Je voulais aussi dire à Stone que Cain m'a trop fait pensé à Lestat dans Entretien avec un Vampire (joué par Tom Cruise), surtout la fin.
Hummm le vampire Lestat ![]()
Bon enfin fini, 14-15 pages Word ! Plus ou moins la taille de mon texte final de Foxdown "La réunion" où je fais la peau à Danning !
Bon alors je préviens tout de suite, je me suis axé sur le scénario, c'est ultra épuré, j'ai pas cherché à faire beaucoup d'effets littéraires. J'ai fait du Ripple quoi ! Avec tout ce qu'on a créé, je ne pouvais que conclure sur un truc comme ça !
En espérant quand même vous trouer le cul.
Ripple Effect - Le final !
Le dernier Cercle
07 octobre 2056, Quelques part en Europe…
Mon café était encore trop amer. Un véritable goût de chiottes. Nous avions tout dans cette villa isolée. Tout, sauf une bonne machine à café. Mais bon, ne contredisons pas ma philosophie, faire le café est un art, et le sera toujours. Je pense d’ailleurs que c’est là que la définition d‘un art se confirme en tant que tel : Par son éternité. Ce qui est artistique ne peut être qu‘immortel. Le café, la politique, les fictions…
Ce soir là il faisait beau. Calme. J’étais à l’aise dans ma vieille robe de chambre. A travers mes grandes baies vitrées je ne voyais que la verdure irlandaise qui me tenait tant à cœur. Je m’assis lentement sur mon fauteuil qui s’ajusta électroniquement à mon séant, pris une légère gorgée pour tester la chaleur de mon presque poison, et de ma seconde main pressai un bouton de ma télécommande.
Face à moi s’enclencha un mécanisme révélant différents écrans de sécurité cachés derrière le bois verni qui s’allumèrent instantanément. Seules mes pupilles bougèrent, scrutant rapidement chaque télévision, pour remarquer que chacun des gardes de ma villa avait été neutralisé.
Je fis un regard triste, tout en gardant mon calme. Quelqu’un était là. Je m’apprêtai à bouger quand j’entendis un bruit de Ionique se charger face à ma tempe. Je tournai mes vieux yeux pour voir rapidement à qui j’avais affaire : Un jeune homme blond aux cheveux courts, des yeux d’un bleus éclatants, d’une trentaine d’années pas plus. Habillé en commando, il avait visiblement fait tout le travail de neutralisation seul. Il avait l’air doué, déterminé… Un vrai Locke à son âge.
Il recula légèrement, et bougea sur le côté pour se retrouver face à moi. Je m’apprêtai à lui sortir une des phrases vaseuses de Togo pour garder le dessus, mais il ne me laissa pas le temps.
- Reconnaissez-vous mon uniforme, M. Stanley O’Hara ?
Il me prit par surprise suite à sa remarque.
- Hum… C’est l’uniforme de quelqu’un de renseigné à ce que je vois… Mais au vu de la couture, je pencherais pour celui du Front de Libération de truc much…
- Front de Libération du Contrôle ! Me corrigea-t-il, offensé.
J’avais finalement réussi à garder un peu le dessus, j’en profitai pour boire une gorgée de mon café, afin de montrer aucun signe d’inquiétude. L’effet fut gâché par la tête que je fis en me rappelant son goût immonde.
- Beurk ! Mmmm… Bon ! Tu es ici, tu sais qui je suis, tu es un combattant valeureux… Que veux-tu alors ? Me tuer ?
- Bien sur, rit-il… Quoi d’autre ?… Je ne vis que de ça…
Ce jeune homme était visiblement capable d’assassiner froidement à la chaîne. Comme moi je le fus à mon époque. Mais à force de mettre de l’horreur de côté, on fini toujours par la retrouver quand on range la chambre de son âme… Il allait le découvrir un jour, probablement, et regrettera de ne pas avoir été un enfant lambda à l’environnement lambda, comme j’aurais aimé l’être, moi, et mes frères…
***
2004, Irlande
- Je… Tu comprends donc alors Marcus ! On aura beau se le cacher, ces… Ces salopards nous ont transformés ! Je ne peux pas rester enfoui, à rien faire, sauf avoir des cauchemars ! J’ai tellement peur de devenir fou, Marcus !… Je dois me battre. Je dois me battre sans m’arrêter désormais. Pour que cela cesse, tu comprends ? C’est la seule solution… Je dois être capable.
- Capable de quoi ?
- De…
- Capable de quoi Stan ?! Aller, dis-le !
Des larmes vinrent à mes yeux, en même temps que mes cris :
- Capable de nous venger Marcus ! De nous venger ! Ils… Ils ont fait de notre vie un traumatisme permanent ! La seule échappatoire c’est le combat, et on le sait au plus profond de nous-mêmes ! J’ai beau réfléchir mille fois, ce sera toujours la même conclusion. Il faut se servir de ce qu’ils ont fait de nous, du fait que nous soyons malgré nous immunisés à l’horreur de la violence, pour combattre toutes formes de… De mal dans ce putain de monde ! Et pour venger Francis aussi, enfin ! Francis ! Tu te rappelles de lui ? Tu n’oses jamais en parler ! Pourquoi ? J’en ai tellement envie, moi, tellement… J’ai pensé à lui tout à l’heure moi, tu sais ?! Et toi, en six ans, et toi ?…
- Tais-toi !
- Non ! J’ai pensé à lui tout à l’heure ! Oui ! Il aurait été grand aujourd’hui, heureux, épanoui, mais il est MORT ! Il n’est plus là, sauf en nous, à hurler !… Il faut se battre pour évacuer ça. Il faut qu’on se BATTE Marcus !
***
…2056
- Si je suis encore en vie, c’est qu’il y a certaines choses que tu souhaites savoir, non ? Alors accouche, mon garçon !
- A vrai dire, m’avoua-t-il en gigotant légèrement son viseur, je sais déjà tout de vous, ou plutôt de vos actes. Mais… J’ai toujours été fasciné par vous tous… Expliquez-moi ! Expliquez-moi comment vous avez pu en arriver là bordel ?!
J’eus un gloussement :
- Tu es sérieux petit ? C’est pour ça que tu me laisses en vie ?
- Notre groupe a déjà accompli toute la Mission, répondit-il. Nous avons même été aidés par des entités ennemies. Les choses sont en train de changer, M. O‘hara… Vous perdez. C’est la fin. De plus, vous avez plus de 70 ans… C’est la fin pour vous dans tout les sens du terme ! Tous les vieillards dans votre genre adorent se confesser, se justifier… Alors, faites dont !
Cette dernière phrase avait été prononcée avec mépris. Ce qui me vêxa un tant soi-peu sur le moment. Mais je me repris, me tint plus droit sur mon siège, et commença à lui répondre, avec le plus d’indifférence possible :
- Eh bien… J’imagine que toi et moi avons les mêmes débuts… Après une enfance difficile, et un clash dans ma jeunesse, j’ai fini par devenir mercenaire… Je m’étais fait un nom par la hargne de ma vengeance. On me reconnaissait partout par mon nom de code…
- Vraiment, me sourit le jeune homme. Et qu’elle était ce nom de code ?…
***
2011, Cuba
J’étais dans une file militaire qui n’était pas sans me rappeler celle où l’Instructeur Sears nous avait annoncé notre triste sort. Un autre instructeur, cubain cette fois-ci, passait devant chacun de nous pour nous demander notre patronyme à chacun.
Je n’avais qu’Olga dans ma tête. Durant toute ma rééducation aux Etats-Unis, ce fut elle qui m’aida à tenir le coup. Ma fiancée, morte alors qu’elle portait encore mon enfant d’après les dires de mon médecin. Je devais la venger à tout prix. Briser les règles militaires. Etre un soldat indépendant capable de se venger. C’était pour cela que j’avais quitté l’armée pour venir dans cette base en pleine jungle.
