Ouep, pareil, je lui ai d´ailleurs dit sur MSN. C´est pas trop cohérent par rapport au perso. On passe du bleu qui a peur de tuer à un sadique en puissance...
Mais sinon, au niveau du texte en lui même, c´est magnifique. Du grand Mecha ![]()
Ben c´était un peu la particularité de Corn que j´aimais bien en plus, un type qui rentre dans le champ de bataille en découvrant une à une des nouvelles sensations. ALors que là... C´est le clone de Locke (en plus sadique et moins tourmenté xD)
Le fait qu´il soit un bleu ne l´empêche pas d´avoir des petits moments de gloire. Enfin c´est ce que je pense.
Puis vous ne savez pas tout sur le perso, vous risquez d´avoir pas mal de surprises dans les Flash-Backs que je vais faire prochainement.
Tain j´ai Portable OPS...Mais pas la PSP xD
Sinon j´aimerais bien poster mon texte ce soir donc dites-moi tout pour Ocelot. ^^
Moi aussi, j´suis sur un nouveau texte, mais devant le beau temps j´vais devoir le faire passer en 2nde priorité xD ![]()
Ptdr Naked, moi j´ai la PSP, mais pas Portable Ops!
Je l´ai achetée aujourd´hui, d´occaz, ~140€ la PSP avec 2Go de carte mémoire!^^
Par contre, même si j´ai vérifié la carte, j´ai remarqué en arrivant que ces abrutis m´avaient filé une batterie de 3.6 Volts et un chargeur de 5... >< Faudra que j´aille faire changer ça!^^
Pour Nab, on en avait parlé avec Mecha sur msn y´a longtemps, Casino Royale nous avait fait penser à ta ptite cascade en moto à l´aéroport... mais Bond le fait sans moto lui! ![]()
Tiens c´est marrant j´avais fait le même rapprochement... D´ailleurs on en avait pas parlé toi et moi aussi?^^
Faut dire que la similitude de la scène est frappante.^^
Argh 26000 postes, je poste ma correction du texte avec Liquid pour précédé celui de Naked (comme il a été prévu). Je conseil de relire, il a beaucoup changé, et puis pour réviser aussi.^^
Précédemment (pour mieux comprendre, pas pour faire série TV^^)
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(Emmet)
- Qui est à l’appareil ?…
Il partageait des infos avec son alter-ego, mais pas toutes les infos, d’où ses questions. Je l’avais piégé… Mais que cherchait-il ?
- Liquid ?
Le téléphone raccrocha aussitôt.
Ce fut une sacrée conversation. Dire que j’étais obligé de me préparer à supporter un être aussi instable qu’Ocelot pendant Foxdown. Cette conversation en était la preuve. Les choses allaient mal tourner, je le sentais… Liquid voulait des détails de l’opération, il préparait quelque chose, ceci malgré le fait qu’Ocelot utilise de la SR pour s’immuniser contre lui.
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Ce génie avait enfin réussi à localiser la zone du cerveau s’occupant de l’interprétation universelle, ou la « Cox Living Zone », dit CLZ . L’idée des Patriotes était là : Une glande chimiquement modifiée a été implantée, ou plutôt plantée, dans la zone en question du cerveau chez tous les hauts serviteurs du comité, ainsi qu’au comité lui-même. Cette glande faisait office d’antenne, elle créait continuellement des nanomachines de réception dont la CLZ traduisait les informations reçus.
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Jour 90 : Emmet a lancé l’attaque et la prise d’otage sur Fox-Hound. Le sujet assiste les sujets Pliskin et Lockheed à venir en aide au sujet Naked.
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(Liquid)
- Je peux m’estimer heureux d’être celui qui est le seul à pouvoir berner les patriotes et U-155. À pouvoir anticiper leurs mouvements. Mais je ne suis pas libre des miens. Ocelot m’emprisonne sans cesse et j’ai du mal à agir, avant je n’étais qu’un simple soldat avec ses propres idéaux, et depuis ma mort, je détiens le plus grand secret de la planète, et j’agis en conséquences comme je le peux.
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- Ca va ? Demanda Marcus. On t’a injecté de l’adrénaline... Tu as vu quoi ?
- Je… Emmet… Au téléphone.
- Gné ?
- Euh… C’était il y a douze jours… Il pensait parler avec Ocelot, mais c’était Liquid. Oui ! C’était Liquid…
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- Hum… Tu es sur de ton coup ? Il faudrait peut-être que tu en parles à Orson non ?
- Aux chiottes Orson ! Ca ne le concerne pas ! Je veux que Liquid apparaisse… et il apparaîtra !
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Liquid Snake/Ripple Effect/Emmet …Ripple Effect
Sur un piédestal
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Liquid Snake
30 avril 2009
Le RAY s’enfonçait au plus profond de l’océan Atlantique, grâce à mes dupes de frères, mon plan s’était déroulé à la perfection, et j’avais un Metal Gear à moi seul. Je m’enfonçais dans les profondeurs marines depuis un moment quand je me rendis compte, surpris, que je n’avais plus le contrôle de l’appareil :
- Nom de… Pilotage automatique ?!
L’angoisse grandissait. La profondeur que j’atteignais devenait inimaginable. Je m’enterrais de plus en plus dans la masse marine sans rien pouvoir faire. Où diable cette machine m’emmenait-elle ?
Le fond bleu devenait de plus en plus foncé, presque noir, jusqu’à ce que je vis une installation sous-marine apparaître. Le RAY glissa automatiquement dans un compartiment prévu à cet effet. L’eau se dépressurisait… Je pouvais sortir, ce que je fis.
- Mais qu’est-ce que…? M’exclamai-je surpris.
