3h ?
Ettonant pour un block buster, ça m´intrigue...
Sinon Objectif? C´est pas subjectif plutôt? ![]()
Mon texte arrive la page d´après!
Ripple Effect
La réunion
- Au sous-sol ?! Hurlai-je pour couvrir les bruits des balles qui percutaient les caisses derrière lesquelles Locke et moi avions trouvés refuge.
- Oui ! Répliqua le jeune leader. Cornellius vient de me prévenir ! La bombe de la cantine n’était qu’un leurre !
Je pris le risque de me lever pour tirer quelques balles. L’assistance de Togo, Marcus et Jean abrités par des tables couchées à quelques mètres de nous s’averrait plus qu’utile.
- Et le chrono est à combien ? Demandai-je inquiet.
- Toujours le même je crois, il doit à peine rester une heure… Ce n’est pas tout Ripple… Le Colonel Naked est descendu dans les sous-sols avec Meryl, pour y poursuivre Ocelot… Enfin, Liquid plutôt.
- Quoi ?!
Les coups de feux cessèrent en même temps que ma phrase, immédiatement après, Locke et moi jetions un coup d’œil prudent pour faire état de la situation : Plusieurs soldats d’U-155 étaient tombés, mais pas Danning, qui chargeait un lance-grenades. Je pris immédiatement Locke par l’épaule et le propulsa vers l’arrière à l’aide de la SR, et fis moi-même un bond au moment de l’explosion, pour tomber sur Locke après avoir perdu l’équilibre sous le choc de l‘éclatement des caisses qui nous cachaient.
- Joli réflexe, me remercia-t-il.
Je ne me souciais plus de lui, mais plutôt de mes camarades qu’Alberto visait au loin.
- Togo ! Jean ! Marcus !
Ils avaient compris, mais pas assez vite, le coup allait partir, je dégainai mon Beretta pour que la dernière balle atteigne le front transpirant de Danning. Mais celle-ci fut miraculeusement déviée par un appareil similaire à Ocelot qu’Alberto portait à sa ceinture. La grenade parti la seconde d’après, faisant violemment chavirer la table qui protégeait mes amis à une vingtaine de pas de moi. Je ne pouvais même pas voir qui était blessé ou non tellement la fumée de la déflagration était dense. Je vis Alberto recharger cependant, je m’apprêtais à courir dans sa direction quand Lockheed m’attrapa le bras :
- Tu es trop loin, il va tirer avant ! Sortons d’ici et essayons de le prendre par derrière !
-Mais mes amis ?! répondis-je machinalement.
- S’ils sont aussi chiant que toi, ils ont survécus, aller viens !
Une nouvelle grenade partit vers nous au moment où Locke et moins plongeâmes hors de la double porte de la cantine, faisant sortir cette dernière de ses gonds.
- Nom de dieu mais je croyais qu’il était mort à Barcelone celui-là ! Cria Locke en se relevant.
- C’est le Projet Opium ! J’en suis certain, comme pour le Liquid qu’a affronter Saladin, U-155 a ramené son corps à la vie et s’en sert comme un vulgaire zombie…
Nous nous mîmes à courir pour éviter qu’il ne nous rattrape, quand au premier tournant, nos armes se pointèrent vers deux silhouettes lointaines qui venait dans notre direction :
- Pliskin ! Fis-je.
- Cornellius ! S’exclama Locke à son tour… Mais comment diable vous êtes vous retrouvés vous deux ?!
- C’est une longue histoire, fit la jeune recrue, que s’est-il passé ici, il y a de la fumée partout ?…
- Je…
Le mur à notre gauche du couloir éclata subitement, Danning construisait lui-même ses propres raccourcis. Le souffle et les briques du mur nous avaient tous plaqués au sol, étourdis… Alberto s’approcha lentement de notre position, comme si nous étions à sa merci…
- Vite, fis-je en premier, levez-vous ! Faut pas rester là !
Pliskin ne se fit pas attendre et Cornellius sortit son supérieur des gravats. Danning ouvrait la culasse de son lance-grenades. Nous nous apprêtions à fuir, quand Pliskin m’arrêta avec un sourire. Danning insérait sa 1ere grenade. Pliskin appliqua son plan. Danning insérait la 2e grenade. Pliskin lâcha sa grenade IEM. Danning la vit exploser à un mètre de lui.
- Mais qu’est-ce que ?… Se questionna-t-il
Notre adversaire pointa de rage son arme vers nous, mais son lance-grenades électronique nouvelle génération ne fonctionnait désormais plus.
- Bien joué Pliskin ! Locke, normalement son appareil doit…
Je ne pus finir ma phrase que Locke et Corn, qui avaient compris où je voulais en venir, vidèrent leur chargeur en direction d’Alberto Danning… Munitions qui furent gaspillés car déviés de nouveau.
- Vous croyez vraiment qu’une simple chaff grenade peut arrêté cette merveille à ma ceinture ?…
Il fit un petit rire et reprit :
- De plus je n’ai pas besoin d’un lance-grenades pour vous abattre tous comme des chiens !…
Il sortit de son dos un Steyr et s’apprêtait à nous canarder du bout du couloir… Quand un homme hurlant venant du trou qu’avait formé Danning lui plongea dessus. C’était celui qui accompagnait tantôt Meryl, le dénommé Lieutenant Cobra.
Après une escarmouche, Danning éjecta puissamment Cobra contre le mur, ce dernier se releva vigoureusement et leva sa main droite qui tenait l’appareil à dévier les projectiles :
- C’est ça que tu cherches ? Fit-il à Danning qui touchait sa ceinture allégé.
D‘une hargne peu commune, Cobra jeta l’engin contre le mur qui éclata en morceaux. Immédiatement après Locke et le jeune Cornellius, toujours sur le vif, terminèrent de vider leur chargeur sur notre ennemi, la lourde silhouette d’Alberto s’écroula au bout de quatre balles dans le torse.
Nous nous approchâmes prudemment vers le trou du mur au pied duquel se reposait le corps de notre adversaire, ombré par Cobra, à qui je m’adressai en premier :
- Bien joué, le complimentai-je.
- Tu es le mercenaire c’est ça ? Tu devrais aller voir par-là, tes amis on l’air mal au point, surtout la fille…
- Jean !
Je fis un regard de remerciement à Cobra et fonçai vers la cantine par le trou, pendant que les autres rejoignirent le Lieutenant.
Jean était soutenu par Marcus et Togo, partiellement blessés eux deux. Contrairement à l’agent de la CIA qui avait un morceau de table planté dans le bas-ventre.
- Elle a tout prit... Me fit Togo d‘un air grave.
- Bordel ! Criai-je en lâchant mon arme. Jean ça va ?
Elle transpirait massivement et tremblotait de froid. Son regard se tourna vers moi, différent de celui de la femme d’action qu’elle était.
- Stan… Marmonna-t-elle tant bien que mal.
