Non les Chroniques on amasse les épisodes (si épisodes il y a), et on sort tout en même temps!
On poste tout ou rien, pour ne pas faire attendre inutilement les gens!
On mettra une date pour le post de la première quand Fox Down sera terminé.
En bref, je m´active! En plus je pars demain soir en vacances! XD
Ecris
que je m´y metter ![]()
J´ai déjà fait un gros bout, et j´hésite entre vous envoyer le début avant les vacances et le reste après ou alors vous faire patienter encore et tout vous envoyer après...
Votre avis??? Je vous laisse jusqu´à demain pour décider. ![]()
Moi je dit ecris, tu part combien de temps ?
Moi ça m´est égal, mais poste quand même la partie que tu as écrie demain.
Idem que Naked...
Quant à moi, rapport à ce que tu me disais, ce que je compte poster ( enfin, écrire
) c´est plus l´épilogue de FoxDown que le prologue de ma première Chronique ![]()
Okay. Donc, c´est le début, qui retrace la partie de la mort d´Ocelot version Locke. Vous m´excuserez si certaines erreurs s´y sont glissées, mais j´ai pas eu le temps de corriger.
(Et sur ce, à dans dix jours!^^)
Ryan Locke
L´union fait la force. Un soldat seul sera toujours beaucoup moins efficace qu´en équipe, même si les méthodes d´infiltration de Fox-Hound, fidèles à la tradition, privilégiaient le travail en solo. Mais Fox-Hound était sur le point de sombrer, et dans ses derniers instants, c´était bel et bien l´union de tous ses membres qui montrait à quel point nous étions tous humains, plus que jamais.
Pliskin était arrivé avant moi, et observait avec les autres l´étrange scène qui se déroulait face à nous: Ocelot, l´espion attitré des Patriots, était maintenu contre le mur par Naked Snake. Je sentais la tension ambiante, la honte pourtant maîtrisée avec une certaine habileté par ce fourbe cow-boy, et les airs méfiants de tous les hommes qui se tenaient debout sous la lumière matinale qui émanait du sommet du silo. Mais, en observant leurs visages, je ne voyais pas de haine, qu´ils auraient peut-être dû avoir. C´était un mélange paradoxal de pitié, de peine et de dégoût à voir que cette ordure respirait encore. Et, même si chacun d´eux étaient différents, chacun semblait également accepter l´autre dans son regard. Même Alex, tueur au service de Saladin, ne me paraissait pas si odieux que ça. Heureusement, ça finirait par changer...
- Tu nous dois des excuses à tous…Toi qui aimes les show, parle, c’est ton ultime instant !
Naked ne semblait pas réellement enragé. Il semblait vouloir simplement la justice, comme toujours. Impénétrable, inaccessible, à l´oeil vif mais pourtant rassurant même dans les réprobations. Un parfait compromis entre l´autorité et la paternité militaire. Et un respect unique, qui semblait même tenir Ocelot en haleine, et nous plus que tout. Il ne semblait pas enragé, à peine perturbé, c´en était presque effrayant, et pourtant si rassurant. Un contraste unique. Naked Snake.
-Votre talent m’aura toujours épaté… avoua-t-il en toisant le revolver. J’aurais bien aimé apprendre à tirer comme vous…
Le silence était total. Chacune des paroles de Snake se répetait en écho, et semblait se perdre jusqu´à delà le haut du silo. Le silence nous collait à la peau comme le froid. Le dénouement de toute une vie était imminent.
-On n’utilise pas la même arme, boy… Toi tu n’as pas le sang froid pour tuer, c’est différent !
-Vous m’apprendrez dans l’au-delà…
La réplique avait fait mouche. Sur Ocelot, mais également sur certains coéquipiers...
Ripple avait une expression mêlée d´une joie qu´il tentait peut-être de retenir, et tout autant de tristesse en repensant à ce qu´Ocelot lui avait fait. Ses yeux étaients fixes et son regard autant perçant qu´une foreuse qui veut ouvrir une brèche dans un mur en carton. Ses lèvres, pourtant déjà fines, étaient légèrement pincées en un rictus étrange; il semblait presque sur le point de pleurer. Je ne connaissais pas assez bien Ripple, mais du peu de chemin que j´avais fait avec lui, jamais je ne l´avais vu craquer. Comme s´il enfouissait son désespoir et cette vision de l´ingoble vieil homme dans ses actions présentes, son mercenariat au but noble. Comme s´il essayait de remplacer les mauvaises actions de son ennemi par ses bonnes actions... il se sentait coupable de la mort de ses proches. Il aurait voulu en faire plus. Il avait sa fierté; les Patriots ne les avaiant pas tués indirectement, c´était lui qui n´avait pas réussi à les protéger. Et les Patriots, c´était Ocelot... Ce même Ocelot, qui lui en avait fait baver, et je me rendis rapidement compte que s´il le fixait comme ça, c´est peut-être parce qu´il aurait tout donné à cet instant pour remplacer Naked.