Je sautai avec prudence de l’habitacle de pilotage, et mis pied à terre. C’était avec évidence une installation scientifico-militaire. A cette profondeur, c’était impensable. Il y avait énormément d’ordinateur, de serveurs aussi. Certains encore en construction. Je commençai à comprendre que j’avais mis le doigt sur quelque chose d’important. Je me précipitai sur le serveur le plus proche, « fouillai » son disque dur, quant à ma surprise je vis que j’avais atteint sans restriction d’accès la base de données générales des Patriotes. Cette fameuse source que j’essayai vainement de pirater depuis des mois dont l’esprit d’Ocelot résistait à me donner le mot de passe… J’avais l’accès total !
D’un réflexe intelligent, je pris une clé de sauvegarde et y sauva tout ce que je pouvais, dont les informations les plus secrètes sur les Patriotes et sur cette base. J’en fit même une copie, au cas ou. Il me fallait avant tout fuir d’ici avant de me faire attraper… Ce qui malheureusement ne se fit pas attendre, alors que je n’avais pas terminé la deuxième copie : Une dizaine de soldats m’encerclaient déjà. Un homme, d’une trentaine d’années s’approcha alors, je ne l’avais jamais vu, mais son allure, et surtout son regard, étaient inquiétants.
- Revolver Ocelot ?… Fit l’homme. Mais que diable fais-tu ici ?
- On se connaît ? Fis-je en jouant le jeu.
- Cet accent… Liquid Snake !…
Ma duperie n’avait duré longtemps. Cet homme avait un sens de la perception peu commun. Il se redressa légèrement dans son imper gris et fit un mince sourire :
- Je suis Emmet, superviseur du projet successeur au GW : Under 155 000 Feet. Alias… U-155 !
- Je me disais bien que l’IA allait avoir une petite sœur… Pas très originale le nom au passage.
- C’est par rapport à sa position, répliqua-t-il avec flegme. Je … Oh ?! Mais que vois-je ? Une clé de données dans un disque dur… Quelqu’un a un peu trop fouillé dirait-on…Hahaha !
Je mimai une fausse rage, tout aussi malin soit-il, il ne pouvait pas deviner ma seconde clé dans ma poche droite.
- Bien bien… Reprit-il en se touchant l’oreille, on m’informe que le plan S3 continue comme prévu, nous avons donc plus besoin d’Ocelot sur le terrain. Profitons-en pour te faire un… Reconditionnement.
Il fit signe à un soldat, qui sortit une piqûre. Emmet continua :
- Il semble que ta personnalité ait totalement pris le dessus, Liquid Snake. Si on me demandait mon avis, je te supprimerais sur-le-champ, mais… Je ne sers pas les Patriotes pour donner mon avis. Ils trouvent Ocelot toujours aussi efficace et aussi bon dupeur… Nous allons juste le réveiller avec ce petit produit.
Un liquide s’échappa de la seringue, trois hommes me saisissaient soudain, je me débattais en vain. Et la piqûre vint.
- Et voilà, termina Emmet, dans une trentaine de minutes, Ocelot pourra ravoir un semblant de ce qu’il appelle sa personnalité.
- Je reviendrais, fis-je d’un regard haineux, et vous le regretterez, tous…
- Je ne pense pas Liquid, tu es à nous, comme tout le reste…
- Non ! Fit une voix lointaine, il est à moi !
- Snake ?! M’exclamai-je.
Emmet s’interrogea :
- Comment ?…
- Remerciez les habitacles de secours du RAY. Cette fois-ci Liquid, tu ne m’échapperas pas !
Il tira deux coups avec un pistolet qu‘il avait du trouver dans les parages, je fis un cri de peur instinctif… Les deux balles se dirigeaient vers mon front.
Elles furent toutes les deux déviés par l’appareil d’Ocelot, l’une alla dans le torse d’un des gardes qui me tenait, l’autre dans l’épaule d’Emmet, qui lâcha de stupeur la clé USB.
- Aaaah !! ! Ne restez pas plantés là ! Abattez-le !! !
Mais alors qu’Emmet donnait des ordres, trois soldats étaient déjà tombés. Je m’emparais d’un des Beretta des gardes et terminai le travail de Snake. Emmet pris la fuite. Je fis de même par crainte, mais Solid n’était pas prêt a abandonné :
- Liquid !! ! Hurla-t-il de sa voix rauque qui le caractérisait si bien.
Une poursuite s’engagea alors dans la base sous-marine. Je ne craignais pas ses balles, mais ses poings si. Je ne voyais plus grand chose avec les yeux affaibli d’Ocelot dans ce dédale gris bleuté au plafond océanique. Il faisait trop sombre. Mais mon instinct de survie remarqua toutefois une cale où se trouvait des PNP. J’ouvris immédiatement l’un d’entre eux, me glissai agilement dedans, et enclenchai le départ, je vis Snake débarquer alors que la porte de mon propulseur se refermait. Il bloqua soudain l’entrer, j’étais à a merci. Mais d’un coup de pied puissant, je le fit tomber en arrière et la fuite reprit.
J’étais de retour dans la salle du RAY, ma seule échappatoire restante. J’escaladai l’engin à toute vitesse et refermai le cockpit. Je vis Snake accourir, mais cette fois-ci, il était trop tard.
- So long, brother ! Hahahaha !! !
Il rageait, je jubilai, je ne le revis plus depuis. Tout ce que j’ai appris plus tard, c’est qu’il avait pris la seconde clé USB, et qu’il s’était apparemment enfui avec l’un des PNP.
Je me sentais de plus en plus faible, je perdais le contrôle du corps d‘Ocelot, le liquide effaçait le Liquid. Mais j’allais revenir, coûte que coûte. Et ce jour-là, tout le monde comprendra la signification du mot revanche.
***
Emmet
31 Août 2028, 23:52
- Je suis bien d’accord avec toi.
Je sautai de la table, mon blouson suivait, et, après un petit rire, ordonnai à mes soldats :
- Aller voir à l’extérieur Équipe Tango, il n’est sûrement pas venu seul.
Deux autres de mes hommes le menaçait, son arme était déjà au sol.
