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***Mission Top Secrete***

Thunder-S
Thunder-S
Niveau 10
27 octobre 2007 à 22:50:58

Ptdr! En plus je l´ai pas lu Deception Point, je peux pas savoir à quel point il a copié mon génie magistral! :p)

Sinon oui c´est un système de nanomachines reliant les neurones entre eux et qui provoque, par décharges électriques, des réactions biochimiques synthéthisées sur le système nerveux qui permet de transformer la personnalité du clône, le tout contrôlé par la glande.

Arf j´adore trouver des termes bien complexes ça fait pro!^^

N´empêche, en repensant, ça me fait super penser au mode Création de Mémoire de Digital Graphic Novel tout ça!

Et puis j´ai vu Miami Vice hier. Il est sympa, quelques passages en voiture de luxe m´ont fait penser aux textes d´Alex. Dommage que y´aie pas eu de poursuite par contre... :nah:

Thunder-S
Thunder-S
Niveau 10
28 octobre 2007 à 16:44:00

Lockheed Tales

Seattle - Inside Hell

5.Downtown Seattle

Caporal Lockheed

Nous traînâmes les corps derrière la route, les cachèrent derrière un buisson et nous serrâmes dans la petite jeep.
-Les vitres ne sont pas teintées, observai-je. Mettez ces casquettes.
Chacun en mit une. Chip démarra et le véhicule partit en direction du centre-ville, suivant le PDA disposé sur le tableau de bord qui faisait office de GPS. Nous avions caché le camion dans les bois, celui-ci étant très probablement recherché, et avions tendu une embuscade au premier groupe ennemi passant dans le coin.
-Il faut faire vite, dis-je tandis que je baissais le cache-soleil pour mieux cacher mon visage au cas où un véhicule nous croisait. Les forces russes, qui sont elles disposées à l´intérieur du centre-ville de Seattle, vont probablement faire assaut lorsqu´elles sauront qu´on est entré par effraction chez ce capitaine chinois. Préparez vos armes, je ne veux pas le moindre pépin...
Aussitôt, les trois autres soldats, serrés sur la banquette (spécialement Falcon, que Flint essayait d´écraser le moins possible) arrière, sortirent leurs pistolets et vérifièrent les munitions. Je me tournai vers Chip, et voulus prendre son Socom dans son holster fémoral pour le recharger, mais il poussa ma main d´un petit geste et, tenant le volant d´une, il chargea l´arme de l´autre.
-On devrait y être d´ici à trois quart d´heures, annonça Chip en observant le PDA et les immeubles qui commençaient à pointer au loin. On va probablement tomber sur de nombreux transports de troupes. Quelqu´un parle chinois ici?
-Tu penses qu´ils vont nous lancer des appels radio?
-Selon le secteur qu´on traverse, c´est probable.
Je fis la moue.
-Hum...
-Mes parents étaient des capitalistes acharnés, commença Flint. Je comprends plus ou moins le russe... ils pensaient que ça pourrait servir.
Je hochai la tête.
-Je sais aussi le comprendre, et communiquer un peu. Mais mon accent est loin d´être parfait. Et puis si on tombe sur une transmission en chinois, on n´est pas dans la merde. Ca ressemble à du coréen?
J´avais suivi quelques cours à l´université, et avais recommencé à l´apprendre lorsque j´étais parti au Swat. En fait, c´était mon apétissante colocataire à la fac qui était coréenne, et j´avais peu à peu appris sa langue... Mais l´histoire était un tantinet complexe.
-Aucune idée, dit Chip en observant du coin de l´oeil deux autres jeeps venir en sens inverse. Restons à l´écoute.
Et le silence se fit. Chacun se taisait, observait la route dévastée, la banlieue vide et horriblement vide, et noire. On aurait dit le paysage d´un western actuel, des déchets voletant sur la voie public, certaines maisons détruites, d´autres envahies de soldats ennemis, qui buvaient des bières sur le perron, la lumière de l´entrée allumée. Tous les quartiers étaient vidés, et ce lieu d´habitation autrefois si paisible était devenu un champ de bataille géant, où les canons anti-aériens avaient remplacé les piscines, où les postes de contrôle (que nous évitions avec attention) avaient remplacé les places de jeux. Une ville, une banlieue où l´insécurité était maître. Et le silence un dogme, une omniprésence où chaque bruit, aussi infime soit-il, faisait peser un malaise énorme. La nausée d´un univers déchu. Et durant de longues minutes, nous observâmes la guerre dans toute sa vérité.
La radio grésilla, on y parla rapidement.
-Putain, c´est du chinois en plus! hurla Chip. Qu´est-ce qu´on fait?
Ses doigts tremblaient. Je me tournai vers les trois autres derrière. Flint semblait nerveux, Falcon se contenait, et Bullet était en train de se gratter le nez avec le côté de la culasse de son Beretta.
-Bullet, tu tires du côté gauche, Flint derrière, et Falcon à droite.
Aucun son ne se fit entendre, simplement trois hochements de tête. La radio grésilla à nouveau.
-On dirait qu´ils s´impatientent, observa Chip. On fait quoi?
-On continue à éviter les postes de contrôle. Le centre-ville est proche?
-Si on met les gaz, on peut y être en douze minutes, je pense. A cette vitesse, y´en a encore pour une bonne demi-heure...
Je commençai à observer les routes de côté, tandis que les soldats se tenaient prêts, derrière. Flint s´était retourné, et avait posé le bout du canon son M249 contre la vitre arrière, le doigt au-dessus de la détente, observant les taches de lumière dans la nuit. Et, durant ces quelques instants, le plus horrible fut probablement qu´il ne se passa rien. Chip continuait de rouler, l´oeil alerte, l´air stupide avec sa casquette camouflage à étoile rouge sur la tête. Il transpirait. Mais aucun véhicule ennemi ne vint nous intercepter, aucun groupe de soldats ne vint vérifier quoi que ce fut. Et la radio s´était tue... Le stress ambiant nous rendait dingue, nous faisant confondre un bout de journal volant au ras du sol avec une grenade. Et ce n´était pas le tonerre qui commençait à gronder au loin qui allait nous aider à garder notre calme.
-Encore loin? demandai-je, la voix hésitante.
-A cette allure, assez...
-J´ai trop envie d´une glace, dit Bullet.
Le silence se fit encore plus pesant.
-Vous savez, une de ces bonnes crèmes glacées, avec des pépites de caramel dessus... et de la crème!
-Rien de mieux pour devenir obèse en moins de deux, objeta Falcon, son Desert Eagle dans une main, l´autre sur le contrôle de la vitre.
-Évidemment, la rabat-joie recommence, dit Bullet. Avec tous les sprints que tu piques pour courir te cacher quand ça commence à canarder, t´as pas vraiment à t´en faire pourtant...
-C´est un reproche? fit Falcon d´un ton agacé.
-Absolument pas. J´aime les glaces.
-Pourquoi tu nous parle de glaces, toi? On va peut-être clamser d´ici à deux minutes, dit Flint d´un étrange ton calme.
-Vous êtes si négatifs... dit Bullet en se frottant nerveusement le dessous de son nez avec le plat de son index.
Un silence. Chip semblait de plus en plus nerveux, cela se sentait dans la tenue de route légèrement moins bonne.
-C´est vrai que j´aurais quand même envie de glace, dit Falcon. (je l´imaginai sourire) Pistache...
-Fermez-la, Nom de Dieu! siffla Chip. Est-ce que vous savez que vous...?
-C´est vrai, pistache c´est pas terrible, le coupa Flint. Un bon sorbet, rien de tel. En plus question calories, c´est moins élevé. Ca règle déjà pas mal le problème de l´obésité.
-Mouais, dit Falcon, c´est pas mal non plus. Surtout framboise, mmhhh...
-Ou alors simplement chocolat, dit Bullet.
-Putain! Un...
Chip aurait peut-être freiné, mais à la place, comme s´il s´y attendait depuis des lustres, pressa la pédale de l´accélérateur et ne la lâcha pas. J´avais hurlé, j´avais eu peur. J´avais vu... un chien courir de côté.
-CHIP STOP! Nom de Dieu, Chip, arrête la bagnole!
Chip freina brutalement, et la voiture s´arrêta sur trois mètres en crissant les pneus.
-QUOI?!
Le visage de Chip était rouge, ses yeux étaient exhorbités et il respirait bruyamment.
-Je me suis gouré, Chip... dis-je en reprenant mon souffle, la ceinture de sécurité l´ayant coupé. J´ai pensé voir un soldat ennemi. C´était un chien. Il fait nuit, bordel!
Chip jura, m´insulta à voix basse et appuya à nouveau sur la pédale. Les trois autres, derrière, se remirent en place, et se turent. Et le silence se fit à nouveau, jusqu´à ce que, quelques secondes plus tard, la radio grésillât à nouveau. Chip se pinca les lèvres, mais, étonné, décrispa vite ses doigts sur le volant, entendant parler en anglais, avec un léger accent canadien.
-Ici Unité d´Élite de Fox-Hound n°1... n°4, vous nous recevez?
-Je me saisis immédiatement de la radio, tentant de contenir le soulagement qui explosait en moi et de ne pas commettre d´erreur, et prononçai en russe:
-Donnez votre nom de code.
Me tournant vers les trois autres, derrière:
-Restez à l´affût!
L´homme à la radio, se mettant à rire:
-Unité d´Élite n°1, nom de code Chameleon. Maintenant, ThunderSnake, tu pourrais arrêter d´essayer de parler russe et venir nous chercher.
Je ne pus m´empêcher de rire.
-On entend nos conversation, Craig?
-Peut-être. D´après le dernier sattelite que nous avons, je vois que vous êtes proches de nous... A quelques minutes en voitures. Si on roule rapidement, évidemment.
-Et votre position?
-Le centre commercial, premier sous-sol... Faites vite, et attention, il y a plein de barrages en centre-ville. Essayez plutôt de nous rejoindre par le parking souterrain de l´immeuble d´en face, il est plus facile à atteindre.
-Reçu. On arrive dans...
Je me tournai vers Chip.
-Huit minutes. Terminé.
Je remis la radio à sa place, et me cramponnai à mon siège tandis que la voiture prenait une accélération démente.