- Como te Llamas ? Demanda l’instructeur à la personne juste avant moi.
- Morrison, Jim Morrison fit le type avec mépris, suivi du rire des occidentaux amateurs de rock.
- Silence ! Cria l’instructeur en anglais. Puis il nota Morrison sans comprendre.
Moi, ma tête brûlait toujours.
- Como te llamas ? Me fit-il.
Je ne savais que répondre. Pour moi, Stan O’hara avait été tué par Shalashaska, il y a 4 ans, sur le tanker. Qui étais-je donc ? Un simple homme voulant se venger ?… Non… J’étais devenu une relation de cause à effet créé par les personnes m’ayant retiré ce que j’avais de plus chère au monde. Je voulais à tout prix qu’ils comprennent qu’en jetant le caillou dans l’eau ayant provoqué la mort d‘Olga, les ronds d’eau nés du choc dans le lac vont les éclabousser, puis les noyer.
C’était la philosophie de mon tuteur, Franck. Un grand physicien que je respectais toujours autant, qui m’avait tout appris. Un nihiliste peu commun, dont toutes bonnes causes ne créaient pas forcément le meilleur effet. Je n’étais pas fataliste comme Franck, mais j’étais la conséquence de la mort d’Olga. Une machine à tuer prête à tout.
- Oh ! Répéta l’instructeur. What is your name ?
- … I’m The Ripple Effect.
Il nota mon nom sans rien dire, et se dirigea vers la personne suivante.
***
(SUITE)
***
…2056
- Vous avez vous aussi beaucoup souffert à ce que je vois…
- Evidemment, abruti ! M’emportais-je. Que crois-tu ? Que nous étions tous de simples quidams ? Quelques soit tes motivations, je suis sur qu’à l’heure qu’il est, elles te paraissent presque vaines non ?
- Je ne crois pas, répliqua-t-il en redressant son visage soudainement. Je sais que ce que je fais, que ma présence ici, est une bonne chose !
Je m’énervai instinctivement, c’en était trop :
- Ta jeunesse m’insupporte, comment crois-tu tout savoir sans avoir tout vécu ?! Moi et mes compagnons avions fait le plus juste pour… !
- Mais fermez votre gueule, vieil homme ! Vous n’êtes que la victime de votre temps, et encore… Vous… Vous me répugnez…Vous ne savez même pas tout ce que vous m’avez fait ! A cause de vous, toute ma famille est morte et enterrée ! Pareil pour celle de mes compagnons d’infortune qui ont terminé les restes de la Mission.
- Et moi alors ?! Criai-je. Les Patriotes m’ont fait pareil !! Pire, ils me les ont ramenées !
- Hein ?
***
2039, Sous l’océan Atlantique
Le corps du Docteur Evans gisait sur moi. Je le repoussais avec frayeur. Une fois de plus, je ne m’étais pas vengé comme je le souhaitais. J’en avais honte. Le trou derrière sa tête avait été causé par le Beretta de Jean, qui venait de me sauver la vie.
- Ca va Stan ? Fit-elle en me tendant la main…
- C’est Ripple pour toi, répliquai-je en la lui repoussant. Et… Je ne t’ai rien demandé ! J’aurais pu le tuer seul, ce salaud.
Elle poussa un soupir.
- Ce n’est pas le moment, Stan ! Ressasser ici mon histoire avec Marcus ne nous aidera pas…
- Je n’y crois pas… Comment as-tu pu…
- On t’a tous cru mort pendant quatre ans, bordel !
Je ne disais rien. Elle regarda le corps d’Evans :
- Bon ! Se ressaisit-elle. Sa présence ici indique que les Patriotes sont aussi ici pour le serveur.
- On le savait… Ils sont là pour Hans, et pour vérifier qu’on détruise bien U-155... Ils ont fait ça à chaque serveur…
Je pris ma radio pour contacter Pliskin, quand une voix-off résonna dans la pièce…
- Tu as tout à fait raison, Ripple Effect…
J’avais vite compris qui s’était, c’est ainsi qu’il s’exprimait, nous avait prévenu Saladin.
- U-155...
- Bien vu. Chaque destruction de serveur se fait de la même manière… Mais cette fois-ci, j’ai de quoi vous désarmez tous, en commençant par toi…
- Peu importe ce que tu m’envoi, boite de conserve, je l’étriperais !
- N’en sois pas si sur… Voici une des plus grandes œuvre du projet Opium, amuse-toi bien, Ripple Effect !
La voix se tût. Au bout du grand Hall s’ouvrit soudain une gigantesque porte. En sortit une femme, mince, difficile à distinguer à cause de la grande lumière qui la précédait… Je pointai déjà mon Ionique dans sa direction. Mais sa voix me glaça les muscles…
- Mon amour… C’est toi ? Que fais-tu ?
Tout mon corps s’humidifia. Tout mon être se vida. Juste un son sortit. Une voix de jeune homme qui avait atteint à une certaine époque ce qu‘on appelait le bonheur.
- …Olga ?
Jean se leva, elle avait vite compris. Elle chargea son arme vers elle et me lança un regard juste après avoir remis sa douce mèche en place :
- Que tu le veuille ou non, je reste avec toi jusqu’au bout, Stan…
***
…2056
- U-155 ?… Fis le jeune homme, interloqué. Cela me dit quelque chose.
- La pire création des Patriotes, responsable de nombreux maux. Une IA faisant leur boulot ayant pris le dessus sur eux. En 38, lors des élections américaines, chaque candidat appartenait à chacun des camps. Si U-155 avait gagné, un monde de peine serait né. Mais un allié à tous nous a alors révélé la manière d’accéder à U-155 et de le neutraliser. C’est là que notre sort s’est joué. Et… C’est à cause de ce qui s’est passé ce jour là que tu es ici, devant moi, attendant de me tuer.
- Vraiment ? Et pourquoi donc ?… Je ne fais pas le lien.
- Le passage vers le serveur principal d’U-155 se trouvait sous la maison blanche. Nous avions découvert sa faille de programmation : Il fallait que les 12 nouveaux Patriotes soient conditionnés avec une glande cérébrale contenant une personnalité d’un des Philosophes pour qu’U-155 ne les voie plus comme un danger pour l’humanité et cesse de fonctionner. Mais il restait un Patriote renégat à tuer pour appliquer cela : Hans, qui s’était réfugié avec le serveur. Le colonel Naked Snake lui régla son compte, après avoir tué à l’aide de Saladin l’hôte d’U-155 : un clone raté de ce qu’il aurait du vraiment être.
- Le clone de qui ?…
Je baissai mon regard qui se fit lointain.
- Quelle importance, U-155 était mort et c’était tout ce qui comptait.
- Mais comment avez vous fait ?… U-155 était presque aussi puissant que les Patriotes, et… Vous avez tous réussi… Comment avez vous su comment le vaincre ? Qui était cet « allié » qui vous a tout dit ?
- C’était un homme que les nouveaux Patriotes voulaient à tout prix garder secret. Il s’appelait David Ikari, mais on le connaissait plus comme étant Solid Snake… Il nous a dit à tous précisément comment vaincre l’IA, à condition de ne pas se servir de son pouvoir pour détruire le système créé par les Patriotes… Et quand tout fut fini, les nouveaux Patriotes, dont David nous avait dévoilé l’identité, nous ont demandé une audience officielle, à tous.
Le garçon face à moi fit un pas en arrière, il commençait à comprendre.