Cornellius était effrayant.
Il ne ressemblait plus vraiment au jeune agent que j´avais laissé dans la cantine. Son regard était froid, vif, autant perçant qu´une foreuse qui aurait explosé celle de Ripple dans un carrefour. Mais le pire, c´était qu´il ne plissait pas les yeux. Ses grands yeux clairs étaient ouverts de manière normale, sa mâchoire n´était pas serrée: c´était son visage, parfaitement naturel, aucun muscle ne semblait tendu. Rien à voir avec le bleu qui avait souvent les yeux baissés ou grand ouverts, malgré son manque d´expérience. C´était un Hornet en puissance... un tueur né, dans son visage inexpressivement glaçant, qui semblait observer la scène qui se déroulait face à nous presque avec plaisir. Un iceberg. Et je me disais bien qu´il était encore très fortement immergé... Un océan bouillant d´intelligence froide et complexe.
Pliskin, quant à lui, prenait la chose avec gravité, sans pour autant sembler vraiment s´y intéresser. Son centre d´attention était ailleurs. Sa cible était différente, et d´après le peu que je savais sur lui, c´était une affaire personnelle. Ocelot, même en tant que salaud ultime, n´était pour lui qu´une distraction, ou du moins un objectif secondaire par rapport au réel travail qui l´attendait. Mais, soudain, ses yeux se baissèrent. Une demi-seconde, tout au plus... mais c´était suffisant. Il semblait vouloir se résigner à une idée, qu´il se disputait lui-même. Ocelot n´avait pas vraiment d´importance pour lui... mais je me demandai subitement si quoique ce soit sur ce monde avait désormais de l´importance pour lui. Pliskin paraissait à part, intemporel, calme avec un cafouillis interne énorme... ou pas.
-Tu me reconnais ?
Je tournai la tête. Ce terroriste, Alex... Ses mains tremblaient. Il avait peut-être attendu ce moment toute sa vie. Un passé similaire à celui de tout homme dont Ocelot a brisé la vie, les idéaux et les amours. Une vie dénuée de toute passion, un fil électrique à nu dont la pince énorme n´était que la griffe d´un cow-boy malade. Un coup de vent dans l´humanité, mais un drame omniprésent dans les pensées à une petite échelle. Alex caractérisait parfaitement les victimes d´Ocelot, prisent dans ses fils, dont aucune ne sortait intacte. Il avait attendu ce moment. Toute sa vie.
-Cette balle… celle que mon père avait dans son flingue quand tu l’as tué. Celle qu’Helena tenait contre son cœur lorsqu’elle est morte.
Helena... Nom de Dieu... Fortune?
Étrangement, mon coeur s´accéléra, et je massai lentement ma poitrine, le souffle court. Était-ce possible? Non... impossible, impossible... Pourtant, quand je levai les yeux à la lumière magique de la dernière aube de Fox-Hound, ma seule vision fut de voir l´envolée d´un corbeau noir comme la suie, dans un ciel lointain et incertain. Un point noir dans la lumière pure et absolue. Un point noir sur un visage angélique. Un signe. Lequel?
La détonation me fit sursauter de manière énorme, et je mis très rapidement une main à la ceinture (l´autre à la poitrine, mon coeur battant encore plus férocement), pour me rendre compte qu´Alex se tenait près d´Ocelot, un pistolet fumant pointé vers le sol, dont les relents de gaz fumants s´évadaient en une multitude de filets, pour se perdre dans la semi-obscurité ambiante. La balle s´était logée dans la jambe d´Ocelot, qui commençait à saigner abondamment. Alex s´éloigna. Ripple s´avança.
-Tes méfaits prennent fin ici, ordure ! Tu as menacé ma famille, fait de ma vie un enfer, voici ton châtiment Ocelot ! Oui, voici enfin ton châtiment pour avoir servi des valeurs obstruant la liberté des hommes … !
Il s´avança vers lui, lentement. Ses yeux étaient deux boules de feu d´une clarté puissante. Il savourait ce moment. Mais dans sa saveur, on devinait sa souffrance, ce bon goût qui n´est autre que celui du sang. Celui d´Ocelot, ou celui des proches dont il parle. Je me demandai s´il faisait cela par plaisir personnel ou par devoir envers l´honneur des siens. Un peu des deux, peut-être. Cela se voyait dans ses yeux quand il arracha une seringue restée plantée dans la jambe ensanglantée du cow-boy, qui étouffa un grognement.
