quand on diabolise quelque chose, faut pas le faire n’importe comment en accusant de n’importe quoi sans preuves.
Enfin, il a été prouvé que l’attentat du 11/09 était soupçonné d’arriver sous peu par la CIA, mais les autorités n’aurait rien fait pour l’arrêter. C'est là d'ou est parti l'histoire du "complot". Passage politique terminé.^^

Ceci dit, le raisonnement de Kenneth reste bon, son hésitation est très bien faite, et j’attendais de voir ça dans un de tes textes.

Bon ce troisème texte que je viens de finir est d’une intensité redoutable. Le titre inspiré de la phrase culte de Desmond à la fin de la S2 de Lost est totalement justifié.^^ En revanche je n’ai pas trop compris pourquoi les soldats de l’Archer Unit ont tiré sur l’avion, je relirais.
Et maintenant, la dernière partie !! Qui n’a toujours pas de titre, et que tu as posté bien plus tard.^^
…Et qui commence pas un dialogue 100% anglais, gonflé mais immersif.
Je me rends compte aussi que la mission « officielle » de Kenneth est restée plutôt flou jusqu’ici, bon ceci dit ça ajoute de l’importance au véritable objectif, tu va plus à l’essentiel… C’est sans doute ça la différence entre Locke et toi.^^
Attention à l’ortho de mot comme Bâtiment, bâtisse au passage, tu mets les accents sur les I. xD De plus, je dois avouer qu’on ressent le manque de finesse en ce début de dernière partie, on sent que tu voulais vite boucler ta chronique. Pas ou peu de fautes certes, mais des phrases plus simples, des termes plus familiers font leur apparition (« Discretos » lol ). L’action est bourrine, un peu confuse et condensée, mais toujours aussi jouissive (rafales rapides ? Tu voulais pas dire rafales courtes plutôt ?) J’ai bien aimé le dénouement de cette scène et le nom des teams en tout cas. : ) Même si tu répètes trop le mot « gruyère » lol.

Jme suis bien marré dans le passage avec Jay et Milla devant l’ascenseur. Ca fait un peu NCIS team (Jay = Dinozzo of course) en plus trash.^^ Ca humanise bien cette équipe qu’on ne connaît pas encore assez à mon goût !

L’épilogue final montre un sacré saut dans le temps, pauvre Hurricane ! (et après on m‘engueule quand je fais la même chose pour Evans xD) , déjà ça explique pourquoi la mission était si flou dans ses objectifs : Parce qu’on était pas censé la savoir. En tout cas je serais pas contre qu'un jour tu comble les trous ce cette chronique !
Enfin, la philosophie de Ken se développe davantage à la fin, sa loyauté se fragilise et ça promet pour le final.

Globalement, c’est une bonne chronique, j’aurais personnellement bien aimé la voir en entier (ptet un jour, qui sait.)

Mais ça reste bien écrit et intense, j’espère que les éléments de ce texte seront vraiment utile pour ton final… Que je suis ultra-impatient de lire mais que je ne pourrais pas le faire tout de suite (c’est déjà un miracle que j’ai pu posté cette critique à temps ! Lol me suis donné pour tout faire vite et bien ! )

Veut la suite :bave:

Encore bravo ! Du bon boulot ! :)

Thunder-S
Thunder-S
Niveau 10
19 mars 2009 à 19:30:23

Premier truc que je vois en arrivant sur la page:

"- Kept you waiting, uh ?"

:d) Je suis plus exactement sûr d'où provient cette réplique, mais il me semble que c'est Snake qui dit à Raiden à poil qui va récupérer ses affaires dans le... colon de l'Arsenal Gear.

Sinon Ripple désolé pour Danning j'ai complètement confondu... oO Ouais je me souviens pas toujours de tout dans les textes de tout le monde sorry. :S (Contrairement aux miens où j'ai un souvenir exact de chaque douille volant dans les airs et retombant sur le sol, PLUS le temps de vol et le nombre de rebonds, ainsi que le niveau sonore du bruit quand elles retombent au sol. :o)) Ou presque...)

