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***Mission Top Secrete***

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
31 mai 2007 à 15:41:59

http://www.dailymotion.com/relevance/search/casino%2Broyale/video/x1cugj_007-casino-royale-part-3

Le passage de l´aéroport de Casinon Royale, peu après le 1er tiers, vous pouvez voir la cascade de Bond/Pliskin à moto sautant par les marches sur le Camion/Avion. ^^ :fou:

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
31 mai 2007 à 21:18:56

Mdr ils le passent à la fnac et j´ai eu droit à la poursuite deux fois de suite!^^

J´adore la scène dans le train où Bond et Vesper se découvrent, je connais presque tout par coeur!^^

"Ce que je sais? Que votre beauté pose problème, vous êtes assez aggressive avec vos collègues féminines ,que manquez d´assurance, et que vos supérieurs prennent ça pour de l´arrogance."

"Vous venez d´un milieu modeste, et vos camarades ne vous l´ont jamais pardonné. ... Je penchais fils unique, mais étant donné que vous avez directement pensé que j´étais orpheline, je dirais que c´est VOUS, l´orphelin... Ohhhh, vous l´êtes?!"

Cette scène est géniale! (et pour les méchants du coin, ne cherchez pas l´erreur mot pas mot hein :o)) )

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
31 mai 2007 à 21:31:40

Et en anglais, cette scène est plus que sublime! Et Eva Green qui parle anglais, c´est un bonheur parfait! :coeur:

Par contre, détail amusant: quand le Chiffre fait étant de ses 100 millions de dollars de perte après la course-poursuite de Bond dans l´aéroport, écoutez bien les news derrière lui... elles sont en français!!! ^^

Mecha
Mecha
Niveau 10
31 mai 2007 à 22:44:00

Thundereuh... :fou:

La critique de mon texte ! Poste-la !

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
01 juin 2007 à 10:10:25

Ah tu vois comme c´est énervant ! :fou:

Traîne Thunder, traîne ! :fou:

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
01 juin 2007 à 11:56:07

Stone je t´ai inscrit sur jvstat tu devrais recevoir le mail. A toit de cyhanger le mdp et d´ajouter tout tes pseudos (Mark--Stone, huricane_liquid, prosduskate, steve-austin59 et j´en oublie surmenent. :lol: )

Speedy_Gonzalex
Speedy_Gonzalex
Niveau 10
01 juin 2007 à 17:43:57

Allez hop, nouveau texte :fou:

Précédemment…

[…]
Je n’avais pas senti, je n’avais pas entendu. Mais au moment où je voulus reprendre ma respiration survint une douleur atroce, à l’emplacement du cœur. Je baissai le regard, et vit un cercle de sang s’élargir sur mon gilet. Mes jambes se dérobèrent sur moi, et mes yeux se fermèrent dans une ultime vision. Mes hommes qui vidaient leur chargeur sur mon père, qui avait sorti une deuxième arme, et m’avait tiré dessus. Claire qui courait vers moi en criant mon nom, Jay et Kyle qui apparaissaient à la porte de l’hélico, suivis par Saladin. Ils me portèrent jusque dans l’hélico. Myla leur lança un regard interrogateur auquel ils répondirent par un hochement négatif de la tête. La balle était entrée et ressortie à l’emplacement exact du cœur. C’était sans importance. Le sang des Dolph allait subsister. Ma fille allait prendre la relève. S’il devait y avoir un instant idéal pour mourir en soldat… c’aurait été maintenant.

Millie « Myla » Morrison, Andrew « Jay » Johnson & Kyle Cooper - Débriefing.

Quelques heures après – QG des soldats Terroristes de Saladin.

Le réveil digital affichait 15 heures et des poussières. Myla était couchée sur son lit, les yeux ouverts, le regard vide. Tout semblait si silencieux par rapport au niveau sonore infligé à ses tympans lors de l’attaque de Foxhound. Elle poussa un long soupir. Une voix s’éleva alors du lit supérieur :
- Je sais bien que c’est difficile… Mais essaie de dormir, conseilla Jay.
- Si seulement on l’avait attendu plus longtemps… soupira Myla.
Une larme coula sur sa joue. Elle se dépêcha de l’essuyer, afin que son compagnon de chambrée ne s’en aperçoive pas.
- Et si seulement il avait toujours son pare-balles, si seulement l’autre n’avait pas eu de second flingue… La liste peut-être longue, compatit-il, ce n’est pas ta faute.
- Ce n’est pas ça qui va me faire me sentir mieux… souffla-t-elle.
Elle s’efforçait de parler le plus froidement possible, pour ne pas que Jay remarque qu’elle pleurait. Elle ne voulait surtout pas de sa pitié. Le jeune soldat descendit de sa couchette, s’agenouilla à coté de son lit, et lui prit la main.
- On ne peut plus rien y changer. Tous les hommes qui sont partis sont morts. Nous sommes les seuls survivants… C’est horrible, je sais. Mais s’apitoyer ne les aidera pas. Cela fait plus de 30 heures que tu n’as pas dormi, dit-il, essaye de te reposer.
- Et Claire ? Alex aurait voulu que l’on prenne soin d’elle ! continua-t-elle.
- Il y a quelques heures, c’était encore une soldat des Patriotes, essaye de comprendre. Saladin a veillé personnellement à ce qu’ils la gardent sous contrôle, mais sans le traitement habituellement réservé aux prisonniers. Ne t’en fais pas pour elle.
Il lui déposa un somnifère dans la main, l’embrassa sur le front comme l’aurait fait un grand frère, et remonta dans sa couchette. Assis sur son lit, il releva son pantalon, afin de vérifier que sa blessure à la jambe ne saignait pas de nouveau. Il avala son propre cachet, et ferma les yeux.

~ # ~ # ~ # ~

Myla ouvrit les paupières. Quelqu’un frappait à la porte. Elle jeta un œil au réveil qui indiquait sept heures du matin. Puissants, ces somnifères. Elle se leva péniblement, et alla ouvrir la porte. Kyle se trouvait derrière, il portait l’uniforme terroriste. Sans avancer dans la pièce, il dit à la jeune femme :
- Désolé si je vous réveille, mais… Saladin voudrait nous voir, tous les trois. Pour le débriefing, apparemment.
Jay, qui venait d’apparaître derrière elle, répondit avec une pointe d’humour forcé :
- Je me doutais bien que c’était pas le service d’étage qui amenait le petit dej’…
L’air visiblement gêné, Kyle continua :
- Et … il faudrait que vous soyez en uniforme.
Il jeta un œil derrière les deux soldats aux uniformes qu’ils portaient la veille. Ils étaient plein de sang et en pièces.
- J’ai pensé à cela, poursuivit la jeune recrue, tenez, ceux là sont plus présentables.
Il leur tendit deux uniformes neufs, et ajouta avant de sortir :
- Faudrait qu’on soit dans le hall, d’ici une demi heure. Je vous y attends.
Puis il disparut dans le couloir, alors que Jay était en train de préparer deux tasses de café vieux de deux jours.