- On dirait que tu tiens à tes hommes finalement… Naked !
- Je suis là, répliqua-t-il tel le plus déterminé des soldats. Fini les massacres. Que veux-tu Emmet ?
- Je vois que cette brute égoïste d’Ocelot t’as pas mal amoché… Cela fait une bonne dizaine d’heure qu’il te cherchait partout… Alors que moi j’ai réussi à te faire venir à moi…
Il allait reprendre la parole, mais il n’en eut pas l’occasion, je reprit presque immédiatement, d’un ton plus ferme :
- La carte magnétique qui mène aux sous-sols. Elle se transmet de leader de Fox à leader de Fox… Où est-elle ?!
Il mit un moment avant de répondre :
- Pauvre idiot, je ne suis pas monté aux rennes de Fox de façon régulière je te rappelle, je n’ai jamais vu cette carte de ma vie !
J’éclatai de rire :
- …Je crois que tu ne comprends pas Naked, le chrono continue ! Regarde ce type par exemple, fis-je en prenant un otage au hasard, il doit avoir une famille, des enfants, il attends de rentrer chez lui raconter son incroyable histoire à ses proches afin de… PAN !
Je l’avais déjà tuer sans même m’en rendre compte. Laissant glisser son cadavre retenu par son col que tenait ma main vers le sol tel un vulgaire ver de terre. Naked pris de rage fonça vers moi, retenu par mes soldats.
- Tu commences à comprendre l’humain ? Repris-je. Cette carte est vitale. Nous en avons besoin pour accéder au serveur d’U-155 caché au fin fond de cette base afin d’en reprendre le contrôle ! Cette histoire de riposte du comité n’est qu’un vulgaire leurre ! Le seul qui a vraiment réussi à leur nuire ne serait-ce qu’un peu est Saladin. Toi tu n’as été que leur chien, le « chien de Fox-Hound » comme t’appelle le cow-boy, alors obéis au Loup des Patriotes avant de perdre définitivement ton titre d’employeur du mois !
PAN !
J’eut des éclat de cervelle sur mon blouson suite à ce coup, je les essuyai en vain le plus calmement que mon flegme Californien le permettait.
Naked se mit à hurler et à gigoter tel une bête en cage. Les soldats avaient du mal à le contenir. Mais il avait été très affaibli par Ocelot.
- Excuse-moi ! Riais-je, mon doigt à glissé.
PAN !
Les cheveux du dernier était en partie arrachés suite à ce dernier coup de feu.
- Par contre là non.
- Arrête ! Arrête !! ! C’est bon ! Tu as gagné !
- Alors ? Où est cette carte ?
Il s’apprêtait à parler, quand quelqu’un poussa lentement la porte de la double porte de la cantine. C’était Ocelot.
- Alors ? Tu l’as eu ? Fit-il.
- Encore toi ? L’incarnation de l’inutilité de l’opération Foxdown…
- Attention à ce que tu dit Emmet…
- Active plutôt la console, Naked s’apprêtait à me donner sa carte magnétique, hein Naked ? Lui souriais-je.
- La console ? S’étonna Naked.
- Hé oui mon gros ! Lui révélai-je, cette pièce autrefois était un centre de contrôle, désaffecté depuis la rébellion d’U-155 et transformer en une vulgaire cantine. L’équipement le plus high-tech est caché dans ses murs, et c’est en utilisant la puce de ta carte qu’on pourra outrepasser le firewall du serveur pour le pirater… De cette pièce ! Ses idiots ont tout mis dans cette carte ! Même pas besoin de se déplacer !
Sous l’ébahissement de Naked, Ocelot trifouilla dans les fondations d’un des murs de la cantine, et connecta un PDA à un port révélé après la déchirure du papier-peint. Après quelques manipulations, un piédestal apparu au centre de la cantine avec au-dessus une console de contrôle. Le tout s’était déroulé avec un automatisme technologique déroutant. Tout du moins pour Naked.
- Mais ?… Qu’est-ce que c’est que ce bordel…?
Il était de plus en plus surpris.
Ocelot souriais :
- On est en 2028 quand même, hahaha !…
- Si tu connaissait tout les secrets de Fox-Hound, ajoutai-je, tu serais surpris mon cher…Alors ? La carte ?
Il ne disait plus rien. Il n’avait fait que gagner du temps. Je décidai d’employer les grands moyens et fit signe à un des soldats de ramener une épaisse valise.
- Je vais être sincère avec toi Naked, ce que les Patriotes ne peuvent pas avoir, ils le détruisent. Donc si tu ne me dit rien, non seulement je tuerais tout tes hommes ici, mais…
J’ouvris la valise :
- J’utiliserais cette bombe atomique pour détruire le serveur, et donc la base, et donc tout le reste de tes hommes ! Une fois enclenché, on ne peut la désamorcer. Et si on essaye de le faire, elle explose. Tu as 30 secondes.
Les secondes s’écoulèrent lentement, Naked, toujours retenu par mes soldats, fixait la bombe, l‘air ébahi. Amusé, excité, je faisais les cents pas dans la cantine.
Au bout de 15 secondes, j’abattu un nouveau soldat. Mon corps bougea à peine malgré la détonation de mon arme.
- Ah ben oui la menace précédente perdure aussi ! Fis-je ironiquement en rangeant mon Steyr à mon dos.
Cette fois-ci Naked était incontrôlable, après un nouveau cri de rage, il brisa instantanément la nuque d’un des soldats, et se servit du second comme bouclier contre les balles d’Ocelot, et jeta le corps sur lui. J’accouru alors vers la bombe, lui également, mais je parvint à tourner la clé d’activation à temps. Un chrono de 155 minutes s’afficha alors.
- Chiffre symbolique, ça ne te rappelle rien ? Dommage, c’était une belle base… Hahahaha !! !