Le gratte-ciel Space Needle était l´emblème de Seattle. L´endroit parfait pour observer toute la ville, et l´endroit parfait pour intercepter toutes les communications. Le colonel russe posa le casque sur la salle d´interception organisée dans l´un des derniers étages de la tour, et se tourna, dans le bruit ambiant qui les entourait, vers son premier informaticien:
-Lancez l´assaut le plus vite possible. Ne laissez pas les américains retrouver les autres, et éliminez-les rapidement. Tentez quand même de garder les deux gradés, on pourra peut-être les échanger contre Brakbaj...
L´informaticien hocha la tête et, comme le colonel repartait entre les autres informaticiens qui parlaient à voix basse parmi les transmissions codées, il mit son casque sur sa tête et fit passer le message.

Speedy_Gonzalex
Speedy_Gonzalex
Niveau 10
29 octobre 2007 à 18:00:53

Yeah, classe. :)

J´ai beaucoup aimé le délire sur les glaces, ca rend ton équipe vraiment humaine. :fou:
Par contre le coup du chien j´ai pas trop trop compris, mais c´est pas un élément essentiel je suppose.
La fin propose beaucoup de suspense, sympa. :-)

Allez, nouvelle partie. :p)

The Chrysler Unit Chronicles - 1 - There´s no easy way out.

4ème partie.

Un bruit aigu vint me déchirer les tympans. Visiblement, le contact avait été coupé. Un autre homme prit la parole, l’espace d’un instant je crus qu’il s’agissait de notre premier contact, mais cette voix m’était familière pour une autre raison.
- Désolé, le correspondant que vous avez demandé n’est pas attribué, et ne sera plus disponible.
- Forman ! Comment tu…
- Comment j’ai survécu ? Tu le sauras en temps voulu… Pour l’instant le problème n’est pas là. Je vois que tu t’es débarrassé des deux soeurettes. Tant pis, nous avons autre chose en réserve. J’espère vivement qu’il vous reste des forces ! Ah, et… jeune fille, pas la peine de t’énerver à chercher à rétablir la fréquence, tu perds ton temps. A plus tard…
Il coupa toute communication. Cette fois, toutes les fréquences étaient vierges, sans aucun signal.
- Cet enfoiré nous observe… chuchota Claire.
- Il nous voit. Mais est-ce qu’il peut nous entendre ? interrogea Jay.
- De toute façon, il est dans son environnement. Il sait ce que l’on va faire, qu’il nous entende ou pas. Constatai-je. On ferait mieux d’y aller.
- Non, attends ! s’exclama-t-elle. Je peux plus communiquer, mais je peux localiser plus ou moins son appel. Il vient d’une salle, à quelques mètres de là. Si je combine les données avec le reste du plan… voilà, c’est la !
Elle me désigna un carré sur son PDA, représentant la salle d’où l’appel venait. Pour l’atteindre, il fallait avancer de plusieurs zones, et descendre un autre monte-charge. Elle se situait juste à côté de la zone inconnue, celle qui ne figurait sur aucun plan. Il fallait y aller. Découvrir ce qui se tramait ici était sans doute le seul moyen pour nous de nous tirer de là.
Mais il fallait bien reconnaître que depuis le début, ils avaient tout tenté pour nous piéger. Redoubler de vigilance ne serait pas un luxe. Néanmoins, la situation était étrange. S’ils tenaient tant que ça à nous arrêter, pourquoi ne pas plutôt envoyer plusieurs de leurs hommes, au lieu de les envoyer au goutte à goutte ? Bah… Ils envoyaient leurs hommes à la mort, c’était leur problème.

