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***Mission Top Secrete***

Mecha
Mecha
Niveau 10
15 février 2007 à 19:56:45

En plus, on est loin de s´en être sorti de cette bombe je te rappelle... Ne fait pas comme si Cornellius avait empêché son explosion, car aux dernières nouvelles, le générateur va lâcher.

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
15 février 2007 à 20:19:51

Bah oui je sais...

Mais vraiment je suis super déçu!!! Tout était parfait: les capteurs, la complexité, le tampon, le plateau aimant... et de simples boutons!!! :fou:

Enfin bref. J´ai continué mon texte (je me chronomètre pour qu´il se lise en 15-20mn^^) et je devrais le poster demain, ou samedi. :)

nab14
nab14
Niveau 10
15 février 2007 à 21:07:28

Lol Mecha, laisse tomber, c´est pas la première fois que ça lui prend. C´est vrai que ça fait flipper de le voir tout oublier et juger alors qu´il ne comprend même pas... mais bon on s´y fait ^^ C´est son coté Jessica...

Mais sinon, pour le texte, il est excellent bien sur :ok: (même si j´ai rien compris en fait :o)) )

nab14
nab14
Niveau 10
15 février 2007 à 21:08:38

Est ce que quelqu´un utilise Ocelot dans son texte ?
Parce que je vais peut être en avoir besoin dans mon texte (pour la dague).

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
15 février 2007 à 22:03:04

Ben à part Naked mais ça ce sera après j´imagine.
Je pense que c´est une bonne chose que tu parles d´Ocelot pour clore l´intrigue bizarre de ton dernier texte...

Sinon MEcha bravo tu as eu ta 1ere dispute sur un détail futile dans MTs! :bravo: Rassure-toi, ce sera pas la dernière!^^

Mecha
Mecha
Niveau 10
15 février 2007 à 22:05:39

Je n´en attendais pas moins de toi petit Impala. :o))

Speedy_Gonzalex
Speedy_Gonzalex
Niveau 10
16 février 2007 à 12:29:45

:fou: :fou:
Bon si je peux mettre mon grain de sel c´est vrai que le coup des boutons était gros , très gros mais c´est pas dramatique pour la continuation d´l´histoire j´pense :hap:

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
16 février 2007 à 15:12:15

Ca c´est le grain de sel qui donne le diabiète!!!

Hum bon désolé je voulais jsute la faire...

Mon texte avance, je devais le finir hier mais me suis fait un marathon 70´s show (18 épisodes d´affilés :fou: )

prosduskate
prosduskate
Niveau 10
16 février 2007 à 18:21:58

Salut les mecs

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
16 février 2007 à 19:29:34

Voici enfin mon texte! J´espère que vous aimerais, comme le précédent, je l´avais imaginé il y a très longtemps.
C´est la réponse à la question à quoi servait tout ces textes sur Orson, Emmet etc...
Enjoy !

***

  • Précédement*

----------------------------------
- Orson… Je sais que tu fera le bon choix…
- Il n’est plus question de choix ici Papa… Hahaha ! Aller Orson… Rappelle-toi ce qu’il t’as fait à Denver…
Mon père chuchota :
- Pardon… Mon fils…
Orson tira en plein cœur. Mon père s’écroula et mourut sur le coup. Je lui pris l’arme des mains.
---------------------------------
- Allons donc… Comme si vous étiez plus doux que nous… Cet enfant est un bijou de la génétique, il a un QI plus élevé que nous tous réunis… Et il est la future clé du contrôle d’U-155 sur l’humanité tout entière… Vous ne croyez vraiment pas que nous allons passer à côté ?
- Laissez-le… Avec sa mère, vous pourrez en créer des dizaines…
- Vous savez bien que non. Haha ! D’ou viens donc cet élan de compassion de la part du grand Emmet Bergmann, l’homme sans sentiments ?… Qui est cet enfant pour vous hein ?… Avouez donc !
Je baissai mes yeux vers le sable gris :
- C’est mon fils…
--------------------------------
- Tu a libéré Mikhaïl Gurlokovich ? Il est dans la nature ?!
- Je… Je suis désolé Emmet ! Orson m’avait montré un ordre officiel ! Je n’y est vu que du feu… Mon dieu… Le comité ne me pardonnera jamais. Emmet ! Dis moi quoi faire pour me racheter ? Je peux partir à la recherche de l’enfant ! Je…
- Non… Ca ne change rien. Son destin le rattrapera tôt ou tard…