Il me mit un coup de poing à la mâchoire et je fut projeté en arrière, je sortis alors mon tazer qui le mit à terre en quelques secondes… Léchant vampiriquement mon sang qui débordait de mes lèvres, il était tant de rappeler des renforts :
- Équipe Tango laissez tomber les recherches autour de la cantine et revenez ici. Équipe Tango ?…
Ils ne répondaient pas.
- Que se passe-t-il, demanda Ocelot qui s’extirpait du corps du soldat.
- Apparemment ils ont trouvé plus fort qu’eux…
- En effet ! Cria une voix venant de l’entrée.
Sept personnes se présentaient devant moi. Je ne les avais jamais vu, mais je les connaissais toutes :
- Alors Cobra ? Commençai-je, qu’est-ce que ça te fait d’être libre, plus trop déboussolé de ne plus entendre ma voix te torturer à distance dans ta belle chambre blanche ?… Et Lockheed ! Mmmm… Psychologie très complexe, soldat tourmenté, j’espère que tu a apprécié l’armée de clones qu’on t’as envoyé pour te tester ! Hahahaha !… Cornellius ! Le « fils prodigue » qui n’a rien de prodigue… Et John « Jack » Pliskin ! Le jeune qui veut venger son père assassiné par notre pantin de la CIA, oui notre pantin ! Hilarant ! Togo N’Colent ? Le mercenaire qui n’a jamais réussi à nous nuire en 25 ans d’essai ? Quel honte mon bon Tarik ! Et enfin Jean Holmes, élément très intéressant, tu n’as pas bronché quand nous t’avons séparer de ton future amour en t’imposant une opération spéciale… Ahlalaaa… J’oubliais ma préféré, Meryl Silverburgh… Celle qui a toujours complexée de ne pas être reconnu comme un vrai soldat… Pour la bonne et simple raison qu’elle n’en a pas les capacités…
- La ferme !
Une pluie de balles arriva vers Ocelot et moi, certaines déviaient Ocelot pour ensuite dévier sur moi, d’autres venait sur moi pour tournoyer autour du cow-boy. La plupart des balles partaient sur les côtés de la pièce, abattant mes soldats, mais pas les otages couchés au sol, tout comme Naked. Sous ce défilé de projectiles dansant, je ne pus m’empêcher de remarquer à la fin des coups de feux :
- Bons soldats que vous êtes…, fis-je en ouvrant ma veste, révélant mon accessoire répulsif sur mon torse. Vous êtes pathétiques… Mais ?… dites-moi… Qui ?… Qui manque-t-il donc à ce charmant tableau ?… Mais bien sur ! Mon préféré, l’élément le plus manipulable de l’histoire ! Stan O’hara ! Ripple Effect ! Mais où est-il donc ? Où est-il donc ?!
- Ici !
Je me pris un violent coup sur la nuque, et étourdi, je ne pus qu’entrevoir Ripple venant de derrière qui sautait sur Ocelot pour lui planter quelques chose dans le cœur…
- Mais qu’est-ce que ?… S’étonna ce dernier.
- C’est de l’inhibiteur, fit Ripple, ta SR va disparaître Ocelot… Où plutôt devrais-je dire… Liquid !
- Sombre idiot ! Hurla Ocelot. Tu ne comprends pas que tu viens de faire la plus grosse erreur de ta vie ?!
- Liquid !
- Il a tout prévu depuis le début, continua le cow-boy, il ne te satisfera pas ! Il est là pour…
- Liquid !! !
- Il est là pour… pour… RAAAAAH… !! !
Il y eut un silence pendant environ trente secondes, Ocelot avait fini de se tortiller. Naked toujours blessé au sol, la bombe toujours à 149 minutes de la fin, la console qui attendait la puce de la carte, la bande des 7 qui nous tenaient en joue… Les cadavres des otages baignant dans leur sang… Je devais être le premier à agir, je sortis mon Steyr, mais Ocelot fut plus rapide, il sortit de sa jambe une Stun Grenade et s’adressa à Ripple :
- Merci Marine !
Il enclencha la grenade, et nous tombâmes tous inconscients.
Emmet s’excita et essayait de ramper vers sa radio au sol pour redonner des ordres aux soldats, il était prêt à tous nous sacrifier pour sauver les Patriotes. Mais Liquid écrasa sa radio à temps. Puis écrasa la main d’Emmet.
- Calme-toi vieillard ! Ricana-t-il… Tu n’as jamais rien compris à rien toi. Louant les Patriotes tel des dieux alors qu’ils sont plus vulnérables que jamais, et sans honneur. Tu aurais du rejoindre U-155 ! Ou au moins l’organisation qui m’a aidé à entreprendre tout cela !
- Ca m’étonnerais que cette fameuse organisation veuille un black-out total sur le monde ! Intervint Naked.
- C’est exact, ils ont été manipulés comme tous ici. Je ne fait qu’accomplir un rêve de soldat…
- Tu n’as jamais rien compris au rêve de Big Boss ! S’indigna le colonel.
- Tais toi, sous-clone, l’heure de l’activation a sonné, et d’une pierre deux coups, je vais ouvrir les portes du serveur à l’aide de la console pour que le souffle du décollage de la fusée carbonise le serveur d’U-155 !! ! …A moins que le gardien du serveur, car il y en a toujours un, et je sais qu’il m’entends, veuille intervenir…
Il y eut un moment de silence.
- C’est bien ce que je pensais. Il préfère donc garder sa couverture… Peut-être ce bon vieux Solid alors ?… Mais je ne pense pas ! Il a été chassé par Eve depuis qu’il a tué Abel… Il est hors du circuit maintenant, hahaha !! ! Qu’Outer Heaven naisse ! Je suis maintenant accompli !
Liquid coupa le haut-parleur, appuya sur le bouton et la terre se mit à trembler. Pliskin, dans un effort suprême, réussit à s’injecter l’inhibiteur qui absorba les effets de la stun grenade, il se releva immédiatement et tira une fléchette sur Liquid… Qui fut dévier par l’appareil d’Ocelot. Pliskin jeta alors son arme au sol et couru vers Liquid pour lui sauter dessus, mais celui-ci appuya sur un bouton de la console et un dôme vitreux apparu autour de lui. Pliskin avait failli se le prendre en pleine face.