Nous avancions à présent dans un couloir sombre, similaire en tous points à ceux que nous avions traversé précédemment. Par endroits, une lumière miraculeuse fonctionnait, la plupart du temps, elle était éteinte, ou grésillait, ce qui faisait que l’on ne voyait devant nous qu’à intervalles irréguliers. Tels des aveugles, dans un environnement qui leur est inconnu. Je marchais en tête de groupe, derrière moi, Milla m’épaulait, puis Claire, Kyle, et enfin Jay qui fermait la marche. Obligés de marcher en file indienne, le couloir étant franchement étroit. Nous étions tous attentifs au moindre mouvement, au moindre bruit, les droits crispés sur la détente, prêts à faire feu au moindre évènement incongru. Forcément, nous regardions droit devant nous en marchant. Tout à coup, les lumières du couloir s’éteignirent, les unes après les autres. Surpris, je m’immobilisai. Milla regardait tout autour d’elle, scrutant le moindre recoin. En posant son regard sur mes pieds, elle poussa un souffle :
- Kenneth… Surtout, ne bouge pas.
Incrédule dans un premier temps, je regardai mes chevilles. L’une coupait le faisceau d’un laser qui traversait tout le couloir. Je relevai mon Socom, sans bouger le pied, et la lampe torche intégrée révéla un petit bloc jaunâtre posé sur le mur.
- C4… Putain de merde. Soufflai-je.
- Apparemment, il n’y en a pas d’autre. Rapporta Jay qui venait d’examiner brièvement le couloir.
- Donc dès que j’enlève mon pied… commençai-je.
- La partie du couloir où tu es explose. Termina Milla.
- Ils sont complètement malades ! s’exclama Kyle. Ils vont faire péter toute la mine avec leur connerie !
- Non non… affirma Milla, il y a juste assez de C4 pour faire sauter Kenneth, pas plus.
- Bon… comment on me sors de là ? demandai-je, avec un chouia d’anxiété.
Milla, en bonne experte en explosifs, s’approcha de moi et examina le laser et les explosifs. Après quelques secondes d’un silence total, où même les machines d’extraction s’étaient tues, elle fit son rapport :
- Alors, voilà comment fonctionne la bombe. Il y a deux capteurs. Le premier, c’est le faisceau, mais il y a aussi un détecteur de poids, sous la grille où tu marches. Cela permet de ne pas tout faire sauter si un bout de roche tombait en travers du laser. A la base, tant que le courant passe, tout va bien. Coupure du faisceau, activation du détecteur de présence, le courant se coupe. Dès qu’il est remis, donc dès que tu t’enlèves, il passe jusque dans le détonateur, et boum…
- Mouais, constatai-je, impuissant, c’est une mine anti-personnelle améliorée quoi.
- Attends, j’ai pas fini. Continua-t-elle. Le câble qui court du capteur jusqu’au détonateur n’est pas apparent. Il doit continuer dans le mur. Je crois même qu’il continue dans la pièce adjacente. Claire, il y a quelque chose derrière ce mur ?
Claire, qui regardait sans trop savoir quoi faire, sortit son appareil, et ouvrit les plans, qu’elle examina.
- Oui, il y a bien une salle mais… elle est condamnée. Répondit-elle. Ah, attends ! Il y a un passage… mais c’est casse-gueule.
- Annonce la couleur ! s’impatienta Jay.
- A quelques mètres en arrière, il y a une pièce, à notre droite. Sur le sol de cette pièce, il y a une trappe. Normalement, elle donne sur un conduit de ventilation, qui monte à pic jusqu’à l’extérieur – mais inutile d’essayer de monter, c’est impossible – et qui descend quelques étages. Il faudrait que quelqu’un se laisse tomber d’un étage, pénètre dans un des conduits annexes, qui passe sous la salle que l’on cherche à atteindre, et ouvre la grille. Une fois là-bas, il coupe le câble. Avec un peu de chance, il n’y en aura qu’un. Un volontaire ?
Kyle se désigna tout de suite. Il est vrai qu’il était le plus fin et le plus souple de nous tous, même plus encore que Milla. Il s’assura qu’il avait bien son couteau, et disparut dans le noir.

La pièce où se trouvait le passage était presque totalement vide, et assez glauque. Avec beaucoup de difficulté, il réussit à ouvrir la lourde trappe, et s’enfonça à l’intérieur. Il rampa quelques mètres dans la poussière, parmi les rats, et parvint devant le conduit principal. Minutieusement, il enleva une à une les vis de la grille qui bloquait le passage, avant de la défoncer d’un coup de pied. Elle valsa dans le trou. 1. 2. 3. 4. 5. Puis un bruit métallique. Preuve que le trou était assez profond… Il se colla contre la paroi, et avisa sa cible, un autre conduit qui partait de l’autre coté du gouffre, à environ deux mètres en dessous. Heureusement, pas de grille. Il prit une profonde inspiration, et sauta. Le plus jeune de l’équipe – après Claire, évidemment – réussit de justesse à se rattraper au bord. Le métal froid était extrêmement glissant, et il se sentait déraper vers le vide. Il ne se tenait déjà plus que d’une main, qui se rapprochait dangereusement du néant. Dans un ultime geste, il planta sous couteau dans l’une des rainures du conduit, et réussit à se hisser à l’intérieur. Il rampa, le couteau entre les dents, jusqu’à déboucher sur la minuscule salle. La trappe gisait par terre, défoncée. Apparemment, il n’était pas le premier à essayer de pénétrer dans cette salle. Qui pourtant n’avait rien d’exceptionnel, si ce n’était une vieille armoire. Intrigué, Kyle cassa le cadenas qui tomba presque en poussière, et ouvrit la porte. A première vue, l’armoire était vide. Mais sous la poussière, il dénicha plusieurs petits papiers, qu’il reconnut instantanément, pour en avoir tant vu dans les films. Les élastiques qui tenaient les liasses de billets… Au vu du nombre, il devait y avoir plusieurs centaines de milliers de dollars ici. Mais plus rien, vide. Kyle se rappela de sa mission originelle, et chercha le câble sortant du mur. Premier problème. Deux câbles. En dessous, un papier tout récent était posé sur le sol. Il l’ouvrit, et le lut :
« L’un délivre ton pote, l’autre vous fait tous sauter. Good luck, camarade ! »
A moitié affolé et déboussolé, Kyle regarda de plus près les deux fils électriques à sa disposition. Impossible pour lui de déterminer lequel était bon. Même Milla n’aurait pas pu, cette fois, cela relevait strictement du hasard. Alors pas la peine de tergiverser trois heures, il prit son couteau, saisit l’un des câbles, et ferma les yeux. Une pression sur le couteau. Le câble qui se coupe. Pas d’explosion. Il poussa un long souffle, et se précipita sur l’entrée du conduit. Il prit tout l’élan possible, et sauta afin de se raccrocher au conduit supérieur. Il poussa la porte, et rentra dans le couloir. Le laser s’était éteint, et j’étais sorti de cette mauvaise passe. Pfou… Voilà l’intérêt d’être en équipe. Quand l’un avait un problème, il pouvait compter sur ses camarades. Voyant le jeune décoiffé revenir, je vins vers lui et lui fis une accolade.
- Merci vieux… J’te revaudrai ça. Lui soufflai-je.
- Okay, je retiens, pas de souci, me fit-il, souriant. Dites, il y a l’air d’y avoir un vaste réseau de conduits qui part d’ici, on pourrait pas passer par là ? demanda-t-il.
- Nope, répondit Claire, toujours d’après mes plans, le peu de salles accessibles sont sans intérêt ou bien les trappes sont condamnées. Maintenant, mes plans sont peut-être faux…
- Pour l’instant, continuons ce couloir, tranchai-je, ayant repris du poil de la bête. On avisera après.

Nous poursuivions donc notre route dans le couloir. Aucune embûche, aucune porte. Et pourtant, nous marchions dans ce corridor depuis déjà plusieurs dizaines de mètres. Puis, émergeant du noir, se dessinèrent deux issues. La première était un ascenseur, un vrai cette fois, pas un monte-charge. D’après le bouton d’appel, il n’allait que vers le bas. Enfin, tout au bout du couloir s’ouvrait une entrée. Je pressai sur la poignée de porte. Pas d’ouverture. Je remarquai alors le lecteur de carte situé à côté, fouillai ma poche pour retrouver la carte GSC, et l’introduisit à l’intérieur. Dans un petit cliquetis électronique, la porte s’ouvrit. C’était une grande pièce, très spacieuse. Une première depuis notre entrée, un interrupteur ornait le mur. Je l’enclenchai, et des néons s’allumèrent, révélant l’identité de la pièce. Des écrans de contrôle, des ordinateurs, partout. Paradoxalement, malgré le nombre de moniteurs à surveiller, il n’y avait que deux fauteuils. Nous entrâmes dans la salle, silencieusement. De l’intérieur, elle paraissait moins grande. Trois rangées d’ordinateur s’étalaient sur environ 5 mètres, et derrière eux un large mur noir. Sauf que ce n’était pas un mur. Jay alluma le second interrupteur, et l’écran de protection s’effaça pour laisser place à une grande baie vitrée. Kyle, situé à proximité, poussa un soupir :
- What the hell…I think you need to see that !
Je m’approchai, et découvrit dans le même temps que mes partenaires ce qu’était la partie effacée de tous les plans.

