Bon je poste une démo des annales, donc mon nouveau perso (soit mon Jar-Jar dixit Nab xD). Ca n´engage que moi, et à priori je ne ferais plus de texte de lui à moins que l´idée soit un jour appliqué, c´est juste pour vous donner un exemple du changement d´univers.
Je précise surtout que tout les éléments de ce texte me sont venus comme ça, que ça ne fait pas parti d´une histoire élaboré, c´est juste de l´imporvisation pure mélangé à l´inspiration. Ce qui en fait est le but de ces annales: Une nouvelle source d´inspiration sans aucun handicap scénaristique.
Cassidy Phillips
Washington D.C, 19 janvier 2014
L’entretien
L’homme, assis derrière son imposant bureau de travailleur acharné, mit ses épaisses lunettes noires avant de se me mettre à parcourir mon CV comme si je ne le connaissais pas. Sa voix rauque et son ton articulé imposaient cependant suffisamment de respect pour l’écouter comme il se doit, debout face à lui :
- Cassidy Phillips, né à Washington D.C le 11 août 1983, Maîtrise en droit commun… Recruté par le FBI durant ses études, passé en section d’intervention après 3 ans d’instruction. Démissionne pour se retrouver quelques années plus tard comme… Garde du corps.
Il me fit un léger sourire en terminant sa phrase, tout en s’adossant sur son imposant fauteuil d’époque provoquant un frottement sur le cuir plus que caractéristique. Il rompit de nouveau le moment de silence voyant ma tension que trahissait ma position quasi-militaire. Tension qu’il a su rompre rapidement en sortant un paquet de Malrboro de sa poche droite.
- Il faut que vous sachiez, Cassidy… Je peux vous appeler Cassidy ?
- Hum… C’est comme ça que je m’appelle Monsieur.
- Mauvaise réponse mon garçon ! fit-il en sortant son briquet à la suite du paquet, vous êtes Monsieur Phillips, car même si c’est chiant de le préciser et que ça vous fait paraître antipathique, ça vous offrira toujours cette chose si désirée qu’est le respect. Alors maintenant dites-moi comment je peux vous appeler et prenez une cigarette.
- Monsieur Phillips… et non merci.
- Comme vous voudrez… Répliqua-t-il en fermant le clapet de son briquet, le visage tout enfumé par sa première bouffée…Ca devient introuvable ici, les Marlboro… Foutus lois. Bon ! Je disais donc, Cassidy, que si vous voulez entrez à mon service, il va falloir accepter menus sacrifices !
- J’en suis conscient, Monsieur.
- Oui… Vous ne savez pas tout… Mais avant d’entrer dans les détails, j’aimerai mieux vous connaître. Un morceau de papier ne suffit pas, ça ne suffit jamais… Êtes-vous marié Cassidy ?
- Hum… Divorcé Monsieur.
- Humpf ! Encore un trentenaire célibataire, de mon temps c’était invraisemblable !
- Je ne suis pas célibataire, corrigeai-je par frustration.
- Ah ?… Concubinage ?
- Pas vraiment, une petite histoire qui date d’il y a un mois… Répliquai-je toujours aussi tendu.
- Bien ! Espérons que ça dure. Il faut surtout que vous fassiez comprendre l’importance de votre travail à votre compagne. Je pourrais vous appeler à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit, Cassidy, pire qu’un empereur capricieux. Que ce soit pendant que vous concevez votre descendance ou pendant que vous fêter la toussaint avec votre famille… Je pourrais surgir n’importe où !
- … Je ne fête pas la toussaint Monsieur. Le rassurai-je maladroitement.
- Ahalalala… Tous ces protestants qui ont transformé toutes nos saintes fêtes en évènements burlesques !
- Hum… Je suis juif Monsieur.
- Cela revient au même ! Pendant que vous demanderez pardon à Dieu le jour de Kippour, si votre portable sonne, vous répondrez c’est bien compris ?
- Bien Monsieur, confirmai-je déterminé.
- Très Bien ! Maintenant, dites-moi, quelles sont vos origines, à quelles terres êtes-vous attachés, vous en avez forcément une ! Une culture qui parcours votre peau !