- Bien essayé. Lui sourit Liquid, sous la moustache d’Ocelot.
John n’était pas prêt d’abandonner, il prit un Beretta posé au sol, et le pointa vers la vitre. La terre tremblait de plus en plus, nos corps glissaient presque sur le sol de la cantine. Je regardai Locke, inquiet.
- Tir Pliskin ! Cria-t-il.
Il détestait se servir des armes à feu ainsi.
Il tira cependant deux balles, celles-ci rebondirent sur la vitre blindée, Liquid ricana de nouveau. Pliskin restait là, béat. Il ne savait que faire. Liquid se remit à parler :
- Et voilà ! Le serveur d’U-155 est maintenant détruit et le missile décollera dans 30 secondes ! Moi qui croyait que l’IA allait envoyer ses super-soldats d’Opium… Quelle déception !… Au passage Marine, pour te remercier, voici mon cadeau : Je vais te révéler le projet finale d’Opium !
- Projet finale ?…
- Oui ! Il consiste à transférer l’esprit, l’intelligence, et la personnalité d’U-155 lui-même dans un être humain pour créer un jour le leader suprême de l‘Humanité, destiné à combattre un jour Naked et Saladin ! Sais-tu qui a été choisi pour ce rôle ?
Je ne disais rien, mais je ne quittais pas Liquid des yeux.
- Ton petit-fils ! Mikhaïl ! A croire que se faire manipulé est de famille ! J’espère pour lui qu’il n’est plus entre leurs mains, mais de toute façon, grâce au missile, ça n’arrivera plus ! Adieu Marine, et Semper Fi ! Hahahaha !
Je baissai les yeux, ébahi, paralysé, mais plus par la stun grenade. Je commençai à ressentir mon corps fourmiller. Je vis aussi, au loin, le missile partir de la base, et s’envoler dans le ciel. Tel une lumière prophétique présageant un futur chaos. Mon devoir repris le dessus, il ne fallait pas que ce missile arrive à destination. Je regardais la fenêtre, la fenêtre ! Je regardais Naked, puis Lockheed : Ils avaient eu la même idée que moi.
- Pliskin ! Hurlions-nous tous en même temps, ne pouvant toujours pas agir.
- Quoi ?!
- Le Metal Gear !! !
Pliskin mis environ deux secondes à comprendre et fonça par la fenêtre sur la patte du Metal Gear, puis à partir d’elle grimpa jusqu’au cockpit, où il désactiva le mode automatique, et pointa le bras droit de la machine vers le ciel, vers cette lumière lointaine qui s’éloignait vers l’espace.
- Une minute ! Cria Liquid dans sa vitre. Ne crois pas que tu t’en tirera comme ça !
Il s’apprêtait à appuyer sur la console sans doute pour faire apparaître des armes et tirer sur Pliskin… Quand une silhouette perça le plafond d’une puissance hallucinante pour atterrir sur le dôme de vitre. Armé d’un long sabre qu’il étirait sur le côté pour s’apprêter à frapper, je mis un moment avant de le reconnaître.
- Saladin ! Cria Liquid.
- A force de trop se la raconter sur un haut-parleur, on s’attire des ennemis !… Prépare-toi à mourir cette fois !
- Tu ne pourra pas briser cette vitre ! Elle est à l’épreuve de tout !
Saladin se redressa sur la dôme, et fit un regard rieur à peine perceptible sur son curieux visage de métal :
- Tu paries ?… « Tonton. »
Du premier coup qu’il frappa de son sabre, la vitre se fissura. Liquid ravala sa salive et fit une expression d’inquiétude.
Pendant ce temps, un magnifique laser bleu s’échappa du Metal Gear, Pliskin avait fait feu… Tout le monde regarda alors vers le ciel… L’attente paraissait sans fin. Dix secondes plus tard, une explosion se fit au loin entre les nuages, c’était le missile, Pliskin avait fait mouche, la menace avait disparue sous notre joie… Joie qui ne dura pas longtemps…
- Non !! ! Cria Liquid, qui avait définitivement perdu la boule. Vous venez d’anéantir ce qui vous reste d’espoir, les Patriotes contre-attaqueront et seront invulnérables ! Vous verrez ! Dans six ans !! ! Vous le regretterez ! Tous !! !
Saladin s’apprêtait à frapper à nouveau quand des centaines de ninjas débarquèrent de toutes parts. U-155. A leur têtes, une progéniture d’Opium, un blondin de trente ans avec un bras en fer… Je mis un moment avant de comprendre…
- Je rêve!!! Cria Liquid. Ce n’est pas possible ! Tu n’as pas oser U-155 !! ! Pas moi !! Pas mon corps !! !
- Son… Son corps ?…
C’était là la punition de Liquid pour ses crimes. On ne devait plus jouer à l’humain quand on en est plus un… Car s‘en rendre compte que c‘est le cas, qu’on est mort, cela pouvait faire mal. Très mal. Le Liquid ressuscité regardais son esprit, le corps d’Ocelot, avec beaucoup d’intrigue, il avait le même regard vide que Solidus dans le serveur de Barcelone.
- C’est donc cela les forces d’U-155 s’exclama Saladin, on va voir ce qu’elles valent…
Il fonça sur le corps de Liquid et les deux s’éjectèrent hors de l’immeuble en brisant au passage la vitre d’une des fenêtres.
J’avais maintenant assez de forces pour me relever. J’injectai en premier une dose d’inhibiteur au jeune Cornellius, qui, en soldat efficace, pris la moitié de doses pour les injecter aux autres… Lockheed, Togo, Jean… Le combat allait pouvoir commencé.