- Alors c’était donc ça… C’est comme ça que cela s’est passé… Vous Tous…
- Oui ! Haussai-je le ton. Nous tous ! John Pliskin, Ryan Locke, Naked Snake, Raphael Saladin, Kenneth Dolph, Warren Espinosa, Jericho, Arichibald Cornellius Blond, The Cobra, Togo N’Colent et moi-même… Nous nous sommes tous rendu pour cette rencontre au sommet, le monde enfin libéré de la tyrannie imminente d’U-155...
***
Washington D.C, 2039
- Asseyez-vous… Nous fit l’homme.
Nous nous exécutâmes, sauf Saladin, qui préférait rester debout.
- Je me présente, nous fit-il d’un calme presque étonnant. Je m’appelle Abe Davis, je suis le nouveau chef du comité des sages. Et actuellement, sans doute la personne la plus puissante du monde.
Il eut un rire charmeur en finissant sa phrase. Il nous faisait penser à un vendeur d’auto. Son costume trois pièces, et son bureau à table circulaire couvert de moquette contrastait avec nos tenues guerrières à la propreté douteuse. Nos blessures n’était pas encore sèches, et lui nous sortait des sourires couleur diamant. Il comprit vite que nous souhaitions aller droit au but.
- Voyez-vous, fit-il, il y a longtemps, quand U-155 à commencé à faire des siennes, les seconds des Patriotes, qu’on surnomme les Lieutenants, ont décidé de remplacer leurs leaders qu‘ils jugeaient trop instable sous le contrôle d‘Hans. Il ne restait qu’un problème, la méthode d’implantations de glandes philosophes avait trop vieilli et ne correspondait plus à la modernité de notre monde. Ces 12 hommes étaient certes très sages, mais leur maturité n’était pas intemporel… Tout comme leur méthode de sélection de candidat.
- Coupez-moi si je me trompe, lui fit Naked, mais vous n’avez pas une personnalité philosophe implantée en vous, vous aussi ?
L’homme fit la moue.
- Une partie seulement, nous l’avons fait juste pour duper U-155 et le rendre inerte. Mais là n’est pas la question. Le projet des Lieutenants, le « Projet des Désignés » de son nom, consistait à développer une toute nouvelle philosophie pour choisir un nouveau comité en fonction des besoins économiques, sociales, militaires et j’en passe… De ce monde. Nous nous sommes servi de la guerre contre U-155 (et accessoirement des actions de la Double Entente) pour trouver tout cela. Nous avions désigné un homme, pour vous sélectionner, vous trouver, et vous soumettre à l’épreuve, si l’on peut dire. Cet homme s’est révélé il y a peu face à vous, c’est David Ikari, alias le grand Solid Snake bien sûr… Certains d’entre nous n’était pas spécialement réjoui que tout cela se mettent en place et on même chargé secrètement Emmet de le tuer. Merci à monsieur Ripple de l’en avoir empêché en le tuant il y a une dizaine d’années…
Je ne réagis pas à cette remarque, et fit le même regard confus que les autres. Davis continua.
- Bref… Hum… Après avoir testé le mental, la puissance, l’intelligence, le recul, la responsabilité… Nous avons trouvé…
Ce fut au tour de Locke de le couper :
- Attendez… Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre de savoir comment les Patriotes s’inquiètent de choisir leur successeur, avec votre tronche comme chef en prime. On est ici pour conclure une trêve, avec des accords et tout le tralala que je sache, non ?
Il se leva et regarda autour de lui :
- …C’est pour ça qu’on est là, non ?
Nous acquiesçâmes tous, machinalement.
Davis fut étonné, il secoua sa tête…
- Hein ? Ha mais non non ! Vous n’êtes pas ici pour cela ! Je pensais que vous aviez compris ! Je… En fait nous ne sommes que des membres de transition en tant que Patriotes, nous attendions la fin de la guerre afin de vous proposer à vous tous… La tête du comité. Vous avez été choisi. Les candidats idéals, c‘est vous !
- C’est une blague j’espère, intervint Saladin, dans son coin, rageur.
- Vous savez compter, Saladin, vous êtes douze ici…
Le général Terroriste traversa alors la salle en bousculant plusieurs bureaux sur son passage, sa carcasse de métal se fit entendre sur tout le trajet. Il prit Davis par le col et le souleva à un mètre du sol.
- Je sais compter, et je sais aussi tuer. Surtout ceux qui me prennent pour un con en pendant que je vais rejoindre leur camp de pourris…
- Notre camp ? Marmonna Davis, en train d’étouffer. Mais non, vous ne comprenez pas ! C’est VOTRE système que nous vous offrons de créer, avec NOS moyens. Et si nos moyens ne vous plaisent pas, vous pourrez en disposer comme bon vous semble ! On vous facilite juste la tache pour des actions qu’on vous avait déjà préalablement permis d’appliquer via le combat, l’infiltration, et la rébellion contre le système… Si on vous a donné autant d’importance toutes ces années, ce n’est pas pour rien ! Vous tous représentez, par votre personnalité à chacun, un maillon idéal pour le redressement mondial, encore mieux qu’il ne l’était à la fin du 20e siècle ! Fini les souffrances, les duperies, les batailles, les Missions Top-Secrètes… Les choses peuvent afin s’améliorer pour vous et tous ceux que vous le souhaitez ! Cela n’aurait pas été possible sans toutes ses épreuves. Les anciens Patriotes se sont sacrifiés pour tout cela, comme nous sacrifierons notre poste pour vous laissez la place. VOUS seules savez maintenant, et mieux que quiconque, ce qui est le plus juste pour cette planète, vous le savez au fond de vous, n’est-ce pas ça, la véritable définition d’un patriote ?
Saladin avait déjà reposé Davis depuis longtemps, nous étions tous abasourdis… Nous ne savions que dire… L’aventure était-elle vraiment finie ? Il le semblait… Il le semblait.
- Alors ? Reprit Davis. Vous acceptez, ou vous laissez le monde dans le bourbier qu’il est, entre nos mains ?
***
(SUITE)
…2056
Mon preneur d’otage s’était pris une chaise de la salle à manger pour mieux se mettre à l’aise. Il m’avait écouté presque avec passion.
- Et c’est donc comme ça que vous êtes devenu…
- Un Patriote. Moi. Et les autres. Nous étions les plus grands acteurs de ce monde, nous en sommes devenus les Metteurs en Scène.
- Mais cela à entraîné…
Je le coupai tout de suite.
- Cela a entraîné énormément de bien ! Le système des forums, les nouvelles lois des échanges, l’internationalisation militaire… Pour une fois depuis 1 million d’années, l’humanité à sourit.
Mon assaillant se leva soudainement :
- … Et la 4e guerre mondiale ? Et les rébellions écrasées sans même un procès ? Et la disparition de la moitié des droits civiques ? Ne me sortez pas ce discours, espèce de sale dictateur !
Je me levai à mon tour de mon siège, ma robe de chambre tomba le long de mes jambes.
- Moi, Locke, Naked et les autres, nous avons relevé ce monde de la merde dans laquelle il se trouvait, tu n’es pas conscient de ce qu’on a…
- C’est vous l’aveugle !! Hurla-t-il. Mais cela n’a pas d’importance… La Mission est presque accomplie maintenant. Vous êtes tous morts comme des chiens, enfin ! Saladin a cramé dans l’incendie de sa demeure, Kenneth s’est pris une balle de sniper en plein cœur, Pliskin s’est fait criblé de balle à l’aide de sa propre arme, tous les autres sont morts aussi, il ne reste plus que vous, le « Ripple Effect » ! Mais le Front vous a enfin eu aussi, aujourd’hui, c’est à mon tour de vous tuer !