Je m’interrogeais. Orson… Mais pourquoi diable avait-il fait cela ?… Et maintenant qu’il était mort, je ne pourrais jamais le savoir.
-----------------------------------
(Ripple)
En premier lieu, je devais faire ce que je n’avais jamais arrêter de faire depuis 21 ans, et je me rendis compte en montant les escaliers, vers le toit, que cette fois-ci, j’allais le faire bien.
Me venger.
----------------------------------

***

***

***

Togo/Orson/Ripple Effect/Emmet

Foxdown, Chapitre 11

De Denver à Nuremberg

***

Togo N’Colent

Cantine de Fox-Hound, 1er septembre 2028, 00h24

Je m’appelle Togo. J’ai la quarantaine et je suis un mercenaire. Il y a 20 ans, j’ai choisi de servir une juste cause, depuis je ne me pose plus de questions sur mes actes, ils sont écris à l’avance. Mon vieil ami Ripple lui a mis un peu plus de temps que moi pour être aussi fixe dans sa tête, il est plus fragile, aussi il a moins souffert que moi dans sa jeunesse.
Aujourd’hui, je suis en plein combat, un grand combat. Je veux venger ma compagne. Je suis en train de le faire même. Je me bats vaillamment et fait plusieurs victimes. Je suis fier de moi, Angela est vengée. Et même si cette vengeance est symbolique, la bête qui rongeait mon cœur a enfin disparu. Il ne me reste plus qu’à saluer cette victoire avec une phrase digne des plus grands guerriers :

- Connards de ninjas !! !
Marcus, le frère de Ripple, s’avança vers moi, paniqué :
- Togo, tu vas bien ?
- Je vais mieux que jamais Marcus !
- Hein ? Mais tu viens de faire valser à une main un sabre de ton épaule alors que l’ennemi le tenait toujours !
- Ah ça… Ca ira.
Je fixai le chrono de la bombe, le Capitaine Lokhud et l’apprenti qui le suivait partout étaient paniqués, le chrono avait subitement changé.
- Il faut se barrer d’ici ! Et en vitesse ! Cria Marcus.
- Je crois savoir comment, fis-je en matant l’arrière-train de la belle Jean, qui n’avait pourtant aucun rapport avec mon idée…

***

Orson

18 Mars 1993, 20h51

Denver, Colorado

La Chevrolet roulait depuis déjà cinq heures, depuis la Californie, là où nous habitions autrefois… Mon père avait tout perdu, sa société l’avait renvoyé pour dégradation et coups et blessures envers son patron. Évidemment, vu les litres qu’il s’enfilait à l’époque, ceci n’était pas surprenant pour Emmet et moi.
J’étais encore jeune, j’avais 10 ans et demie, Emmet lui en avait 17. Mais nous étions tous les deux déjà des prodiges.

