Finito mon texto ! Incoryable il fait moins d´un poste! XD
Enfin je l´ai fait pour arriver vite à la fin !
Ripple Effect
Perte de contrôle
Sean s’approchait de la salle de l’intendance, celle où tantôt Marcus et moi avions affrontés ce Vamp. C’était ici que devait se trouver, selon mes indications par radio, le cadavre fraîchement exécuté du leader d’attaque d’U-155 à Fox-Hound : Alberto Danning.
Méfiant comme jamais, Sean s’approcha prudemment du second étage, où se trouvait, au sol, une bâche recouvrant le fameux corps. Sean fit un sourire en l’apercevant, son plan s’était déroulé à merveille, moi, Togo et les autres lui avions tous obéis.
- Tu devrais avoir un visuel sur le cadavre maintenant, lui fis-je d’une voix défaitiste à travers sa radio… Il ne tarda pas à donner réponse :
- Je le vois en effet, tu as fait du bon travail Ripple Effect. Et rapidement qui plus est… Si tu te montrais, je pourrais t’amener à ta… Récompense !
- Je préfère que tu me la donnes à distances, répliquai-je d’un petit rire.
- Pourquoi donc ? C’est donnant-donnant non ? Les Patriotes récompensent honnêtement leurs exécutants. Tu as tué Danning, je dois te fournir le moyen de te sortir de là… Il n’y aura pas de coup tordu, tu as fait ta part !…
Sean s’approcha de la bâche, et la souleva d’un mouvement vif… Ses yeux se mirent à grossir quand il vit des sacs de munitions disposés sur le sol pour faire croire à un corps… Il n’eut pas le temps de faire un cri de surprise, aussitôt après des éclairages blancs venant des fenêtre de l’intendance l’aveuglaient; l’hélicoptère où je me trouvais avec mes amis, piloté par Jean, se présenta face à Sean à travers la fenêtre. Sean pouvait me voir en train d’appuyer sur l’interrupteur de ma radio :
- Oh si il y en a un de coup tordu, mais pas de ta part, Sean…
- Mais ?… S’interrogea-t-il. Comment… ?
Nous nous attendions à la surprise de Sean, pour lui Danning était bien mort, et nous lui avions obéis, il pensait son plan infaillible pour une simple raison… Raison dont nous nous sommes servis :
***
Une heure plus tôt :
- Mais que vas-t-on faire ? Questionna Marcus. Trouver ce Danning et le tuer ? Où trouver un autre moyen de fuir ?…
Je m’apprêtais à lui répondre quand je vis Togo fixé son Sigma avec attention, il souleva sa tête aussitôt et mis son index sur ses lèvres tout en me regardant : un micro-emmeteur se trouvait sous la gâchette de l‘arme. Marcus et Jean comprirent Togo presque en même temps que moi. Je fis un sourire et continuai à jouer le jeu tout en improvisant un future plan :
- J’ai peut-être une idée, répliquai-je à mon frère, mais il nous faut retourner vers la cantine.
- Alors allons-y, fit Togo de sa voix rauque, caractérisant son mauvais jeu d’acteur.
Sean avait posé ce micro pour entendre nos actions au cas d’une éventuelle « désobéissance » de notre part. Je reconnaissais bien là la fourberie des agents des Patriotes.
Je sortis alors une craie de ma poche avant et écrivait au sol mon idée : Tendre une embuscade à Sean, une embuscade inattendue.
***
- Le reste fut très simple, continuai-je à expliquer à Sean par radio, il fallait te duper de façon réaliste, donner de la cohérence à notre décision !…
***
50 minutes plutôt :
- Je veux me barrer d’ici plus que tout, fit Marcus en premier qui avait compris ce que je demandais du groupe. Mais aider les Patriotes… Pas question !
- Et pourtant, avec Danning mort, on aurait un ennemi dangereux en moins sur terre, et l’assurance de s’en aller d’ici Marcus !
- Et après ce sera quoi ? Fit semblant Marcus de s’énerver. Des assassinats d’hommes politiques ? Où est passé ton intégrité Stan bordel ?
- Tu ne connais pas Danning ! Répliquai-je sur le même ton que lui, tout en regardant le micro. Il est pire qu’Emmet, bien plus expéditif ! Et si tu n’es pas d’accord avec cette décision, tu n’as qu’a t’en aller, vous n’avez qu’à tous vous en aller !!
- …
***
- Et enfin, faire croire que nous arrivions à bout de notre but : Danning.
***
25 minutes plutôt :
- Sean ? Je ne sais pas si tu es vraiment sous cette fréquence, mais nous l’avons repéré. Danning. Il se dirige vers l’aile Nord-Ouest, encerclé de trois hommes. Nous suivons sa trace de loin. Nous préparons une embuscade.
- Préviens-moi quand tu t’apprêtes à attaquer. Répondit-il presque immédiatement.
- Je… Togo derrière !