~ # ~ # ~ # ~

A l’heure donnée, les trois soldats se retrouvèrent dans l’un des halls du quartier général. Leur longue nuit de sommeil n’avait pas enlevé leur fatigue, bien au contraire. Des cernes s’étalaient sur leurs yeux, et Jay éprouvait des difficultés à tenir sur ses deux jambes. Aucun des trois n’osait évoquer les évènements de la veille, si douloureux à se remémorer. Après quelques minutes de ce silence lourd et pesant, Saladin apparut. Il avait toujours le même aspect métallique, et les soldats présents dans le hall ne pouvaient s’empêcher de le regarder avec insistance, et d’improviser rapidement un salut au cas où leurs regards se croisaient. Arrivé au niveau du petit groupe, le général prit la parole :
- Je suppose que vous le savez. Vous êtes les seuls à vous en être sorti indemnes. D’ordinaire, ce n’est pas dans mon habitude de remercier personnellement mes soldats après une mission, mais sans vous, je ne sais pas comment je serais rentré. Vous avez fait du bon boulot.
Myla écoutait attentivement, mais cachait difficilement le regard lourd de reproches qu’elle adressait à Saladin. Il était parti avec son lieutenant, il était revenu sans. Seul Alex savait ce qu’il s’était passé durant tout ce temps. Saladin continua son débriefing, imperturbable :
- Peu de soldats auraient pu survivre à cette mission, confessa-t-il. Mais vous, vous l’avez fait. Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de mes unités d’élite ?
Simultanément, nous répondîmes par un hochement de tête négatif.
- Des petites unités de quatre ou cinq soldats, qui s’occupent de missions spéciales, répondit-il.
- Nous venons à peine de revenir d’une mission et vous nous en proposez déjà une autre ? s’emporta Myla.
Jay mit une main sur son épaule, et demanda, afin que Saladin n’ait pas à répondre à la remarque de la jeune femme :
- Quatre ou cinq ? Mais nous ne sommes que trois…
- Une fois que l’on aura confirmé que la fille du lieutenant Jackson ne représente pas une menace, elle pourra intégrer l’unité. Cela m’étonnerait qu’elle refuse, si cela fait vraiment huit ans qu’elle est une combattante, elle ne s’arrêtera pas comme ca. En fait, nous avons déjà deux unités de ce type. L’unité Archer, et l’unité Bullet. Vous, si vous acceptez de l’intégrer, ferez partie de l’unité Chrysler. Tout ce que vous avez à faire, c’est de signer ce papelard.

Il tendit une enveloppe à Jay. Celui-ci sembla étonné, Saladin lui répondit avant même qu’il n’ouvre la bouche :
- Oui, même dans une organisation terroriste, il y a un peu de paperasses. Mais avec plusieurs milliers de soldats, il vaut mieux.
Jay parcouru des yeux la feuille de papier. Leurs noms étaient indiqués, mais l’emplacement pour leurs nouveaux noms de code restait vide.
Kyle se décida à parler du sujet sensible :
- Et… comment va Alex ? demanda-t-il.
- Le lieutenant ? répondit-il. Je reviens d’aller voir le toubib. Il y a eu quelque chose d’étonnant.
- C´est-à-dire ? questionna Myla, pleine d’espoir.
- Il avait une anomalie, une malformation. Son cœur… Son cœur était placé à droite de sa cage thoracique. Alex avait déjà encaissé plusieurs balles, notamment dans la jambe, ou dans l’épaule. La dernière lui a transpercé un poumon. Lorsqu’on l’a transféré en urgence en salle d’opération, il ne respirait plus, les médecins pensaient que c’en était fini. Mais apparemment, ils ont réussi à le réanimer, puis à extraire la balle, avant de le « réparer ». Ses jours ne sont plus en danger, mais il ne sera pas opérationnel avant quelques semaines.
La jeune femme poussa un profond soupir de soulagement. On aurait dit qu’elle était prête à se jeter dans les bras de Saladin. Finalement, devant le respect de la hiérarchie, elle choisit Jay, qui la prit dans ses bras. Le général reprit la parole :
- Réfléchissez à ma proposition. Quand il sera rétabli, le lieutenant vous rejoindra dans l’unité.
Sur ces mots, il tourna les talons et disparut de l’autre coté du hall. Kyle venait de finir la lecture de la lettre. Il adressa un regard aux deux autres soldats, qui lui répondirent par un signe de tête affirmatif. Il plia alors soigneusement la lettre, et la rangea dans une poche. La Chrysler Unit allait naître, même si pour le moment, sans meneur, elle n’avait aucune raison d’être.

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
01 juin 2007 à 17:55:53

Awsome le texte Alex! :o))

Plus sérieusement, j´ai adoré l´ambiance. Un de tes rares textes sans action et ça fait du bien!^^ Ca rafraichit le tout et concrétise l´univers.

Au moins ons ait ce qu´il va arriver à Alex, en y réfléchissant "à l´emplacement exact du coeur" ne signifie pas "de mon coeur" lol, donc bien joué!^^

Je pensais aussi avoir plus d´éclairssicement sur l´histoire avec Dolph, mais bon pas trop grave ça, vivement les chroniques et l´après chroniques!

Speedy_Gonzalex
Speedy_Gonzalex
Niveau 10
01 juin 2007 à 17:58:22

L´histoire avec Dolph, ca viendra, ne t´en fais pas :-)
Je sais déja précisément comment l´expliquer, dans un prochain texte tu saura :hap:

nab14
nab14
Niveau 10
01 juin 2007 à 18:54:10

Lol quand il a dit que Claire allait rejoindre le groupe, j´ai pensé que tu t´étais définitivement débarrassé d´Alex (et que t´allais incarner Claire), mais... TATATSSAANNNN Alex est vivant !
Super :hap:

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
01 juin 2007 à 19:11:00

J´aime bien ce texte! Je t´ai déjà fait le comm´ sur msn mais je vais recommencer ici...

Déjà, je ne peux m´empêcher de re-souligner les similitudes énormes avec mes propres textes! L´unité d´élite composée de quatre à cinq hommes par exemples!^^ (l´unité Bullet, clin d´oeil je suppose arf) J´aime bien le nom Chrysler Unit... ça a à voir avec les bagnoles?^^

Mais le texte est bien. J´avais deviné le coup du coeur à droite, mais l´idée est excellente, et colle bien avec le reste. Et puis m´imaginer Cornillac qui se tient devant une porte avec son charisme et son ptit bouc, ça nique tout!^^

Enfin bref, bon texte... et à force, je vais vraiment finir par croire qu´on est des clônes nous! xD Vivement notre petite poursuite!^^

Mecha, j´ai pas encore lu ton texte! XD Je suis surchargé ces temps-ci, et le texte est grand! Désolé mdr... je le lirai ce week-end, très probablement! :ok:

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
01 juin 2007 à 20:17:46

En fait, grâce à l´influence d´Ulti, je vais commencer le texte de Mecha maintenant... et je posterai au fur et à mesure mes commentaires!