C’était la première fois qu’elle prononçait mon nom, Marcus et Togo l’avaient remarqué.
- Je… Je crois qu’elle va survivre, fit Marcus. Mais il faut l’emmener loin d’ici.
Lockheed s’approcha de notre position d’un pas rapide :
- Ripple, on descend tous, Naked ne pourra pas se charger d’Ocelot ET de la bombe seul. Il va avoir besoin de renforts… Tu viens ?
Je regardai mon frère et Jean l’espace d’un instant, sans rien dire, Marcus souleva Jean de ses bras renforcés par la SR, et s’adressa à Locke et moi :
- On va trouver un moyen de sortir d’ici, on se retrouvera tout à l‘heure par radio. Ne t’inquiète pas, tout ira bien… Vous, occupez-vous de ce salaud.
Je fus indigné :
- Marcus, je ne peux pas vous laissez…
- En d’autres circonstances, j’aurais été d’accord, mais pas là, tu as besoin de ça Stan, tu dois y aller. Ton absence peut compromettre votre but à tous. Et ça tu ne te le pardonnerais jamais.
J’appréciai la compréhension de mon frère et le prit par l’épaule :
- Marcus… Si dans 40 minutes nous ne sommes pas revenus… Get the hell out of here.
- Compte sur moi ! Répondit-il en souriant.
J’agrippai la main de Jean une dernière fois alors que Marcus s’en allait toujours en la portant. Avant qu’elle ne lâche ma propre main, je sentis une légère pression affective de la part de la paume de la jeune agente.
- Allons-y, fit Togo.
- Hein ? M’exclamai-je. Tu plaisantes j’espère Togo ? Va les rejoindre !
- Et te laisser la meilleur partie ? Je veux aussi être au dernier chapitre Môssieur Ripple , et jusqu’au dernière nouvelle, c’est moi qui commande, donc je viens.
- Mais…?
- Pas de temps à perdre, nous coupa Locke. Let’s move ! Le monte-charge est par-là, Pliskin l’a appelé.
Trois minutes plus tard, nous étions nous six en train de descendre au fin fond de la base. Après une longue attente, nous arrivâmes suffisamment en profondeur pour qu’on puisse supposer être au bon sous-sol. Un long couloir humide et lugubre se présentait face à nous regards fatigués :
- On y va, fit Locke. Soyez prudent.
Mais de prudence, nous en avons manqué, Cornellius, resté en arrière, se fit prendre par surprise : Un soldat terroriste plutôt métissé l’attrapa par derrière autour de sa gorge et le menaça d’un Beretta.
- Baissez vos armes ! Ordonna-t-il.
Mais il avait déjà le Glock de Locke et le S&W de Togo pointés vers lui…
- Je ne vous veux pas de mal, reprit-il, je suis juste ici pour Ocelot. Il est descendu ici !
Malgré l’ambiance électrique, je lui répondis :
- On sait. On est là pour ça aussi, et pour la bombe qui risque de péter dans l’heure et qui nous tuera si on continue à s’amuser à nous entretuer…
- Une bombe ici ?… Nom de dieu.
Cornellius se débattait tant bien que mal, mais ce Lieutenant Terroriste était robuste et ne lâchait pas prise.
- Écoutez, continua-t-il, tout ce que je veux, c’est la mort d’Ocelot. Après cela, on pourra chacun repartir de notre côté…
- Alors pourquoi tu ne lâches pas ce soldat ? Questionna Locke dont le regard vif n’avait pas quitté le soldat de sa ligne de mire.
- Si je le lâche, je veux votre parole de me laisser repartir après tout ce bordel…
Il y eut un moment de silence, moment brisé de nouveau par Locke :
- Très bien, tu as ma parole. Après tout, nos buts sont similaires pour l‘instant, et nous aurons toujours une occasion de nous affronter un autre jour.
- Je l’espère aussi, fit le Lieutenant en relâchant Cornellius frustré d‘un léger sourire.
- Quel est ton nom ? Demanda Cobra.
- Appelez-moi Alex.
- …Bon, reprit Locke, allons-y fouillons cette étage, ils ne doivent pas être bien loin.
- Il n’y a rien ici, fit le dénommé Alex, j’ai passé le dernier quart d’heure à tout fouiller. Ocelot est terré plus profondément…
Cobra s’approcha alors de Locke pour lui chuchoter :
- Je t’avais bien dit de laisser le monte-charge descendre jusqu’au bout, je le sentais.
- Descendons, suggéra Pliskin.
La descente reprit alors rapidement, une curieux tremblement fit légèrement trembler le monte-charge, il y avait l’air d’avoir du grabuge plus bas, nous nous dirigions vers la bonne direction.
De mon côté, je m’intéressai à notre nouveau venu dont le visage ne m’étais pas inconnu :
- Pourquoi un Lieutenant de Saladin souhaite tant que ça se débarrasser d’Ocelot ?
La gorge du soldat se serra, il ravala sa salive, puis me répondit avec sincérité :
- Il a tué froidement mon père. Un grand soldat et un grand commandant en chef. Ainsi que ma sœur.
Je compris soudain, le regard porté par cet homme ne faisait aucun doute :
- Tu es le fils de Scott Dolph ! Je croyais qu’il n’avait qu’une fille…
Les yeux d’Alex grossirent soudain :
- Comment tu… ?
- J’étais un des Marines sous son commandement, la nuit de sa mort, sur le tanker au large de New-York.
- Aucun Marine n’a survécu à cet incident, intervint Cornellius.
- Moi si, repris-je.
- On a au moins tous une bonne raison d’être ici, fit Pliskin. Et ça tombe bien, car on dirait que nous sommes arrivés.
Le monte-charge s’arrêtait enfin, nous nous retrouvions rapidement dans une sorte de Silo au plafond curieusement carbonisé, on pouvait à peine respirer :
- C’était la bombe ? questionna Alex.
- Elle aurait dû faire largement plus de dommages selon moi, déclara Pliskin.
- Mais qu’est-ce que c’est alors ?
Une voix dans le noir cendreux se fit entendre, me faisant sortir mon Beretta par prudence :
- C’était nous.
Lockheed fut le premier à le reconnaître :
- Naked !
Le Colonel s’approcha de nous, accompagné de Meryl, d’une scientifique d’une cinquantaine d’année, et, à ma surprise, du gamin qui nous avait tantôt sauvé Togo et moi dans le 1er sous-sol face à Garret. Mon ami l’avait remarquer aussi.
- Ca fait plaisir ! Continua Lockheed.
- De même. Répliqua Naked. Pas trop usé ?
- Même en Hongrie c’était mieux…
Ce court moment de réjouissance suffit à nous détendre l’espace d’une seconde. Le colonel regarda Togo et Alex avec méfiance :
- Ils sont avec nous, reprit Locke, on est là pour la bombe.
Bombe que tenait Naked entre les mains, et qu’il lâcha brutalement au sol. Le jeune Cornellius s’approcha :
- Excellent travail Colonel.