Locke avait trouvé. :noel:

Quand à Scamp... héhé ^^

Thunder-S
Thunder-S
Niveau 10
29 octobre 2007 à 23:03:11

Yeah, j´aime bien cette petite partie de suspense à la fin!^^ Je sens venir un énorme hangar à la James Bond que y´a quasiment toujours dans les scènes finales! :fou:

"- Bon… comment on me sors de là ? demandai-je, avec un chouia d’anxiété."

:d) Sinon cette phrase m´a bien fait délirer!^^ J´ai aussi bien aimé la partie dans le conduit avec Kyle, ça fait un peu Die Hard, version pirate avec le couteau dans la bouche! :noel: Hâte de connaître le dénouement.

Pour mon texte, j´avais envie de faire depuis longtemps des textes avec l´équipe, pour mieux la faire connaître... Généralement Locke en parle comme de simples soldats, j´avais eu envie d´approfondir tout ça. Et comptant faire quelques autres Lockheed Tales, je pourrai encore approfondir les perso et faire venir des "guest star" ( :noel: ) de MTS, comme Craig (actuellement Major-Chef ayant rejoint le groupe de Naked).

Tarask001
Tarask001
Niveau 10
30 octobre 2007 à 01:21:04

Yeah, ça gère tout ça les gars, pour ma part ça y est !! !! J´ai enfin terminé de rédiger ma première Chronique...31 pages sur Word...police 12 :fou: . ^^

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
31 octobre 2007 à 14:36:15

http://82.233.203.205/stats/1/248/7/index.html

Je poste les stats ça faisait longtemps.
Là je pars au boulot je lirais les textes de cette page plus tard désolé.^^

Stone il est temps que tu regroupes tes pseudos !^ ^ Sinon je le fais pour toi !^ ^

Sinon pour qui ça interesse, mon texte avance, j´ai du faire prêt de 50% environ... Ce sera mon plus long texte.
Ce qui mérite une correction, en fait mon plus long texte n´a jamais été Tournant Décisif mais Sur un piedestal, le texte de la cantine, après maints calculs. Tout le monde s´en fout je sais ! :-d

Tarask001
Tarask001
Niveau 10
01 novembre 2007 à 15:47:36

J´ai décréta que Saladin allait mourir à l´age de 45, en 2038, soit 4 ans après la fin des Chroniques...mais après y´a ses deux gamins...puis ses petits-enfants, ses cousins, son chien, son piaf et sa nurse...^^.

Thunder-S
Thunder-S
Niveau 10
01 novembre 2007 à 18:33:06

Bon Stone heu... t´as pas bien compris on dirait.

Je vais passer rapidement les détails du texte. Il est pas mal du tout en termes d´ambiance, même si le tout reste super entaché par les fautes. Le problème, c´est qu´on avait dit que les Chroniques ne devaient pas toucher la destruction d´un serveur... :hum: On avait fait une exception pour Saladin parce qu´il avait déjà commencé depuis un bout de temps (lui...), mais faudrait un peu suivre le topic avant de poster.

Essaie de modifier le truc si possible.

-Mark-_Stone
-Mark-_Stone
Niveau 10
01 novembre 2007 à 19:47:31

Ta lu le reste ? non...
Tu sais ce qui va arriver ? NON
So please would you shut the fuck up !! !!!

Thunder-S
Thunder-S
Niveau 10
01 novembre 2007 à 20:07:15

Yes, I will. But we all here know your fuckin´ behaviour to do what you want when you want, and I dunno exactly if you really know what you doing.

D´ailleurs (revenons au français), tu m´as toi-même dit, et à tous, que t´avais pas fini ta Chronique. Improvise si tu veux, mais vas-y selon le peu de règles que j´aimerais qu´on respecte pour les Chroniques (je veux pas encore faire mon dictateur mais celle-ci on l´avait quand même annoncé depuis longtemps).

Bah, vu que, justement, de toute façon t´as pas fini, tu peux nous recoller tout ça! :-)

-Mark-_Stone
-Mark-_Stone
Niveau 10
01 novembre 2007 à 20:57:43

mais même si elle sont pas finis, je sais ce que je fais j´en avais parler a Ripple, je sais pas si il s´en souvient. Je sais ce que je fais.

Tarask001
Tarask001
Niveau 10
01 novembre 2007 à 23:36:57

Euh, moi oui j´ai une Chronique ou je part à l´assaut d´un serveur mais au final...il se passera rien, la cause vous verrez pourquoi ^^.

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
02 novembre 2007 à 00:51:45

Désolé pour la convers´ MSN j´étais absent comme vous avez pu le voir. C´est juste pour dire qu´après les chronques on fera ce qu´on voudra, pasque voir Thunder dire les Terro feront ça là et Naked ira là bas, j´aime pas trop. Donc calmos Thunder merci. :)

Thunder-S
Thunder-S
Niveau 10
02 novembre 2007 à 19:27:12

Heu pour les Chroniques je mets des restrictions oui mais pour après absolument pas... oO

Ou alors c´était dans la convers que j´ai eu avec Alex et Saladin (toi et Naked étant absents), pour la mission regroupant à peu près tous les groupes. :) Mais c´était juste une idée hein... et après Fox Down, on va laisser un peu de marge avant la prochaine grosse mission en commun.

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
03 novembre 2007 à 06:36:19

Excuse mon ton en tout cas, mais je voulais juste mettre les choses au clair. Jvais pas le redire 200 fois comme tu le sais je prends beaucoup sur moi pour ce que sont les chroniques sur plein de points, et j´aimerais pas que ça se poursuis.
Et maintenant vu les expériences qu´on a eu (BW, Foxdown...) A chaque idée il faut agir avec prudence et la reconsidérer avant de s´enflammer.

Thunder-S
Thunder-S
Niveau 10
03 novembre 2007 à 23:29:29

C´est clair!^^ Je comprends t´en fais pas! :) On a déjà clairement vu le résultat après un tout petit manque de communication. Place aux Chroniques, actuellement... et à la mission flashback Seattle: Inside Hell! :noel:

-Stuck in the middle

Caporal Lockheed

Le silence était encore pesant dans la voiture, et la nuit nous entourait plus que jamais. Les nuages, au-dessus de la ville, étaient monstrueux et rugissaient un peu plus chaque instant, chaque instant de trouille intense où nous nous approchions un peu plus du centre-ville et d´emmerdes certaines.
-Ca sent le piège à plein nez, dit Bullet en laissant sa tête tomber contre la vitre, ses mèches noires devant les yeux. On se dirige en plein dans la gueule du loup.
Personne ne dit mot, et tenta de contenir la pression qui lui rongeait lentement les entrailles tandis que les premières gouttes commençaient à tomber sur le pare-brise. Quand Bullet annonçait une mauvaise nouvelle probable, elle ne l´était plus du tout. Me retournant légèrement, je vis du coin de l´oeil que l´index de Falcon était désormais sur la détente de son Desert Eagle, et que Chip avait les doigts tant serrés sur le volant qu´ils en devenaient presque rouge.
-Il va nous arriver une tuile, lança Bullet, d´un ton soudain beaucoup plus glacé, qui sembla geler un peu plus l´atmosphère.
Les gouttes commencèrent à tomber de plus en plus fort. Chip enclencha l´essuie-glasse, et nous tentâmes de discerner quoique ce soit à travers le rideau d´eau qui défilait devant nos yeux, et nos coeurs. Ceux-ci étaient serrés comme un vulgaire torchon qui sentait la merde. La tension n´était pas palpable, elle était respirable.
-On est en centre-ville dans trois minutes, dit Chip d´un ton qui cachait extrêmement bien sa nervosité.
-En Enfer dans trois minutes, renchérit Bullet.
-Ta gueule, dit Flint, qui paraissait soudain beaucoup plus effrayé.
-Quoi, t´as peur de la mort?
Le ton de Bullet était à mi-chemin entre le défi et l´agacement.
-Ou bien tu préférais peut-être savoir pourquoi le sorbet framboise a une teinte si sanglante?
-Bullet, ta gueule.
La pluie se faisait de plus en plus puissante, et empêchait presque de distinguer les voix des deux hommes.
-Fermez-la tous les deux, ordonnai-je calmement. Et observez. Si y´a bien des emmerdes à l´extérieur, mieux vaut avoir l´oeil...
-Et l´oreille, dit Falcon.
-Tu adhères aux idées de Owl désormais? demandai-je pour tenter de calmer le jeu, tout en sachant pertinemment que ça allait l´agacer.
-Owl est dans sa forêt en train de voir comment faire du feu avec son PDA, dit Falcon.
-Soutien à distance...
-Un trou...
Elle l´avait entendu aussi. L´ouie avait tant bien que mal remplacé sa vue, et tandis que le missile partait droit vers nous, Chip vira brutalement de bord. Mais, sur la route innondée par les larmes de Dieu, ou quoi qu´il fut, les pneus glissèrent avec un bruit strident et la voiture se renversa violemment sur le côté. Le missile continua sa route tout droit et explosa dans un tonnerre de poussière une maison de banlieue, créant un dense tourbillant d´allumettes embrasées, tandis que la voiture continuait de glisser sur le côté et passait sur le toit pour s´arrêter contre une borne à incendie.
-Nom de Dieu... tout va bien?
Chacun était la tête à l´envers, Falcon et Chip retenus par leur ceinture, les autres par terre, n´en ayant pas. Les vitres avaient cédé, et nos visages pataugeaient dans une eau glacée et remplie d´éclats de verre qui nous cisallaient le visage. Les réponses à ma question furent unanime et, durant un très léger instant, personne ne bougea et tenta de discerner quoi que ce soit. Nous n´entendîmes rien, ce qui était probablement la pire chose qui puisse arriver...
-ON SORT! VITE!
Falcon et Chip, dans un geste simultané, découpèrent leur ceinture au couteau et tombèrent par terre avec fracas, tandis que Bullet se glissait déjà hors de la voiture et dégainait ses Berettas des deux côtés, son dos collé au sol mouillé. Il commença directement à faire feu, et les soldats venant des deux côtés tombèrent aussitôt à terre, l´un dans un silence éponyme, l´autre dans une dernier râle noyé dans le sang. Aussitôt, il rentra à l´intérieur de la voiture alors que les tirs des ennemis plombaient la carrosserie.
-Flint, feu de soutien, vite!
Flint, toujours à l´envers, cala son M249 entre le haut de son siège et le toit écrasé de la voiture et commença à faire feu. Ne pouvant atteindre ma P-90 qui avait glissé à l´extérieur de la voiture, je dégainai mon Sig de mon holster situé à la cuisse, et fis immédiatement feu sur les deux ennemis venant dans ma direction, également tête à l´envers. L´un fut touché au cou et se le tint en geignant, le sang noir lui coulant entre les doigts comme d´une fontaine, une affreuse grimace sur le visage. Le deuxième fut touché trois fois au torse mais, ayant probablement un gilet pare-balles, ne s´effondra pas et leva sa mitraillette dans ma direction. Immédiatement, je me pliai en direction du plafond et les tirs effleurèrent le sol, faisant voler l´eau à travers le véhicule. Je retombai immédiatement sur le dos, tandis que Bullet se mettait à geindre, un ricochet lui ayant égratigné l´épaule. Celle fois-ci dos à terre, mais toujours à l´envers, je me poussai à l´extérieur du véhicule depuis le siège et, glissant dans cette eau qui me brûlait la peau, une pluie drue et violente m´écrsant soudain le visage, je fis feu à quatre reprises dans les jambes de mon ennemi. Il s´écroula à terre. Oubliant les autres ennemis qui venaient de chaque côté, je roulai sur le ventre, mouillant ainsi totalement ma combinaison, et alignai mon tir en direction de la tête du pauvre homme. Deux secondes. Ce fut le temps durant lequel la pluie sembla cesser de m´écraser tout entier, et que seul la tête du pauvre homme, résultante linéaire du bout saillant de métal qui pointait au bout du pistolet, semblait avoir la moindre importance. En fin de compte: ma survie. Merde pour la sienne.
La détonation, je ne l´entendis quasiment pas. Elle se noya quelque part entre le tonnerre qui venait d´éclater au-dessus de moi, les interminables mélodies de la pluie et Flint qui, venant de sortir du véhicule, avait posé sa mitrailleuse sur celui-ci et recommençait à faire feu. Me rendant compte qu´une rafale venait de séparer une flaque en deux à moins de trente centimètres de mon abdomen, je me relevai rapidement et, courant vers ma P-90, descendis du reste de mon chargeur un soldat armé d´un lance-roquette qui venait de se positionner de l´autre côté de la rue. La nuit était sombre, violente, et les nuages au-dessus de nous nous empêchaient clairement de voir quoi que ce soit, seuls les flashs provenant des tirs ennemis nous indiquant leur position. Falcon, qui était restée sous la voiture, avait enclenché le mode de vision nocturne de son M24 et commençait à faire feu. Bullet restait en retrait, tirant par coups mortellement précis sur les ennemis les plus ennuyeux à avoir. Et Chip était en train de recharger. Je me plaquai à la voiture, à côté de lui, fis glisser le chargeur vide de mon Sig (qui tomba comme une pierre dans une flaque) et en insérai un nouveau, le cliquetis mécanique de la culasse revenant dans sa position initiale coïncidant parfaitement avec celui du MP5 de Chip.
-Couvre-moi, hurlai-je à travers la pluie. Je vais tenter d´atteindre ce... putain de trouillard de Owl!
Il rit, d´un air franc, me jeta un de ces regards comme en fait peu et se retourna rapidement, commençant à faire feu. J´activai mon codec mais, au lieu de tomber sur Owl, la communication fut immédiatement interrompue par une autre. Craig... Il avait probablement essayé de me joindre au même moment.
-Thunder, putain...! On est tombé dans un embuscade, j´ai déjà perdu deux hommes.
-Il m´est arrivé la même chose... mais tout va bien chez moi. Des membres de Fox-Hound?
-Oui, un de Fox-Hound et un de l´armée... Où es-tu?
Je baissai instinctivement la tête tandis qu´une balle ricocha sur le haut du véhicule à moins de dix centimètres du haut de mon crâne... ce qui ammena mon regard sur la traînée d´essence qui s´était répandue loin dans la rue. Un autre soldat, au même instant (ce bon Dieu est un comique...), l´avait remarquée et s´était empressé de faire ricocher une balle contre une carcasse de voiture qui s´étendait sur la route. Une étincelle. Cette étincelle d´espoir ou de bonheur qui aurait pu donner tant, et qui était sur le point de nous en prendre tant.
-Inside Hell, Craig. Just inside Hell...
Je hurlai à mes soldats de dégager, le feu se rapprochant dangereusement du véhicule. À peine m´emboitaient-il le pas qu´une armée de jeeps, elles-mêmes armées de chinois eux-mêmes armés jusqu´au bout des dents, venaient de nous prendre en sandwich. Et le grand feu de la victoire venait tout droit pour eux...

