Yep tu peux mettre Lockheed ça ne me pose aucun problème!
Go ahead!
Seattle: Inside Hell - Part II
Caporal Lockheed
Je levai immédiatement mon Sig en direction de Bob, qui, lui, leva son arme en direction de la tête de l´agent du Corps d´Élite n°1. Celui-ci, par contre, avait ma tête dans le viseur, et le doigt sur la détente.
-C´est lui je te dis, c´est lui! hurla Bob.
-Ta gueule! hurlai-je. Toutes les preuves sont contre...
-Toi ta gueule! me cria le subalterne de Craig. Toute cette histoire est bidon, vous allez nous faire tuer pour rien!
Un vrombissement s´éleva à travers la ville, tandis que la neige continuait de virevolter partout autour de nous, emplissant le toit d´une couche d´affreuse neige sale. Les renforts arrivaient.
Mon doigt pressa la détente.
Some hours before.
Craig vérifia que les points de suture à son pied étaient bien foutus, puis remit sa chaussure, et me lança un petit sourire.
-T´as plus de couilles qu´avant, me dit-il en faisant ses lacets.
-Même assez pour t´avoir sur le parcours 8.
-On verra ça en rentrant, fit-il en se levant, et mettant dans le même geste la sécurité à son Beretta.
Il esquissa vite un sourire, avant de remettre l´arme dans son holster, sur sa poitrine.
-Quand même... non.
Il partit sans rien dire d´autre, en direction de la foule qui attendait. On sentait la tension monter, parmi les couloirs, dans la salle, entre les soldats, les groupes de soldats et les visages de soldats. Il faudrait bientôt apaiser tous ces hommes, sous peine de voir leur morale exploser, et par la même occasion, peut-être leurs nerfs. Et, évidemment, par la même occasion, quelques bouts de chair humaine passant par là...
Lorsque Craig monta sur un petit tabouret et leva les bras pour parler, le vacarme reprit de plus belle. Il s´arrêta quelques secondes, et je le vis, appuyé contre un pillier, observer tour à tour les soldats qui hurlaient. La voix du peuple était une voix de feu, la voix du peuple était une voix de colère, et ce n´était pas avec un silence que Craig pourrait apaiser ce peuple guerrier. Les mains étaient levés au-dessus de la foule, certaines serrées autour d´une crosse, les bouches étaient bien grandes ouvertes et hurlaient des paroles qui se perdaient aussitôt dans le vacarme global. Réalisant subitement qu´il n´avait pas à faire taire une classe d´école, Craig mit la main à son torse et dégaina son Beretta, le faisant tourner un demi-tour pour mieux le reprendre, et aligna verticalement une cible au-dessus de la foule. Avant que quiconque ait pu réagir, le néon venait d´exploser en un bruit assourdissant, projetant une nuée de verre à travers la salle. Et, sauf les quelques soldats qui s´étaient reçu un éclat et commençaient à gémir, le silence fut total lorsque la douille retomba en clinquant sur le sol.
-Écoutez-moi, bande d´écolier attardés, leur dit calmement Craig en remettant son pistolet à son endroit initial. La situatione est grave: nous nous sommes fait encercler, de manière critique, et cela depuis déjà plusieurs heures. J´ai eu des infos toutes récentes, je sais où les forces de Fox-Hound peuvent venir nous secourir, et comment. Mais il va y avoir un sacré bout de ville à traverser, et une partie d´entre vous va y rester, et pas de manière glorieuse.
Les bruits et autres paroles insignifiantes avaient totalement disparu. J´allais continuer à écouter le discours de Craig, quand une main me toqua sur l´épaule. Me retournant, ce fut pour recevoir une claque du passé... Bob, mon ami Marine, qui m´avait été d´un secours énorme lors de l´opération Downtown Denver. Le discours de Craig pouvait être important, il n´était désormais plus que secondaire.
-Nom de... Bob!
-Lockheed... content de te revoir, fit-il avec un sourire franc.
Nous nous regardâmes quelques instants, puis, ne laissant pouvoir échapper notre bonheur, nous serrâmes longuement dans nos bras.
-Merde, Bob, qu´est-ce que tu fous ici...?
-Je pourrais te poser la même question.
Je lui fis une tape dans le dos, le lâchai, et pris un pan de son camouflage entre mes mains.
-Sauver le soldat qui traîne dans ce camouflage. Avec mon équipe.
-Ton équipe?