-…Et je ne vois pas mieux que le serpent pour étouffer le chat, acheva Ripple dans un souffle, comme une balle.
La seringue tua Liquid. Le Serpent tua l´Ocelot.
-You´re down now.
Il revint vers moi, le regard empli d´une étrange tristesse. The Fox is down too, Ripple, the Fox is down too. But he didn´t give any fuck: for him, one of his biggest interior pains was finally left.
Tous les autres le suivirent. Sans exception. Je restai sur mon séant, respirant faiblement l´air encore empli de poussières et observant avec une attention minutieuse la situation de duo triangulaire. Ocelot était encore contre le mur, les dents serrées, mais ne semblait pas pour autant vaincu, et m´observait avec une haine féroce. Naked le maintenait toujours contre le mur, sans un bruit. Il attendait que je fasse quelque chose pour en finir. Pour en finir avec cette ordure, ce déchêt dont on ne savait pas s´il était un pion ou un roi sur l´échiquier des Patriots. Moi je n´étais plus rien, j´étais hors du jeu, je l´étais devenu, ou alors j´espérais le devenir. Un électron libre, qui pourrait aider le reste du monde. Une illusion, mais tellement bénéfique. Un bonheur. Un bonheur détruit par ce genre de personnes, qui préféraient détruire la joie de vivre des gens pour préserver la leur... ou celle des autres. Et encore une fois, cette question qui me tiraillait les entrailles: de quel côté se trouvaient les Patriots. Je n´en avais plus cure désormais, je me sentais vraiment un électron libre, et la dernière barrière entre ma petite personne et ce sentiment de Liberté, c´était Ocelot. Un symbole à détruire, un mystère à sacrifier pour pouvoir se sentir enfant de la Liberté.
-Tu n´es qu´une marionnette usée qui s´emmêle dans ses propres fils, s´étouffant un peu plus à chaque fois qu´elle essaie de faire suivre un chemin douteux à chacune de ses victimes. Cette fois, tu t´es trompé de victimes, et les fils vont t´entrer tellement loin dans la gorge que ta voix fourbe à l´origine de tous sera gorgée de ton sang... pour une fois.
Les mots étaient sortis tous seuls.
Le cow-boy m´adressa un regard aussi vaincu que respectueux.
Je ne l´oubliai pas. Je ne l´oublierai jamais. Du fond de ses yeux de tueur, de manipulateur, j´avais vu sa peur de la mort, et sa fierté. J´avais vu sa peur de mourir sans fierté. Il en avait encore, ce noble cow-boy. Il en avait encore. Je sortis de la pièce, d´un pas normal, un tantinet rapide. Son regard était incrusté dans le mien. L´ultime barrière pour atteindre ce sentiment de Liberté... pour m´apercevoir que ce sentiment était déjà bien au fond de moi, et que cet obstacle n´était devenu qu´une vision omniprésente de la Liberté. Celle de faire sa vie sans la préoccupation des autres. Un égoïsme pur. Ce ne sera pas le mien. Je n´oublierai jamais ce regard.
-Locke... Ryan, ça va?
La main de Ripple était sur mon épaule. Je levai lentement, très lentement mon regard vers lui, l´air hagard. Il avait l´air d´avoir récupéré bien rapidement de ses émotions. Moi moins. Ocelot restait incrusté dans mon esprit...
BANG
...et le resterait longtemps.
La main de Ripple se ressera sur mon bras. Je le sentais aussi faible que moi. Je fermai les yeux, pour ne pas voir les siens, et écoutai la douille tomber tranquillement sur le sol, et le corps du vieil homme s´affaisser contre la paroi. It´s too late, Ocelot. Now you´re down.
Je rouvris lentement les yeux. Ripple sourit de manière incroyablement rassurante, puis serra l´étreinte de sa main et s´approcha, avec le reste du groupe, de Cornellius, qui trifouillait encore la bombe. Une autre boîte de Pandorre...
Naked sortit de l´embrasure de la porte, le pistolet encore dans sa main, légèrement fumant. Je le regardai droit dans les yeux, et me surpris à lui lancer un regard plus noir que jamais. Il en fut troublé, hocha la tête avec une certaine retenue et s´approcha de la bombe et du groupe, tandis que je restai légèrement en retrait. Naked Snake. Le nouveau Big Boss...
-Naked, la bombe fonctionne, me contentai-je de dire de manière inutile.
-Je sais, siffla celui-ci.
Il avait mal apprécié mon regard plutôt sombre, que je ne comprenais pas moi-même.
-J’ai besoin de temps… argumenta Cornellius avant de s´éponger le front.
-Tu n’en auras pas assez, affirma Snake. Est-ce qu’il y a un ascenseur pas loin ?
-Là où on a poursuivi et tué Danning, il y en a un. Il remonte jusqu’en haut, répondit Ripple.