- Comment la ville s’appelle déjà ?… Demandai-je à tue-tête.
- Port Carolina, répondit Emmet. Une banlieue chic. Merci à la nouvelle société de maman d’avoir trouvé cette baraque.
- Elle est déjà installée ?
- Oui, elle n’est plus à l’hôtel, elle nous attend directement là-bas. Mais comme tu le sais, je ne resterais pas. Je pars demain.
Je baissai la tête :
- Oui, demain…
Emmet et moi étions plus que liés à l’époque, je le considérais comme mon mentor évidemment. Il était bien plus éveillé que maintenant, son regard aspirait l’admiration. On aurait dit qu’il pouvait véritablement changer le monde.
Après une violente dispute avec mon père, celui-ci avait forcé mon frère à choisir un centre de redressement où s‘inscrire, à Washington. Emmet devait prendre le train pour y aller, mais vu notre situation, je lui avais supplié de faire le voyage avec nous.
- On s’arrête là, fit notre père.
Nous étions face à un road-motel miteux perdu sur la route poussiéreuse à la sortie de Denver. J’avais vite deviné que mon père avait plus été attiré par la pancarte des prix des boissons que par celle des prix des chambres… Cependant, il était 21h, et nous devions nous reposer.
- Restez là, dit notre père, je négocie la chambre et je reviens prendre les bagages.
Il se retourna vivement et pris la direction de l’entrée. J’attendais de ne plus entendre le rythme caractéristiques de ses bruits de pas sur le sol ensablé pour sortir de la voiture à mon tour, afin de me dégourdir les jambes.
- Alors, fit Emmet en m’imitant, t’es impatient de voir la nouvelle maison ?
Je m’asseyais sur le coffre, puis baissa la tête :
- Emmet…
- Qu’est-ce qu’il y a ?…
- Ton… Centre, là. Emmène-moi avec toi là-bas.
Il baissa les yeux :
- Ca ne marche pas comme ça Orson, souriais Emmet, j’ai rempli un test psychologique pour ça, et ils m’ont choisi.
- Mais… Tu vivras bien quelque part ? Emmène-moi à Washington avec toi ! C’est… C’était déjà dur de vivre avec Papa et Maman ainsi… Mais sans toi… Tu es mon protecteur, tu me l’as dit, n’oublie pas !
Emmet se posa à son tour sur le coffre, et me prit par l’épaule :
- Écoute… Tout va bien se passer. Je suis sure que Papa va s’améliorer. Et puis, ça va être cool dans ta banlieue, tu vas vivre chez les riches !
Il fit un rire rassurant.
- Mais…
- Je ne peux pas t’emmener, non seulement je ne peux pas, mais en plus ce ne serait pas la meilleure chose pour toi.
Il enleva son bras de mon épaule. Je savais qu’il mentait. Mais je ne disais rien. Il voulait me protéger, mais il ne savait pas comment faire. Et moi non plus. Je ne pouvais m’enfuir avec lui à Washington. Ce n’était pas aussi simple.

Au bout de 25 minutes , notre père n’était toujours pas revenu. J’avais compris en même temps qu’Emmet :
- C’est pas vrai ! Cria-t-il.
Il ouvrit le coffre et sortit les valises, puis m’en confia une. Nous nous dirigeâmes vers l’hôtel, Emmet avait un regard empli de haine. Arrivés à l’hôtel, il s’adressa au réceptionniste qui était étonné de voir nos têtes de gamins. Emmet lui fit une description rapide de mon père et le réceptionniste lui fit signe qu’il était parti au bar. Emmet s’approcha vers moi :
- Garde les valises Orson, je vais m’occuper de lui… Encore. Assieds-toi là je reviens dans pas longtemps d’accord ?
- D’acc… D’accord.
Sans rien dire, mon frère se dirigea vers le bar situé à l’arrière. Emmet allait encore tenté de raisonner mon père et de, j’imagine, le traîner jusqu’à la chambre d’hôtel… Je n’aimais pas voir ce spectacle, je feintais à chaque fois d’être aveugle quand ça arrivait devant moi. Cette fois-ci la télévision accroché au-dessus du réceptionniste m’emmena temporairement dans un autre univers le temps que l’orage passe. Un documentaire très intéressant y passait.