Speedy_Gonzalex
Speedy_Gonzalex
Niveau 10
06 novembre 2007 à 16:43:13

The Chrysler Unit Chronicles - 1 - There´s no easy way out.

5ème partie.

Je m’approchai, et découvrit dans le même temps que mes partenaires ce qu’était la partie effacée de tous les plans. De l’autre côté de la baie vitrée se trouvait un grand silo. En son centre, un missile était maintenu par des plates-formes. Je levai la tête, et aperçût l’ouverture de lancement. Enfin, en bas, on voyait une coursive de fer qui faisait le tour de l’engin. Nous étions ébahis par cette découverte. Des centaines de questions se mélangeaient dans nos têtes, si bien que nous ne vîmes mêmes pas un homme se glisser par la porte. Milla, les yeux grands ouverts, susurra :
- C’est une…
- Une tête nucléaire, oui.

Nous nous retournâmes tous en même temps, découvrant l’auteur de cette réflexion Un homme, visiblement fatigué, la quarantaine tout juste, enveloppé dans un grand veston noir qui lui descendait jusqu’aux genoux. Son regard était clair, les yeux presque blancs, ce qui contrastait avec sa chevelure d’un noir parfait. Il souriait. Un sourire franc, pas moqueur, pas supérieur, juste sincère. Et, qui plus est, il n’était pas armé. Si les circonstances avaient été différentes, je lui aurais sûrement fait confiance. Mais pas cette fois. Je le braquai, mais ne pouvait me permettre de tirer. Cet homme pouvait nous apporter des informations. Voyant que je ne disais rien, il reprit la parole :
- Tout d’abord, permettez-moi de me présenter. Hurricane Frank, co-responsable de cet endroit. Endroit qui, comme vous venez sûrement de le constater, est tout sauf une mine d’uranium. J’estime que vous avez besoin de réponses, mais écoutez bien, je ne répèterais pas.
L’homme s’assit nonchalamment sur un des deux sièges, comme s’il était juste venu prendre un café.
- Dans le plus grand secret, l’armée a construit cette base, sous l’emplacement d’une mine d’uranium abandonnée en 1954. Le but était d’installer un point de lancement, totalement secret, et dirigé par une poignée d’hommes. Une équipe sur-entrainée, qui aurait pour mission de lancer un missile dès que l’ordre en serait donné, une mesure très pratique en temps de guerre froide. Mais même après la fin des conflits, l’Etat a tenu a garder cette base en état. Nous en avons pris le contrôle depuis quelques mois déjà. Nous n’avons pas qu’une tête nucléaire, une dizaine d’autres sont stockées dans un étage inférieur. Nous continuons, à un faible rythme, d’extraire les matériaux radioactifs qui constituent nos missiles. Ici, nous les fabriquons, les entreposons… et les envoyons. Nous avons déjà agi par le passé, mais les gens sont devenus tellement manipulables… Personne n’en a jamais rien su. Et voici notre prochaine cible.
Il me balança un papier. Une photo satellite… Représentant notre base. L’essence de notre vie.
- Nous avons d’ores et déjà rentré les coordonnées. Coordonnées fournies par notre très cher Forman. Appâté par le gain, il n’a pas hésité à vous trahir. Et à vous condamner... Dans moins d’une heure, Saladin et tous ses hommes seront de l’histoire ancienne. Tous ses soldats en mission rentreront au QG, qu’ils découvriront pulvérisé, anéanti. Des milliers de morts. D’une simple pression sur ce bouton.
D’un geste lent, il sortit une petite gâchette de son manteau. Etonnamment paralysés, nous ne réagissions même pas. Il appuya sur le bouton, et aussitôt, une voix résonna dans la pièce ainsi que dans le complexe. Une voix d’ordinateur, féminine mais glaciale. Mais encore plus que la voix elle-même, c’était la parole qui glaçait le sang :
- Procédure de lancement activée. Coordonnées prédéterminées. Procédure d’initialisation du compte à rebours activée. T- 15 minutes.
L’homme reprit alors la parole. Tout en parlant, il se relevait, très lentement. Un sourire en coin s’étalait sur son visage. Il jubilait.
- On est pas dans un vieux film d’action. Ce monde est réel. Alors je ne vous dirais pas qu’il n’y a aucun moyen de stopper ça. Il y en a un, Kenneth. Tu as toutes les cartes en main pour décider de ton destin. Tu sais qu’il y a une sortie possible, même si elle t’es inconnue pour le moment. A toi de faire l’effort nécessaire. Mais… A cinq contre un, le combat peut sembler inégal. On va arranger ça.