-Ok…
Son regard était suffisamment rempli d´assurance, mais on y devinait aussi une certaine angoisse. Avec une bombe nucléaire entre les doigts, c´est anodin, non?
-Qu’est-ce qu’il fait ? s’indigna Cornellius avec effroi.
Je haussai les épaules, et lui lançai un regard quelque peu morne.
-Il sait ce qu’il fait…
Qu´est-ce qu´on avait à perdre, de toute façon?
-Je serais vous, je galoperais jusqu’à cet ascenseur ! conseilla Snake en ricanant.
Lui aussi se marrait. C´était sympa... il manquait plus qu´une ou deux bières...
Immédiatement, tout le monde se rua vers l´ascenceur.
-Vous en avez trouvé? demandai-je à la masse passant à contre-sens comme un troupeau de moutons.
-Mais attendez-moi tout de même, fit Snake en lâchant la bombe.
Je restai sur mon séant, attendis qu´il se retourne, et lui envoyai un sourire en coin d´une clarté parfaite, avec un regard paisible et, je l´espère, amical. Il me le rendit.
-Prêt pour de nouvelles aventures, chef?
-Si j´ai encore des coéquipiers comme toi, toujours.
Mon sourire ne fut que plus grand. Nous montâmes dans le monte-charge, accompagnés d´un calme étrange et, peut-être, d´un petit corbeau perché sur un rebord.
Cric.
Crac.
...
Cric.
Crac.
...
Cric.
-Locke, arrête, on va devenir dingues...
Je levai un sourcil, sans pour autant adresser le moindre regard à Pliskin.
Crac.
Je ne le nierai pas, l´armature d´un Glock est vraiment étrange. Pas de chien, une culasse plus carrée que l´esprit d´un prof de maths, un poids étonnament léger et une crosse qui tient bien moins en main que celle d´un Sig ou d´un Colt.
Cric.
Crac.
Pourtant, celui de Sean était d´une douceur incomparable dans ma paume, tout en étant aussi moche qu´un Glock 18 normal. La crosse avait été refaite spécialement pour l´occasion, avec des reliefs un peu plus creusés et qui permettaient une prise en main parfaite.
Snake parlait avec Togo. On rit.
Cric.
Crac.
Pourtant sur cette arme-ci, la culasse semble avoir été limée, ou affinée d´une manière étrange (on aurait dit qu´elle avait été poncée), pour qu´elle s´emboîte de manière parfaite dans le reste de l´arme. La balle était clairement visible à chaque fois qu´elle revenait en arrière, dans ce petit bruit, qui changeait d´un décibel près de celui d´un Glock 18 habituel.
Cric.
Crac.
La visée avait été bien sûr agrémentée d´un viseur trois points, mais ceux-ci étaient carrément bleu ciel. Impossible de rater sa cible... sauf si elle se tenait face à un ciel vraiment bleu, et encore. La prise en main était tellement parfaite.
Cric.
-Ryan... souffla Snake comme une petite menace.
Une balle. Le chargeur était plein, pourtant je n´avais jamais autant considéré une balle de ma vie. Une balle dans la chambre de l´arme qui avait tuée tant de gens inocents, et qui en tuerait encore tant d´autres.
Crac.
Je laissai tombai le chargeur dans ma main: une douzaine de balles, mais dans un chargeur étrange. Il semblait se coller magnétiquement dans la crosse du pistolet, et s´en enfonçait avec une aisance rare... encore une partie mesurée au millimètre près.
Cric.
Crac.
Le bouton qui actionnait la sortie du chargeur avait été légèrement repoussé pour ne pas le faire tomber par mouvement de maladresse... mais le magasin y tombait également avec une faible pression. Impressionnant, du grand art.
Cric.
Crac.
Le métal semblait reposer sur deux alliages. L´un était un acier léger, inoxidable (de l´or avait l´air d´y avoir été mélangé), et l´autre était un polymère léger, mais d´une solidité puissante. Je me demandai s´il était indétéctable aux détecteurs de métaux, comme le veut la légende Glock...
Cric.
Crac.
Quant à la deuxième gâchette, inutile d´en parler, elle était tout autant parfaite que la prem...
-Arrête ça, Ryan, m´ordonna Snake.
Cric.
-De toute façon, on est tous destinés à mourir. Ici aujourd´hui, peut-être. Demain sur une route, peut-être. Dans cinquante ans dans un lit en compagnie de sa femme, peut-être. Mais on n´a que l´action présente à vivre, alors aut...
-Ryan, shut the fuck up.
Je fis la moue, rangeai le pistolet dans son holster et me levai de la barre. Nous étions presque arrivés au sommet du monte-charge. La lumière était là. Enfin.
Cric.
Crac.