Une demi-heure plus tard, je vis Emmet descendre des escaliers. Je ne savais même pas comment il était monter. Le réceptionniste lui fit signe, Emmet s’approcha de lui. Ils semblaient se disputer, je n’entendis que des bribes de la conversation :
- Le Barman m’a appelé, Je ne veux pas des personnes comme votre père dans cet hôtel. Il s’est… Exhibé devant une serveuse, c’est écœurant !
- Je suis désolé, il ne sait pas ce qu’il fait quand il est sou… Il s’est endormi… Ca ne se reproduira plus, nous partons demain…
- Non ! Reprit le réceptionniste. Je ne veux pas de vous ici, je ne veux pas de types comme ça ici, cet hôtel a une réputation et…
Emmet coupa soudain le réceptionniste dans le plus glacial des tons. Je ne l’avais jamais vu faire un regard comme celui-ci :
- Écoute-moi bien petit guichetier de merde ! La cote de ton trou à rat, on s’en balance comme de la dernière pluie ! Mon père dort, tout va bien, si tu veux qu’on s’en aille, faudra le réveiller toi-même, et là, je ne serais plus là pour le calmer, tu commences à me suivre ?…
- Je…
Le regard d’Emmet se fit de plus en plus inquiètent… C’était la première fois que je le voyais, ce regard... Plus tard, il allait garder les mêmes yeux pendant les 30 prochaines années à venir…

Le réceptionniste retourna à sa place, Emmet tourna ses épaules pour ajuster son blouson, et m’aida à monter les valises dans la chambre. A l’intérieur, je vis mon père affaler sur l’un des lits. Emmet posa les valises.
- Va dormir. Fit-il en s’asseyant sur l’un des lits, les mains sur son crâne.
- Je ne me lave pas les dents ?
- Non. Dors. Moi je vais faire un tour. Si je reste a côté de lui je sens que je vais faire une connerie.
- Mais ?…
- Dors !
Il se leva, sans rien dire, ne m’adressa même pas un regard, et sortit.

Je m’allongeai sur le côté, dos au lit de mon père, regardant par la fenêtre les plaines désertiques et nocturnes du Colorado. Je n’arrivais pas a fermer les yeux. J’étais inquiet pour Emmet, j’étais inquiet pour moi… Je ne voulais pas quitter mon frère. C’était égoïste, mais aujourd’hui encore, je pense que c’était légitime…
J’étais là, perdu dans des pensées trop mûres pour mon âge, quand j’entendis un bruit venant de derrière : Mon père était en train de se réveiller. Une de mes pires craintes quand il ne déssoulait pas. Je me levai lentement et fit un regard effrayant dans sa direction. Il avait le regard perdu, la chemise déchiré, le pantalon partiellement déboutonné et bavait légèrement sur le côté…
- Or… Orson ?… Me fit-il d’une voix méconnaissable.

Emmet nous réveilla vers 7h du matin, il ouvrit les rideaux, me secoua l’épaule gauche, et me fit un sourire, il n’avait plus le regard d’hier, il avait décompressé. Il savait qu’aujourd’hui il allait fuir dans son centre, enfin.
- Quelle heure il est ? Demanda notre père, la bouche pâteuse.
- Sept heures. Il faut y aller.
- Emmet, tu peux conduire ?… Repris-t-il en s’affaissant de nouveau sur son lit.
- Je n’ai toujours pas le permis mais bon, ce ne sera pas la première fois…

J’aidai mon frère a porter les valises dans la voiture. Emmet me regardai avec culpabilité. Il allait laissé son frère dans l’enfer familial, et il en était parfaitement conscient.
- Tu ne veux toujours pas, ? Reprit-je de façon infantile.
- Arrête Orson.
Je pleurais presque :
- Tu as vu ce qu’il s’est passé hier, il ne va pas s’améliorer, ça ne va que s’empirer !
Il lâcha soudainement les valises, et me prit par les épaules :
- Arrête j’ai dit ! Ne complique pas les choses tu m‘entends ?! C’est maintenant ton tour de le supporter pendant 17 années ! Il faudra être fort, il faudra être grand ! Laisse moi m’épanouir, avoir une vie tant que j’en ai encore l’occasion ! Et je te promets, je t’aiderais plus tard a en avoir une, je reviendrais te chercher !… Je te le promets !