Alors tout d´abord, j´adore l´ambiance! Un genre de truc où on sait pas très bien si c´est la folie ou la réalité qui prime, une touche Fight Club à ce que je vois avec les psychiatres comme background... et avec la musique que m´a conseillé Ulti, c´est parfait! :)

"Orifice Buccal", j´adore! Un grand classique pour moi quand je tente de dire "Ta gueule" de manière énervante, c´est-à-dire "Aurais-tu l´aimable obligeance de cloître ton orifice buccal?" ^^ La métaphore entre la sueur et le Nil est géniale aussi, très innattendue, et ça donne!

"Je l´aperçevai" No comment. :o)) (le seul défaut du texte mouarf^^)

Les métaphores sur le physique d´Annicia et sa débilité sont superbes!!!!!!! Du grand grand art!!! Et cette Annicia, même si je ne connais pas... une similitude avec Veronica Mars???

La scène dans la voiture est bien faite.. ça nous fait mieux comprendre "Cornio". Difficile de se l´imaginer mettre une grenade dans la bouche d´un ado après... (quoiuque quand on lit la suite...^^)

La scène de la mort d´Annicia... splendide, tout simplement. Ecris un bouquin et fais-le lire à ton éditeur, tu deviendras riche à millions. Le style nous enveloppe, nous recouvre de partout, la description poétique de chaque instant, chaque acte, est d´une beauté inconsidérable. Simplement dire "c´est beau", c´est déjà une insulte à ce passage. C´est plus que beau. C´est jubilatoire, c´est fantastique, c´est irréel... c´est tout bonnement magistral, et ce mot n´aura jamais autant bien porté son nom.

Et cette ambiguïté entre l´amour et la haine... si proches pourtant, ça vacille si facilement. Je vois ce que tu veux dire dans ces quelques lignes: effrayant, mais omniprésent.

Dommage que tu ne décrives pas les trente minutes entre l´appel à Lowfell (presque une cuillère :o)) ), ça aurait été quelques lignes de jubilation en plus!^^ Mais on ressent bien l´amertume et les sentiments profonds de Cornellius. "Altruisme", le mot qui décrit avec excellence la situation (la mort d´Annicia donc) à mon avis.

Et puis... la "place du mort". Celle d´Annicia juste avant de sortir. Subtil.

La mort de Lowfell, j´ai direct pensé à Cornellius!^^ Mais j´avais pensé à un acte quasi-inconscient, plus Tyler Durdenisé.

Et puis la correctement de Ripple je crois m´a bien fait marrer, t´as oublié d´enlever!^^ La chute est bien aussi. Un tantinet prévisible (c´était ça ou les Patriots^^), mais bien. Étonnant aussi de faire UNE agent de U-155 à qui il parle!^^

En gros, ce texte est un must... que dis-je, une île déserte et abandonnée, merveille aux mille et un trésors de sa jungle littéraire, parmi un océan plat de navets écrits par des barbares sans nom. Subtil, intelligent, maîtrisé avec brio dans son intrigue et sa construction, dans le scénario mais surtout le style qui est digne des plus grand auteurs (écris à un éditeur, tu vas devenir riiiiiiche!), une merveille, sans aucun doute.

Un des meilleurs textes de MTS. Si ce n´est le meilleur. Formidable.

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
02 juin 2007 à 16:36:58

Ma convers avec Pliskin est finie!!! Je tente de finir mon final de Fox Down pour ce soir!

Et mes Chroniques I sont presque finalisées! Naked m´a renvoyé la version corrigée, je vais tout relire, refaire certaines passages et TOUT revoir!!! J´avais zappé certains passages qui sont quand même à mon avis assez majuestueux!^^

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
02 juin 2007 à 18:18:33

Bon, je comptais faire mon texte final à l´intérieur de celui où je questionne Pliksin à propos de Linda, mais celui-ci s´est montré tellement énorme, mon plus gros texte de Fox Down à vrai dire, que je vais le poster aussi sec, et vous envoyer le final un autre jour! :fou: Vous pourrez le constater, le texte est hyper-philosophique, multipliant les métaphores nihilistes et vous montrant le plus profond de la conscience de Locke... amateurs de somnifères, c´est pour vous! xD