Snake me jeta un regard sombre, qui se transforma bientôt en une déception grandissante. Il était fatigué. Moi aussi. Nous l´étions tous, et ce n´était pas ma tête qui tentait par l´intermédiaire du Glock de se débarasser de mes démons qui allait y changer quelque chose, bien au contraire. Nous étions tous épuisés, exténués. Physiquement, mais surtout moralement...
Hippo.
Saladin.
Dante.
La bombe.
Sean.
L´Enchaîné.
Ocelot.
Les pires heures de toute ma vie. Nous avions tous commis des atrocités ici. Et nous ne les oublierions jamais. Il était de notre devoir de ne pas les oublier. Je me tint bien droit, comme pour affronter le défi de contrer la fatalité et prouver au monde entier qu´une vie de douleur pourrait en sauver d´autres. Comme pour montrer aux faibles que la force est en eux. Comme pour montrer l´exemple aux forts qui martyrisent les faibles, et comme pour me montrer moi-même que ma faiblesse n´était qu´illusion. Que ma force se trouvait dans le désir intense de rédemption. La rédemption... celle qui accompagnerait, je l´espère, ce nouveau chemin de vie. Un chemin d´automne où les feuilles tombent comme les cadavres sanglants sous mon joug, un chemin où la pluie n´est que sang et les pierres ne sont que bombes. Mon chemin. Mais au bout... au bout, cette lumière.
Le monte-charge s´arrêta, la porte s´ouvrit, rapidement, et pourtant si lentement. La lumière. Le bout du chemin. Chacun, comme dans un même élan de douleur et de chargin intense, leva la tête pour que l´aube de leur nouvelle vie illumine leurs visages défaits et leurs âmes déjà tombées dans l´oubli de leurs propres erreurs. La lumière qui leur brûlait le visage et leur prouvait qu´ils seraient toujours aveuglé par quelque chose, quelqu´un, et qu´ignorer la lumière était perdre goût à la vie, et tomber dans la facilité de la soyeuse pénombre. La lumière du soleil était intense, et même si celui-ci stagnait déjà un peu au-dessus de la cime des arbres, cette aube restait celle de notre vie nouvelle. Cette aube restait la dernière aube de Fox.
Nous nous avançâmes dans la petite clairière, au milieu de la forêt. Un promontoire s´y trouvait. Un grand promontoire en métal, bien plus moche que ce qu´on pourrait penser. Un grand promontoire où était écrit le rêve de Big Boss. Le rêve de la Liberté des soldats. Son rêve... mais ce n´était plus le lien. Ma Liberté m´avait été enlevée à tout jamais. Ma Liberté de dormir sans rêver de mes actes, ma Liberté de construire au lieu de réduire en cendes, ma Liberté de laisser leur Liberté aux autres. Je m´approchai, lentement, de ce promontoire maudit où un petit corbeau s´y était perché, et nous observait tous de son oeil noir et vif. Snake s´avança, se tint à mes côtés, et observa Fox-Hound, au loin, l´oeil fort et pourtant embué.
-Il est l´heure.
Son ton se voulait neutre. Mais il tremblait. Infimiment. Mais suffisamment. Il tourna son regard vers moi, et je sentis cette force qui se voulait celle de Big Boss. Non pas la force de ses gênes, de son pouvoir, mais bien celle de son ambition et de sa sagesse, de son autorité juste et inaliénable. Il tourna à nouveau la tête vers Fox-Hound tout entier, et garda les yeux bien ouverts.
Accoudé au promontoire, aux côtés de Snake, Cornellius, Pliskin, Ripple, Alex, Togo, Meryl, Naomi Hunter, j´observai le destin passé de tous se transformer en néant. J´observai la boule de feu remonter des entrailles de la terre et raser les arbres et la vie, j´observai les débris de nos idéalismes dépassés voler dans les airs pour ne jamais revenir, j´observai nos coeur entiers brûlés par la douleur et le désir d´aller plus loin. Je regardais la destruction de Fox-Hound. Je regardais une partie mon âme s´en aller, tout comme une parti de la leur. Nous étions tous différents, nous l´étions tous devenus. Depuis quatorze secondes. Et, regardant le nuage s´élever au-dessus des restes calcinés des bâtiments en miettes et des arbres inexistants, de cet Enfer apocalyptique dont nous étions tous sortis indemnes, au mépris de dizaines de morts. Nous étions l´élite. Celle qui n´avait jamais voulu l´être. Nous étions les survivants. Nous étions les restes de Fox-Hound, et la terre d´une nouvelle nation mondiale.