Je n’écoutais pas ses paroles, j’étais encore trop jeune et surtout trop inquiet pour moi dans le moment présent pour penser à l‘avenir…
- Emmet…
- QUOI ?!
- Cette nuit… Je…
- Tu quoi ?! …
- Je… Je crois que… qu’il a abuser de moi… Papa…Il s’est réveillé quand tu n’étais pas là et… Il a… Enfin… Il était pas…
Emmet fit un pas en arrière de stupéfaction. Sans dire mot, il se redirigea vers l’hôtel… Vingt minutes passèrent… Vingt très longues minutes.
Quel ne fut ma déception, de voir mon père sortir… Il avait cependant décuvé.
- Où est Emmet ? Demandai-je machinalement, apeuré.
- Je ne sais pas et j’en ai rien à foutre, cria mon père. Il a foncé sur moi, a commencé à me frapper, je l‘ai repoussé… Et il a dit qu’il s’en allait pour de bon de notre « famille de dingue ». Quel petit con ! Après tout ce que j’ai fait pour lui…
- Il… Il est parti ?
- Je crois qu’il a pris le bus dans la station derrière. Comme sa valise était dans la chambre, il a du partir directement…
- Mais ?… Il devait faire le trajet avec nous ! Il l’avait dit !
- Qu’il aille au diable ! Rentrons dans la voiture ! On a encore de la route !
Je ne réalisais toujours pas, Emmet était parti…
- Mais je ne comprends pas Papa, dit-moi, il t’a rien dit d’autre ?
- Il ne faisait que crier, il se calmera dans son centre tiens ! Il a dit qu’il allait un jour revenir pour toi ou je ne sais quoi…
- Un jour ?…
- Oui un jour… Et qu’est-ce qu’il y a toi ? Pourquoi tu m regarde comme ça ?

Je n’ai revu qu’Emmet que six ans et demi plus tard. Il était en effet revenu pour moi, seulement, ce jour-là, il avait ce fameux regard dans les yeux. Et il n’a jamais changé depuis… Jamais.

Voilà ce qui s’était passé à Denver.

***

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
16 février 2007 à 19:30:52

***

Ripple Effect

Toits de Fox-Hound, 1er septembre 2028, 00h26

La lune, en fidèle alliée, m’avait aidé à repéré rapidement l’hélicoptère qui rapatriait Emmet dans la nuit noire. Celui-ci se tenait au bord de l’appareil, me narguant. Il n’était qu’à quelques mètres de ma position.

Je sortis le Beretta que m’avait lancé Naked et le pointa vers l’appareil, en visant tout ce qui était possible. Vitres, réservoirs, hélices… Ma haine visait pour moi. Et ma haine visait juste : L’hélicoptère vacillait. Je voyais au loin Emmet se disputer avec le pilote, qui ne pouvait rien faire. Il prit alors le pistolet dans la sacoche de ce dernier et lui tira une balle dans la tête, puis il sauta de l’hélico, sous ma stupéfaction.
Il fit une chute de 9 mètres, l’hélico alla s’écraser plus loin sur le toit, Emmet lui n’avait rien, il avait atterri tel un parachutiste, avec la pause d’un chevalier, éclairé tel un ange sous la lumière de la déflagration. Il était à une cinquantaine de pas de moi.

Cette fois-ci le moment était venu.
- Le moment est venu, Emmet.
Il devait payer pour ses crimes.
- Tu dois payer pour tes crimes !
Il devait mourir.
- Tu vas mourir !