Fox Down, episode 14: Cavalier Seul

Ryan Locke

Des heures. De longues heures. Voilà des heures que durait cette prise d´otage avancée, rapidement transformée en massacre général. Des soldats tués de toutes parts, des morts atroces et inutiles, et tout ça pour un complexe alliage d´informatique et de hantise démoniaque. Au milieu de la fumée étrange et étouffante du silo, d´où la lumière divine pouvait filtrer de ses centaines de mètres, je me demandai soudain si l´ennemi que nous croyions notre ennemi n´était pas plus proche de nous que ce que nous pensions réellement. Je levai la tête vers le minuscule interstice où les rayons jaunis de l´aube transperçaient les ténèbres. Une sortie, un échappatoir, un nouveau départ... mais toujours un puissant écran de fumée qui nous barrait le chemin. En baissant lentement la tête pour observer l´arme vide que je tenais encore entre mes mains, je fus pris d´une pensée horrible, et qui me noua l´estomac comme jamais:
Et si les Patriots étaient bons?
Je me tapai gentiment sur le front avec le pistolet... Ryan, tu pètes les plombs. Les Patriots ont détruit des milliers, si ce n´est des millions de vie, et manipulé, torturé probablement autant. Et même si la comparaison avec Saladin est représentative, il ne faut pas oublier que la base de leurs agissements sont néfastes.
La base de leurs agissements... Personnels, bien sûr, leur survie. Pourtant, le discours qu´avait tenu Sean en Australie, quand j´étais en cellule, me transperça la mémoire. Les Philosophes avaient par exemple englouti les Illuminati, détruit les mouvement agissant dans l´ombre, pour les remplacer. Il m´avait dit, avec humilité et réalisme, que tout avait une fin et que les Patriots aussi seraient détruits un jour, et que tout n´était une question de temps. Mais il avait également dit que les personnes qui détruisaient les Patriots en deviendraient à leur tour, sous-entendant que sans contexte préchoisi par un mouvement supérieur, l´anarchie aurait la place dans ce monde.
En quelques instants, la fumée me coupant du reste du monde, je me rendis compte avec effroi que le tueur de la bête deviendrait à son tour la bête, et qu´éliminer tout mouvement supérieur était plus qu´inutile. C´était folie pure. J´étais autrefois épris de rêves de Liberté, d´un monde, d´un peuple que je pourrais contrôler et faire évoluer dans la paix et le bonheur. Mais le peuple n´est pas bon dans sa totalité. Que ferais-je pour empêcher les meurtriers, les violeurs et les anarchistes qui voudraient détruire mon univers? Je leur envoyerais une balle en plein dans le front, je leur passerais la corde au cou sans sourciller, je leur ferait vomir leurs mensonges pour ensuite les leur faire bouffer jusqu´à la dernière goutte...
Je me mordis la lèvre inférieure. Je me rendais compte, peut-être trop tard, que les Patriots n´étaient pas la bonne cible. C´étaient des projecteurs quelque part dans le silo, cachés par la fumée... ce n´était pas cette sortie, tout en haut, cette lumière absolue du Mal. Les Patriots imposaient un contexte, et mon évolution s´était pour l´instant passé uniquement dans le petit monde qu´ils m´avaient préparé au préalable. Ryan, tu es une marionnette à jamais. Ryan, prends goût à tes fils, ils ne te quitteront pas de si tôt.
-Naked!
J´avais rapidement distingué sa silhouette à travers la brume noire, qui marchait fièrement avec une modestie énervante. Il semblait respousser les ténèbres, sa stature imposante me faisaient oublier mes idéaux. Si moi je ne savais pas toujours quoi faire, lui le savait pertinemment. Il me suffisait de suivre la voie du serpent.
-Ca fait plaisir!
A peine ces mots furent terminés que ma mâchoire se ressera et que je gloussai discrètement, regrettant amèrement ces quelques mots. À ses côtés se dressaient une femme rousse, qui me paraissait familière, Naomi Hunter, qui avait à mon avis trop rapidement retourné sa veste après Shadow Moses, mais surtout du rejet d´un mètre vingt de haut, les restes du dénomé Saladin. Une autre machine à tuer qui deviendrait rapidement un danger comme son père. J´aurais dû économiser une balle avec Danning.
-De même, fit-il avec un léger sourire. Pas trop usé?
-Même en Hongrie c´était mieux.
Je le pensais réellement. Chasser du poisson et dormir dans le froid, le tout poursuivi par une horde de mercenaires était plus agréable que de me trouver à moins de trois mètres du puéril meurtrier. Naked leva la tête par-dessus mon épaule; il regardait Alex et Togo.
-Ils sont avec nous. On est là pour la bombe.
La bombe en question était entre ses doigts. Moins grosse que l´autre. Une putain de bombe tout de même. Il la lâcha en écartant les doigts de manière pittoresque, et elle s´écrasa par terre en soulevant un nuage de fumée. Fumée, qui, heureusement, commençait à s´estomper. Cornellius s´approcha rapidement de l´engin, commença à le trifouiller avec méticulosité, et probablement à stresser de manière intense. Ma jambe était encore froide, et je boitillais si je courais un peu trop. S´ils avaient besoin d´azote liquide, ils iraient le demander à un autre...
-Qu´est-ce qu´on en fait? demandai-je t´un ton plus qu´exaspéré.
-Il faudrait s´en aller, fit Cobra.
Ce gars était d´une logique plus qu´incroyable...
-Je veux voir Ocelot, dit Naked après un petit silence.
-Encore en vie?
La remarque venait du lieutenant Alex. Mais je n´en avais cure; Ocelot était comme Sean, comme le Général: un pourri parmi tant d´autres. Naked commença à nous expliquer la situation, quand un bruit sourd provenant du fond du silo nous interrompti. Instinctivement, je levai mon pistolet, vide, pour voir Danning s´avancer dans la salle, la porte de métal finissant de glissrt à terre en provoquant une petite nuée d´étincelles. Et il tira un coup. Un coup ridicule. N´empêche qu´il avait ricoché entre mes jambes, ce coup... Il doit pas m´avoir à la bonne, ce salaud. Remarque, c´est moi qui l´avait tué...
-On doit le rattraper! cria Ripple en lançant une seringue à Naked. Utilise ça, c´est du Détoxil... Ramène-le nous vivant. Togo, on y va.
-Je crois que vous aurez besoin d´aide, fis-je en laissant glisser le chargeur de la crosse de l´arme et en sortant machinalement un autre d´une poche externe.
Ripple hocha la tête.
-Moi aussi, fit Pliskin en s´avançant.
Il avait l´air décidé. Bonne chose. Ripple hocha à nouveau la tête, et nous nous mîmes à courir tous les quatre en direction de la porte. Le couloir qui lui faisait place était bien éclairé. Ripple dégaina d´un côté, Togo de l´autre.
-Il faut se séparer, fit celui-ci.
-Je pense que vous serez plus à l´aise tous les deux, argumentai-je. Je vais avec Pliskin.
-Ramène-le avant onze heures du soir, fit Togo avec un petit sourire.
Pliskin lui envoya un regard assassin. Togo était pourtant un antidépresseur efficace.
-T´en fais pas, répondis-je au tac-au-tac, on évitera les bars mal famés.
-Je parlais à Pliskin.
Sans dire un mot de plus, mes yeux ayant étrangement pris le même air que Pliskin, je tirai lentement la culasse du Glock avec un sourire qui allait en s´amplifiant, savourant avec émotion le cliquetis du mécanisme léthal se mettant en marche. Togo eut le même sourire hypocrite, mais en plus grand, avec de belles dents bien blanches.
-On compte sur toi! fit-il avant de s´éloigner.
Les deux amis partirent rapidement vers la gauche, tandis que Pliskin commençait déjà à avancer vers la droite, prudemment. Il avançait plus lentement, avec peut-être moins d´assurance, mais tout autant de réflexes, logique, étant donné qu´il n´avait aucune arme sur lui. Les couloirs menaient chacun à des salles plutôt petites, où étaient entreposés caisses ou autres sortes de matériel, qui servait au lancement des fusées. Pliskin et moi vérifiâmes deux salles qui contaient du combustible, puis, alors que nous entrâmes dans une troisième qui semblait être une salle de briefing désafectée, je me retournai en direction de la porte, et la fermai à double tours. Pliskin, aux aguets, tourna la tête vers moi.
-Qu´est-ce que tu fais?
Je me dirigeais vers la deuxième porte, et fis de même avec.
-Je n´aime pas ça... on doit trouver Dann...
-Rien à foutre. Assieds-toi.
Je lui proposai une chaisse poussiéreuse du bout du pistolet. Pliskin recula de quelques pas, avec des gestes lents et peu assurés.
-Capitaine, qu´est-ce que vous...?
-On a à parler.
-Lâchez votre arme!
Il recula encore de quelques pas. J´avançai.
-Je veux juste causer un peu.
-Causer? Mais on doit retrouver Danning!
Je continuai à avancer, tout en accélérant le pas, et haussai les épaule.
-Tu crois?
Il commença à trembler.
-Nom de Dieu... tu es du côté des Patriots, c´est ça?