Alex, comme d'hab pour moi! J'imprime, et je fais ma critique après. Ca devrait venir demain ou samedi. :-)))

x-Sawyer-x
x-Sawyer-x
Niveau 10
19 mars 2009 à 20:06:28

Thunder :d) Tu viens de te spoiler tout le texte en ayant lu cette phraaaaase ! :-(
Ou pas. xD

Ripple :d) Alors, tout d’abord je te remercie de l’avoir enfin lu… ^^
Voilà le contre commentaire ^^

- Première question : Pourquoi ce nom ? XD
:d) Absolument aucune idée ! xD
Ca sonnait plutot bien, alors je l’ai mis ^^… c’était un titre provisoire, dans ce commentaire tu trouveras les titres définitifs du final et de la 2ème Chronique.

Alors :
2ème chronique, 1er texte :
Comme tu l’as remarqué, j’avais juste voulu effacer l’image de Kenneth comme du « bon soldat loyal ». Quand il veut quelque chose, il sait comment l’avoir. ^^

2ème texte :
Ouais, j’étais à moitié stone pour écrire ce texte du réveil… en fait ça montre qu’il est vulnérable dans le sens où il commence à être instable, à ne plus très bien se controler, j’avais vraiment adoré faire ce texte… ! C’est pas forcément mon final qui aidera à comprendre sa personnalité, plutot les futurs flash-backs et forward, mais si tu as déjà commencé à la cerner avec ce texte tant mieux… sinon on en parle quand tu veux, si ca peut t’être utile.
Pour les bras d’Orphée j’avais remarqué oui, et pour « baiser », c’était un peu entre les deux justement, l’interprétation restait libre… ^^

Hum, une référence actuelle ?… T’avais pas eu ta dose avec Achmed ? ^^
:d) Non non, c’est de moi, en fait j’écoutais du McSolaar à cet instant et c’est le genre de rimes sans trop de sens qu’il sort… j’ai pas pu m’en empêcher. xD
Idem pour le double rêve, là par contre j’avais pas du tout vu la référence à Lost, plutot à un film que j’avais vu une semaine avant, mais dont je ne me souviens pas du tout le titre… enfin comme tu l’as remarqué, ce texte là n’avait aucun but scénaristique, mais bien un véritable et pur délire. x)

3ème texte :
En effet, pareil je suis content que tu l’aies remarqué, cette réflexion montre que Kenneth se remets en fait totalement en doute et essaye de se convaincre que ce qu’il fait est juste. Pour Saladin, ouais international j’imagine, de toute facon il combat les Patriotes qui sont mondiaux… je savais bien, t’inquiètes. ^^
Et oui, l’essence de cette chronique qui semble inutile scénaristiquement est bien de montrer que Kenneth commence à prendre le large : il pète un cable, reprend ses réflèxes de mercenaires, ne demande presque plus de comptes à ses supérieurs… et s’interroge sur le bien fondé de ses actions. Faut bien faire évoluer le personnage ! ^^

Sinon, pour le 11 septembre, c’était pour l’anecdote, mais moi-même je ne pense pas que ce soit un complot. Je suis certain que le gouvernement cache des choses, mais ils n’ont rien orchestré, pour toutes les raisons que t’as cité, t’énerves pas. x)

Alors pour ce qui est du titre de ce texte là… j’avoue que je ne me rappelle meme pas lequel je lui ai donné ! « I think I crashed your plane » non ? ^^
Ah, et ce ne sont pas les soldats de l’Archer Unit qui tirent sur le coucou, mais l’avion se retrouve au milieu d’un gunfight entre eux et la bande de loubards ennemis… les balles viennent un peu de n’importe où. xD