Je pensai un instant à Orson avec regret car je n’allais pas tenir ma promesse envers lui : Je dégainai de nouveau le Beretta vers la direction d‘Emmet, et lui tirai une balle en plein cœur. Grâce à son bouclier magnétique, la balle vacilla en l’air, et à sa retombée, Emmet l’attrapa au vol, puis la frotta charnellement contre sa pommette droite. Il l’a renifla ensuite, comme si c’était le dernier millésime en Beaujolais, et la jeta au sol.
- Ripple Effect, chuchota-il… Si tu savais à quel point…
- A quel point quoi, Emmet ?…
- A quel point tu es insignifiant… Autant que ce pilote, Davis ?… Denis ?… Je ne sais même plus son nom… Mmmm…
Je fis un sourire, il ne voulait pas dire cela. Je jetai mon Beretta au sol, et m’approchai de lui à pas lents.

- Comment les Patriotes ont-ils pu recruter un tel sadique ?… Demandai-je avec mépris.
- C’est une très bonne question Ripple, une très bonne question… N’as-tu pas pensé à quel point j’ai pu être efficace, spartiate, que je suis l’incarnation du soldat obéissant, tout simplement ?… Je n’hésite pas, j’agis, et de surcroît, je sauve le monde, tout bonnement.
- Tu sauves le monde ? Ha ! Pour moi tu n’es qu’un pantin qui n’a plus rien d’humain !
- Mais au moins, je suis utile moi !
- Tu n’as rien d’un salvateur Emmet, rien !
- Hahahaha !

Sous ce rire immonde, je me mis à courir et à lui sauter dessus, son armure le renforçait certes, mais la SR était là pour moi. Nous roulâmes sur le sol, nous débattant comme nous pouvions, Emmet était plus fort que d’habitude, il n’y avait pas que l’armure… Il avait sûrement pris de la SR lui aussi. Il me propulsa à 3 mètres de lui, et se releva…
- Ah oui ? Reprit-il… Mais dit-moi, et la guerre contra la Corée en 2006 ? Contre l’UE en 2012 ? La guerre mondiale de 2016 ?…
Je ne comprenais rien…
- Mais de quoi parles-tu pauvre fou ?! Ces guerres n’ont jamais eu lieu !…
- Évidemment !! ! Ceci grâce à des gens comme moi, qui ont corrompus, recruter, ou assassinés les bonnes personnes ! J’ai sauvé ces idiots d’humains à plusieurs reprises, et toi tu oses me juger ?! Toi ? Alors qu’on sait tous qu’il n’y a qu’un juge ici bas…
Il s’avança vers moi et me prit par le col :
- … Les Patriotes !
Il me mit un coup au torse et je fit de nouveau une valse dans les airs… Il continua :
- J’ai toutes ces années inhibés mes sentiments pour être un bon exécutant. La découverte des leaders de l’humanité m’avait enfin permis de trouver un sens à ma vie, et toi, misérable vermine, tu crois être une partie de tout cela ? Tu crois vraiment pouvoir arrêter un élément important tel que moi ?
- Les Patriotes sont morts !
- Ils revivront… me fit-il en me donnant un coup de pied dans les côtes, tout en riant.
- Tu seras mort avant, toussai-je…
- Allons Ripple, ria-t-il de nouveau… Tu as déjà perdu cette bataille et tu le sais… Considères déjà comme un honneur le faites d’être tué par moi !
Il me souleva… Ajusta mon visage étourdi… Il s’apprêtait à le frapper… A me frapper.
- Tu croyais vraiment te battre tout ce temps pour une noble cause hein ?… Avec ou sans toi, c’est pareil idiot, rien ne change ! Hahaha ! Crois-tu vraiment que tes actes ont des répercussions en ce monde, en ces temps ?
Son poing vint a une vitesse fulgurante… J’eus soudain un flash, je voyais Togo, Marcus, Jean, Pliskin, Lockheed, Jack, Olga, Samaëlle, la photo de Mikhaïl… Je n’avais pas fait tout ce chemin pour rien. J’en avais marre de voir la mort à chaque fois que j’étais dans une situation critique, il fallait que je m’en sorte par mes propre moyens, il fallait que je vois la vie, que j’incarne l’espoir… Et puis soudain je devint Ripple Effect, Stan O’hara, l’homme qui avait cessé d’hésiter, l’homme qui allait gagner ce combat. Le poing D’Emmet fut arrêté par la paume de ma main, je me mis alors à la tordre de toutes mes forces, Emmet cria de douleur et se mit à genoux…
- Oui. Répondit-je à sa question. Je suis quelqu’un, Emmet. J’ai un impact ! Désolé de te décevoir.
Je lui mit un coup de genou sur la mâchoire, il fit un bond en arrière et s’écroula. Ma rage montait enfin, l’heure de la vengeance avait sonné. Je le pris à mon tour par le col, et lui mit le plus violent des directs :
- Ca c’est pour Mike !
Suivi d’un autre :
- Ca c’est pour le réceptionniste de Strasbourg !
Et encore un autre :
- Ca c’est pour Olga, Stone, pour tout les autres que tu as tué de prêt ou de loin, ordure ! Pour tous ceux morts par la faute de ces enflures de Patriotes !
Je le soulevai au-dessus de moi, et le balança contre un camion qu’avait tantôt balancé le Metal Gear sur le toit…Emmet percuta le camion tellement fort que l’engin bougea légèrement.
- Et ça, fis-je, ce doit être pour moi.