Je pris un air écœuré face à ce discours plein de haine :
- Je n’aime vraiment pas la manière dont tu as grandi, Mikhaïl…
Il en lâcha presque son arme.
- Comment ?… Comment connais-tu ce nom ?…
***
Panama City, 2041
Je tirai le nœud de mon nœud-papillon tout en marchant sereinement sur le magnifique balcon large de l’hôtel Conception. La nuit était douce et le vent chaudement caressant. J’étais serein. Ma seule préoccupation était de ne pas renverser de cognac sur mon beau smoking blanc.
On entendait encore les sons de fêtes, en bas. Je m’accoudai tranquillement sur le bord de la terrasse, admirant les lumières du soir d’une des villes les plus délurées au monde. Puis je baissai ma tête de désespoir à l’entente de pas similaires au mien, brisant le moment de solitude que je quêtais ardemment.
- Monsieur Jean Holmes…
- Oh tu te crois où ? Répliquai-je ironiquement à l’entente de la voix de Marcus, le nœud tout aussi desserré que le mien. Je repris :
- C’est ELLE, qui est la madame Stanley O’hara !
Nous rîmes fraternellement puis mon frère s’accouda à son tour sur le bord. Un long moment de silence consistant à écouter le vent s’écoula.
- Tu sais, je ne me suis jamais excusé… Déclara Marcus en regardant au loin.
- Pour quoi donc ? Fis-je étonné, en me retournant, dos au bord, guidant mon verre à mes lèvres.
- Pour te l’avoir piqué, quand tu avais disparu.
Mon regard se baissa, j’eus un petit rire.
- Qui d’autre aurait pu veiller sur elle ?… J’aurais pu mourir là-bas.
- Oui je sais, c’est que tu m’avais dit il y a déjà deux ans… Mais… Tu étais dans les mains de cette ordure d’Evans, qui t’a torturé, manipulé… Tu as réussi à t’enfuir, à te venger, à retrouver les tiens… Pour la voir, elle, dans mes bras… Ca a du être dur…
Ces vieux souvenirs revenaient en moi. Je les effaçais aussitôt.
- Tu crois que je ne t’ai pas pardonné ?…
- Je… Je ne sais pas.
Je me retournais dans sa direction, et terminai mon verre, avant de le jeter de toutes mes forces par le balcon, sous le rire de mon frère.
- Laisse-moi te dire un secret Marcus…
- Un secret ?…
- Le jour, ou plutôt le lieu où Evans m’a kidnappé…
- Togo nous avait dit que c’était prêt d’un cimetière, je crois…
- Il avait menti à l’époque, pour Jean. Bien sur, il ne soupçonnait pas que j’allais disparaître quatre années… La vérité… C’est qu’on était DANS ce cimetière.
Mon frère se redressa, étonné.
- Mais ?… Qu’est-ce que vous fichiez là-bas ?
- J’avais fait faire une tombe.
- Pour qui ?
- …Pour Olga.
Il ouvrit grand sa bouche.
- Olga ?…
Oui… J’avais besoin d’un endroit où me recueillir. J’avais appris il y a peu par le docteur qui m’avait soigné du coma que c’était elle qui m’avait sauvé, sur le tanker… Et moi, j’allais me marier avec Jean… J’aimais tellement Olga, Marc, si tu savais… J’avais l’impression de la trahir.
- Mais ?… Elle était morte depuis 25 ans Stan !
- Je sais… Répondis-je en raclant ma gorge d’homme légèrement ivre. Mais pourtant, ce jour-là, j’ai dit à Olga, devant sa tombe, que j’hésitai à me marier, que jamais je ne pourrais aimer de nouveau quelqu’un comme elle… Et 3 minutes plus tard, les sbires d’Evans m’ont kidnappé pour le compte des Patriotes, afin d’y récupérer sa place.
La voix de Marcus se fit tremblante.
- Ne me dit pas que tu vois tout cela comme une punition quand même ?! Tu joues au bon samaritain là !
- Non, bien sur… Mais durant ces quatre années, et surtout à mon retour, lorsque je l’ai vu dans tes bras… J’ai compris… Que c’était elle que je devais épouser, que c’était elle la femme de ma vie, que je l’aimais bien plus qu’Olga qui bien que passionnée, notre relation n’a jamais été autre qu’une amourette de mômes de 20 piges, et ça je ne me l’étais jamais avoué jusqu’à mon retour…
Marcus, ému, ne répondit rien pendant dix longues secondes, avant de sortir un :
- Ouah, c’est beau…
Mon rire fut soudain :
- T’es con…
- Désolé.
- Tu l’as déjà dit ça. Et puis bon, j’ai gagné la fille maintenant, c’est bon.
- Là c’est toi qui es con !
- Hahaha !!
Un nouveau moment de silence apparu. Mais cette fois-ci la cause fut une enlaçure entre mon frère aîné et moi-même. Marcus avait toujours été là pour moi, jusqu’à son décès, huit ans plus tard.
- Autre chose Stan…
- Quoi ?
- Je suis venu ici pour une raison précise en fait, nos agents nous ont signalé quelque chose…
- Quelque chose de grave ?…
- Non, non, d’important plutôt… Disons que vu que Jean ne peut pas avoir d’enfants, c’est peut-être l’occasion d’adopter…
- Quoi ?
- Euh… Ma blague fut maladroite, pardon. Je veux te dire… Que nous l’avons retrouvé, enfin. Mikhaïl.
A ce moment, j’aurais sûrement fait tomber mon verre de cognac si je ne l’avais pas balancé dans le jardin de l’hôtel.
- Mais… Comment ?
- Ben, euh… Sourit-il, on est les Patriotes maintenant, non ?
- Arrête avec ce terme, aucun de nous ne veut plus l’entendre, tu le sais.
- Oui, oui… Je sais.
Je regardai le vide :
- J’ai du mal à y croire… Mikhaïl… Mon petit Mikhaïl… Mon petit-fils !
- Le fils de Katarina Gurlokovich, l’enfant conçu par Olga et toi. C’est bien lui. Il est dans une famille en France, à Paris. Cela semble logique vu que c’est là qu’Orson, son père, l’a fait libérer du joug des Patriotes et que tout le monde à perdu sa trace. Il est capitaine d’une équipe de basket et passe en deuxième année pour devenir Ingénieur en je ne sais quoi… Il a une sœur adoptive qu’il adore et une mère qui prend toujours autant soin de lui. Il a…
- Il a une vie normale.
Marcus sa racla à son tour la gorge.
- Hum… Oui. Que fais-t-on alors ? Ses capacités pourrait faire de lui quelqu’un d’exceptionnel, il y a plusieurs projets sur lequel…
- On ne fait rien.
Mon frère sursauta.
- Comment ?! Tu ne veux même pas le retrouver ?
- Surtout pas ! Il est à des millénaires d’imaginer qui est sa vraie « famille » et à du effacer depuis longtemps les traumatismes de son enfance. Regarde-moi Marcus ! Je viens de célébrer un mariage « normal » avec la femme que j’aime… A 55 ans ! Tout ça parce qu’on m’avait « désigné » à souffrir pour que je prenne un meilleur recul sur ce putain de monde ! Tout ça parce qu’on a tué ma fiancée ou kidnappé pendant des années… Je… Tu ne lui souhaites pas de rencontrer une poulette à la fac, de vivre une jeunesse légère avec elle, puis d’être heureux en se mariant et en ayant des enfants sans faire de cauchemars la nuit montrant toutes les horreurs qu’on a vécues ?
- Je… Si, mais… On ne va pas non plus lui imposer des…
- Ne fait RIEN Marcus c’est bien compris ! Laisses-le tranquille, c’est par cette avidité première que les Patriotes ont fait souffrir leurs « sujets » Naked, Saladin, Locke… Et nous, nous ne le ferons pas… Parce que nous sommes différents des Patriotes.