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
02 juin 2007 à 18:19:27

-Nom de Dieu... tu es du côté des Patriots, c´est ça?
-Absolument pas, fis-je sans once de moquerie dans la voix. Mais toi, ça reste à prou...
Subitement, il se rua vers la porte, jouant sur la très célèbre tactique de surprendre l´ennemi au milieu d´une phrase. Mais voilà, étant donné que j´étais, dans ma vie, sans cesse interrompu dans mes pensées par bon nombre de plaisantins qui eux, y allaient au fusil d´assaut, être surpris dans mes réflexions était devenu naturel. C´est pourquoi, alors qu´il tendait la main vers la porte, j´avais dégainé mon Glock et tiré un coup sur la porte blindée. La balle ricocha à moins de vint centimètres de la main de Pliskin, qui l´approchait de la poignée. Il la retira vigoureusement, l´observa pour vérifier si la douleur lui avait fait défaut et s´il lui manquait un doigt, puis me lança un regard noir, plus sombre qu´un encrier déversé dans le ravin sans fond de la haine.
-Tu pense réellement que si je faisais partie des Patriots... ou même de U-155, j´aurais pris la peine de tirer dans la porte? À mon avis, tu serais plutôt en train de geindre par terre avec ta cervelle en guise de peinture sur ce putain de mur à la peinture effritée.
-L´argument a de la valeur, fit Pliskin en se rapprochant de moi. Mais je pourrais autant bien te servir d´otage... ou bien tu pourrais m´utiliser dans un de vos plans.
-Assieds-toi.
Il s´assit, impassible, un air dédaigneux sur son visage.
-Il est normal que tu m´en veuilles, commençai-je en m´asseillant sur la table, le pistolet toujours levé vers lui. Mais je pense que le moment est idéal...
-La bombe va sauter d´un instant à l´autre.
-Alors on sautera avec. J´en ai assez de parler bombes ajourd´hui. Parlons femmes.
-Pardon?
-Oui, de femmes. On pourrait les définir par des bombes, certaines, probablement, mais j´aimerais que tu me parles d´une plus précise. Linda.
-Linda?
Ses yeux cherchères l´inconnu du regard.
-C´était le nom de la cuisinière de la cantine, au lycée...
Je ne pus m´empêcher de rire. Il avait dû faire exprès. Me destabiliser... ce qui renforçait mes doutes quant à son statut probable d´espion. Et, soudain, les traces du rire restées figées sur mon visage disparurent comme toute trace de confiance sur le visage d´un individu qu´on vient de condamner à mort. Et il m´observa durant ces quelques secondes où ma tension faciale se relâcha, où mes doutes se tendirent. Il était malin...
-Non. Falcon. Parle-moi d´elle.
-Quoi?
-PARLE-MOI D´ELLE!!! Elle est des Patriots? Qu´est-ce que tu sais d´elle???
J´avais crié sans m´en rendre compte. Je ne savais pas si c´était pour la protéger elle et être sûr qu´elle n´avait pas de rapport direct avec les Patriots ou U-155, ou si c´était pour me protéger moi-même de son statut d´espionne... Linda. Falcon. Les membres de l´équipe connaissaient les vrais noms des autres. Sur le champ de bataille, nous avions appris à nous connaître, à nous faire confiance, à nous soutenir. Sur un champ de bataille, un nom n´a pas d´importance... du moins pour un simple soldat. Mais nous voulions garder nos noms. Nous ne voulions pas devenir des pions avec des armes entre les doigts. Nous voulions rester des êtres humains, avec des noms. We´re men... with names.
-C´est une pétasse, à part ça rien.
Les insultes n´avaient pas de quoi m´impressioner... Il n´avait jamais porté Falcon dans son coeur, c´était plus qu´évident. Mais ça cachait tout de même quelque chose. Je finirais bien par briser sa caparace. Et je préférais passer plusieures heures ici, ou du moins quelques minutes si on n´arrivait pas à désamorçer la bombe, à réussir à obtenir la vérité. Là n´était pas l´important, et je prenais même cela comme un avantage, les secondes qui nous rapprochent de la mort. Moi, je n´avais rien: les ponts avec ma famille étaient quasi-coupés, mes amis pouvaient devenir des ennemis; j´étais un pion sur un jeu d´échec géant où les cases s´ouvrent sous les pieds des rois et des fous. J´étais fou, j´allais mourir. Mais au fur et à mesure que le temps avançait, je sentais la tension monter en Pliskin, tandis que mon visage restait de marbre blanc, comme le sol de la case qui allait s´ouvrir. Si je tombais, il tombait. Si nous tombions, ça n´avait alors plus d´importance. Mais s´il restait debout, il pourrait m´avoir, et gagner. Le tout était de gérer le jeu de manière efficace. Et, une première fois dans ma vie, j´eus du plaisir à voir un adversaire perdre son sang-froid, et je me rendis compte, plus que jamais, que j´étais juste un Patriot à petite échelle. Une échelle où chaque barreau pouvait s´écrouler, dont on ne voyait pas le bout. Mais dont on pouvait quand même arriver en haut, tant haut qu´on en voyait même plus l´échiquier. Comme un dieu. Le dieu de la manipulation, là où tous les fils du monde pouvaient faire bouger toutes les marionettes. Les coulisses de la scène, en hauteur, où l´on marchait sur des échaffaudages, nombreux mais tant fragiles. Ici, pas de retour en arrière, et subitement, je me rendis compte que les Patriots étaient peut-être mauvais dans leurs actions par peur de s´écrouler, et de tomber sur la scène, de se faire achever par les pions, les reines et les tours, de manière atroce, humiliante. Et j´avais peut-être l´un d´eux en face de moi. Un cavalier à l´armure solide, ou un cavalier en haut sur l´échaffaudage?