C’était aussi pour ma peur, peur d’avoir été poursuivi et traqué pendant si longtemps par cet être immonde. Mais la peur avait enfin disparu, je l’avais brisé au moment où je l’avais brisé lui… Mais pas complètement.
Emmet se releva lentement, s’essuyant le sang sur ses lèvres… Il se remit à rire… :
- Tu n’oublies pas quelqu’un dans ta si charmante liste Ripple ? Hein ? Ta chère Samaëlle !… Après tout, c’est moi qui aie pressé sur le bouton de la télécommande qui a fait sauté la puce dans sa gorge !

Cette révélation fit de moi un animal, plus rien ne pouvait m’arrêter. Il n’y avait rien de ce que j’avais appris en Afrique, à Cuba, ou chez les Marine Corps dans les coups que je donnais à Emmet. Rien. Seul l’instinct le punissait. Emmet continuait à parler, le visage ensanglanté, alors que je continuais à le frapper :
- En plus, à Nuremberg, qu’est-ce que je lui aie mis, si tu savais… Aie ! D’ailleurs ça a eu un beau résultat, tu t’en doutes, hahahaha !! !… Ouille ! Cette traînée n’a eu que ce qu’elle méritait !! ! Elle n’a…

Il ne disait plus rien, mes coups l’avaient rendu inconscient… Il était peut-être mort. Je le lâchai enfin, et fit quelques pas. Assis sur une cheminée, je faisais le point, pour me remettre de ma puissante et unique transe. Samaëlle… Pardonne-moi…
Le sang d’Emmet sur mon visage, je ne voyais plus rien, je n’entendais plus rien,…
Non, je n’entendais pas Emmet se réveiller, se faufiler par derrière, et prendre mon Beretta… Mais j’entendis toutefois l’arme se lever, je me retournai immédiatement, mais il le pointait déjà vers moi, il n’allait pas me rater… Mais, à ce moment précis, je n’avais plus peur de rien. J’étais même heureux… Car j’étais accompli.

Le coup parti, pas de l’arme, mais du F-16 qui survolait la zone, un joli missile. Emmet en sortit de justesse, grâce à son armure qui malheureusement pour lui se brisa sous le choc, j’entendis des signaux par radio :
- Ripple, tu me reçois ?
- To… Togo ?
Il y eut un moment de silence.
- Tu veux que je le ?… Demanda-t-il.
- Non, ça ira… Merci Togo. Merci.
- OK. On se retrouve tout à l’heure pour s’enfuir dans ce truc ! Togo out !
- Euh… Togo… Depuis quand tu sais piloter ?
- Treize minutes.
- Je me disais aussi…

