Comme je peux pas trop écrire en attendant entre autres le texte j´imagine de Thunder. J´ai ENFIN fini la refonte de mon texte annulé par Stone il y a bien longtemps. Voici donc ce qu´il s´est passé à travers Ripple le jour où Stone à quitté les Patriotes (il parallélise les texte de Stone et Saladin page 864-865-866):
Colonel-Adjoint Ripple Effect
Défection
18 juin 2028, 18h52
Stone était devenu incontrôlable. Il était désordonné mais efficace. Et surtout d´une rare violence, à laquelle je commençais à m´habituer...
Beaucoup de personnes prenait du POL, mais sur Stone il avait un effet différent. Il avait perdu le peu d´humanité qui lui restait. Il devenait de plus en plus à mes yeux un homme dénué de tout, avide de rage. Je ne voyais plus en lui un futur sauveur. Juste un combattant. Mon supérieur hiérarchique.
C´est à ce moment là que je me suis rappelé que j´étais sur un champ de bataille. Les balles fusaient et les fers s´entrechoquaient. Mon Ionique fit des ravages. Un moment de faiblesse me prit, je mit un genou à terre. Le seule solution que j´avais trouvé pour me relever était de m´injecter ma substance rajeunissante, celle qu´Orson m´avait donné. Elle me faisait du bien. Mon POL à moi en somme.
Une escouade de soldats terroristes fonçait droit vers moi, je dégainais mon Ionique machinalement, et tirai dans le tas d’un stoïcisme presque honteux… Mes sens s’endormaient. Ma notion du temps commençait à s’évaporer, comme sur chaque champ de bataille auquel j’avais participé.
Après quelques escarmouches, et sûrement quelques heures de combat, je me pris une pause adossé derrière de larges caisses de ravitaillement. Un commandant d’unité Patriote (un des rares humains) s’approcha tant bien que mal de ma position :
- Quelles sont les nouvelles ? lui demandai-je.
- Apparemment on va droit au match nul, me répondit-il… Même si l’avantage va aux troupes de ce salaud de Saladin…
- Dans ce cas là pourquoi ne nous porte-il pas un coup fatal ?
- On ne sait pas, ses troupes reculent. Ils partent en retraite. On a toutefois réussi à capturer un galonné. C’est pour ça que je suis là, le Général Stone veut que tu sois là pour le voir, et aussi pour s’assurer que tu assistes à son interrogatoire demain.
Si c’était pour résisté à l’horreur de la semaine dernière… Je n’en demandais pas tant. J’étais flatté de la confiance que commençait à me porter Stone… Mais ses problèmes personnelles le suivaient partout où il allait, et touchaient gravement tous ceux qui l‘accompagnait. J’avais déjà eu moult de réponses de la part d’Ocelot, à Londres… Et je n’avais plus l’impression d’avancer en tant que Colonel-Adjoint d’une armée Patriote. J’étais devenu un pantin, et rien d’autre.
Seul Stone pouvait éventuellement me convaincre de rester, de se battre pour un meilleur monde… Mais son instabilité ne me garantissait pas un discours de leader convaincant… Il était soit trop vide, soit trop fou… Mais ça restait curieusement l’homme le plus censé de cette armée. Il fallait que je lui parle de notre avenir…
Je suivais le commandant jusqu’au point d’extraction. Nous étions à découvert. Je voyais au loin les soldats terroristes partir, encerclant le magnifique tank bipède du Général Saladin. Magnifique engin dont le canon se retourna vivement pour nous laisser un cadeau d’adieu : Il s’apprêtait à faire feu une dernière fois.
Cet acte commandé par un pilote sadique rendait la fuite des troupes de Saladin encore plus futile… Et curieuse. Mais à ce moment précis, je pensais surtout à mon propre sort. Surtout quand je vis le canon faire feu dans la direction du commandant et moi. Je fis une prière rapide, espérant pouvoir me lever à nouveau demain.
***
Le lendemain, dans une petite base prêt de Montréal :
J’aurais préféré un meilleur réveil pour célébrer le fait d’avoir survécu. Il était certes midi (permission spécial pour les officiers) mais le bruit de l’alarme de cette maudite base faisait comme fondre ma cervelle.
Cinq minutes plus tard, j’étais dehors, habillé, je pris par le col le premier soldat qui courrait perpendiculairement à moi et le questionna :
- Qu’est-ce qui se passe ? Une riposte de Saladin ?
- Non mon Colonel, répondit-il presque apeuré, c’est… C’est le Général Stone, il est devenu fou. Il s’enfuit avec le prisonnier… Il a décimé tout le couloir 7 et se dirige vers l’héliport de la zone 2.
Je savais que les réactions de Stone pouvait être étrange, mais pour trahir son camp, il lui fallait tout de même une bonne raison, je repris :
- Il a fait tout ça pour un simple prisonnier des troupes de Saladin ?…
Les yeux du soldats grossirent :
- Vous… Vous ne comprenez pas Colonel ! Le prisonnier… C’EST Saladin ! Stone était sous ses ordres autrefois ! Sa capture n’est qu’un coup monté de sa part !
- Nom de…
Je lâchais le col du soldat pour emprunter un trajet annexe à celui du soldat pour me rendre directement à l’héliport. Tout devenait claire : Stone avait enfin retrouvé son passé. Quel orgueil de la part de Saladin de se laisser capturer uniquement pour cela… Mais aussi quelle réussite de sa part d’être parvenu à son but.
Arrivé sur le toit, je vis Stone et ce qui me paraissait être le Général Saladin courir vers un hélico, derrière eux se trouvait plusieurs cadavres de soldats sans compter les restes des cyborgs.
Il fallait que je parle au vrai Stone… Je le pris par l’épaule et le força à se retourner… Quel ne fut ma déception de voir dans son regard celui de l’être qui se battait hier et non celui du guerrier au passé oublié…
- Stone… balbutiai-je… Il faut qu’on cause !
- Va te faire foutre, me repoussa-t-il, ma famille m’appelle, fit-il en regardant Saladin qui était déjà dans l’appareil.
Je devais l’arrêter, pas Stone, mais bien l’être violent qui le dominait à ce moment précis… Mais je en savais pas comment.
Alors que l’hélico s’envolait, je sortis mon Ionique et le pointa dans sa direction. Mais Stone dégaina plus rapidement que moi et d’une rapidité presque honteuse pour moi, tira sur mon arme qui se retrouva au sol.
Je devais l’empêcher de rejoindre les troupes de quelqu’un comme Saladin. Et ceci à tout prix. Je grimpai sur l’hélico et frappai Stone de toutes mes forces sur la poitrine… Ce qui, sans ma SR, ne lui fit que peu d’effet. C’est en essayant de le toucher au visage qu’il tenta une esquive pour facilement me repousser, et me faire chuter de l’hélico.
C’est durant cette courte mais révélatrice chute que je réalisai que plus rien ne me retenait ici, chez les Patriotes. Il n’y avait plus de leader pour me guider, plus d’Ocelot à trouver pour me venger… Il ne restait que moi, Ripple Effect, prêt à redevenir ce que j’ai toujours été : Un électron libre.
Voilà, la suite de ce texte est donc mon texte page 866, mais bon il doit être corrigé celui là aussi depuis le temps.^^ :p