Mon frère acquiesça, regarda la ville une dernière fois, me fit un dernier sourire sincère pour enfin me dire, son verre en l’air :
- Tous mes vœux de bonheur. A toi, à Jean, à Mikhaïl et à Francis.
***
(SUITE ET FIN)
...2056
J’étais toujours debout, face à Lui. Il se frottait la nuque pour essayer de réaliser ce qui lui arrivait. Je fis un pas en avant, mais il repointa son Ionique aussitôt, il tremblait.
- Vous… C’est pour me manipuler tout ça…
- Si c’est le cas, je suis très imaginatif… Que vas-tu faire à présent ?
- Je… La Mission… La Mission…
Il se marmonnait sans cesse ce qu’on lui avait fourré dans le crâne. Je devais le sortir de ça.
- Tu ne l’accompliras pas. Tu as en face de toi celui qui t’a offert une vie sereine, une liberté de penser, je t’avais dans ma main telle une vulgaire fourmi, et je t’ai laissé partir voguer dans la nature, Mikhaïl Gurlokovich…
Il ne tremblait plus, il pointa son arme avec plus d’ardeur, tout en criant :
- Est-ce que j’ai l’air serein pour vous ? Regardez-moi bordel !! Le monde que vous avez fini par créer vous et vos potes, à malgré tout fait de moi un monstre soldat emplit de haine. Vous le voyez bien !
- Je n’ai pas voulu que tu finisses comme ça, et si je l’avais su, j’aurais tout fait pour l’éviter, Mikhaïl.
Il avait presque les larmes aux yeux, mais était tout aussi nerveux :
- Arrêtez de m’appeler comme ça, sale vieillard !! Mon nom est Mitchell Cane, lieutenant du Front de Libération du Contrôle. Que ce soit votre volonté ou non, si ce monde est un enfer aujourd’hui c’est uniquement VOTRE FAUTE ! Et si je dois tuer une des personnes clés de mon existence pour cela, je le ferais !!
Il leva le chien de son Ionique, et s’apprêtai à tirer. Je bus la dernière gorgée de mon café.
- Il n’est pas si mal en fait.
Il tira. Sur le plafond. Ma tasse lancée sur sa figure lui avait fait dévier le coup. Je lui fis alors une prise D’Aïkido que seul ma robe de chambre permettait de faire et le tint en respect, agenouillé au sol, immobilisé par mon bras.
- Pas mal pour un vieillard hein ? Tu n’es pas encore assez fort pour nous vaincre, Mikhaïl, vous êtes tous encore trop jeunes, pas assez expérimentés.
- On vous a tous tué déjà, grogna-t-il.
- Vraiment ? Poursuivis-je, essoufflé par mon action persistante. Je ne pense pas que Saladin soit sensible au feu avec sa carcasse de métal, et les armes de Pliskin ne tuent jamais. Kenneth lui est insensible à une balle dans le cœur puisqu’il a le cœur à droite… Je continue ?…
- Que ?…
- Les Patriotes sont encore tous en vie, nous vous avons manipulé pour vous faire croire notre mort en faisant en sortent que vous tentiez de nous tuer uniquement par des manières qui nous serait insensibles. Ceci en analysant votre psychologie, votre manière de faire…
Mikhaïl pleurait cette fois. Peut-être aussi un peu par la douleur que je lui provoquai au bras.
- Mais pourquoi tromper comme cela les gens ? Pourquoi ?!
J’eus un long soupir.
- Parce que… Nous sommes les Patriotes, malheureusement. Nous manipulons, c’est notre devoir. Quand Saladin s’est débarrassé du comité la première fois, ce fut une victoire intérieur pour chacun d‘entre nous. Mais quand ils furent tous remplacés, nous dûmes comprendre que le combat allait être presque éternel. Qu’un ennemi social comme celui-ci ne doit pas être sous estimé. Cela nous a donné maturité, nous a renforcés. Exactement comme les Patriotes le voulait pour que nous puissions être assez forts pour les remplacer… Ici nous répétons la même expérience avec quelques-uns du Front de Libération du Contrôle, des Forces Terroristes d‘Europe Sud ou encore avec les descendant de la Double Entente. A la différence prêt que nous refusons de donner notre vie bêtement cette fois-ci.
- Vous ?… Vous voulez dire que ?…
- Eh oui ! Toi, et quelques autres combattants valeureux avait été « désignés » pour devenir nos remplaçants dans quelques années. Exactement comme l’avait fait à l’époque le comité avec nous tous. Nous ne sommes pas aveugles, Mitch, nous savons que le monde va mal, et que nous sommes désormais incapables de le redresser parce que nous aussi, à notre tour, nous venons d’une autre époque. Il nous faut du sang neuf, alors nous répétons le même schéma de sélection. Nous avons entre autre créé la « Mission » pour cela.
Alors oui, continuai-je presque en transe, je t’ai menti, quelques années après avoir renoncé à te trouver, la guerre a éclatée, nous avons compris que nous devions trouver de nouveaux désignés, et j’ai tout de suite pensé à toi, et ta vie de soldats à commencée. Au final, le comité n’est qu’une grande famille après tout. Et tu as toujours été le meilleur candidat, c’est pour cela que je prends le risque de tout te révéler…
Je pris le Ionique et relâcha le petit en le poussant vers l’avant un bon coup. Il était à quatre patte, sous ma menace, déboussolé comme je l’avais été tant de fois durant ma jeunesse, par la faute des Patriotes, pour le bien de la sélection. Déboussolé comme lui le sera encore de nombreuses fois avant d’être prêt pour remettre le monde sur pied. Il se leva lentement.
- Si je suis supposé être un futur membre du comité…
- Oui…
- Et si vous êtes tous supposé faire croire à votre mort…
- Oui…
- Alors vous tuer reviendrait au même pour nous, non ?
Il voulait se venger de ce que je venais de lui faire subir, pourquoi pas ?
- Essaye donc. Lui lançai-je.
Il se retourna et sortit une petite télécommande. Aussitôt le Ionique à ma main s’éteint et devint inutilisable. Il sortit de son dos un Desert Eagle chargé et fit un léger sourire qui fit entrer ses gouttes de transpiration dans sa bouche.
- Pensez-vous vraiment qu’un jour je vais devenir quelqu’un comme vous ? Pensez-vous que votre manière de faire est vraiment la meilleure ? Que tout doit-être un éternel recommencement, tel les cercles qui se forment sans cesse après avoir lancé un caillou dans l’eau ? Votre fameux « Ripple Effect » ? Ha… Tout devient si clair maintenant. Je DOIS vous tuer ! Pour recommencer quelque chose de neuf, de vrai, de véritablement innovant. Tel un étudiant qui entre dans la vie active sans l’aide de Papa-Maman. Nous n’avons pas besoin de vous, ni moi, ni mes compagnons, ni mes ennemis Terroristes qui vous combattent tout autant. Si un jour nous libérons le monde, ce ne sera qu’après avoir détruit votre système ! Alors adieu, sombre aveugle, la prochaine fois, calcul mieux tes gestes.
Sa pupille se serra. Sa main aussi.
- Mikhaïl, ne…
Une criblé de balles vint me repeindre le torse. Je m’écroulai instantanément contre le fauteuil, la dernière chose que je vis avant de fermer les yeux était le visage triste de mon petit-fils. Cette tuerie allait lui provoquer des regrets, des cauchemars, elle allait le faire évoluer. Il n’allait plus être un assassin froid et abruti. Il allait devenir quelqu’un de plus posé, de plus réfléchi.