- Rien de bien menaçant, fit ce dernier, elle ne fonctionne pas.
M’étant habitué au coup tordu des Patriotes, je pris la parole :
- Sûrement un piège, rien n’est jamais aussi facile…
- Je ne sais pas, me répondit Cornellius tout en continuant à examiner la bombe. Elle est beaucoup plus ordinaire que l’autre et absolument rien ne marche.
- Qu’est-ce qu’on en fait ? Nous interrompit Lockheed, sa soif d’explosifs atténuée.
- Il faudrait s’en aller, fit Cobra.
La remarque était intelligente, nous guettions un endroit ou partir, quand Naked, le regard légèrement égaré, repris la parole :
- Je veux voir Ocelot…
- Encore en vie ? Questionna le Lieutenant de Saladin.
Le regard de Naked se serra davantage :
- Oui… Mais sous le contrôle de Liquid. Je veux le faire réapparaître, avant la fin…
Il était évident qu’il voulait faire payer quelqu’un comme Ocelot, et je ne voyais que moi, à cet instant précis, pouvant l’aider dans cette quête, je remerciai intérieurement Marcus de m’avoir convaincu de descendre avec les autres.
- Sous le contrôle de Liquid tu as dis ? Intervint-je.
C’est à ce moment précis qu’une porte au fond du Silo s’ouvrit violemment.
- Danning ! Me murmura Togo.
Il était toujours en vie. Il tira machinalement un coup avant de prendre la fuite de là où il était venu voyant notre supériorité numérique.
Je me retournais vers le Colonel :
- On doit le rattraper ! Naked, si tu veux tirer les vers du nez à Ocelot, utilises ça, c’est du Détoxil.
Je lui lançai une seringue à moitié pleine qu’il attrapa avec adresse puis je repris :
- Ramène nous le vivant.
Il me fit un signe de la tête en guise de remerciement, et je partis à la poursuite de mon immortel d’adversaire, suivi de Lockheed et Pliskin. Cornellius et Cobra était resté veillé sur Meryl qui était blessé à la jambe. Alex décida d’attendre Naked prêt de la porte où le Colonel était parti.
La porte passé, nous divisâmes les équipes par deux : J’étais avec Togo :
- Comment a-t-il fait pour descendre aussi vite ?
- Si on le trouve on lui demandera, fis-je en regardant prudemment le tournant que prenait le couloir.
La réponse à la question de Togo ne se fit pas attendre, un vieil ascenseur encore en état de marche se présentait devant nous. Il devait mené au rez-de-chaussée.
- Tu crois que Danning est remontée ? Me questionna Togo.
- Non, l’ascenseur est toujours là, il est encore ici…
- Dans ce cas là, je ne vois pas où il a pu se cacher, il doit sûrement se trouver du côté de Pliskin et Lockud…
- Lockheed. Le corrigeai-je.
- Oui oui… Tu…
Les lumières du couloir s’éteignirent subitement, interrompant mon ami. On ne voyait absolument rien.
- Togo ?
J’entendis des bruits de lutte dans le couloir, accompagné de bruit de souffrance de mon ami. Je ne pouvais même pas tiré, de peur de toucher Togo.
- Danning montre-toi ! Hurlai-je sans conviction.
Immédiatement après, notre assaillant changea de cible et me plongea dessus. Si nous étions aveugle en cette circonstance, lui ne l’était pas, or je ne sentis pas de lunettes infrarouges en touchant son visage que j’essayais de repousser. Comme si U-155 avait modifié même son iris.
- Tu sais ce que je veux Ripple, dis moi où elle est et je te laisserais partir !
- Ce que tu veux ?
Lassé de ma cécité et de ses paroles mystères, je décidai de passer aux choses sérieuses : Je sortis de ma sacoche une fusée éclairante que j’enclenchai immédiatement, pour la brûler sur le visage d’Alberto que je venais d’apercevoir. Celui-ci hurla de douleur et ne pus esquiver mon direct qui m’aida à me dégager de sa lourde emprise. La faible lueur de la fusée m’informa à peine de la fuite d’Alberto par l’ascenseur. Malgré un redressage rapide, je sus à ce moment là que je ne pourrais pas le rattraper. Je dégoupillai une grenade, et espérait en la jetant qu’elle passerait à travers les deux portes de l’ascenseur qui se fermèrent. Peine perdu : La grenade avec rebondit sur la porte qui venait de cacher le sourire d’Alberto et rebondit à un mètre de moi. Je me mis à courir en arrière dans le couloir vers Togo et plongeai sur lui pour le protéger de la violente explosion.
- Qu’est-ce que…? Se demanda Togo alors qu’il venait à peine de reprendre conscience, mais l’explosion ne me permit pas de lui donner réponse. Fort heureusement, seuls des gravats nous blessèrent superficiellement. La grenade n’avait fait que peu de dégâts, même l’élévateur qui était blindé était toujours en état de marche.
La minute de repos accompli, Togo et moi nous relevâmes avec peu d’aisance, toujours dans les vapes, il me questionna :
- Où est Danning ?
Danning, encore lui… Il était temps d’en finir avec lui. Pour de bon. Mais il n’était pas là. J’avais cependant ma petite idée de l’endroit où il pouvait se diriger. Mais j’en avais assez d’y inclure mes proches. Pas avec cet bombe qui s’apprêtait à exploser. J’avais l’intention de lui régler moi-même son compte, mais seul.
- Il est mort, mentis-je à Togo pour la première fois en 10 ans.
Je pris le PDA et le connecta à ma radio en entrant le fréquence codec de Locke comme me l’avait appris Jean :
- Locke, tu me reçois ?
Le PDA faisant office de récepteur j’eus une réponse forte et claire :
- Ici Locke. 5 sur 5.
- On l’a eu, déclarai-je. Allons retrouver Naked, il peut avoir besoin de nous.
- Roger. Et… Bien joué.
J’éteignis le PDA, fis une tape fraternel sur l’épaule de Togo, et nous deux nous mîmes à courir dans la direction du silo.
De nouveau dans la fameuse pièce principale, nous retrouvâmes Pliskin et Locke rapidement. Je m’apprêtais à demander au Lieutenant Alex s’il y avait des nouvelles de Naked quand il me répondit à l’avance :
- Il n’est toujours pas remonté.
Il y eut un moment de silence, Meryl regarda Cobra et lui fit un signe positif, indiquant qu’elle allait veiller sur le petit et la scientifique. Nous nous regardions tous durant plusieurs secondes, quand je décidai de briser le silence :
- On y va !
Une courte descente d’escaliers nous attendait, j’en profitais pour parler à Pliskin, très silencieux depuis notre dernière rencontre :
- Ca ne va pas Pliskin ?…
- Chaque chose en son temps veux-tu ?! Me rejeta-t-il comme un soldat au but déterminé, ce qu‘il n‘était pas à ce moment précis.