Ryan Locke: The Last Fox Dawn, Part I
tout ce que j´ai a dire
la deuxieme partie est vraimente stressante comme tu le voulais ![]()
Yeap, magnifique ![]()
Evidemment, ce n´est pas du nouveau, c´est encore le final de FoxHound, mais à chaque fois ca a été raconté différemment ![]()
Et pour ta part, c´est magnifique ![]()
Les Cric-Crac, ya pas que Snake que ca énerve, nous-mêmes, lecteurs, ca nous stresse ![]()
En tout cas tu clos cet épisode en beauté
Si je puis me permettre, je ne suis pas sur que la parole était : You´re down now. mais plutot : you´re done now.
M´enfin c´est flou ![]()
Super texte au final
_______
( ´Tain, j´ai envie d´écrire mais là j´ai un passage obligé qui est une sorte de débriefing post-FoxDown, sans action...
)
Yo les mecs.
Super le topic désépinglé et j´ai même pas eu le temps de voter. On comprends comment Sarko est passé!
Sinon j´ai détruit le serveur de Barcelone pour de bon. Ce voyage m´a au passe donner beaucoup d´idées et d´infos pour enrichir mes textes de BW lorsque je les corrigerais.
Sinon je vois qu´il y a une texte !! ! C´est génial mais j´ai dormi que 3h cette nuit!
De plus s´il faut attendre une semaine pour la suite... Bah on le lit quand meme. ![]()
C´est moi ou le topic avance tel un escargot endormi amputé d´une moitié de sa coquille...je sais j´ai rien à dire, j´ai quasiement déserter le topic, mais bon je suis de retour. Le topic est désépinglé, tant mieux, si vous pensez que c´était ça qui en réduisait l´activité...quoiqu´il en soit, je reprends du service.
Moi j´attaque le texte de Locke aujourd´hui. (lol j´ai meme perdu la force de lire^^)
Je vais résumer ce que j´en pense en deux smileys :
et
Bravo parce que, déja c´est vraiment bien écrit, dans le sens où c´est ni blindé de descriptions et de philosophie, ni complètement vide ![]()
C´est pile-poil ce qu´il faut, et puis sans que l´on se concerte tu as retranscrit impeccablement la manière dont je m´imaginais la scène et dont Claire aurait réagi
Merci parce que ce texte va m´être très utile dans ma première Chronique, parce que les lecteurs ( vous quoi
) sauront ce qu´il retourne de l´interrogatoire, j´aurais pas besoin de faire d´explications confuse
Sinon, deux trois détails qui m´ont un peu semblés louche :
a) Tu es bien évidemment le mieux placé pour retransmettre la réaction de Saladin, mais je trouve qu´il se méfie quand même très peu de Claire... Et vu que j´avais déja vachement imaginé cette scène et tout le reste, j´ai un souvenir de Saladin qui aurait interrogé Claire pour vérifier si elle était clean, mais je sais pas si ca sort de mon imagination ou si tu l´avais écrit... ( j´ai du mal à me rappeler tous vos textes
)
b) Pour l´ordinateur c´est bien logique qu´il ait grillé, mais ca m´aurait un chouilla arrangé que juste la mémoire ait été réinitialisée ( mais c´est un détail ), parce que dans une future scène, j´aurais eu besoin de l´ordinateur
Vouala, c´est tout...
Ah oui, autre chose, mais ca c´est plus pour un futur texte :
Ca te gène pas l´histoire de "l´unité spéciale pour missions spéciales ( en gros
)" que j´ai commencé à faire ? Parce que peut-etre que dans l´histoire précédente il n´y avait pas d´unités de ce genre ?
Et puis j´aimerais que tu me décrive un peu la base ![]()
Elle est "tout confort" ? Genre, chambres séparées, de quelques personnes, ou grands dortoirs ? Infirmerie ou carrément la base a son propre hopital ?
Merci, à plus
PS : Mon père emmène l´ordi portable en vacances... j´essayerais d´écrire pendant les longs trajets en voiture, en espérant qu´il ne grille pas avec les 50° qu´il fait à Vegas
Kenneth [Alex] Dolph.
Open your eyes… Vivre est si aisé, en gardant les yeux fermés. Clos sur les malheurs du monde, ne voyant pas le sang qui s’accumule sur nos propres mains, ni sous nos pieds… Mes paupières étaient si lourdes… Je voulais vaincre cette force qui les maintenait collées, je voulais replonger à nouveau dans ce monde sans pitié. La volonté aura pris le dessus… Et soudain, tel un nouveau né émergeant du doux écrin dans lequel il baignait, prenant sa première bouffée d’air qui lui brûle la gorge, j’exposai mes pupilles au regard du monde.