Exactement comme je le voulais.
Epilogue
***
Miami, 2047
- Monsieur O’hara ? Monsieur O’hara vous m’entendez ?
J’entendais. Mais je ne pouvais pas parler. Je voyais le docteur. Je voyais Jean, en larmes. Ainsi que Marcus, et aussi Pliskin, dans le fond. J’étais sur un brancard. Je n’étais pas traîné par Nathan cette fois-ci. Non ? Non. Juste par une belle infirmière. On voulait me guérir. Guérir. Je venais de faire un infarctus.
Mon cœur a lâché. Je vais mourir.
La scène se passait dans mon hôpital privé. On m’avait immédiatement pris en charge. C’était un des avantages d’être… Un homme puissant.
- Alors Docteur ?! Demanda Jean, en pleine crise de nerf.
- Je lui avais dis ! Hurla le médecin. Je lui avais dis de renoncer à cette maudite SR ! Il n’arrêtait pas d’en reprendre, et voilà le résultat !
- Docteur faites quelque chose ! Il ne peut pas mourir comme ça !
Le Médecin se fit aussi nerveux que Jean.
- Je… C’est un dilemme Madame O’hara. Il… Si j’arrête le sevrage, son cœur lâchera définitivement, si je le bourre de SR, il lâchera dans l’heure qui vient…
- Est-ce qu’il y a une autre solution ?…
- Je…
- Docteur ! Intervint Marcus ! Répondez !
- Je… Oui. Il nous faut le dossier de recherches du 10/12/2035. Fit-il en regardant sur son écran.
- Je connais cette date, fit Pliskin, calme.
- John ? Demanda Jean.
Mon compagnon répondit :
- …C’est la date de la mort de Vamp.
Marcus et Jean se retournèrent instantanément vers le Docteur.
- Vous ?… Vous pensez que ?…
- Oui… Expliqua le Docteur. En clonant les nanomachines prises sur le corps de Vamp, je pourrais synthétiser une nouvelle SR encore plus résistante, qui empêchera son cœur de lâcher. Seul problème, il sera pratiquement aussi résistant que Vamp, et par ce fait ressentira bien moins de sensations…
Jean me regarda, hésitante. Son regard était si plein de tendresse.
- Fais-le, mon amour. Fis-je d’une voix presque inexistante. Je n’ai pas besoin d’être si humain que ça pour faire ce que je fais. Et… Ca ne m’empêchera pas de t’aimer.
Jean pris ma main. Puis recula d’un pas. Elle essuya ses larmes à l’aide de sa manche gauche, et avec un regard que je pouvais qualifié de dur depuis mon angle de vu, ordonna au docteur :
- Faites-le.
Marcus et Pliskin reculèrent à leur tour, le Docteur m’injecta la première dose.
***
…2056
Mon corps gisait, seul, dans le salon. La lune éclairait mon sang dégoulinant de partout sur mon corps. On entendait à peine le son de ma peau se régénérer. Une femme entra lentement dans la pièce, elle s’agenouilla prêt de moi, et veillait à ma résurrection comme une mère veille son enfant malade.
Un léger souffle sortit de mon corps, un souffle frais, un souffle de ténèbres.
- Jean…
- Ca va mon cœur ?
- Pas trop, fis-je en tentant de me relever. Mais ça ira, j’imagine. Merci d’être là dans ces moments-là. Je sais que tu n’aime pas ça… Marre de cette super-SR dégueulasse dans mon café !
- Je suis là parce que c‘était important pour toi. C’était Mikhaïl cette fois. Mais… Pourquoi lui avoir révélé qu’il était un Désigné ?
- Cela faisait parti du plan, Mikhaïl est différent des autres… Il… Il est destiné à être leur leader.
- Je vois, répliqua ma compagne de toujours. Mais quand bien même, es-tu sur que cela ne va pas tout gâché ?
- Comme prévu, comme pour les autres, il est persuadé que je suis mort. Pour lui notre plan n’a plus d’intérêt, mais il devait le connaître, pour encore davantage réfléchir au destin du monde. Bien plus que nous l’avons fait, nous tous, à l‘époque.
- Mais… Pourquoi ?
- Parce nous ne voulons pas répéter la même erreur que les Patriotes autrefois en nous désignant, en nous « formant » comme ils l’ont fait. Si un jour Mikhaïl devient chef du comité, je veux que ce soit non seulement pour remettre le monde sur pied, mais aussi que son expérience de ce soir lui permettre de trouver le moyen qu’il ne s’écroule pas de nouveau. Nous voulons qu’ils mènent l’humanité vers une nouvelle ère, pas qu’il la fasse replonger dans un cycle infernal, comme nous l’avons indéniablement fait. C’est là la beauté de ce nouveau plan de Désignation Jean, cette fois-ci, nous voulons nous rattraper, pour l’éternité.
- Eh bien, me fit-elle, j’espère ce plan marchera. Vous avez tous vraiment hérité de leur manière tordue de penser en tout cas. J’espère juste que cela se mettra en place sans trop de souffrances… Pour chacun.
- Je m’en suis assuré, fis-je le cœur léger.
Jean m’aida à me lever, puis m’assis sur le fauteuil. Je regardais jovialement la baie vitrée et me remémorait cette soirée fatidique, cette nuit qui m’a fait remémorer toute mon existence à la fois dur, complexe, et haletante. Cette véritable histoire à dormir debout qui ne pourrait que jaillir dans la tête d’ados paranos fans de fictions.
Une histoire qui, je l’espère, ne se répétera pas, une histoire qui continuera d’une autre manière. Plus calme, plus sereine, comme quand les cercles ont cessé de se former et que le lac redevient plat après que le caillou fut jeté.
Car c’est aussi ça, le Ripple Effect, une répétition, mais aussi une fin.
- The end of MTS/MGHS, by Ripple -
![]()
Tu as fait de Jericho un Patriot
J'ai beaucoup aimer ( car sa ressemble a mon texte
mais c'est pas fait express
)J'aime bien la petite révélation a la fin sur Vamp
Et je me pose plein de question
Stone était donc un gentil qui voulait désigné son fils ( Mark ) pour être le successeur légitime ? Nos deux plans ne sont pas si différent l'ami. Seulement je n'avais pas poussé la chose a en faire des gentils qui voulait être remplacer
Sa montre aussi l'ambiguïté des Patriots, tu les a combattus, et te voilà maitre du Monde, ce qu'as refusé Stone et son fils après lui. Mes personnes pourrais très bien s'intégrer a ton univers et Caïn encore plus.
Mais ce que j'aime dans ton texte c'est qu'on sent que tu as pris ton pied ![]()
SPOILER DE STONE SUR MON TEXTE ATTENTION !!!
Merci à Stone pour tes comm (
sur son poste je le rappelle. )
C'est vrai qu'ils se ressemblent nos textes, et qu'ils pourraient presque se mouvoir.
Et en effet, tu as raison, j'ai trop pris mon pied.
L'univers change tellement, ça laisse place à tout ce texte !
J'ajoute aussi que tout les petits passages sont les idées que j'avais eu pour mes chroniques, et aussi pour après mes chroniques, voir pour la fin de MGHS. (Le texte en lui-même est plus un épilogue qu'autre chose de tout ce que j'avais imaginé). Donc ça vous donne un avant-gout de tout ce que vous auriez pu lire si la fic aurait durer encore. Mais ça m'a pas trop dérangé de tout révélé en vrac. J'ai surtout montré ma philosophie perso des Patriotes en puisant le concept au plus loin. J'attends vos comm vous autres (euh oui j'attaque les votres aussi XD )
Je viens de lire le texte d'adieu de Kenneth et... Bouhouhouhouuu...