Il avait du lui arriver quelque chose là-haut, comme à nous tous, mais il avait raison : l’heure n’était pas au bavardage, nous arrivâmes prêt d’un tube de lancement de missile, où des bruits de lutte de faisait entendre.
- Naked ! Cria Locke en se précipitant en premier vers la pièce.
A mon entrée, je vis une curieuse pièce avec un sol à trappe donnant sur un bassin bouillant inquiétant. Je vis aussi Naked briser le nez d’Ocelot avec son coude : Il avait gagner. Puis, il prit le cow-boy par les cheveux et le tourna vers nous :
- Tu nous dois des excuses à tous… Fit Naked. Toi qui aimes les show, parle, c’est ton ultime instant !
Nous étions tous surpris de le voir dans son état, mais Ocelot gardait néanmoins une once de fierté voyant ceux qu’il avait manipulé. Moi-même je ressentais ce malaise en le regardant droit dans les yeux l’espace d’une seconde. Nous avions tous quelque chose à lui dire, Pliskin le premier, qui en agent avisé, pris au sol le colt qu’Ocelot s’apprêtait à prendre pour se suicider. Calme et sage, Pliskin prit la parole tout en toisant son arme :
- Votre talent m’aura toujours épaté, avoua-t-il respectueusement. J’aurais bien aimé apprendre à tirer comme vous.
- On utilise pas la même arme boy, répliqua agressivement Ocelot. Toi tu n’as pas le sang-froid nécessaire pour tuer… Là est la différence.
- Vous m’apprendrez dans l’au-delà, termina Pliskin, toujours aussi calme.
Et le jeune agent sortit de la pièce, sous le sourire du jeune Cornellius qui le suivit. J’avais bien reconnu dans ces remarques le flegme de Pliskin, apte à affronter n’importe quelle situation ou presque. Mes pensées furent interrompu par le pas lourd du Lieutenant Terroriste. Le fils de Scott Dolph. Il bouillonnait intérieurement, et j’étais un des rares à comprendre pourquoi. Sans regarder Ocelot, il prit la parole :
- Tu me reconnais ? fit-il. Tu as descendu mon père, lâchement. Et ma sœur, lâchement aussi !…
Il souhaitait le tuer, mais se retenait, je le compris quand il baissa son regard vers Ocelot :
- Mais je ne m’abaisserai pas à ton niveau. Tu agonises, tu vas bientôt mourir, ajouta-t-il…
Il sortit de sa poche une balle de 9mm :
- Cette balle…celle que mon père avait dans son flingue quand tu l’as tué. Celle qu’Helena tenait contre son cœur lorsqu’elle est morte.
Écoutant son discours, je voyais toute la tragédie qu’avait subit la famille de cette homme, et malgré moi, je me sentais plus proche de lui, nos souffrances se ressemblait beaucoup :
- …Celle qui porte le sang des Dolph… poursuivit-il en chargeant son arme et en visant la tête du cow-boy souffrant.
- Le sang de toute une vie où je n’ai pensé qu’à assouvir cette soif étanche de vengeance…
Après un long silence, il baissa l’arme et fit feu dans la jambe de son pire ennemi. Il respectait le leader de Fox pour lui laisser la mort d‘Ocelot, tout en ayant accompli la vengeance qu’il avait toujours souhaitée, et ceci à travers cet acte.
- Adieu, Ocelot… finit-il en tournant la tête puis en partant à l’écart.
Tout le monde respectait les dires de chacun en ne manifestant aucune envie prenante d’en finir avec lui.
Je bouillonnai aussi, mais je ne devais rien lui dire. Mes paroles aurait été comme une récompense pour lui… Je m’apprêtai à sortir en suivant Alex et le Lieutenant Cobra qui pensait comme moi. Mais la tentation fut trop forte, je devais lui cracher au visage les glaires de toute ma haine :
- Tes méfaits prennent fin ici, ordure ! Tu as menacé ma famille, fait de ma vie un enfer, voici ton châtiment Ocelot ! Déclarai-je tel un juge, regardant son futur bourreau. Oui, voici enfin ton châtiment pour avoir servi des valeurs obstruant la liberté des hommes !…
Je lui arrachais la seringue de Détoxil à la jambe que Naked lui avait injecté, tout en regardant ce dernier qui me fit un regard vrai.
Sans me baisser, j’ajoutai à Ocelot :
- Et je ne vois pas mieux que le serpent pour étouffer le chat.
Je reculai lentement, les autres me suivirent, le regard d’Ocelot ne bronchait pas, il fallait qu’il comprenne où il en était à ce stade, il fallait qu’il comprenne qu’il était arrivé à la fin, de ma bouche. C’est pour cela qu’avec un sadisme légèrement inquiétant tout en lui montrant mon dos, je terminai :
- You’re done now.
Tout avait été dit dans l’intonation de ma phrase, il ne m’intéressait désormais plus. En cette journée, un fardeau de plus s’était séparé de mon corps trop surchargé. Et je sortis de la pièce avec aisance. Regardant Pliskin, le Lieutenant Cobra, Alex, Togo, Cornellius… Un moment de complicité qui ne se reproduira entre nous probablement jamais.
Lockheed sortit de la pièce peu après, et ferma ce qu’il restait de la porte pour laisser Naked faire ce qu’il lui restait à faire. Après un court échange de regard complice, nous remontâmes tous vers la salle carbonisée du Silo.
Meryl Silverburgh était toujours là, au côté du petit garçon et de la doctoresse. Je me mis accroupi face à celle-ci :
- Hum… Je peux savoir qui vous êtes ? Lui demandai-je en attendant.
- Naomie Hunter. Me répondit-elle sans me regarder.
- Oh… Dans ce cas là… Sachez que j’ai beaucoup de respect pour vous.
Elle se mit enfin à me tourné son regard vers moi :
- Je ne pense pas le mériter…
Je fis un léger sourire :
- Et cet enfant là, qui est-ce ? Fis-je en montrant le petit du doigt. Il… Il m’a sauvé la vie tout à l’heure.
- C’est… Le fils de Saladin, il s’appelle Raphaël.
Je ne m’attendais évidemment pas à cette réponse.
- Le fils de… M’exclamai-je la main au visage tout en regardant Togo. Nom de dieu…
A peine ma phrase terminée, qu’un bruit électronique retint notre attention à tous : La bombe venait de s’enclencher.
- Non… Non ! Mais pourquoi ? Cria Cornellius désemparé.
La tension s’emparait de la pièce. C’est durant la longue minute où la jeune recrue trifouillait la bombe que Naked revint. Ocelot était mort.
- Naked ! La bombe fonctionne ! Affirma Locke inquiet.
- Je sais…
- J’ai besoin de temps, fit Cornellius, en démineur avisé.
- Tu n’en auras pas assez, déclara Naked, est-ce qu’il y a un ascenseur pas loin ?