Mais ça n’allait pas être le mien… Emmet s’enfuyait tant bien que mal vers un hélico qui l’attendait à l’une des fenêtres de la cantine, l’engin se dirigeait vers le toit. Je me rappelais alors des paroles de Togo dans le 1er sous-sol, je ne devais pas le laisser s’échapper. Plus maintenant.
Je vis Pliskin revenir du Metal Gear alors que j’injectai l’inhibiteur à Naked. Les ninjas s’approchaient dangereusement.
- Merci, me fit le colonel prêt au combat à qui je venais d‘injecter une dose… Ripple, c’est ça ?
- Oui, répondis-je en l’aidant à se relever par l’avant-bras. …Colonel Naked... Peux-tu me dire par où j’accède au toit ?…
- C’est pour Emmet ?… C’est ça hein ?
- Il ne doit pas s’enfuir… Il ne doit pas !…
- C’est par l’escalier au bout, ne t ‘inquiète pas, on s’occupe de ces gus. Veille juste à être loin d’ici avant 60 minutes, fit-il en fixant la bombe.
- Merci, je m’en souviendrais.
Je fis un au revoir lointain à Togo et les autres, prêt à l‘action eux aussi. Ils avaient compris où je me rendait. Je regardais aussi Liquid, dans son dôme de vitre fissuré, un regard de ma part suffisait à lui faire comprendre que c’était fini pour lui. Et moi, j’en avais fini avec lui, avec ses manipulations, enfin... Et ce comme nous tous ici présent dans ce future champ de bataille. Des six balles dans mon torse, j’avais enfin appris quelque chose, la leçon à retenir : Ne jamais laisser tomber ce qu’on est vraiment, je ne croirais plus jamais quelqu’un comme Liquid désormais. J‘étais grâce à cet expérience devenu assez fort pour ne plus avoir besoin de mensonges pour continuer à survivre.
La cantine s’apprêtait à devenir un sacré bourbier. Les ninjas s’avançaient vers les autres. Un Lieutenant terroriste s’apprêtait à s’occuper de Liquid… Moi il ne me restait maintenant que Emmet. Emmet...
Le Colonel m’appela une dernière fois :
- Ripple ?
- Oui ?…
Il me lança un Beretta.
- Rock him !
- I will.
Il se retourna et fonça vers les ninjas. Je ne savais pas à ce moment si je le reverrais un jour. Mais j’avais d’autres soucis en tête… Mon petit-fils, les Patriotes, U-155... Une pluie torrentielle de révélations dont je n’avais pas encore eu le temps de me sécher. Mais en premier lieu, je devais faire ce que je n’avais jamais arrêter de faire depuis 18 ans, et je me rendis compte en montant les escaliers vers le toit, que cette fois-ci, j’allais le faire bien.
Me venger.
Allez, à moi l´honneur
Ex-Lieutenant Alex - Kevin Dolph Jackson - Fin fond de Fox-Hound - Heure inconnue.
Cette journée avait changé ma vie, comme elle l’avait fait pour tous les soldats présents ici.
La différence entre eux et moi, c’est que moi j’étais encore vivant. Du sang circulait dans mon corps, quelques gouttes s’en échappaient par mes plaies. Mes doigts tenaient fermement mon arme, mes sens étaient en alerte. Si j’en croyais tous ces signes, j’étais vivant. Vivant, m ais anéanti. Dans la même journée, j’avais ôté la vie à une centaine de personnes, et je ne me rappelais pas en avoir sauvé une seule. A part peut-être la mienne. Quel égoïsme.
C’était loin d’être terminé, je le sentais. Scamp… cet enfoiré m’avait largué dans un couloir étroit et puant, sans même me dire que faire ni où aller. Avec un peu de chance il n’avait pas encore rejoint son « employeur », j’allumais donc mon codec, et l’appelais :
- Scamp, réponds.
- …
- Réponds, bordel !
- Tu sais que je suis surveillé…
- Je sais aussi que tu m’as dit que ton Codec n’était pas sur écoute, et je sais surtout que tu es censé être groggy pour plusieurs bonnes minutes encore.
- Qu’est ce que tu veux ?
- Tu m’as planté au beau milieu d’un sous-sol, je suis censé faire quoi ?
- Descendre, pardi !
- Par où ?!
- Il y a un monte-charge, contente toi d’avancer. Je dois y aller. Bonne chance.
- Scamp, att…
Il avait coupé la communication. Je n’étais franchement pas plus avancé… Néanmoins, pas question de rester planté là. Je pointai mon Socom devant moi, dans le vide, et allumai la lampe torche intégrée. Même avec cette source de lumière providentielle, je ne parvenais pas à voir le bout du tunnel. Je commençais alors à avancer, prudemment mais assez rapidement. Pas question de manquer Ocelot, pas encore une fois…
Dans ma précipitation, je ne vis pas une cellule laser posée au sol. Je la franchis, et aussitôt, quelques mètres derrière moi, une explosion déchira le couloir, obstruant complètement le passage. J’avais sans doute affaire à un système anti-intrus… Vieux jeu, mais efficace. Seulement je n’étais pas au bout de mes surprises. Une deuxième explosion retentit, puis une troisième, se rapprochant de moi. Pas le temps de réfléchir, je me mis à courir dans le sens opposé, le plus vite possible. A chaque pas que je faisais, le couloir explosait à l’endroit où j’étais une seconde auparavant, dans un fracas et un vacarme assourdissant. Pas question d’avoir un point de coté, je devais sprinter comme jamais je ne l’avais fait. Je ne pouvais pas me retourner, mais je sentais que les explosions se rapprochaient, petit à petit. Ma respiration se faisait de plus en plus haletante, mes pas de plus en plus lourd, je courais avec l’énergie du désespoir, espérant que le système s’arrêtait à un certain point. J’avais parcouru plusieurs centaines de mètres. J’osai un regard en arrière. Je ne voyais que cendre et poussière, s’échappant d’un mur de flammes, qui se rapprochait petit à petit, dans un rythme infernal.