Et t'ose dire que t'es nul pour ça ? NOn mais sérieux, c'est le meilleur !!! (pour le moment XD)
Snif je vais l'imprimer je crois, et l'encadrer.
Merci à toi pour ce beau moment, t'es celui qui m'a vraiment le plus touché. Je pensais que tu nous accordait moins d'importance tout ce temps, mais la réunion à Paris putain qu'on va la faire !! ![]()
Pour ceux qui lisent ce poste avant de lire mon texte : Si vous le souhaitez, j'ai une version mieux écrite à vous passer sur MSN, à vous de voir !
J'vous jure que je vais vraiment chialer a lire ca
. Surtout que je n'ai pas besoin de ça en ce moment ![]()
Bah mon vieux, t’es pas le seul à avoir pris ton pied sur ce texte, c’est moi qui te le dit.
/ !\
T’es toujours autant LE maître du scénar’. C’est juste dingue comme ça colle bien ! Pourtant, nous projeter tous en Patriotes désignés par ceux qu’on avait toujours combattus, c’était tordu… mais tellement évident à la fois ! Alors bien sûr, en tant que bon maître des coups de théâtre, on s’en prend plein la tronche à tous les tournants… pour tout te dire, ça m’a renversé comme un season final de Lost, et tu me connais, je dirais pas ça à la légère !
Une dose d’émotion juste parfaitement maîtrisée, entre Mikhaïl ( dont la présence ne m’a pas affecté plus que ça, je dois pas être là depuis suffisamment longtemps pour me rendre compte de ce qu’il représente pour Ripple ) qui est juste totalement paumé, l’histoire avec Olga ( fuck, j’avais jamais su que Stan’ était censé être le père de son gosse moi oO ) et comme d’habitude les passages avec Marcus. On va de révélation en révélation, de changement de scénar’ en renversement de situation… Ripple qui essaye de déstabiliser Mikhail, tout en buvant discrétos son café dont ni lui, ni nous ne pouvons nous imaginer l’importance. Le fait d’intégrer Vamp à tout ça pourrait paraître gros, bah même pas, c’est suffisamment bien immiscé là dedans pour passer comme une lettre à la Poste. C’est toujours autant sympathique de retrouver son propre perso dans un autre texte, mais alors de retrouver tous les autres, ça fait vraiment plaisir, alors surtout en leur donnant ce rôle là. Jouer avec la mort comme tu le fais, avec brio, ça fiche une sacrée claque aussi, accentuée par la structure des dates variables, des flash-backs si j’peux me permettre. Surtout vu que c’est une fin, et que techniquement, n’importe quoi aurait pu mourir. Honte sur moi, mais j’ai même pas réagi en lisant « Kenneth s’est pris une balle de sniper en plein cœur » XD Le pauvre, c’est la deuxième fois qu’il se prend une balle au même endroit… ^^
Et le point de vue amis ennemis change du tout au tout, à l’époque Ripple et Mikhail auraient pu être diamétralement inversés dans leur rôle !
Le retour de notre cher Snake, pour boucler la boucle, sympa aussi !
Une fin à la MGS4, tout le monde est vivant mais se planque, ni forcément heureux, ni forcément malheureux ( ou mort T_T ).
Niveau scénar’, du pur tout bon.
Niveau forme… bon bah écoute euuuh… XD
C’est toujours aussi purement soigné, beaucoup de mal à trouver la moindre faute… J’ai bien aimé certaines petites allusions, comme « fini des Missions Top-Secretes », ou encore « les armes de Pliskin ne tuent jamais » XD
Bien aimé aussi une allusion directe à nous « la tête d’ados paranos fans de fictions. » ^^
Ne t’y méprends pas, j’ai fait l’apologie des points positifs parce qu’aucun point négatif ne m’a choqué spécialement. A part peut-être le manque de description du passage avec Evans, on comprend un peu mal ce qu’il s’est passé, mais c’est faible comme point négatif… !
Comme toujours, j’adore lire tes textes, mais ils me dépriment. Je voudrais faire aussi bien, parce que j’adore ton style, mais j’ai jamais suffisamment d’imagination pour développer un scénario avec des rebondissement cohérents ( chez moi c’est soit l’un soit l’autre )
Well done en tout cas, ça c’est de la fin, y’a pas à dire… !
Ouah Alex ça fait trop plaisir !
Pour Mikhaïl, tu étais là avant que je parle de lui la 1ere fois. Mais c'est vrai qu'au début tout t'étais encore confus pour toi en lisant nos textes. Tu devrais relire "Les Morts du Jour" (page 1144), - un de mes textes préférés niveau scénario, où Ripple retrouve enfin sa fille (donc la fille d'Olga et lui) qui lui révèle l'identité de son fils à elle et à Orson, Mikhaïl, avant de mourir. (Au début on pensait que Mikhail était le fils d'Emmet, tout cette histoire est raconté pendant les FB des frères pendant Foxdown, mais ça, tu dois t'en souvenir normalement^^).
Je suis assez etonné que tu ne savais pas que Ripple était le père de l'enfant d'Olga. XD ! C'est ZE lien entre Ripple et la saga MGS (ça et le fait que c'était un des Marines du Tanker). Tu savais qu'il était avec elle pourtant non ?^^ Je l'avais révélé dans mon 3e texte de MTS à l'époque, mais c'est vrai que tu es arrivé quand l'intrigue commençait à se terminer.
A vrai dire ma 2e Chronique (je peux le dire maintenant) devait raconter tout cela, toute cette époque : Ripple rencontrait le docteur qui l'avait soigné quand il se révéilla du coma (un docteur bossant pour les Patriotes), qui fini par lui révéler que c'est grâce à Olga qu'il a survécu sur le Tanker, et que malgré ses convictions elle a aimé Ripple au delà. Tout comme ma 1ere chronique, cette 2e aurait aussi été bercé de flash back de cette époque, à travers les les yeux de Liquid, qui tire sur Ripple, d'Olga, qui le sauve, et d'autre encore (comme Franck, le tuteur de Ripple, ou encore d'un cadet qui assiste à la 1ere rencontre de Ripple et Olga).
D'ailleurs, la scène en 2011 a Cuba aurait du être le dernier passage de ma 2e chronique (en plus soigné bien sur), je voulais absolument la finir sur ce passage là, comme ça en s'est pas fait, j'ai tout mis dans ce final !^^ (A noter que la fin de ma chronique 3 racontait le kidnapping de Ripple au cimetièrre, la chronique montrant Ripple racontant les 15 dernières années de sa vie à la tombe d'Olga... A l'aide de flash back^^)
D'ailleurs, si MGHS aurait continuer normalement, la fin que j'avais imaginé et que je voulais proposé était la scène en 2039, à Washington, après la chute d'U-155. Mais evidemment, ça ne s'est pas fait non plus. D'ailleurs, la mort d'Evans raconté à la va vite est volontaire. Il ne faut pas oublier qu'on ne peut pas raconter dans un final, et que le seul but de ce passage était que le lecteur se dise "bon au moins il s'est fait Evans". Mais bon c'est sur, une ligne de plus aurait pu le faire.^^
Pareil pour l'apparition de David Ikari, il me semblait logique de le faire participer à la fin de MGHS, c'était une des mes idées (comme un final à la maison blanche). J'ai un peu aussi bouclé ce passage parce que je n'ai jamais réfléchi vraiment à son implication, son apparition devait être imaginé par tout le monde après tout. D'ailleurs, au passage, si tu ne l'avais pas compris, la 49e personne sur le nanofilm, c'était lui !^^
Sinon pour "les balles de Pliskin ne tuent jamais", c'était pour expliquer qu'il n'était pas mort, Mitch révélant à Ripple qu'il fut tué "avec sa propre arme". J'ai essayé de rendre ce moment clair, en vain lol.^^
Merci en tout cas pour ce comm snif snif, ça me touche, je voulais vraiment faire une fin à la fois posé et surprenante, et ça me fait trop plaisir d'avoir réussi à te faire avoir ces effes là, plus que de l'avoir écrit.^^ C'est sans doute le texte imaginé le plus vite possible lol, et écrit le plus vite possible aussi (d'une traite) pour moi.^^ T'es vraiment celui qui est le plus touché par mes effets, t'es un super public, merci !