- Là où on a poursuivi et tué Danning, il y en a un. Intervint-je. Il remonte jusqu’en haut
- Ok…
Le Colonel s’empara alors de la bombe et la transporta jusqu’au fameux fleuve noir entre le hangar et le monte-charge.
- Qu’est-ce qu’il fait ? S’indigna Cornellius.
- …Il sait ce qu’il fait, repris le calme Cobra.
- Je serais vous, ricana Naked, je galoperais jusqu’à cet ascenseur.
En comprenant le futur geste de Naked, nous nous apprêtions à nous diriger vers la plus porche porte, quand Naked nous arrêta d’une nouvelle phrase :
- Mais attendez-moi tout de même !…
Et il lâcha la bombe dans le vide tel la boite de Pandore. Il devait resté au chrono moins de vingt minute avec l’explosion.
Dans l’ascenseur, malgré l’étrange ambiance qui y régnait, Naked, plus soulagé et au regard presque accompli, s’adressa au seul homme de la cage qu’il ne connaissait pas :
- C’est quoi ton nom ? Demanda-t-il amicalement.
- Togo et toi ?
- Les gens m’appelle Naked Snake.
Togo fit un regard amusé :
- Ah …Ca n’aurait pas un rapport avec ton anatomie par hasard ?
Il y eut un petit rire et les portes s’ouvrirent, donnant sur l’aube naissante. Le lieutenant Alex fut le premier à parler.
- Je retourne à mon hélico, où m’attends Saladin…
- On se reverra, fit Locke, légèrement amusé.
- J’y compte bien.
Et, après un regard de salut envers moi, il partit par la droite en courant avec l’assurance des plus grands. Le capitaine de son côté contacta son unité disant de le retrouver dans la forêt à l’Ouest accompagné de Warren. Togo lui suivait Naked et les autres, je stoppais mon ami et lui chuchotai :
- Contacte Jean et Marcus une fois dehors et rejoins-les, je reviens dans 15 minutes. J’ai encore quelques chose à faire…
- Mais tu es fou ? S’exclama Togo. Tout va sauter d’ici peu !
- Ne t’inquiètes pas, je reviendrais.
- Mais tu aura tout oublié car tu sera un nouveau modèle !…
- Hein ?…
- Non rien, référence à Terminator… Tu as dit « Je reviendrais » et ça m’a…
- Tu devrais vraiment changer de culture cinématographique Togo… fis-je en m’en allant par la gauche.
- Bonne chance… Me fit-il sincèrement.
Je ne su jamais s’il avait compris ce que j’avais à faire, mais ce n’était pas le plus important avec Togo, le fait qu’il me comprenant si bien résumait amplement notre amitié entre lui et moi.
Danning fouillait en vain le corps d’Emmet. Deux hélicos posé sur le toit l’attendait, prêt à partir. De rage de n’avoir rien trouvé, il donna un coup de pied dans les côtes de l’ex-exécutant des Patriotes. Et se retourna vers un des hélicoptères… Quand une balle de Beretta perfora le réservoir de ce dernier et le fit sauter, éjectant Danning quelques mètres en arrière. Il se releva cependant rapidement et regarda dans ma direction :
- Ripple Effect… Comment as-tu deviné que j’étais ici ?…
- Sean a dit à Togo que la liste se trouvait sur Emmet… J’ai fait le lien, tu la cherches aussi d’après ce que tu m’a dit dans l’ascenseur…
- En effet, cette liste intéresse autant U-155 que les Patriotes eux-mêmes. Les Lieutenants des Patriotes ne savent pas qui le comité à sélectionné comme successeur… Que ce soit avec injection de personnalité des sages originels ou non… Et U-155 veut cette liste pour se débarrasser d’eux avant la fin des 6 ans, où le comité sera supposé avoir repris toute sa puissance et nous portera un coup fatal… Mon œil oui ! Mais je ne fais qui suivre les ordres…
Le pilote du second hélicoptère avait pris la fuite, ayant vu ce qui était arrivé à son collègue… Danning continuai :
- Mais si tu est là, c’est que tu la possèdes n’est-ce pas ? La liste…
- Je ne comprends rien à cette histoire de liste et je ne la possèdes pas ! Et je ne suis pas revenu pour cela…. Nous avons eu Emmet ! Nous avons eu Ocelot ! Il ne reste plus toi Danning ! Et cette fois-ci je n’ai plus à inhibé ma puissance pour ne pas effrayer mes proches…
- Inhibé ta force ? Vu ton coup ta poigne dans l’ascenseur, je ne suis pas très inquiet. Tu restes toujours en arrière dans les combats à plusieurs, tel un observateur, tu n’es rien Ripple Effect, qu’un simple soldat.
Je jetai mon arme par-dessus le toit :
- Je vais te montrer pourquoi nous avons choisi mon frère et moi comme premier soldat génomes, pourquoi nous sommes spéciaux, et je vais te montrer aussi la vrai puissance de la SR… Espèce de zombie décervelé.
Je courrai dans sa direction quand je le vis pointer son arme, d’une glissade rapide dans vers lui, j’esquivais la balle tout en le déséquilibrant d’une habile balayette. Une fois au sol, je lui disloquai le coude pour lui faire lâcher le Steyr, afin de le frapper violemment au visage avec. Je criai de toutes mes forces, tel un animal enragé. Plus qu’avec Emmet, plus qu’une rédemption, c’était un défoulement dont j’avais besoin après cette maudite longue nuit. Ce côté sombre qui ne ressortait en moi que très rarement, ma psychothérapie de mercenaire qui me gardait serein chaque jour que dieu fait, qui m’empêchait de péter les plombs face aux horreurs auquel j’assistai tout au long de ma vie. C’était pour cela que je me l’étais réservé, uniquement pour cela. Je savais pertinemment qu’il n’était pas mort prêt de la cantine, seul moi et Hornet connaissions la résistance des soldats d’Opium. Je savais que j’avais lancé trop lentement la grenade pour qu’elle ne l’atteigne pas, sachant que Togo venait de se réveiller de son inconscience et que je voulais qu’il souffre bien plus que cela. Je voulais tout simplement lui faire cracher ses boyaux sur ce toit, et qu’il souffre comme l’humain qu’il n’est plus.
Le visage d’Alberto éclairé par le soleil levant se faisait rouge vif. Je levai son lourd corps comme une plume de vautour, et le balança contre le second hélicoptère. Il tomba dans le cockpit, sur le siège du pilote, enclenchant l’hélice en trébuchant involontairement sur les touches de pilotage. Je me remis à courir alors qu’il se relevai, m’apprêtant à le frapper à nouveau, quand je fus surpris par sa vigueur encore présente et me prit la semelle de sa chaussure en plein dans l’abdomen. Je tombai instantanément au sol sous la désagréable mais familière douleur, et vit Alberto, se mettre au-dessus de moi, debout. Son costard toujours aussi bien taillé, sa dignité toujours aussi présente, il jouait la sa dernière carte :
- Tu n’es qu’un pantin des Patriotes, ils t’ont depuis toujours manipulé pour que tu te battes contre U-155 !