Pour les refermer aussitôt. Est-ce la luminosité de cette pièce qui était à son paroxysme, ou bien mes yeux avaient-ils perdu tout sens commun ? Deuxième tentative… Cette fois, je résistai à l’éblouissement. Et, peu à peu, les contours se révélèrent. Cela ressemblait fortement à une chambre d’hôpital. Je m’en étais donc sorti ? Je tentai de me redresser dans mon lit, mais c’était sans compter sur tout l’attirail médical qui me maintenait en place – et en vie.
Je poussai une sorte de râle, assez involontaire, à vrai dire. Involontaire, mais apparemment pas inutile. Une silhouette, à moitié endormie dans le coin de la pièce, s’anima. La silhouette sortit précipitamment de la pièce. Peu de temps après, elle revint avec un homme en blouse blanche. Celui-ci vint en premier à mon chevet. Ses cheveux étaient cachés par la protection qu’il avait sur la tête, mais ses yeux, amicaux et paisibles, m’inspiraient confiance. Il débrancha quelques appareils, et je vis la silhouette s’approcher. Féminine. Magnifique. Ma mémoire était un peu engourdie, mon cerveau me jouait des tours. Je m’étonnai des formes de la créature qui se trouvait devant moi, avant qu’enfin, le souvenir daigne à se réveiller de sa léthargie. Je bafouillai :
- M… Milla ?
Elle se rapprocha encore, l’air émue, limite même au bord des larmes. Un regard plein de compassion, d’émotion, de joie, mais aussi d’une autre émotion que je ne saurais caractériser. Elle ne parla pas. Je dus me sacrifier à le faire :
- Qu’est ce qu’il s’est passé ?
- Tu ne te rappelles pas ? me répondit-elle. Foxhound, la forêt embrasée, Saladin, Claire…
A ce dernier mot, mon cerveau eut un semblant de réaction. Il se rappelait. Il aurait été aimable de me mettre au courant, mais il ne le fit pas… J’étais dans l’inconnu, pas moyen de me rappeler. Devant mon absence d’émotion, elle reprit la parole.
- Ne t’en fais pas, le médecin dit que tu devrais te porter mieux et te remémorer des souvenirs d’ici quelques jours à peine. Me dit-elle avec un air plein de compassion.
- Mais… pourquoi j’ai besoin d’être soigné, il s’est passé quoi ? Demandai-je, étonné.
- Bah, rien de grave… Juste une balle dans la jambe, une dans l’épaule et une dans la poitrine mais bon…
Elle avait dit cela d’un air amusé, mais je voyais que ce relâchement était feint, uniquement fait pour me redonner confiance.
- 3 balles dans le corps et à peine quelques jours d’hosto ?
- En fait, tu es dans le coma depuis 3 jours. Et… le médecin a dit qu’il n’avait jamais vu quelqu’un se rétablir aussi vite. Mais tu as tout de même besoin de repos.
Au moment où elle prononçait cette phrase, le bonhomme en blouse blanche se pencha pour augmenter la dose de morphine. Je remarquai alors son badge. Je n’étais pas dans un hôpital. J’étais dans l’immense infirmerie du QG des forces de Saladin…
Une semaine plus tard.
Une légère hésitation. Je ne savais même pas pourquoi. Je tournai la poignée et rentrai dans l’espèce de salle de repos. Tout de suite, une constatation me frappa. Il y avait bien moins de monde qu’avant l’attaque de FoxHound. Forcément, tous ceux qui y étaient à ce moment étaient partis à la bataille… Et apparemment, ils n’en étaient pas revenus. A vrai dire, hormis deux hommes que je ne connaissais pas, il n’y avait dans la salle que mes équipiers. Assis, sur des canapés, tous les trois. Trois ? Non, une quatrième personne se tenait à leurs cotés. Je mis un certain temps à réagir, mon cerveau était toujours légèrement engourdi, puis je percutai. Pendant ces dixièmes de seconde où j’étais resté là sans bouger, la porte s’était refermée. Le bruit fit se retourner Milla, qui se leva aussitôt et accourut vers moi, se jetant à moitié dans mes bras… non sans m’esquinter encore un peu plus l’épaule d’ailleurs. Forcément, les trois autres s’étaient levés et s’étaient regroupés autour de moi également. Milla laissa sa place à Claire, que je serrai dans mes bras. Comme un père qui a failli perdre son enfant. Ou comme un père qui vient de le retrouver. Ils semblaient tous en bonne santé, ils avaient l’air d’avoir récupéré. Tant mieux. Nous nous installâmes sur les fauteuils de la salle, et je remarquai que les deux hommes n’étaient plus là. Tant mieux, pas d’oreilles indiscrètes. Au début, un silence gêné s’installa. Personne ne semblait vouloir poser la première question. Finalement, Kyle se dévoua :
« - Ca va ? T’as bien récupéré ? demanda-t-il.