Des coups de feux et de pulsions Ionique se firent entende à travers la radio de Sean. Mais Togo et moi ne faisions que tirer en l’air, tout en simulant les sons d’une lutte acharné.
- Ripple ? Ripple ?! Appela Sean, presque inquiet.
Nous attendîmes quelques secondes avant de répondre, l’air fatigué :
- On… On l’a eu !… Euh… Je te rappelle dans 10 minutes pour te donner la position du cadavre…
- Mmm… Entendu.
***
Toujours sur l’hélicoptère, je finissais mon récit par radio :
- …Pour finalement en arriver là… Game Over Sean ! Il ne fallait pas sous-estimer l’amour de Togo pour son cher S&W qu’il connaît par cœur ! C’est fini pour toi !… La pièce où te trouves est rempli de C5, terminai-je en montrant un détonateur que je m‘apprêtai à actionner.
Sean ne bougea même pas malgré sa surprise, il restait immobile, prêt de la bâche, à fixer l’hélicoptère. Puis il me sourit et appuya sur sa radio :
- Dans ta subtile machination, tu as oublié un détail, Ripple Effect…
- Mais dis-le-moi donc ! Souriais-je en ouvrant le clapet du bouton du détonateur.
- …Je suis rapide et précis.
Immédiatement après, Sean balança en l’air sa radio et sortit de son dos un Beretta et tira dans ma direction à une vitesse fulgurante, la balle m’effleura le poignet, et fit tomber sous ma douleur le détonateur sur le sol de l’hélicoptère. Le fameux déclencheur s’apprêtait à glisser pour tomber sur la surface, mais Togo l’attrapa de justesse. Sean se mit alors à courir vers le balcon, vers nous.
- Il va sauter ! Hurlai-je. Togo appuie ! Appuie !! !
Togo fixai, les yeux globuleux, le détonateur, il ne bronchait pas… Il fallait actionner les charges de C5 avant que Sean ne saute de l‘étage.
- Togo !! !
Togo hésitait comme jamais. Au bout de 5 secondes, je lui pris rageusement de sa main droite l’appareil et me retourna ensuite vers la direction de l’intendance tout en appuyant sur le bouton : Une magnifique explosion eut lieu, faisant exploser les vitres de tout le second étage, réchauffant nos visages fatigués… Un magnifique spectacle ombré par le saut de Sean à travers le balcon… Un surprenant saut qui se terminait sur la rampe gauche de notre hélicoptère. L’engin trembla légèrement, Marcus failli perdre l’équilibre et tomber, mais je l’attrapai à temps par l’avant-bras :
- Pas deux fois, Marc.
- Faut vous débarrassez de lui ! Criai la pilote Jean, en agent avisé.
A peine sa remarque terminée, je sentis ma jambe se faire tirer en arrière : Sean me fit tomber de l’hélico. Mes réflexes du à la puissante SR me firent accrocher la même rampe que Sean… Je ne me fit pas prier pour dégainé d’une main mon Ionique vers sa direction. Mais mon adversaire s’attendait à cette parade et par un mouvement de sa main droite que je ne saurais expliquer, il réussit à délester mon arme de son chargeur… Qui tomba sur le sol après une longue chute. L’inertie de l’hélicoptère tendait les muscles de nos puissants bras accrochés à la fine rampe. Voyant mon dégoût face à la perte de mes munitions, Sean en rajouta en me criant pour couvrir les bruits de l‘hélice :
- C’est une arme des Patriotes ! Je la connais par cœur !…
Son ignorance au sujet de mon arme était devenu mon atout :
- Cette version, c’est moi qui l’est conçue, lui hurlai-je tant bien que mal en mettant l’arme en mode propulsion…
L’énergie que stockait l’arme à chaque coup était suffisamment puissante pour lui envoyer une charge minimale, comme je l’avais fait avec le cercle de pierres. Je tirai au centre du torse de Sean, le coup fut puissant mais je ne lâchai pas la rampe. Ce ne fut pas le cas de Sean qui fut éjecté en arrière, suivi une chute d’une douzaine de mètres, pour la finir sur le toit d’un camion de transport de troupes.
- Jamais nous ne servirions les Patriotes ! Continuai-je à crier alors que Marcus m’aidait à remonter. Nous ferons justice nous-mêmes ! En commençant par vous ! En commençant par toi !! !
- Ca m’étonnerais qu’il t’entende, fit Marcus d’un petit rire, me consolant presque après mon opération raté…
- Il est mort ? Demanda Togo d’un air flegme.
- Je ne sais pas, lui répondis-je, je ne crois pas, il est coriace. Mais avec un peu de chance, il s’est cassé les deux bras… Et on est tranquille pour un moment.
Je pris le micro-emmeteur et l’écrasai avec ma Ranger droite.
- Et maintenant ? demanda Jean qui virait vers la droite.