- Crois-moi, toussai-je toujours allongé, ce choix de vous combattre est plus qu’indépendant !
Il se mit à rire.
- Pauvre abruti ! Il y a deux mois tu ne connaissais même pas l’existence d’U-155 !
- Peut-être, mais ce ne sont pas les Patriotes qui ont voulu que je m’injecte ce mélange qui m’a révélé ses positions !
- Figures toi que si, avant que tu ne quitte leur camp après la défection de Stone, c’était toi qui était prévu pour ce fameux mélange, ils ont opté par défaut pour Ork après ta fuite. Mais tu leur à toi-même offert une aubaine en t’injectant ce mélange de force après l’avoir volé à Vienne. Là est venu l’idée d’Emmet d’utiliser cet imbécile d’Ork pour te dire qu’U-155 détenait ta fille... Afin de te pousser à nous combattre.
J’étais légèrement déboussolé :
- Ork m’a dit cette info de son plein gré, tout comme mon choix d’aller à Barcelone !
- Allons donc Ripple, les Patriotes connaissait parfaitement bien la psychologie d’Ork et la tienne. Il savait très bien qu’Ork allait tout te balancer, et que c’est au serveur de Barcelone que tu irais en premier, à la rencontre de Pliskin et Lockheed. C’est leur travail de manipuler les gens comme ça ! Une fois qu’Ork t’a dit qu’il détenait ta fille, ils ont fait exploser sa puce, 4 minutes plus tard…
- Tu veux dire que… L’interdiction d’Ork de dire que c’était une IA… était du pipeau ?… Mais comment sais-tu tout cela, tu travailles pour U-155, pas pour les Patriotes… ?
Il se redressa légèrement :
- Parce que cet imbécile Ork travaillait pour nous. Mais cet idiot s’est fait avoir par les coups tordus des Patriotes. Tout comme toi tu t’est fait avoir en te dirigeant vers le mauvais ennemi… Cet ennemi qui maintenant va te tuer.
Sa silhouette éclairer par l‘aube silencieuse, ombré par l‘hélice de l‘hélico, il s’apprêtait à m’étrangler…. Quand je me glissais entre ses jambes pour me relever et l’attraper par la gorge… Je le soulevais rapidement… Il était étonné de voir que moi aussi, j’avais encore des ressources, je l’avais pourtant prévenu :
- Tu ne comprends rien Danning, j’ai aujourd’hui traversé trop d’épreuves pour avoir peur de quoi que ce soit ! Et encore moins de toi, tu n’as été qu’en cette nuit qu’un simple amusement…! Un nouveau départ commence pour moi désormais !
- Mais ?… Comment ?…
- Sean aussi pensait pouvoir me convaincre ainsi, ça lui a valu une chute d’un hélicoptère, utilisons le même outil pour toi afin de laisser un message à l’IA que je combattrai autant que les Patriotes !… Adios, Alberto !
Je le jetai en l’air de toute mes forces, le corps de Danning fut déchiqueté par l’hélice, tachant ma combinaison de taches d’hémoglobines. Je me sentais comme Stone l‘espace d‘un instant… Mais l’heure n’était plus aux pensées de guerriers. Je devais partir d’ici, et cet engin volant qui fonctionnait encore me paraissait parfait.
Mais apparemment l’homme qui me lança un sabre dans la clavicule n’était pas de cette avis : C’était le chef d’un escadron d’U-155, sûrement la garde de Danning qui arrivait pour fuir avec lui. Gravement blessé et encerclé, mes chances de survie diminuait, je n’avais même plus la force de monter dans l’hélico.
C’est sous mon regard flou que j’assistais à mon sauvetage : Un autre homme armé d’un sabre se débarrassa des soldats en un clin d’œil, sous ma surprise. Je n’avais vu qu’une seul fois un homme se battre ainsi au sabre, et je le reconnus quand il s’approcha vers moi :
- Jack !… Ca fait un bail…
Il me posa dans l’hélicoptère et me retira violemment le sabre de l’épaule.
- Je me doutais bien que tu étais dans le coin, fis-je transpirant. Il faut partir vite, la bombe va péter…
- Je sais, j‘étais juste revenu pour mon sabre, quand je t‘ai vu toi… Ne t‘inquiète pas pour moi, Stan, toi envole toi vers le haut, c’est tout ce qui compte… A charge de revanche, Ripple Effect.
Il s’apprêtait à partir alors que je l’attrapai par la gorge grâce à ce qui restait de ma SR, sous la surprise de Jack…
- Que fais-tu ?… Balbutia-t-il.
- Pourquoi tu ne m’a pas prévenu qu’Ocelot allait me menacer avec Samaëlle, à Barcelone ?
Son regard se faisait de plus en plus confus :
- Pourquoi diable t’aurait-il menacer avec elle ?
- Mais… Parce que c’est ma fille !
Il se dégagea de mon emprise :
- Samaëlle ? Ta fille ? Tu veux dire que… C’est toi le père de l’enfant d’Olga ?! …
- Oui… Fis-je alors que mon sang qui se vidait rendait la conversation difficile…
- Je n’en savais rien Ripple… Je te le jure…
Je pris quelques profondes respirations avant de reprendre la parole :
- Pourquoi Jack ? Pourquoi fais-tu tout cela ? Agir ainsi… Il est temps de choisir son vrai camp, tu ne crois pas ?
- Je l’ai fait ce soir, si tu veux tout savoir… Et j’ai tout perdu…
- Ah ?… Que va-tu devenir alors ?…
Jack appuya sur la commande de l’hélico et ce dernier se mit à s’élever lentement dans les airs, Jack me cria la réponse :
- Peut-être quelqu’un comme toi !…
Je le vis disparaître du toit je ne sais comment, puis guidai l’hélico le plus haut possible malgré mes qualités médiocres de pilote, et au bout de quelques dizaines de mètres, la base de Fox-Hound crama au-dessus de moi suite aux sous-déflagrations de la bombe. L’enfer était à mes pieds. Je m’injectai toutefois par prudence une injection anti-radiations, et me dirigeais vers la forêt, pour atterrir dans une clairière où se trouvait deux jeeps de Fox-Hound. Peu avant d’atterrir, je vis au loin un hélicoptère de Saladin prendre aussi le large dans la direction opposée.
Je fus accueilli par Togo, Marcus et Jean qui était allongée sur un brancard improvisé. Elle avait l’air d’aller mieux. Au loin je voyais Naked et la plupart de ses hommes qui s’attelaient sur les Jeeps. A l’aide de mon meilleur ami, je fus tant bien que mal amené jusqu’à lui pour lui serrer la main.
- Tu as fait du beau travail ici Ripple, fit le Colonel. Je t’en remercie... Ta blessure ça va ?