Mon regard revint se poser devant moi, et je me rendis compte que le couloir n’était pas infini. Pris par la surprise, je ralentis légèrement, une explosion me souleva, et par la vitesse que j’avais accumulée, m’envoya voler dans le mur qui se profilait devant moi. Le choc fut d’une rudesse incomparable, et je m’évanouis.
Oh… Ma tête… J’avais l’impression qu’on m’avait mis le crâne dans un étau. Mes épaules avaient touché les premières, je n’avais donc apparemment pas de traumatisme, ou de connerie dans ce genre. J’étais tout de même Knock out. Je me relevai, très péniblement. Je voyais des étoiles, un peu partout devant moi. Mais ce n’était qu’un rideau pour me voiler quel spectacle se tenait véritablement là. A à peine un mètre de moi, un amas de pierres me bouchait la vue et le passage. Merde… J’étais bel et bien coincé. Je me retournais dans ma prison de roche, et regardai le mur sur lequel je m’étais écrasé. Il était enfoncé à l’endroit de l’impact. Je regardais plus précisément à cet endroit, et je vis un petit trou, d’environ 1 cm de diamètre. Je me baissai pour prendre mon flingue, et pointai la lampe droit vers ce trou. La lumière se s’arrêtai pas là, il y avait une salle derrière, et beaucoup plus grande. Je vidai alors un plein chargeur sur le mur fragilisé, puis, avec le minimum d’élan dont je disposai, balançai le plus puissant chassé possible dans la roche criblée de balles. Bingo. Le mur s’effondra en partie, suffisamment pour pouvoir passer. Me faufilant dans le trou, je débouchai dans cette fameuse salle. J’éclairai dans tous les sens. En haut, je ne voyais pas le plafond. Juste une immense étendue de noir, rien que du noir. J’orientai alors la lumière vers mes pieds, puis autour de moi. Quelques secondes après, je compris. J’étais devant deux monte-charges, séparés par une cloison. Des immenses ascenseurs de plusieurs mètres de long, sans plafond, rien qu’une surface au sol… L’atmosphère était glauque, n’importe quel claustro aurait déjà eu un malaise. Deux monte-charges, les deux placés sur une rampe qui partait en haut et en bas. La surface, ou les profondeurs de l’enfer. Pas question de monter, il ne me restait plus qu’à décider lequel prendre. Am Stram Gram… Celui de gauche me parut pas mal. Je montai dessus, en arrachant une chaîne qui le fermait, couverte de poussière. Elle avait un écriteau au centre, sûrement une connerie du genre « aller simple vers l’enfer ». J’avançai vers le panneau de commande, appuyai sur un bête bouton marqué « DOWN ». Le monte-charge commença à descendre, dans un horrible grincement. Je me tenais debout, sur mes gardes, au beau milieu de celui-ci. J’étais à la merci du moindre agresseur, sans échappatoire ni planque possible. Mais ici, le danger n’était pas humain. J’entendis un grincement, suivi d’un fort claquement, et le sol s’inclina. Je manquai de perdre l’équilibre mais réussit finalement à me stabiliser. J’étais dans une posture digne d’un film de John Woo, une jambe en appui et une autre pliée, une main posée à terre et l’autre qui tient le flingue, tel un sprinteur dans les starting-blocks. La chaîne que j’avais arrachée glissa doucement vers moi, je l’attrapai, enlevai d’un souffle la poussière de l’écriteau, et lut : « OUT OF SERVICE – BRAKES BROKEN – WARNING »
Je poussai alors un souffle :
- Et… merde…
Le deuxième frein lâcha, entraînant le troisième et dernier, et la cabine se mit à descendre beaucoup plus vite. Je me couchai à moitié au sol pour éviter de tomber, sur les cotés des étincelles jaillissaient des bords du monte-charge, qui chutait dans un vacarme assourdissant.
Il devait descendre à une bonne centaine de kilomètre/heure maintenant, quand à moi je devais me prendre plusieurs G dans la tronche… L’effet de vitesse et surtout d’impuissance me fit pousser un cri rauque qui résonna dans ce trou qui s’enfonçait vers l’enfer et la mort.