- Ouais, ça va. J’ai toujours des bandages un peu partout, et une interdiction d’entraînement pour 2 semaines, mais je survivrais. Et vous, comment vous vous sentez ? me renseignai-je.
Ils firent tous oui de la tête. Apparemment, ils se sentaient coupables d’aller bien alors que j’avais fait du coma. J’enchaînai sur une autre question, pas forcément plus pertinente que l’autre :
- Vous avez fait quoi depuis le retour ?
- On a eu une interdiction d’entraînement aussi… On n’a franchement pas fait grand-chose. Commença Kyle.
- Saladin m’a interrogé. Mais… l’ordinateur a cramé, je n’ai pas été en mesure d’apporter le moindre renseignement… J’suis pas très utile. Poursuivit Claire avec une mine dépitée.
- Ne t’en fais pas, ce n’est pas de ta faute… Il t’a bien traité ?
La question était un peu déplacée, mais tant pis, elle était posée.
- Oui, pas de problème. Il a même été plutôt aimable. Je crois qu’il te fait vraiment confiance, Alex. Il ne se méfie même pas de moi, parce qu’il sait que je suis ta fille, et que tu as confiance en moi.
Elle avait dit cela comme une question. Je ne répondis pas. Evidemment qu’elle avait toute ma confiance. Mais surtout, cette partie de sa réponse ne m’avait pas frappé. C’était autre chose…
- Tu sais, tu peux m’appeler papa si tu veux… Je pense pas que ça gênera les autres.
- Désolé, mais je crois pas pouvoir faire ça. répondit-elle, peinée. Tu comprends, après 8 ans où j’étais censé n’avoir ni amis, ni famille…
Bien sûr. Quel idiot…
- Oui, je vois, ne t’en fais pas. La rassurai-je.
Jay pris la parole, doucement au début, de peur de couper des retrouvailles.
- Euh… Saladin voudrait nous voir, tous les cinq. Le plus vite possible.
- On y va maintenant ? demandai-je.
Pas de réponse, mais ils se levèrent tous. Nous sortîmes de la salle, et nous dirigeâmes vers les ascenseurs. C’était bon de les retrouver. Claire… je ne l’avais donc pas rêvée. Elle était réellement là, à mes cotés… Mais, à présent qu’Ocelot était mort, et que ma fille était avec moi… que devenait mon but ? Pourquoi continuer à me battre ? Ces questions qui m’avaient parcouru l’esprit pendant mes journées d’hôpital venaient de trouver une réponse. Et ces réponses se nommaient Millie Morrison, Andrew Johnson, Kyle Cooper & Claire Dolph.
Quatre bonnes raisons de se battre pour survivre.
J´ai lu la 1ere partie du texte de Thunder et je dois dire que c´est assez épatant. Tout y est, le rythme se marie parfaitement à la narration, très belle. C´est un beau parallèle au passage Ocelot.
J´attaque la suite de suite.
Ah oui, et deux ptite erreurs: Le "Votre talent m´aura toujours épaté..." etc, c´est Pliskin qui le dit, pas Naked.^^
Et Ripple dit You´re DONE now, pas Down.^^ Merci de changer (pour le jeu de mot avec FOx Down, tu n´as qu´à le changer en Done aussi, ça ne rendra le jeu de mot que plus subtil.^^)
Ah oui, et deux ptite erreurs: Le "Votre talent m´aura toujours épaté..." etc, c´est Pliskin qui le dit, pas Naked.^^
Et Ripple dit You´re DONE now, pas Down.^^ Merci de changer (pour le jeu de mot avec FOx Down, tu n´as qu´à le changer en Done aussi, ça ne rendra le jeu de mot que plus subtil.^^)
Ah, j´avais raison
N´empêche, autant des fois ya 2 messages en 1 semaine, autant des fois ya 3 textes d´un coup ![]()
Ayé fini. Ben rien à dire très belle conclusion de Locke. Je sais pas si tu va continuer FD ou pas. Limite ce serait dommage tellement la ocnclusion du texte est belle.
Enfin, Ripple n´est pas là au moment de l´explosion (même si Naked le voulait j´avais des choses à faire voilà^^). Après j´avoue que l´explosion dure un certain momen, donc rien n´est impossible, mais je tenais à le signaler.
(Suite) Pour corriger ça à la limite tu pourrais éviter de citer les noms à la fin par exemple. (Comme l´avait fait Nakeude)
BOn j´attaque les autres textes ! ![]()
Fini le texte de Saladin. Comme d´hab supra efficace rien à dire, le denrier paragraphe est excellent.
Je voudrais, comme Alex, dire merci, merci à vous trois d´avoir repris du poil de la bête et de m´être replongée enfin dans l´ambiance MTS ! Ca fait beaucoup de bien. Et maintenant j´attauqe le texte d´Alex! ![]()