- J’ai vu pire… On a tous fait du beau travail je pense cette nuit. Et toi ? Pas trop déçu de voir ta base en flammes, Colonel ?
- En fait je suis plutôt heureux, tout va changer maintenant. Et en mieux je l’espère…
- Nous reverrons-nous d’ici là à ton avis ?…
- Je pense qu’on se reverra plutôt que prévu si tu veux mon avis, bonne chance dans ton chemin en attendant ce jour… Et… Appelles-moi Naked.
J’eus un léger rire :
- Bonne chance à toi aussi, et commande bien tes hommes, surtout Locke… Je trouve qu’il se la raconte un peu trop…
Il fit à son tour un petit rire et me salua tout en montant sur sa Jeep et s‘éclipsa avec au fin fond de la forêt. Peu après, j’eus une petite discussion au pied de l’hélico avec Togo et les autres le temps de nous reposer quelques minutes…
- Il va falloir changer de tactique contre les Patriotes et U-155... Affirmai-je.
- Et comment ? Me demanda Marcus. A part les combattre dans l’ombre…
- En les dévoilant ! Révélai-je.
- Ah oui ? Riait Jean tant bien que mal malgré sa blessure. Et avec quelles preuves imaginaires va-tu faire cela ?
Je ne disais rien… Je sortis de ma poche la douille qu’Emmet tenait autour de son cou, celle qui avait tué son père… Puis je dévissai l’arrière, et en sortit un nanofilm…
- Qu’est-ce que c’est que ça ?
- Je … Je crois que c’est la liste des futurs Patriotes, c’est contre Danning que j’ai compris où elle était… Emmet gardait tout le temps cette balle sur lui, et c’est le seul élément que je lui ait pris après sa mort. C’était donc ça que voulait me dire Orson avant de disparaître…
- Par les saintes culottes de Dieu ! S’exclama Togo.
- Danning m’a aussi fait des révélations inquiétantes, ajoutai-je, il se peut que les menaces et corruptions des Patriotes ne s’arrêtent pas à Samaëlle à l’avenir. Ils veulent à tout prix se servir de moi pour combattre U-155, comme il en a toujours été prévu…
Un long moment de silence bercé par cette nouvelle journée et les bruitages forestier se montra. Bien que nous avions détruit deux serveurs et trois leaders ennemis, la future bataille n’allait pas être évidente, et tous s’en rendait compte. Togo pris cependant la parole alors que nous embarquions :
- Alors que vas-tu faire Ripple ? Contre qui va tu te battre avant tout ?…
Je regardais dans le vide un moment, admirant la nature qui s‘apprêtait à affronter l‘automne, puis je me tournai vers mon ami et fit un sourire narquois :
- Quand tu étais petit Togo, et qu’on te demandait si tu préférais ton père ou ta mère, tu répondais quoi à chaque fois ?
- Hum… Les deux.
- Exactement.
- Mais… Stan ! Intervint Marcus, tu te rends compte que ce sera un sacré travail n’est-ce pas ?
- Sans doute mais… malgré l’horreur qu’il incarnait, j’ai quand même un point commun avec Emmet…
- Ah oui ? Lequel ?…
- Je fait bien mon travail.
Notre hélicoptère mis le cap vers l’Ouest, le début d ’un nouveau chapitre se présentait à nous. J’aperçu au loin les Jeeps de Naked s’éloigner. Comme le pensait le colonel, la destruction de Fox était certes pour nous une fin unanime, mais pour chacun d‘entre nous, c’était aussi, un départ autonome.
PS: Pliskin si tu veux je peux t´ajouter à la fin en disant que tu viens avec nous sur l´hélico, j´ai rien mis car bon je ne sais pas du tout ce que tu veux faire (toi non plus d´ailleurs mais bon...) Donc tiens moi au courant. Les autre j´attends vos comm! ![]()
Si, subjectif
Oula... ![]()
J´vais peut-etre le lire demain hein... ![]()
Très bon texte Ripple ![]()
Pas aussi émotionnel que les précédents, mais c´est super quand même
Pour la critique, je te l´ai faite en direct sur MSN ^^
Stone, où es tu ?
Je tenais à préciser qu´à la fin j´ai laisser suffisemen de portes ouvertes à chacun pour que tout les persos aient la fin qu´ils souhaitent. (Ou en tout cas les dialogues qu´ils souhaitent). Donc n´hésitez à vos servir des trous que j´ai laissé pour cela si vous avez des dées à appliquer! ![]()
Je l´imprime et le lis immédiatement, c´est bien mieux sur papier!
Quant à Pirates des Caraibes 3 heu... attention, spoilers en perspective...
Il est ridicule! Même si les acteurs jouent extrêmement bien, le génial Depp en tête, le scénario fait plus que pitié! Après avoir épuisé tous les stéréotypes dans le premier (bâteau fantôme, coffre maudit, méchant capitaine,...), le 2 en remettait à fond; plus d´action, plus d´humour, plus de tout... Dans le 3, ça en devient carrément irrespirable tellement y´en a! C´est ridicule! Les histoires de la trahison de la première moitié sont plus que bordelliques, et la 2e partie avec le conseil des pirates, même s´il vient d´une bonne idée, par en couille! Mais le pire, c´est Calypso... Franchement, sans ce ridicule effet spécial où elle fait six mètres de haut (sans détruire les cordes en plus xD) et se transforme en crabe, le film aurait pu être pas mal! On aurait dit God of War! Quand Kratos ouvre la boîte de Pandorre, je m´attendais à ce qu´il aie des pouvoirs géniaux, et que le combat contre Arès soit génial... et bah non, il grandit et c´est un simple combat tout con. Pour Calypso, c´est idem: aucune bonne idée, aucune iventivité: elle grandit, c´est d´une ridiculité même! Bon, certaines scènes restent assez géniales, comme Jack Sparrow seul sur son navire en train de manger une cacahuète (^^), ou alors quand le bâteau de la compagnie des Indes vole en éclat alors que le gars descend la rampe (
)... L´humour laisse aussi vraiemnt à désirer ("Eh les gars, j´ai laissé tomber mon cerveau..." ><), même si certaines vannes sont très sympas ("Tu peux lancer mon chapeau... maintenant, vas le chercher!" xD). En bref, on en rajoute tellement que ça en devient vraiment irrespirable, et Verbinski a un peu foutu ça en l´air en en faisant un film trop grand public... Mais bon, comme film Pop-Corn il est bien, ça c´est sûr. Maintenant, si vous avez de l´argent en trop à dépenser, attendez plutôt Die Hard 4...
PS: T´es resté jusqu´à la fin du générique au moins? Sinon t´as raté quelque chose!