-Tu mens... Durant Barcelone Wave, tous tes soupçons se portaient sur elle, pour le moindre petit détail. Et puis, tu étais à la CIA avant... elle a un dossier, à Langley?
-J´ai pas accès à ce genre de documents. J´en connais par contre qui pourraient t´aider.
-Qui?
Un ton sec. Sans haussement de voix, dans un souffle, presque inaudible. Mais sec. Le cavalier à la carapace allait bientôt tomber.
-Son vrai nom, Locke ?
-Celui de Falcon?
-Oui.
Il n´avait pas répondu à ma précédente question. Il m´avait destabilisé, même si je n´en faisait pas mine, et maintenant, c´était lui qui posait les questions. S´il faisait partie des Patriots, il savait déjà son nom. S´il faisait partie de la CIA, pourquoi me le demandait-il s´il l´ignorait? Pourquoi maintenant, braqué par un homme qu´il pense également être un agent ennemi? Il était peut-être en relation directe avec des alliés sans que je le sache, par codec... dans tous les cas, c´était lui qui tirait les ficelles. Il avait retourné la situation de manière magistrale en sa faveur; c´était lui qui posait les questions. Je serrai les dents, et resserrai mon emprise sur la crosse du pisolet, mes doigts commençant à devenir moîte. Ses yeux eurent un très léger sursaut. Il analysait mes gestes, et n´allait pas tarder à contre-attaquer. C´était lui qui tenait les rênes, encore une fois.
-Tu n´en as pas besoin. Pourquoi tes soupçons se portaient-ils toujours sur elle?
J´allais reprendre l´avantage. Le cavalier allait tomber, et se glisser, rampant et agonisant, hors de son armure.
-Elle n´était jamais là où on pouvait avoir besoin d´elle. On a failli se faire tuer avec Hornet et Warren, elle faisait quoi à ce moment là ? Elle fumait une pipe ?
-Et c´est tout ce pourquoi tu la soupçonnais d´être dans un camp opposé? C´est un bien maigre argument...
Son visage se renfrogna. Il en semblait presque sincère.
-Pourquoi tu me poses toutes ces questions alors ? Trouvons un moyen de sortir, au lieu de nous prendre la tête et mourir inutilement dans une explosion !
-Je ne laisserai pas une taupe en activité quitter cette base en un seul morceau. Autant qu´on soit éparpillés dans l´air, ça sera plus utile au reste du monde...
Il eut un sursaut, comme s´il venait de se faire électrocuter. Ses yeux, au regard déjà noir auparavant, étaient devenus un mélange subtil d´incompréhension et de peur. Mais pas la peur de mon arme pointée vers sa tête. Non, la peur de l´incompréhension, de dire une parole de travers. Et mon esprit se calma, alors, tentant de me persuader qu´il était dans une mauvaise situation, que c´était un allié qui ne comprenait plus rien à mes actes. Le seul problème, c´était que s´il était bel et bien un espion, et que son but était de m´amadouer, il était en train de gagner. Il fallait le percer à jour, un peu plus...
-Une taupe ? Moi ? Je suis en mission pour la CIA, je cache pas mon jeu, moi. Contrairement à certains de tes subordonnés...
-Pardon?
Les mots résonnèrent dans ma tête... Il savait, donc, il le savait. J´aurais bien aimé redresser le chien de mon pistolet en arrière, pour que le bruit caractéristique le fasse frémir des chevilles aux cheveux, dans un long et glacial frisson qui l´aurait paralysé et aurait hanté ses plus belles nuits. Mais voilà, le Glock n´avait pas de chien...
-Vaut mieux pas que tu le sache...
Mes doigts se resserèrent encore plus sur la crosse de l´arme. C´était lui qui décidait de ce qu´il fallait que je sache, maintenant?
-Vaut mieux pas que ta masse neuronale crânienne fasse une murale.
Je vis ses membres trembler. Je venais d´abaisser le chien vers l´arrière. Et le chien en question était un gros pit-bull prêt à lui déchirer les entrailles.
-Hornet !
Je ne bronchai pas. À vrai dire, même si cette révélation fit comme un choc énorme en moi, je m´y attendais presque. Le jeune bleu qui se révéle un professionnel en situations délicates, qui parle couramment coréen et dont le regard passe d´un maître assassin à celui d´un gamin qui vient de voler un bonbon, ça ne marchait pas. Mes doutes s´étaient longtemps, inconsciemment, portés sur lui. Et son absence au sein des heures qui nous avaient précédées n´y changeaient rien.
-Il est coéquipier de Linda?
-Non, je crois pas... Hornet est un agent double de la CIA !
Cette fois-ci, la boule qui se forma dans ma gorge m´empêcha de respirer durant quelques secondes. Tremblant, je commençai à marcher dans la pièce, laissant le Glock pendre vers terre. La CIA... nom de Dieu...
-La CIA... dans quel but???
-Pas de vous nuire, en tout cas.
Il jouait sur les mots. Ma confiance en lui était désormais une embrouille permanente. Pliskin, Falcon, Hornet,... qui pouvait bien cacher quoi? Je commençai à faire tourner le Glock autour de moi, tel Ocelot, pour me détendre, tout en marchant à pas secs sur la fine couche de poussière qui emplissait tout le sol de l´ancienne salle de briefing. Hornet était un agent de la CIA qui ne nous voulait aucun mal. Ca tenait la route, s´il était un assassin, il aurait eu mille occasions d´en finir avec moi. Mais on n´envoie pas un jeune agent double en couverture pareille sans raison. Et Hornet s´était pourtant montré bon acteur suffisamment de temps.
-Ca ne répond pas à ma question.