D’un geste vif à l’extrême, ses deux mains émergèrent de son veston, armées de M9. Sans même prendre le temps de viser, il tira deux fléchettes. L’une se ficha dans la tête de Kyle, l’autre dans celle de Milla. L’action avait à peine duré 1 seconde. Mes deux coéquipiers étaient à terre, endormis comme des gosses. Un peu moins rassurés, Claire et Jay se rapprochèrent autour de moi, sortant leurs armes respectives. Hurricane laissa alors tomber ses deux pistolets tranquillisants sur le sol, dans un bruit de métal froid, et d’un mouvement tout aussi rapide, dégaina deux petits pistolets mitrailleurs. Instantanément, Claire plongea derrière la rangée d’ordinateurs à sa gauche, et Jay à sa droite. Quant à moi, je reculai pour venir me planquer à l’abri derrière la porte blindée que nous venions de franchir. Sa première rafale fit un ravage parmi les moniteurs qui volèrent en éclat, accompagnés par le ballet des papiers qui traînaient sur les bureaux. Claire fut la première à se relever, elle apparut derrière le recoin et fit feu en direction de l’ennemi. Elle eut à peine le temps de tirer une balle qu’Hurricane répliquait déjà. Ses réflexes étaient fulgurants, la jeune brunette eut tout juste le temps de se baisser. Au moment où il tira, Jay en profita pour sortir de sa tanière, et presser la gâchette. Sans même tourner la tête dans sa direction, l’aveugle leva son deuxième Tec9 et cracha une salve. Jay dût, à son tour, retourner fissa se mettre à couvert. Quant à moi, j’étais toujours coincé derrière la porte, sans pouvoir sortir. Du coin de l’œil, je l’observais. Il ne regardais jamais où il tirait. Et, ses yeux blancs, si vides… Etat-il possible que … ?
Mmmh, il était temps de retrouver les vieilles techniques…
J’émis un sifflement aigu, mes deux coéquipiers regardèrent dans ma direction, et je leur signifiai d’un mouvement de mains que j’avais besoin d’une couverture. Ils me répondirent d’un pouce levé, rechargèrent leur arme, et dans un mouvement commun, firent feu sur Hurricane. Celui-ci recula légèrement, et commença à tirer dans leur direction. J’en profitai pour sortir de ma cachette et me mettre à courir. Arrivé au niveau de Jay, je pris appui sur un ordinateur tombé par terre, et sautai par-dessus la rangée de bureaux, afin d’aller me planquer derrière la suivante. Je retombai assez lourdement sur le sol lisse et froid, alors que l’infirme venait de réagir et tournai ses flingues vers ma position. Jetant un rapide coup d’œil autour de moi, j’aperçus les corps de Kyle et Milla, allongés par terre, presque en plein milieu du conflit. Répétant d’un signe de main l’ordre de couverture, je me faufilai silencieusement pour écarter les corps de mes deux camarades. Une balle ricocha à quelques centimètres de la tête de Kyle, me faisant m’écarter en arrière. Je n’arriverai pas à les traîner tous les deux en sécurité derrière un bureau… Si ils ne venaient pas au bureau, le bureau viendrait à eux. Je fis une roulade en avant, agrippai le bord du meuble et le tirai de toutes mes forces, le plaçant juste devant la Belle au Bois Dormant et son pote. Hurricane tira en direction du bruit, et les balles ricochèrent sur le bureau, balançant des copeaux de bois dans tous les sens. Je récupérai un chargeur dans mon sac, et l’insérai d’un mouvement vif dans le flingue. Je jetai un œil à mes coéquipiers, et vis qu’il ne leur restait plus aucune munition. Après avoir posé mon Socom sur le sol lisse, je lançai à chacun de mes coéquipiers un chargeur. Claire l’attrapa sans problème, mais Jay eut le malheur de raccrocher le bord d’un bureau déchiqueté avec sa manche. Hurricane tira en direction du bruit que fit sa manche en se déchirant, et une balle vint se ficher dans l’épaule de mon partenaire. Il retomba en arrière, en poussant un râle. Tant pis pour le silence, je lui hurlais, couvrant le bruit des douilles qui rebondissaient gaiement, faisant pâlir d’envie des cloches un jour de Pâques :
- Jay, ça ira ?!
- Ouais mec, t’en fais pas, c’est pas la bonne épaule ! Oh putain !
L’aveugle venait de tirer dans sa direction, et il avait tout juste eu le temps de se planquer. Dans son esquive, il renversa une chaise qui crissa sur le sol. Je regardai alors Hurricane, qui fit une moue de douleur. Le bruit… Ayant perdu le sens de la vue, il avait surdéveloppé ses autres sens, donc l’ouïe. Mais sa perception était devenue si fine, que les bruits stridents ou désagréables pour nous devenaient un véritable supplice pour lui. Je repris mon arme entre mes mains, et me retournai vers mes partenaires. Un signe de main qui voulait dire « préparez vous à vider votre chargeur ». Je dégoupillai une des dernières grenades qu’il me restait à ma ceinture, à savoir une grenade flash, et la lançai en direction de l’homme au veston. Evidemment, il entendit le cliquetis de la goupille, mais que pouvait-il faire ? A peine la grenade avait-elle touché le sol qu’elle explosa, dans un éclair aveuglant et un fort claquement sonore. En général, tous les soldats à proximité de cet effet ont les oreilles qui sifflent pendant plusieurs secondes. C’était le moment d’agir.
J’hurlais « Allez ! », et aussitôt, nous sortîmes tous trois de notre cachette et fîmes feu sur l’homme désorienté. Claire et Jay étaient accroupis, côte à côté, dans la même position, appuyant à intervalles rapides et réguliers sur la détente. Quant à moi, j’étais allongé sur le ventre, le canon levé vers Hurricane. Les douilles voltigeaient une à une devant mes yeux, certaines retombant sur moi. Les trois clics de nos armes survinrent presque simultanément, alors que l’homme criblé de balles tomba à genoux, puis sur le sol, dans un bruit sourd. Je regardai ma montre. 7 minutes. Alors que mes deux coéquipiers s’attelaient à mettre des baffes aux deux autres afin de les réveiller, je courus à côté du corps d’Hurricane, et le fouillai promptement. Une autre GSC, du même niveau que celle trouvée sur les deux soeurettes. Mon pistolet n’avait plus de balles, alors je récupérai un des Tec9, et donnai le second à Jay. Quand à Claire, elle prit le flingue de secours qu’avait toujours Milla sur elle. Nous sortîmes de la pièce en courant, et j’appuyai sur le bouton de l’ascenseur.
Dans un souci de coordination, j’expliquais brièvement mon idée à mes partenaires. Tout système de lancement est censé avoir un panneau d’arrêt d’urgence, une procédure afin de stopper le massacre. Par chance, le niveau du panneau de contrôle était indiqué. Niveau -3. Au moment où j’appuyai, j’entendis la voix robotisée annoncer : T-6 minutes.

L’élévateur me semblait lent, bien trop lent. J’avais l’impression que la descente durait des heures. Tout autour de moi, les autres semblaient stressés, ils savaient combien la responsabilité qu’ils avaient sur les épaules était lourde. Si nous parvenions à stopper cette folie, nous épargnerons la vie de milliers de personnes. Certains sont des criminels, mais la plupart n’ont finalement jamais rien fait de mal de leur maigre vie, malgré leur appellation de « terroriste ». Mais nous réfléchissions également à notre propre avenir. Si notre base disparaissait, notre vie n’aurait plus aucun sens. Impossible de se réinsérer, nous ne savions que combattre. Il nous fallait stopper cette folie. A tout prix. L’ascenseur stoppa, dans un grand couloir. Quatre caméras de surveillance ornaient le mur, deux de chaque côté d’une petite entrée. Apparemment, nous étions au niveau le plus bas du complexe. Une seule pièce, certainement celle de la salle de contrôle principale. Nous avancions dès lors avec une furtivité sans pareil. Milla ouvrit la porte de la pièce, doucement mais rapidement. A l’intérieur se trouvait un autre homme, comme l’avait annoncé feu Hurricane. Je m’approchai derrière l’homme, et le menaçai de mon flingue :
- Je m’en tape de savoir qui tu es, ni ce que tu fous là, dis-moi juste comment arrêter ca et tout ira bien, lui glissai-je d’une voix que j’essayai la plus froide possible.
Les autres avaient déjà filé prêt du panneau de commande, et étaient en train de réfléchir, obnubilés par le compte à rebours qui défilait.

Et Thunder, n´essaye pas de deviner la suite, par pitié. :fou:

Thunder-S
Thunder-S
Niveau 10
08 novembre 2007 à 22:36:07

J´ai l´impression d´entrevoir le dénouement, mais chut je vais me taire!^^

J´aime bien ce combat avec l´aveugle. :) Très sympa en termes d´idées, et bien construit. Par contre, le truc qui m´a fait vraiment tripper, c´est que tu accentues le fait que si le missile part, il tuera des milliers de terroristes, qui sont sous les ordres de Saladin, le gars qui a osé anihiler un MILLIARD DE CIVILS exactement de la même manière... :sarcastic: No other comment...

Thunder-S
Thunder-S
Niveau 10
08 novembre 2007 à 23:49:21

Lockheed Tales: Seattle - Inside Hell

7.Unité d´Élite n°1

(Dites-moi à la fin du texte si Doberman conviendrait mieux ou pas pour Hound... merci! :-) )