Bordel, toujours lire l’écriteau… La cabine était à peu près droite dans sa chute, péniblement je tentai de me rapprocher du bord et de m’aggriper, mais la rampe était brûlante sous l’effet du frottement. En tentant de revenir vers le centre, je glissai, et basculai sur le coté du monte-charge, là où il ne collait pas la paroi. Je réussis au dernier moment à me retenir d’une main, par chance j’avais auparavant rangé le Socom. J’avais les pieds dans le vide, et je descendais à une vitesse folle. Dans un effort colossal, j’accrochai ma deuxième main, et poussai sur mes bras pour me faire remonter. Au moment où je me jetai contre le sol, je vis une sorte de palier passer juste à l’endroit où j’étais, arrachant une partie du monte-charge, qui bascula. La chaîne glissa à nouveau vers moi, et je m’y aggripais pour ne pas tomber. Je me relevai, avec du mal car la vitesse me plaquait au sol, et tirai un coup sec sur la chaîne pour la décrocher. Sur la paroi gauche, il y avait une échelle qui montait le long du monte-charge. Je fis une sorte de nœud avec l’un des bouts de la chaîne, et tel un cow-boy avec son lasso, envoyait cette extrémité en l’air, vers la paroi. J’avais accroché la chaîne à ma ceinture… Ce qui allait suivre pouvait très bien me rompre la colonne, mais je n’avais pas le choix. Les dixièmes de secondes qui suivirent me parurent une éternité. Soudain, je fus soulevé très brutalement, la cabine continua sa chute funeste en dessous de mes pieds. Comme sur un balancier, je fus projeté sur la paroi. Si je n’avais pas eu le réflexe de tendre les bras, j’étais assommé par l’échelle. Je m’y accrochai, poussant une sorte de halètement quand les barreaux percutèrent mon ventre. J’assurai ma position sur l’échelle, décrochai la chaîne, et jetai un œil en dessous. Dans le noir complet se dessinaient les étincelles du monte-charge qui descendait. Je me décidai à monter, le plus vite possible. Je montai les barreaux deux à deux, mais tout de même avec prudence, pour ne pas glisser. Il me semblait que je montai depuis des heures, alors que je n’étais à peine qu’aux deux tiers du trajet. Tout à coup, j’entendis un horrible fracas, venant d’en dessous. Les tréfonds de ce trou carré et froid n’étaient plus noirs, ils étaient rouges. Le monte-charge venait de s’écraser, d’une telle violence qu’il avait littéralement pulvérisé le palier dans une explosion fulgurante. Les flammes grimpaient vers moi, je le voyais. Pris de panique, je me mis à monter, de plus en plus vite, oubliant toute prudence, ne pouvant m’empêcher de jeter un œil en dessous à chaque seconde qui s’écoulait. Petit à petit, la menace de feu s’approchait, grossissait, se précisait. Alors que je montai, je vis qu’au dessus de moi, à 10 mètres environ, il n’y avait plus de paroi. Putain, mais oui… Le palier qui avait failli me broyer ! J’accélérai encore la cadence, j’étais à quelques secondes de rôtir sur place, avant une chute vertigineuse, une mort atroce, je montai plus vite, toujours plus vite. La paroi laissa place à un vide, je m’y jetai, et courrai tout droit, sans dégainer, sans vérifier, juste courir. Une seconde. Je me retournai. Un monstre de flammes s’engouffra dans le niveau, alors que je me jetai derrière un container. Derrière le container, il y avait le vide. La cage du deuxième monte-charge. Je me retins d’une main, alors que les flammes passaient au dessus de moi, me cramant la main. Je hurlai de douleur, et fort heureusement, ne lâchai pas prise. Alors que les flammes disparaissaient, je remontai sur la terre ferme, rampait jusque contre un container, et m’assis. Je pris une profonde respiration, et regardai l’état de mon corps. Une main cramée, l’autre ensanglantée par la chaîne. Une douleur indescriptible dans les membres à force de me tenir à une échelle, ou suspendu au dessus du vide. Mais dans mes poumons, de l’air. C’est ce qui était important. J’étais toujours vivant. Encore vivant.
Voilaaaaaa ![]()
Hein ? Je viens de voir le film et je sais pas du tout de quelle scène vous parlez xD
Fin je sais que c´est le gars de la bombe dans l´aéroport (au début quoi), mais c´est flou, je vois pas... ^^
C´est quand James le poursuit sur la piste, il grimpe sur des escaliers d´avion pour sauter sur le camion du mec.
Exactement comme Pliskin avec sa moto pour sauter sur l´avion de Ripple. (Souvenirs
)
Bon j´attaque le texte d´Alex. (Naked grouille toi la page est bientot finie xD)
Texte très intense Alex. La scène du couloir est excellentissime!
BOum boum boum!
Par contre un peu con le coup de l´écriteau, en soldat expérimenté et avisé, Alex aurait du le lire. Sauf à la limite dans le feu de l´action. Tu aurais du juxtaposer cette scène à sa fuite dans le couloir. (genre il trouve direct les motnes charge et le prends pour échapper au explosions, et là... "oh oh").
Un peu confus le passage ou tu es accroché je l´avoue. MAis aussi je suis explosé donc bon^^. Je n´ai pu que remarqué la similitude de ce passage a un vieux texte de Thunder, ou il est accroché dans le vide d´une cage d´ascenseur avec une corde en nylon. XD (souvenirs aussi, et il date celui-là^^)
Ah oui un truc qui me turlumine: Je n´ai pas compris pourquoi tu as mis "Ex-Lieutenant Alex". Car que je sache, Alex fait toujours partie de l´armée de Saladin non? ![]()
Mouais c´est vrai que pour l´écriteau ca aurait été mieux, mais ce qu´il faut voir c´est qu´Alex se dépêche beaucoup, pour ne pas manquer Ocelot et aussi pour ne pas que l´unité se casse en hélico
Pour le "ex", c´est plutot une erreur en fait... j´ai pris de l´avance sur quelque chose mais c´est pas au bon endroit ![]()
Et je lirai ton très long texte aujourd´hui surement ![]()
Bon Ripple honnêtement vu la taille du texte et que c´est un genre de "remake", j´ai pas envie de perdre mon temps à le lire...
Ca n´a rien de personnel hein mais ça me dit pas de recommencer un pavé maintenant.
Bon texte pour Alex, de son côté! J´ai beaucoup aimé la scène du couloir piégé, qui m´a un peu fait penser à Owen Wilson qui traverse le champ de mines dans "En territoire ennemi"... ce qui m´a aussi fait penser à la mort de Flint lors de l´attaque terroriste de Fox-Hound de Saladin avant l´Australie, qui lui n´avait pas eu le temps d´atteindre le bout avant les explosifs!
Les anciens se souviennent peut-être!^^
"La surface, ou les profondeurs de l’enfer. Pas question de monter, il ne me restait plus qu’à décider lequel prendre. Am Stram Gram…"
J´adore cette partie!
Les contrastes entre la surface et les profondeurs de l´enfer, et Alex qui joue ça à pile ou face (ou am stram gram^^)...
La scène du monte-charge est quant à elle une des meilleures de ta part!!! L´ironie de la situation avec l´écriteau et tout l´appareil qui plonge vers les Enfers est une partie plus que géniale!
Mais comme l´a dit Ripple, les similitudes avec mon vieux texte de l´asenceur sont frappantes!
Sans dec, c´est dingue tu fais comme un remake inconscient de mes scènes d´action arf...^^
Moi je suis en train de vous concocter un Flash-Back fort intéressant.
Alex, je m´attaque à ton texte ! ![]()