- Eh bien… J’ai passé ma vie à Washington sauf quand je travaillais pour le FBI… Je suppose que la terre à laquelle je suis le plus attaché sont les États…
- Ne me faites pas ce couplet là mon garçon ! Surtout pas vous !… Où sont nés vos parents ? Vos grands-parents ?
- Ma mère est d’Europe de L’Est et mon père d’origine Espagnole, je crois…
- Ah si ? Moi aussi !… Vous parlez Espagnol ?
Je baissai la tête face à son enthousiasme :
- Je l’aurais marqué sur le…
- CV… Oui. J’entends bien, répliqua-t-il déçu. Pour ma part je viens de la Catalogne. D’ailleurs, cela tombe bien, c’est là que nous allons séjourner durant les trente prochains jours, dans un magnifique havre de paix…
Je relevais la tête, pensant à Brenda :
- Mon… Monsieur ?
- Rassurez-vous mon garçon, vous aurez votre pavillon à vous tous seul là-bas et vous pourrez l‘amener. Je suis désolé mais dernièrement on m’a vivement suggéré de me tenir à l’écart de D.C. Je suis rarement en haut de l’affiche, mais paraît-il que depuis quelques jours, de nouveaux ennemis ont surgis… Ne croyez pas que je vous ai embauché pour rien tout de même !
Ma gorge se serra, son discours flou, mélangé à notre future escapade, commençait à m’inquiéter. Mais je ne baissais pas les bras :
- Non Monsieur, bien sur que non.
- Bien ! Et puis, ça vous fera voir du pays ! Hahaha !… Hum… Une dernière chose, Cassidy, pour clore cet entretien…
L’homme pris un air inquiet, le fait de se savoir visé l’inquiétait visiblement. Il me posa sa question :
- Pourquoi avoir postulé pour un poste à haut-risque et plein temps comme celui-là ?… L’argent ?
- Oui Monsieur, répondis-je machinalement.
- Mmm… a l’écoute de votre ton, il y a autre chose n’est-ce pas. Me fit-il en enlevant ses épaisses lunettes.
Il m’avait mis à l’aise, et m’avait cerné, c’est pour cela que je lui répondis la vérité :
- Eh bien… Vous êtes quelqu’un d’important Monsieur… Je souhaite le devenir aussi, un jour.
- Vous cherchez le pouvoir ? Demanda-t-il surpris.
- Non Monsieur… Plutôt… La contribution. On m’a récemment appris qu’on n’apporte pas sa part à la société juste en posant un simple bulletin dans une fente une fois tous les quatre ans.
- Hahaha ! Bien dit mon garçon ! Mais ?… Vous dites que je suis important… Or vous ne connaissez même pas ma fonction première ?
- … Je… Je sais que vous n’êtes pas n’importe qui Monsieur, additionnez à cet entretien, cela me convient parfaitement.
Il se leva et s’approcha lentement de moi. Et me regard droit dans les yeux :
- Vous avez fait le bon choix Cassidy. Car je ne suis pas n’importe qui, en effet. Je suis un des acteurs principaux de ce nouveau millénaire. Ou mieux, un de ses metteurs en scène ! Je suis celui qu’on ne connaît pas mais que l’ont ressent dés qu’on a une pensée globale sur la société, sur la politique, l’argent, le social… Je suis la définition la plus honnête d’un Patriote, Monsieur Phillips. Maintenant sortez, vous êtes engagé, je vous appelle demain à la première heure.
Je le saluais nonchalamment avant d’emprunter la porte, d’époque elle aussi.
En faisant quelques pas à l’extérieur, je me rappelais tout en resserrant ma cravate noire du terme utilisé par mon futur patron avant qu‘il ne me congédie. Et je me rendis compte qu’il avait raison : Le respect était en effet bien plus jouissif que l’empathie.
C’est ainsi que mon destin commença vraiment, j’avais enfin une ligne à suivre, où plutôt à entraver : La ligne de mire de ceux qui souhaitaient abattre cet homme, qui qu’ils soient.