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
02 juin 2007 à 18:20:13

-Peut être parce que je n´ai pas de réponse à cette question.
Logique.
-Qu´est-ce qui fait que j´en sois sûr? demandai-je d´une voix un peu plus tendue.
-Le fait que je ne sois pas armé ?
L´argument fit mouche. Et puis je me remémorai la bombe, et le fait que Danning était peut-être en train de mettre fin aux jours de Ripple ou Togo quelque part dans le bâtiment. Nous n´avions que peu de temps. Pliskin m´avait convaincu, et même si c´était bien un espion, je n´allais probablement plus croiser sa route d´ici à très longtemps. De toute manière, mes soupçons sur Falcon étaient fondés. Ceux sur Hornet était certains. Il ne m´était plus d´aucune utilisé, ennemi ou pas. Mieux valait juste rester à distance, le CQC restant le meilleur moyen de m´éliminer. Puis, calmement, je m´assis sur la chaise se trouvant de l´autre côté de la table, au bout, et plaçai le pistolet sur la table, tenant en équilibre du bout de la culasse et de la crosse. Parfait pour l´empoigner au vol en cas de pépin...
-Tu sais... j´ai envie de te faire confiance. Mais j´aimerais savoir... dis-moi ce que tu sais à propos de mon équipe, à propos des Patriots, de toi, de moi... tout ce qui pourrait m´aider. Je suis enfermé dans les cages de la déception, alors aide-moi à en sortir avant que tu ne sombres avec moi. La bombe va bientôt sauter.
-J´ai failli tuer un homme cette nuit, failli me venger, alors excuse moi mais tes cages de la déception, je les connais, fit-il d´une voix neutre.
Pas autant bien que moi, mon petit, pas autant bien que moi...
-Alors dis-moi. Pour Hornet. Pour Falcon. Tout.
-Je ne sais rien sur Falcon. Hornet prend ses ordres directement du DCIA. C´est tout ce que je sais.
Ca expliquait bien des choses. Hornet était venu spécialement dans mon équipe sur ordre du directeur. Je doutais que ce fût pour moi. C´était donc pour quelqu´un d´autre. Falcon. Deux forces en présences opposées... Restait encore à savoir dans quel camp se trouvait celle-ci.
-Merci... Mais avant de te laisser partir, je dois encore être certain que ce n´était pas que du baratin, et que c´est bien le Pliskin né de sa mère qui est face à moi. Quel est ton nom, date de naissance, et quel est le nom de ton professeur de géographie lors de ta deuxième année de lycée?
La prudence faisait partie intégrale de ma vie. Et c´était le moment ou jamais de savoir si c´était bien le Pliskin recommandé par la CIA. À savoir si c´était le bon qui avait retourné sa veste, c´était désormais impossible à déterminer. Mais c´était mieux que rien.
-Hein ?
Il haussa un sourcil. Étonnant, non?
-Son nom. Et celui de ton premier flirt tant qu´on y est.
Il sembla hésiter, puis articula à une vitesse semblable à celle d´une secrétaire tapant un rapport sur son clavier d´ordinateur:
-John Denton, né le 31 janvier 2004. J´ai fait une seule année de lycée à l´âge de 15 ans, puis j´ai rejoint l´université d´Harvard. Mon seul prof de géo donc au lycée s´appelait Meric... on s´amusait d´ailleurs avec d´autres rares francophones à nous moquer de lui avec ce jeu de mot, que je trouve débile. Mon premier flirt, c´était... euh Hana. Elle est en Israël en ce moment, et travaille le pour le Mossad. Oui je sais, c´est bizarre de garder un oei sur son premier flirt, surtout s´il est à l´autre bout du monde, mais je suis comme ça, j´y peux rien.
-Tout est juste...
-Tu en doutais? Et... pourquoi ces questions? Comment est-ce que tu...?
J´eus un petit sourire, que je camouflai pourtant avec adresse comme un tic gênant. Ce même scepticisme omniprésent... c´était bien Pliskin.
-Les dossiers de Fox-Hound sont plus que complets. Tu adores les pizza peperroni mais sans les asperges, et tu parles couramment anglais, français et espagnol, et quelques notions de langues mortes, notamment le grec ancien, le latin et l´hébreu. Et tes préférences se portent plutôt sur les femmes discrètes, châtain aux cheveux assez bouclés.
-Tu connais ta matière.
-Je ne pars pas en mission avec des inconnus.
Et c´était vrai. Restait à savoir s´il était digne de confiance. Je poussai la chaise en arrière, me levai, lentement, puis pris le Glock du bout des doigts, l´observai un instant et le fis glisser le long de la table. Il laissa derrière lui une longue traînée de propreté sur la poussière, comme la luge d´enfants heureux sur une pente eneigée. Je ne dis mot. Pliskin observa l´arme, puis la prit avec précaution entre ses doigts, considérant un objet qui permettait de créer la mort, et me jeta un regard étrange. Trop étrange. Mais il ne dit mot, leva son arme vers moi et pressa la détente sans hésiter.
Dans ma tête, tout se bouscula. J´avais foiré depuis le début, j´avais échoué, tout cet interrogatoire n´était qu´échec. Partie d´échecs ou le cavalier, protégé dans son armure saillante et brillante, avait transpercé le fou du bout de la lame du mensonge, pointue comme la langue fourchue d´un serpent. Et le marbre blanc c´était dérobé sous le fou, et le fou était tombé dans les abysses du ravin de la haine, se noyant dans l´encre noire et terrifiante d´un Destin écrit à l´avance. Comme si tout était dit dans quelques lignes. Le cavalier, du haut de son estrade fragile, avait triomphé, avait réduit l´échiquier dont le fou pensait être le maître à un néant donc il était le terrible auteur, laissant à son regard l´horizon délabré d´un fleuve d´encre noir. J´avais échoué, il s´était montré plus malin que moi. C´était ma porte de sortie.
Mais la porte de sortie avait sa serrure complètement déchiquetée par la balle du Glock. Je rouvris les yeux, lentement, avec douleur, en me rendant compte que mon ego venait de marcher sur le bon sens. Sans un mot, Pliskin s´approcha de moi, me glissa le pistolet dans mon holster avec un naturel plutôt effrayant, et défonça la porte d´un coup de pied. Je me retournai lentement, et observai le jeune agent dans l´encadrement de la porte.
-Rien ici on dirait... Locke, ça va?
Le cavalier. L´ombre de ma propre stupidité.
-Oui... heu, oui, bien.
Il haussa un sourcil, quand un bourdonnement s´activa dans mon oreille. Ripple.
-Locke, tu me reçois ?
Ouf, il était en vie... les pièces continuaient à se mouvoir sur l´échiquier.
-On l’a eu. Allons retrouver Naked, il peut avoir besoin de nous.
-Roger. Et… Bien joué.
La communication coupa. Je me tournai vers Pliskin.
-Danning brûle dans les flammes de l´Enfer... allons vite retrouver Naked.
Il ne dit mot, hocha la tête et repartit rapidement en direction de l´autre porte. Je sortis le pistolet du holster, observai son armature brillant aux yeux des néons de la pièce, puis alignai la serrure et tirai trois balles. La première percuta la serrure de plein fouet, la deuxième la transforma en écorchure de métal et la troisième atteignit la poignée. La porte, comme par magie, s´ouvrit toute seule, et Pliskin me jeta un sourire avant de s´y engoufrer. La porte vers la sortie, la porte vers un monde meilleur.
Être un Patriot ne m´étais probablement pas destiné. Les choix de chacun sont différents, et le doute, la peur qui réside en moi est tellement forte qu´elle se transformerait automatiquement en paranoïa constante. Le Comité ne s´appellait pas Comité des Sages pour rien. Le rôle des Patriots était fragile. Et mon être était tant fragile, que la moindre goutte d´entre qui écrit mon Destin en trop ferait déborder le vase qui contenait maladroitement ma conscience. J´étais instable, c´était possible. Mais pour l´instant, j´étais du bon côté, et je comptais bien y rester.
Rapidement, je courus en direction de Naked, le pistolet pointé vers le bas, et me remerciai moi-même de me laisser en vie. Le vase du Destin pouvait éclater, les chaînes qui le maintenaient n´était qu´un leurre. Car on pouvait maintenir le vase tant qu´on le voulait, c´était son contenu qui faisait ma force.

Voilà! :fou: On pouvait peut-être le mettre en deux posts, mais j´ai préféré pas prendre de risques mouarf!^^ En espérant que ça vous plaise, vu la profondeur des idées...

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
02 juin 2007 à 19:49:25

Ayé lu! :)

Alors magnifique texte à l´ambiance prenante, un des meilleurs de foxdown que tu ait fait.