PS : Je rappelle que Alex à lu une version corrigé de mon texte, que je veux bien donné sur MSN si vous le souhaitez !
VIVE MGHS ! ![]()
- JE rappelle que le texte final de Ripple se trouve page précédente !
Ne vous spoilez pas betement ici ! - Version corrigé dispo sur msn !!
Alex, j'ai lu ta fin. Ripple, tu réponds pas sur msn, je te laisse me l'envoyer par mail.
Alex, je suis un peu déçu... Question forme c'est impec, le style est bref et percutant, le rythme super mais... ça finit quand même pas mal en queue de poisson. Je veux dire, aucune réelle morale ou changement vers la fin, aucun petit mot pour le futur... on dirait la fin d'une mission comme une autre. Si c'était le cas, c'est bien.^^ Mais je trouve ça un peu dommage.
Lol Desert Eagle .50, ça m'a fait penser au Russe dans Snatch. xD
Ah...... mais..... mais... What the...? Grossière erreur, le Tyler Durden qui someillait en moi a soudainement pris le contrôle de mon corps et m'a fait croire que le texte était la fin de Alex, alors qu'il s'agissait bien évidemment du final de sa Chronique!
Je lui envoie toutes mes plus plates excuses, et Tyler lui envoie un feuilleté au champignons. ![]()
Quand même ! XD
Tu me connais, j'aurais pas fait un truc aussi vite fait pour mon final non ? ![]()
Chaud, on se perds dans tout les Alex ![]()
Okay les gars, les mots me manquent un peu. C'est un peu comme le gars qui veut définir un Monet à la première impression ou le fou qui veut définir l'amour en mots. En gros, moi dans le train en train (calembour) de lire le texte de Ripple, ça donnait ça:
Et évidemment même si Ripple, t'es encore assez loin du niveau d'un Monet (dans son art), l'impression était la même. Je vais quand même essayer de mettre quelques mots.
Alex a déjà parlé plus ou moins pour moi, mais je voudrais quand même préciser. Déjà, scénaristiquement, c'est tout bonnement génial... les idées spontanées étant parfois les meilleures, et là ça pète de partout. J'avais fait le rapprochement du texte de Stone avec The Usual Suspects, toi avec au moins quatre chute successives qui m'ont toutes boulversées, je sais pas où chercher.^^ Le tout s'emboîte parfaitement, y'a aucune faute de rythme, les répliques sont bien construites, la tension qui monte et descend lentement est bien foutue. (par contre, c'est Gurlukovich non? pas Gurlokovich? je chipote xD)
Et y'a ton style. Concis, simple. En fait, c'est limpide, et cette espèce de neutralité de style nous permet de bien s'immiscer dans le calme de Ripple, ce qui sert encore plus le fond d'après moi, son aspect Patriot. Tous les éléments de scénario qu'on attendait, et même les autres, s'emboîtent très agréablement.
Ensuite, y'a la question des Patriots, qui selon moi a été très, très bien traitée. J'aime moyennement le fait que U-155 se retrouve aussi facilement battu (alors qu'un ordinateur super-puissant ne devrait pas avoir de failles aussi flagrantes), mais ça permet de donner cette dimension aux Patriots, une dimension que j'attendais en fait de retrouver dans le texte de quelqu'un depuis longtemps. Les Patriots, après réflexion, avaient toujours été pour moi cette figure ambiguë d'un mal quelque peu obligatoire, et le personnage de Stan le rend avec une humanité qui nous est personnelle puisque c'est lui, et c'est touchant. Le thème est aussi super bien traité, les divers aspects des Patriots et leurs méthodes de transmission qui amènent à une touche de morale et de philosophique qui, même si elle ne touche pas un niveau de complexité Kojima, traite dans le fond des mêmes choses.
En fait, tu nous as donné la fin regroupant tout ce ptit peuple qui, je pense, mettra tout le monde d'accord. Y'a pas d'incohérences, le tout étalé sur la longueur, et ça finit sur une touche positive. Avec quelques bons sentiments. La touche est vraiment alternative à MGS4, même dans les mêmes thèmes.
Je pense personnellement que mon final va pas mal s'inspirer du tiens et reprendre, renforcer certains éléments et certaines dates que tu as mises. Je comptais le faire en flash-back, et devant un texte aussi bien construit, je peux pas me permettre de faire un truc trop différent. L'action se passera une dizaine d'années après la scène avec Mikhaïl et devrait se centrer sur l'évolution du monde, et un Locke qui a quelque peu changé. Prochainement.
Et j'aimerais finir avec l'intro d'un de mes derniers textes de Fox Down, qui traitait des Patriots et qui, je pense, complète plus ou moins ce post:
"En quelques instants, la fumée me coupant du reste du monde, je me rendis compte avec effroi que le tueur de la bête deviendrait à son tour la bête, et qu'éliminer tout mouvement supérieur était plus qu'inutile. C'était folie pure. J'étais autrefois épris de rêves de Liberté, d'un monde, d'un peuple que je pourrais contrôler et faire évoluer dans la paix et le bonheur. Mais le peuple n'est pas bon dans sa totalité. Que ferais-je pour empêcher les meurtriers, les violeurs et les anarchistes qui voudraient détruire mon univers? Je leur enverrais une balle en plein dans le front, je leur passerais la corde au cou sans sourciller, je leur ferait vomir leurs mensonges pour ensuite les leur faire bouffer jusqu'à la dernière goutte..."
Merci Thunder !!!!
J'étais sur que tu allais citer ton passage sur Foxdown !
C'est presque dommage que tu l'ais lu si vite j'avais fait une nouvelle version encore plus corrigé ! (oui encore
)
En tout cas ça me fait très plaisir que ça te touche autant, je voulais vraiment faire ce qu'il y a de plus logique à mon gout comme fin, de plus global, et de plus symbolique.
Et surtout je voulais donner mon véritable avis sur les Patriotes que j'avais gardé secret pour moi durant si longtemps !^^
Pour faire le rapprochement avec la réfléxion de Locke, A la question "Les patriotes sont-ils bons ou mauvais ?" je répondrais tout simplement "Et Qui est apparu en 1er, l'oeuf ou la poule ?" ^^
Cette épilogue que j'ai écrit est le résultat d'une réflexion plus longue qu'il n'y parait. En fait, tout les flash-back, ou plutot, de ce que parlent les flash back (sauf le dernier) du texte avait déjà été imaginé depuis longtemps, ma réfléxion récente consistait surtout à épurer tout ça 20 ans plus tard, voir ce que ça aurait pu donner, au final, dans l'univers de notre fic.
Et puis je sais pas, je me suis pas pris la tête énormément non plus, pire, je n'étais même à fond (presque) en écrivant. Tout semblait tellement logique et simple... Je crois que j'avais trop réfléchi sur la fic dans mon temps libre... Et tout est sorti d'un coup.^^ J'avoue être très fier de cette conclusion et vos critiques me touchent d'autant plus car ça me donne envie de faire mieux.
Donc merci encore. A vous tous.
Et surtout, surtout, j'attends ton texte avec impatiennnnce.