Lieutenant Alex - The Final Escape - 2ème partie.
Un épais manteau de fumée jaillit autour de moi, tandis que j´entendis une voix forte et grave :
- Jackson, combien de fois faudra vous le dire ? Toujours vérifier s´il n´y a pas de second détonateur !
Etait-ce ma conscience qui me parlait ? Ou alors lui, l´éternel ? Etais-je mort ?
Pas du tout... C´était ma carrière qui venait légèrement de mourir. Nous étions le 24 juillet 2015, sur le terrain d´entrainement du corps des Marines à Quantico. Je venais juste de foirer pour la septième fois le test d´aptitude au désamorcage d´explosifs.
C´était le sergent chef Connolly qui avait gueulé ca, désespéré par ma nullité en la matière.
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1er septembre 2028, Hangar à véhicules lourds, FoxHound
Je n´ai Jamais su désamorcer ce genre de bombes, meme pas la peine d´essayer. Je me ruais alors vers la tourelle de Cortex, non sans lui mettre un pruneau au passage, et balancai toutes les munitions contre le mur d´en face. Celui-ci avait quasiment cédé, après une bonne centaine de balles et 4-5 roquettes.
Sacré mur... Il n´était meme pas tombé, et la tourelle n´avait plus rien à cracher. Je me jetai, zigzaguant entre les carcasses enflammées, sur une des dernières jeeps encore utilisable.
Quand j´ai quitté les Marines, je n´avais plus beaucoup de fric, et je devais tirer quelques voitures de temps en temps pour me faire un peu d´argent.
Je trifouillais sous le tableau de bord, à la recherche de cables à court-circuiter pour faire démarrer l´engin. J´étais complètement stressé, je regardais ma montre, il restai 38 secondes.
Je commencais à désespérér, quand je me rendis compte de quelque chose. Dans la précipitation et le stress, je n´avais meme pas remarqué que les clefs étaient sur le tableau de bord. Je démarrai, écrasai l´accélérateur, et passant entre les débris calcinés de tanks ou de jeeps, arrivait jusqu´au mur très abimé. Je foncai, sans réflechir. Si le mur résistai, j´étais tué sur le coup. Et il ne résista pas. Il s´explosa, et je passai à travers. En revanche, je n´étais plus au niveau du sol, mais bien à 2 mètres de haut. La jeep atterit lourdement sur le toit du batiment adjacent, là où Saladin devait se trouver.
Reprenant mes esprits, je sortis de la jeep, regardant devant moi. Quand tout à coup... Le hangar fut soufflé. J´avais complètement oublié cette foutue bombe, j´eus à peine le temps de me plaquer au sol pour éviter les morceaux de béton qui retombaient.
A croire que j´avais vraiment une chance inouie... Peut-etre que je tenais cela de ma soeur. Mais j´étais sur d´une chose. Pas de Saladin à l´horizon... Une idée me vint alors à l´esprit. Et si, pendant que je faisais la rumba avec mon ami Cortex, Saladin n´était-il pas retourné aux hélicos... Aucun moyen de contacter, ma radio était toujours morte.