Caporal Lockheed - Lieutenant Craig

Les tirs fusaient de partout.
-Nom de Dieu, Genedren vient de se prendre une balle...! Putain! Il pisse le sang de partout! Putain, sa tête est en train de...
Craig baissa un peu plus la tête derrière la table renversée, une rangée de balles percutant celle-ci dans une détonation puissante, et tira quelques-balles au-dessus pour calmer les tirs ennemis.
-Ferguson, arrête de geindre!
Voyant une grenade qui venait de rouler d´un côté de la table, il se jeta sur elle, et la renvoya juste à temps dans un frigo hors-service, celui-ci volant en éclat aussitôt, faisant voler une dense poussière à travers les alentours. Craig se tourna vers le Marine:
-Ferguson, calme-toi et...
Ferguson était étendu par terre, et tentai desespérément de ramper vers une position à couvert. Son fusil mitrailleur était étendu près de son bras, qui était étendu le long de son corps. Le regard implorant, de la bave sanguignolante lui coulant de la bouche, il ne tenta pas de prendre le fusil, mais de s´avancer de tout son long, tout en gardant Craig dans son regard. Une rafale l´atteint dans le dos et, la langue pendante, il resta immobile à côté de Genedren, le sang commençant à couler au travers du rayon pâtisseries.
Craig baissa à nouveau la tête et, voyant un ennemi tentant de contourner leurs positions, s´étendit derrière la table et aligna l´ennemi dans le viseur de son G3-A6 (
http://www.pointofexistence.com/newsimages/News35/G36.jpg ). Celui-ci s´écroula sans bruit, et ne bougea plus. Tentant de faire le vide dans sa tête, parmi les détonations qui résonaient partout dans le centre commercial, il se mit à repérer ses hommes...
L´embuscade avait eu lieu alors que l´Unité d´Élite Fox-Hound n°1, Codename Chameleon, avait essayé de sortir du centre commercial par le parking souterrain, pour mieux voir arriver l´Unité d´Élite n°4, Codename Nightbird. Une multitude de soldats ennemis étaient entrés par les entrées latérales, certains se permettant de luxe de briser les fenêtres plafonales pour descendre en rappel en mitraillant la masse. Maintenant, Fox-Hound avait légèrement pris le dessus, mais tout pouvait encore basculer... Auparavant, la mission de Craig avait été un succès assez modéré: son unité avait été envoyée à Seattle pour stopper l´avancée sino-soviétique et protéger les Marines. Ceux-ci étaient encore en grand nombre mais, pour une raison inconnue, les forces ennemies attaquaient toujours au bon endroit, au bon moment. Les états de service de Craig, excellents et dans les meilleurs de Fox-Hound, avaient amené Wiles et Naked Snake à le choisir pour cette mission périlleuse. Athlète confirmé, homme méthodique et intelligent, au charme froid et au regard glacial et perçant, Craig était connu pour son humour pince-sans-rire, qui souvent faisait plus froid dans le dos qu´autre chose. Naked aurait préféré envoyer l´un de ses agents favoris, Lockheed, mais celui-ci était alors en rétablissement après l´opération White Snow. Quand l´Unité d´Élite n°1 avait perdu tout contact avec la base, le colonel avait pu envoyer l´équipe qu´il caractérisait comme "La plus usante et chiante que le groupe ait jamais connue, mais paradoxalement la mieux équilibrée". Craig et son équipe, composée des meilleurs agents de front de Fox-Hound, était efficace et ne faisait pas dans la dentelle ; elle semblait toute choisie pour cette mission...
Parmi les balles qui continuaient à faire éclater les restes non pillés d´objets sur les étalages dans une multitude de couleurs, Craig dégoupilla une grenade à fragmentation, hurla "Pineapple" à travers la salle, le code de Fox-Hound approprié pour grenade, et la jeta par-dessus la table renversée. Il compta les secondes. À quatre, avant même que la grenade n´eût explosé, il se leva et commença à sprinter tout en faisait feu de couverture latéral avec son USP Tactical, son G3-A6 sanglé à son dos. Il eut à peine le temps de tirer trois balles et parcourir deux mètres que les soldats ennemis, qui se retrouvaient coincés entre tirer sur l´homme et rejeter la grenade, eurent un instant d´inatention de trop. Craig ferma les yeux sous l´impact et fut poussé à terre. Vidant le reste de son chargeur sur deux ennemis tandis qu´il se relevait, il plongea derrière un muret déjà troué de partout, où se trouvait son équipe. Elle était composée de quatre hommes, dont Dante, une des fortes têtes de Fox-Hound.
-On a pensé que t´étais en train d´essayer un bonnet 95C... fit celui-ci après avoir fait feu de couverture. Où est Lockheed?
-Sur la route! hurla Craig alors qu´une rafale éclatait un panneau publicitaire non loin d´eux qui s´écrasa au sol dans une nuée d´étincelles. Mais la communication a étrangement coupé... J´espère qu´il va bien!
-Je sais pas où il est, rétorqua Hound, l´ex-profiler de l´équipe armé de son éternel fusil à pompe, mais si la connection a coupé, il vaut mieux prendre en compte le fait qu´il est peut-être en train de griller dans sa bagnole...
Une grenade rebomdit à ses pieds. Comme s´il voulait étendre ses jambes, il la poussa d´un petit coup sec, nullement impressionné, et elle partit dans un rayon d´enfants faire sauter des cartons entiers de Lego.
-C´est évidemment à envisager, dit Craig alors que les pièces multicolorent retombaient sur eux. Où sont le reste des Marines?
-Ca dépend si leur vie fut bonne ou mauvaise, rétorqua Hound.
-Il y a une sortie pas loin, dit Dante en changeant de chargeur. Pas dans le parking, sur le toit...
-On va se faire arroser par les forces aériennes, t´es malade! hurla Gator, un membre de l´équipe, pour couvrir le bruit des détonations.
-On n´a pas le choix, hurla Dante. Lockheed sait ce qu´il fait, j´ai confiance en lui!
Sur ces mots, il se leva, fit feu de couverture en courant en direction des escaliers de secours, bientôt suivi par le reste de l´équipe. Craig fermant la marche, ils se mirent à rapidement monter les marches, tandis que d´autres forces ennemies, qui venaient de se faire déposer par hélicoptère (ils venaient de l´entendre partir), venaient en sens inverse. Fox-Hound fit feu en premier, et Dante parut toucher un ennemi. Alors que les tirs venaient en retour, ils se cachèrent dans l´inter-étage. Hound, ne perdant pas un instant, s´élança dans la cage, dégoupilla une grenade incendiaire et la lança en l´air. Immédiatement, il leva son fusil à pompe à l´épaule, attendit une demi-seconde que la grenade fut à bonne hauteur et pressa la détente. La chevrotine, en plus de blesser les ennemis descendants de côté, percuta de plein fouet le "fire pineapple" qui répandit le phosphore dans toutes les directions. Et, contrairement à une grenade à fragmentation qui aurait pu le blesser, les flammes s´élevèrent jusqu´en haut de la cage d´escalier, permettant à l´équipe de monter rapidement les marches et d´abattre les soldats ennemis qui hurlaient la mort en tentant d´étouffer les flammes qui léchaient leurs membres. Dante défonça la porte du toit, se mit immédiatement à genoux, en position, et observa les alentours, clignant des yeux sous la pluie battante qui continuait de faire rage. Il ne semblait pas y avoir d´ennemi ici, mais probablement des snipers dans les positions. Observant le parking qui s´élevait à côté, Craig tenta de discerner dans l´ombre et les filets d´eau l´équipe de Lockheed, mais préféra rapidement se mettre à couvert derrière une sortie d´aération avec son équipe, observant les bâtiments alentours aux jumelles. À peine voulut-il les sortir qu´un bruit strident perfora la nuit sombre et que le toit entier fut éclairé par une explosion perçante, qui fit s´écrouler toute la partie à l´air libre de la cage d´escalier à l´intérieur du bâtiment. Dans un gloussement, Craig mit son G3-A6 à l´épaule, enclencha le mode visée nocturne de la lunette du fusil et, avec une certaine honte, commença à adresser des prières à la première entité qui passait dans le coin.
-On a une grosse mouche à abattre, les enfants, dit-il alors que les autres soldats se mettaient en position.
Le Hind finit de contourner l´immeuble, les illumina de son projecteur, et Craig sut que, dans la tête de ses coéquipiers, chacun s´imaginait en ce moment-même le sourire sadique que devait faire le pilote.

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
09 novembre 2007 à 00:35:31

Désolé je n´ai pas pu tout lire encore j´ai eu une semaine over-boukaide... LE pire c´est que les deux-trois prochaines semaines risquent d´être mes denriers ou j´ai vraiment du temps libre... :-(

Ce qui me ferait bien chier vu que j´ai prévu un truc comme mes 15 prochains textes...

La vidéo du moment