Désolé pour le bloc, c´était pour éviter de voir des spoilers en zappant dessus même à toute vitesse! ![]()
On en a parlé sur msn
De toute facon presque à chaque fois que je vois un film, les autres me disent qu´ils l´ont trouvé nul et moi j´ai aimé, pour chaque film d´action ou d´aventure, voire meme certains plus comédie... J´crois qu´en fait le cinéma ca me transporte tellement que quand le scénario est bon, c´est ce qui m´importe, quand la réalisation est bonne ( comme la
), c´est ce qui m´importe... eutécé ...
/SPOILER/
Pour Calypso, ca fait très baclé, c´est vrai. Mais les autres persos sont super charismatiques, Knightley est magnifique, Sparrow a la classe atomique, car il est très con et très intelligent à la fois... ![]()
Les vannes en général j´ai bien aimé moi ( j´ai le rire facile
). La scène avec tous les Sparrow est sympa, les clins d´oeil avec le singe, l´autre tache qui s´arrache un doigt de pied, l´équipage totalement con, l´ironie de certains moments... ![]()
Mais le mieux, c´est les scènes... Magnifiques !
La scène dans la tempète est magistrale, celle du retournage de bateau aussi, le
mariage
, la scène finale... TOUT ! ![]()
Moi franchement j´ai pris mon pied et une sacré claque. Pour être honnête j´ai pas tout compris à qui trahissait qui, j´ai meme pas suivi l´histoire de l´asiatique là... Pour être honnête, j´en m´en fous royalement. C´est limite si j´ai pas déja complètement oublié le scénario, en revanche les scènes resteront gravées dans ma mémoire.
FIN /SPOILER/
Bon, sinon j´ai acheté Portable Ops... La liberté d´action est assez géniale je trouve, c´est bien trouvé
ET, pour arrêter le HS, texte magnifique pour Ulti ! J´suis pas doué pour les critiques mais... j´le pense sincèrement !
Bon sinon j´ai mon dernier texte qui sera très important, et vu que j´suis seul et rien de prévu pour ce soir, j´vais surement m´y mettre
Alors en voyant que tout le monde a vu Pirates 3 j´ai vu le... 2 vu que j´avais vu que le 1er que j´avais trouvé merdique...
Le 2 je dois dire m´a beaucoup plu par rapport a premier, c´est en fait tout ce que j´imaginais du premier était dans ce 2e. Moi qui suit fan de tout ce qui est marine et piraterie, ça fait plaisir un truc comme ça. (Avec des scènes d´actions de JOUR, curieusement absente dans le 1er^^)
Moi qui suis anti Block Buster c´est sur que c´est pas une grande oeuvre d´art et le scénar casse pas la baraque mais ça reste ce que ça voulait être: Un excellent divertissement!
Pour le scénario, on remarque qu´il a surtout la meme mécanique du premier, traduction: Je supporte pas Jack Sparrow lol. C´est ni un héros ni un anti-Héros, juste un jeune trou du cul.^^ Et fait dire donc qu´à la fin, qu´en il se rattrappe et fait le seul acte héroique en deux films, ben il a la classe (enfin! mais bon ça c´est Johnny Depp quand il fait le héros il a toujours la classe^^). Dommage que le film (assez long aussi) se finisse 10 minutes après.
Conclusion, je sais pas si j´irai voir le 3, mais avec des potes débiles et mes places gratuites Gaumont, pourquoi pas ?
Raaa c´est trop vide ça m´énerve làààà!^^
Thunder, tu dois lire mon texte et faire le tien.
Alex, Nab, ont des textes en cours aussi.
Cornellius j´en parle même po! On est censés fuser sous les textes lààà!^^
Yeah Ripple, this is what we can really call a text!
Même si les fautes restent assez présentes (écrit la nuit je suppose^^), le tout est fluide et se lit avec aisance!
Le combat contre Danning est assez génial, et je trouve que tu as suffisamment compris ou fait ressortir le personnage de Locke, du moins en surface.
Dommage, comme je te l´ai dit sur msn, que tu n´aies pas décrit la pluie d´hémoglobine (mdr j´âi déteint sur toi là non?^^) de Danning quand tu le jettes dans les pales. Bon, y´a certaines énormités aussi, style tu survis avec un sabre dans l´épaule (irréaliste, même l´épaule, tu perdrais trop de sang), ou alors l´hélico des Patriots de 2028, qui doit quand même être blindé, qui explose... avec une seule balle! ^^
Mais bon dans les grandes lignes c´est très agréable à lire, et on ne s´en lasse pas! La partie avec les révélations est assez intéressante, même si ça passe un peu vite (il se peut que je repose des questions là-dessus dans le futur lol!^^).
Quant à moi, pour mon prochain texte, j´aimerais en parler avec Nab, parce que Locke et Pliskin vont avoir une petite "conversation" à propos de Linda pendant que Ripple s´amuse à se lancer ses propres grenades dans la tronche. ![]()
Tention spoiler d emon précédent texte en réponse à Thunder:
"y´a certaines énormités aussi, style tu survis avec un sabre dans l´épaule (irréaliste, même l´épaule, tu perdrais trop de sang)"
Tu oublies que j´ai la SR!
Eh oui c´est magique.
"ou alors l´hélico des Patriots de 2028, qui doit quand même être blindé, qui explose... avec une seule balle! ^^ "
C´est un hélico d´U-155, pas des Patriotes, U-155 ne connait pas le blindage.
Et aussi Ripple sait exactement ou viser grâce à super vue... Que lui donne sa SR! ^^
"La partie avec les révélations est assez intéressante, même si ça passe un peu vite (il se peut que je repose des questions là-dessus dans le futur lol!^^). "
Cette partie est plus pour moi que pour les autres, pour enlever les quelques illogismes de mes textes (ou reconfirmer certaines révélations, mais que Ripple ne savait pas encore). C´était aussi pour boucler l´incohérence de l´explosion instanté de la puce des Patriotes, alors que depuis le texte d´Alex elle est censé mettre 4 minutes.
Sinon bah merci et j´attends très vite ton final aussi pour rythmer le toto!
S´il devait y avoir une incohérence pour la puce, elle serait plutot de moi, puisque j´ai repris l´idée ![]()
Les 4 minutes de décalage de la puce de mon texte pouvaient s´expliquer par le conditionnement de Claire qui s´estompait... ![]()
Ben non perso j´ai trouvé l´idée bonne et je l´ai réutilisé pour Emmet. Donc voilà mantenant avec ce dernier texte tout colle! ![]()
Naked, j´aimerais que tu me renvoies mes Chroniques corrigées, j´ai encore quelques trucs à revoir!
Je commence déjà mon texte... et le laisse un vide pour la partie avec Pliskin. ![]()
Erf, Thunder, désolé, j´étais pas là :/
C´est vrai que pour l´hélico, ça m´avait choqué aussi... mais bon ^^
Pour le sabre... j´ai d zapper quelque chose
Faut que je relise le passage xD
Mais sinon, c´est qui cette Linda ?
"Mais apparemment l’homme qui me lança un sabre dans la clavicule n’était pas de cette avis :"
Faut dire, c´était pas très explicite ^^