- Maintenant on va faire un passage vers la cantine, pour voir si quelqu’un à encore besoin d’aide. A moins que vous préfériez tous rentrer… Marcus ?…
Il mit un moment avant de répondre :
- Non, Stan, tu as raison. Quitte à faire le ménage, autant le faire jusqu’au bout.
- J’en suis aussi, fit Togo, qui s’était redressé et prit un air plus déterminé.
- C’est parti pour la cantine ! termina Jean en virant l’hélico vers la bâtisse correspondante.
Après cette rude épreuve, j’étais heureux de nous voir tous encore soudés. Je me rappelais alors du moment où moi, Pliskin, Locke et son équipe nous trouvions dans l’hélicoptère des Patriotes volé à Barcelone. J’étais content de vivre une telle camaraderie une nouvelle fois.
- Comment va-t-on bras Marcus ?…
- Je l’avais presque oublié celui-là, merci la SR…
- Et toi To…
- Unités Patriotes à 8h ! Hurla Jean.
- Shit !
En effet, sur les fenêtres de l’immeuble de la cantine, se trouvait une bonne dizaine de soldats Patriotes, en train de nous canarder comme une vulgaire cible. Togo et moi dégainâmes nos armes en même temps, suivi de Marcus, et le tir commença. Quelques corps ennemis tombèrent, certains de la fenêtre où ils se tenaient, nous étions plus efficace qu’eux… Jusqu’à que l’un d’eux sorte un lance-roquettes.
- Jean ! Vire à…
BAM !
Trop tard, la queue était touchée, l’hélico tourna sur lui-même d’une vitesse à donnée la nausée à un moine bouddhiste.
- On perds le contrôle ! Hurla Jean.
- Tu crois ?!
- Ce que je veux dire, c’est qu’on va s’écraser sur l’immeuble !
Malgré le tournis, nous avions pu voir l’espace d’une seconde les visages inquiets des soldats Patriotes qui voyait le A-129 tournoyer vers eux. Nous nous préparions au choc, nous accrochant aux sangles au plafond.
La bête foudroya la vitre de la cantine de son puissant abdomen, j’étais inquiet pour Jean, mais comme l’engin tournai toujours, je fus la seconde d’après violemment éjecté sur le sol de la cantine, sol sur lequel je du glissé en arrière pendant une bonne dizaine de secondes. Remarquant les soldats Patriotes, je profitais de cette descente improvisée pour abattre quelques ennemis à l’aide de mon Beretta tout en glissant sur le parterre. Une belle arrivée pour un vaincu.
Arrivé au bout de la pièce, je me relevais étourdi, des morceaux de verre dans le mollet, quand je sentis une présence derrière moi. Je me retournai vivement, mon arme pointé vers l’ombre, quand je m’exclamai soudain :
- Holy shit ! J’ai failli tirer ! Locke !…
- Down ! Hurla-t-il.
Je ne me fis pas prier, Locke fit mouche de son Glock sur des soldats restant qui s’étaient positionnés autour des débris de l’hélico. Chaque coup qu’il portait se ressentait à travers lui d’une manière inquiétante. Comme si sa précision et ses aptitudes étaient telle une malédiction pour lui.
Quand il n’eut plus d’ennemis en visuel, Locke continua de tirer, car des coups de feu se faisaient toujours entendre vers l’hélico.
- Ne tire pas ! Ordonnai-je en reconnaissant un S&W. C’est les autres ! Ils sont encore dans l’hélico. Togo ! Marcus ! Cessez le feu !…
Après un court silence, je vis mon frère et Togo sortir de l’hélico, plus ou moins intacts, ils se mirent ensuite à extirper Jean du cockpit, qui était aussi plus coincée que blessée. J’eut un soupir de soulagement en voyant que j’étais celui qui avait le plus souffert de cet incident.
Je me retournai vers Locke :
- Ca va ?…
- Un peu crevé… Mais ça va.
- Tu as l’air un peu… déboussolé. Remarquai-je.
- …
- Hum… Regardai-je autour de moi. Et… Et la bombe ?
- Ah ça… C’est devenu un peu plus compliqué que prévu…
- Compliqué ?…
Togo, Marcus et Jean venaient de nous rejoindre, Locke s’apprêtait à répondre :
- Je…
Il n’eut pas le temps d’en dire plus. Le mur Est de la cantine venait d’exploser à une dizaine de mètres de nous. Un escadron de ninja entra en reconnaissance, ils encerclaient leur leader. Nous nous mîmes en position derrière des caisses, quand Locke remarqua quelque chose :
- Mais ?… Ce type, c’est…
Je venais de le remarquer aussi :
- …C’est Alberto Danning, Leader d’attaque d’U-155, pour l’opération Foxdown.
Je fis un regard presque ironique à Togo, et tirai la culasse de mon Beretta.
PS (ne pas lire si texte pas lu!) : Thunder, si tu veux on peut parler de la suite sur MSN. Pliskin, si tu veux le camion sur lequelle tombe Sean peut etre le tien, ça ferait un cross-over marrant. 