J´ai beaucoup aimé la philosophie sur les patriotes, surtout au premier poste. Un peu puéril parfois certes, et surtout déjà-vu, mais rien de méchant, le premier poste est d´ailleurs ´d´une fluidité que tu as rarement atteinte, et je te félicite pour ça... Le seul défaut que je peux trouver à ce moment philosophique c´est pourquoi maintenant? Pourquoi Locke pense à cela maintenant? Aucun déclancheur ne s´est montré pour lui faire donner cette pensée. On sent plus la réfléxion de Thunder que la pensée de Locke en gros.^^ Tu aurais du la réserver pour les chroniques.

Sinon quelques belles fautes, mais en bon fauteurs, je reconnais les erreurs de fatigue meiux que personne, deux ptit phrasespour t´aider:

"j´avais dégainé mon Glock et tiré un coup sur la porte blindée. La balle ricocha à moins de vint centimètres"

aussi "Il ne m´était plus d´aucune utilisé," qui m´a bien fait marrer.^^ C´est vraiment les fautes qu´on fait quand on est vraiment pété quoi. XD

***

Si plus haut je parle du premier poste, c´est parce que le 2e s´enlise un peu, à partir de la scène de Linda pourtant très interressante scénarisitiquement. Le rythme baisse, et la narration aussi.

Des phrases classiques:
"Sur un champ de bataille, un nom n´a pas d´importance... du moins pour un simple soldat. "

"-Je ne pars pas en mission avec des inconnus. "

Des lourdes:

"Si je tombais, il tombait. Si nous tombions, ça n´avait alors plus d´importance. Mais s´il restait debout, il pourrait m´avoir, et gagner"

etc... Dommage car t´étais bien parti pour faire ze texte fluide.

Le paragraphe après l´insulte de pliskin à 10 lignes de trop aussi, les 10 dernières. Là tu lockidise vraiment.^^
(Le retour de la métha des Patriotes, celle de la marionnete, encore...)

Bref on sent la fatigue quoi, mais le texte reste bon car il est rattrapé curieusement par le scénario qui devient vraiment captivant à partir de là. (J´y viens après) Et CA , c´est un compliment xD!

Un petit aperçu aussi de ta fatigue qui alourdit le texte:

on lit ça:

"Il m´avait destabilisé, même si je n´en faisait pas mine, et maintenant, c´était lui qui posait les questions"

Et QUATRE lignes plus tard on a:

"Il avait retourné la situation de manière magistrale en sa faveur; c´était lui qui posait les questions."

Tu comprends un peu? xD En lecture rapide, c´est vraiment chiant.^^

***

Alors maintenant donc la partie scénario, qui m´a beaucoup plus donc!

Alors le truc pour Linda c´était en effet tout con, mais rien que le fait que personne ne l´a deviné alors que c´était simple rends ce détail d´autant meilleur et surtout, bien ficelé!

Locke apprends enfin pour Hornet! Alléluia! Entre Naked qui voudra lui parler puis Locke, il a intêret à se cacher! xD

Quand tu dis

"Il était peut-être en relation directe avec des alliés sans que je le sache, par codec..."

Pliskin, tout comme ripple, n´a pas de codec rappelles toi^^, enfin en même temps locke pense que c´est un espion donc tout est possible tu va me dire.

Un ptit détail qui m´a fait marrer:

"Mon premier flirt, c´était... euh Hana. Elle est en Israël en ce moment, et travaille le pour le Mossad. Oui je sais, c´est bizarre de garder un oei sur son premier flirt, surtout s´il est à l´autre bout du monde, mais je suis comme ça, j´y peux rien. "

:d) MDR! Pliskin aime Wireless de Heroes! :coeur: (Il n´est donc pas gay!)

D´ailleurs à ce propos, ça m´avait un peu froissé que Locke sache tout de Pliskin, mais bon avec le recul, c´est plus logique que Fox sache tout sur lui que rien du tout.

J´ai bien aimé le John Denton, Pliskin étant le nom de son père rien ne prouvait jusqu´ici qu´il l´ait déjà porter (vais devoir changer mon recensement moi^^) et ça justifie d´autant plus que seul qq´1 comme Ripple ait pu faire le lien entre Iroquois Pliskin et John Denton.^^

Ah oui aussi un truc important:

"et tu parles couramment anglais, français et espagnol, et quelques notions de langues mortes, notamment le grec ancien, le latin et l´hébreu. "

:d) L´hébreu, une langue morte? XD Tu crois elle parle qu´elle langue celle que s´est faites Pliskin?^^

Et tirer sur une porte blindée? Gaffe au ricochet! ://

Bon trêve de gnan gnan, je te félicite encore pour ce texte, vraiment bien fichu, et je dois dire que la dernière phrase "Le vase du Destin pouvait éclater, les chaînes qui le maintenaient n´était qu´un leurre. Car on pouvait maintenir le vase tant qu´on le voulait, c´était son contenu qui faisait ma force. "
...Putain que j´ai adoré quoi! C´est vraiment ce genre de descriptions qui me touche.^^ (J´aurais juste remplacer "ma" pas "sa" ^^ mais hum maggle)

Vivement ton final! :noel:

(Désolé pour cet avis confus j´écrivais au fur et à mesure et tout bref, suis pété)

nab14
nab14
Niveau 10
02 juin 2007 à 20:47:13

Bon Corn, tu te grouilles ^^
Connecte toi, faut que je sache si tu vas faire la suite de (et donc clore) mon texte (ou non).

Si t´es en train de jouer à Okami, je renie ce que j´ai dit, ce jeu est pourrave ! xD

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
02 juin 2007 à 21:08:47

Merci de ce long commentaire qui m´a fait très plaisir! En fait, j´avais pas écrit depuis longtemps, et la philosophie de Locke m´a vraiment enveloppée, même si c´est vrai que mes avis personnels ressortent pas mal!

Les lourdeurs, c´est un peu fait exprès!^^ C´est chiant, mais bon Locke est en pleine crise interne, et il se répète d´ailleurs continuellement les mêmes choses durant dix minutes.

A la fin, le "ma" va beaucoup mieux! et Na! :-p

Quant à l´hébreu, j´aurais dû précier Hébreu ancien, comme le grec (la langue a évolué non? enfin, pas sûr xD, au pire j´enlève).

Et puis John Denton... on l´a déjà vu dans MTS? oO

Et pour finir, j´y ai quand même réfléchi, à la porte blindée... C´était illogique de faire une porte normale dans une salle qui jouxte un silo à missiles géants (xD), mais par contre Locke l´ouvre en trois tirs dans la serrure!^^ Bah, c´est Locke quoi... :o))

Le tout est très Lockheedisé, et ça fait tout son charme! :fou: Ou alors sa somniférité, ça dépend du lecteur! (et j´ai fait ce texte cet après-midi, j´étais parfaitement réveillé lol)

nab14
nab14
Niveau 10
02 juin 2007 à 21:28:57

Bon, bah en attendant Godot... euh non en attendant Mecha, je lis le texte de Thunder ^^

La vidéo du moment