Je lui fis un signe de tête, pour lui montrer mon équipe qui écoutait le discours de Craig (sauf Falcon qui nous regardait d´un air plus noir que jamais). Chip, Falcon et Owl étaient assis sur une table appuyée contre le mur ; Bullet était sur une chaise, en train d´observer son pistolet sous toutes ses coutures ; Flint était resté debout. Il leur jeta un coup d´oeil, sembla subir le regard de la snipeuse, et se tourna vers moi.
-Une belle brochette de gagnants, fit-il avec un sourire.
Derrière moi, le vacarme sembla reprendre. Avant que je ne pusse voir de quoi il s´agit, une nouvelle détonation avait éclaté et le poteau sur lequel je m´appuyait venait de voir son angle percuté par une balle.
-Désolé, Thundy... dit Craig par-dessus la foule.
Je ne me retournai pas, haussai les sourcils et lui fis un petit geste de la main. Puis retournai vers mon équipe, accompagné de Bob, tandis que le discours de Craig recommençait de plus belle.
-Je vous présente Bob, un de mes amis Marines qui m´a aidé à me sortir de ce merdier qu´était l´opération Downtown Denver... Owl, tu te souviens de lui?
-Évidemment, fit-il avec un sourire. Encore dans les Marines, Bobby?
-On dirait, répondit-il avec un léger sourire.
-Est-ce que par hasard, dit Chip, tu serais sorti de la même promotion que Falcon?
Soudain, celle-ci se retourna et jeta un regard haineux à Chip, qui, après lui avoir rendu une grimace pitoyable, répliqua:
-On dirait bien que oui... Je demanderai les autres plus infos plus... sensuelles, à Bullet.
-Tu peux toujours courir, dit celui-ci, à moitié assis sur sa chaise, en train de nettoyer la détente de son Beretta avec un pan de son manteau.
Je jetai un regard étonné vers Bob, qui semblait réellement mal à l´aise, et à Falcon qui, en plus d´être mal à l´aise, savait comment m´abattre à distance d´un seul regard. Flint, quant à lui, semblait dans son monde, et regardait ses pieds.
-Donc vous vous...
-Oui, coupa Falcon. Et si vous avez d´autres question, c´est oui, oui, oui, oui, et...
-Tu lui caressais les pieds? demanda Chip avec un gros sourire ironique.
Craig venait de marquer une pause dans son discours au même moment, et ce ne fut pas simplement mon équipe qui tourna un regard désolé vers lui, mais la totalité des Marines, qui se tourna d´un coup, comme si un espion venait de débarquer dans la salle. Lentement, Chip marmona quelque chose qui ressemblait à "Je le savais" et rentra sa tête entre ses épaules. Falcon, qui devait être encore plus mal à l´aise que ce dont je me souvenais, partit en claquant les talons. Bob se tourna alors vers moi, en faisant une petite grimace.
-Non, pas les pieds... Mais, je...
-Pas besoin de te justifier, le coupai-je. Tu étais aussi dans l´unité où était Bullet?
Celui-ci ne broncha pas, ne sembla même pas ralentir dans son activié. La réponse était donc non.
-Non. Juste dans le même groupe d´entraînement de tireurs d´élite. Elle a préféré se concentrer sur le tir embusqué, j´ai préféré m´engager dans les lignes... Je ne suis pas...
-... un assassin, finit Bullet en pressant la détente de son pistolet, ce qui émit un petit clic. Non, évidemment, les assassins, c´est trop peu pour toi, fit-il avec un grand sourire qui ne lui ressemblait peu.
-Qu´est-ce que tu racontes, lui demandai-je en me tournant vers lui.
Il se leva, et toisa Bob du regard.
-Je ressens encore les remous de Falcon jusqu´ici. Désolé si, durant cet intervale, je n´ai pas eu assez de temps pour te faire confiance, de toute manière je n´y serais jamais arrivé. Bonne journée, c´est peut-être ta dernière...
Il repartit en direction du couloir, là où était partie Falcon. Que donc voulait-il dire par "les assassins, c´est trop peu pour toi"?
-Bullet, hein? fit Bob en l´observant tourner à l´angle. J´ai un peu entendu parler de lui, mais pas qu´il était dans ton unité.
-Oui, oui, lui répondis-je dans le vague. Tu devrais peut-être rejoindre ton unité, elle va bientôt partir.
¨ -Oui... mais je vais juste passer aux toilettes, avant, et profiter qu´elles soient vides, fit-il avec un petit sourire. A bientôt, Lockheed.
Suite au prochain message...