Et puis, la dernière partie.
Partie dont je n’ai meme pas de copie sur mon ordinateur et que j’ai du relire pour m’en souvenir, ce qui montre bien à quel point je voulais finir pour finir… enfin pas de souci, mon final va amorcer ce qu’il s’est passé durant cet énorme trou noir temporel, et un texte flash-back assez court y reviendra. ^^
Pour le titre… Under 155 feet me semble pas mal ( référence à la profondeur du mystérieux 3ème sous-sol ^^ ).
Pour la mission officielle de Kenneth… bah elle a rien d’officielle justement ! Il voulait retrouver Hurricane pour avoir des réponses ( c’est ce qu’il disait ) et une vengeance d’avoir encore été manipulé ( c’est ce qu’il pense ^^ ), et ses supérieurs lui ont accordé d’y aller pour aller aider l’Archer Unit qui ne donnait plus signe de vie, qui était partie voir pourquoi tant de crapules étaient regroupées au meme endroit, rien de plus… alors du coup, là que je le dis, vu que le combat contre Hurricane a même pas été écrit ca rend cette chronique super vide ! Enfin franchement j’aurai juste même pas du la commencer… donc bon.
T’as bien remarqué, évidemment, que j’avais écrit ça à la « one again »… les noms de teams bah… clin d’œil aux trois poules de MGS4. xD
Pour le passage avec Jay dans l’ascenseur, je me rend compte que ouais, on les connaît mal… ça me fait juste penser que j’ai pas envie de passer à un nouveau scénar’, j’ai envie à partir de maintenant de faire des flash-backs, dont certains sur Milla, Jay ou Kyle, pour justement humaniser cette équipe. C’est à peu près le seul passage de ce texte qui me plait, de toute facon, héhé. ^^

Enfin, la philosophie de Ken se développe davantage à la fin, sa loyauté se fragilise et ça promet pour le final.
:d) Ouais, t’attend pas à ce que ça éclate totalement pour le final non plus. Faut que ça reste cohérent, dans ton final je suis toujours censé être terroriste, ou au moins avec Saladin, faut donc pas forcément que je retourne ma veste trop tôt… et comme tu le sais, car je te l’ai déjà dit, mon final se passe avant le tien. =)

Bon bah sinon merci beaucoup pour cette critique que j’ai tant attendue, et j’attends encore beaucoup plus celle du final, pour lequel j’ai mis 10 fois plus de cœur à l’ouvrage qu’à cette chronique. ^^
Bon concert !

Ah, j’allais oublier, pour les archives :
Titre de la 2nde chronique : Le prix de la vengeance.
Titre du final ( j’aime pas comment sonne le titre provisoire ^^ ) : Une nuit paisible à Manhattan.

See ya !

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
20 mars 2009 à 00:29:31

Merci pour les titres ! Perso je préférais the 99th shot mais bon c'est sur que ça voulait rien dire xD.

" ...ses supérieurs lui ont accordé d’y aller pour aller aider l’Archer Unit qui ne donnait plus signe de vie, qui était partie voir pourquoi tant de crapules étaient regroupées au meme endroit, rien de plus…"

:d) Ben tu vois ça tu aurais du mieux l'expliquer dans un brief. Ca aurait enrichi plus le fond et rendre moins important le saut dans le temps.
Mais ne dit pas que ta chronique est obsolète, j'imagine déjà voir son importance dans ton final !.. que j'ai pas encore lu, désolé ! Je reviens tout juste du concert, toujours aussi impressionnant (j'avais déjà vu ce groupe il y a deux ans) et leur guitariste était le sosie d'Ocelot. "Il s'est donc recyclé depuis Foxdown" conclus-je. xD

Sinon pour le titre de la partie 4, je voulais redonner une précision sur le nom d'U-155, sachant qu'une profondeur de 155 000 pieds n'existe pas, j'ai diminué à Under 155 Hundred Feet. (4.7 km de profondeur).

bon le finalll !! :fou:

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
20 mars 2009 à 01:01:47

Ah oui au passage je voulais préciser que je n'ai encore reçu aucun texte corrigé format Doc de la part d'aucun de vous pour le classement sur le site. C'est pas pour faire le relou, mais j'ai pas non plus envie de me taper tout le boulot :(

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
20 mars 2009 à 01:07:42

Ah oui, j'oubliais le plus important :
"faut que ça reste cohérent, dans ton final je suis toujours censé être terroriste,"

:d) PAs forcément !! :gne:

Si tu relis mon final, je précise qu'à aucun moment j'ai dit que Kenneth était resté ou parti de chez Saladin. La seul info sur toi est que tu ai devenu membre du comité des sages, et que tu étais à nos côtés (comprendre par Nos : Tout le monde) pour la chute d'U-155 (les deux évenements en 2039), ça ne veut pas pour autant dire que tu étais toujours aux côtés de Saladin, j'ai laissé volontairement de la liberté à tout le monde ! :ok:

La vidéo du moment