Le F-16 vira sur le côté, mon fidèle ami avait toujours été la pour moi. J’admirai l’engin s’éloigner au claire de lune, quand Emmet m’attrapa la gorge par derrière, d’une puissance incroyable, me paralysant. Il était décidément infatigable, il marmonnait des immondices tant bien que mal alors que le sang coulait dans sa gorge…
- Tu finiras comme ta fille, comme ta femme !… Tu n’es rien, moi je suis l’exécutant des juges du bien, toi un pauvre ignorant !…
Son discours faisait froid dans le dos, les Patriotes avaient réussi à rendre Emmet tout sauf humain. C’était leur produit le plus parfait car il était à la fois indépendant, unique et loyal… C’était à ça que je pensais alors que je pouvais à peine respirer. Machinalement, je cherchais une quelconque arme dans mes poches, quand mes doigts effleurèrent ma dernière dose d’inhibiteur… Si je l’injectai à Emmet, l’effet de sa SR allait sûrement s‘estomper sur lui.
Je visais immédiatement sa cuisse, mais Emmet, à l’aide d’une habile prise d’Aïkido, esquiva et retourna la seringue contre moi, qui se planta dans mon épaule.
Il fit un sourire, l’effet de ma SR allait disparaître. Je vacillai, les douleurs de mes derniers combats revenaient, je me sentais moins fort, mes doutes revinrent… Emmet me pris la tête comme un père et m’embrassa le front :
- Profites bien de tes derniers instants, Ripple !…
Il s’apprêtait à me donner un coup de poing fatal, quand une nouvelle sensation vint en moi, tout mon corps fourmillait, je ne sentais plus rien, comme si mon âme perdait en puissance… D’un geste que je n’avais même pas ordonner à mon corps, je stoppais le poing d’Emmet. Je ne comprenais rien à ce qu’il se passait. Emmet non plus.
Et puis soudain, une voix que je n’avais pas commander sorti de ma bouche :
- Je ne suis pas Ripple !
- Hein ?
Suite à un mouvement incontrôlable, je fis vaciller Emmet d’une puissance que je n’avais jamais eu… Comme si non seulement la SR n’avait pas quitter mon corps, mais aussi comme si elle s’adaptait à lui comme jamais. Mon corps s’approcha lentement d’Emmet, au sol, qui me regardait avec surprise… Quand ma voix repris :
- Eh bien alors Emmet ? On ne reconnaît plus son petit frère ?

***

Orson

Nuremberg, Allemagne

14 février 2023, 14h38

- Monsieur Bergmann ?
- Oui, dans combien de temps on arrive ?
- 10 minutes, monsieur.
- Très bien.

Je retournai m’asseoir. J’étais en stress, je rongeais mes ongles sans cesse. Les Patriotes venaient de m’assigner dans une unité de soldats psychologiques, charger de gagner la confiance de tel ou tel élément instable, j’étais paraît-il doué dans ce domaine.
Je ne savais pas depuis combien de temps mon avion volait, mais ça ne pouvait durer plus longtemps. J’avais besoin de me poser un moment.
- Nuremberg, me fit le pilote.
Je préparais ma malle alors que l’avion s’apprêtait à atterrir, il pleuvait. Le ciel gris rendait curieusement l’ambiance plus agréable… Pourquoi les Patriotes avaient-ils décidés de me donner de l’importance…? Pensais-je en regardant par le hublot. Pourquoi ?… Ma position discrète était tellement plus préférable dans ma situation…
- Vous pouvez descendre, monsieur Bergmann.
- Merci euh… Quel est votre nom déjà ?
- Denis.
- Merci Denis.

Je faisais attention de ne pas glisser sur le sol pluvieux en me rendant à la Jaguar qui m’attendait, protégeant ma tête à l‘aide de ma malle. Un jeune homme était assis à l’arrière de la voiture, il m’ouvrit la porte de l’intérieur :
- Bonjour, je suis votre contact de Nuremberg, Heinrich Örk. Montez s’il vous plaît.
Je m’exécutai, encore secouer par le voyage (je ne voyageais pas souvent). La jaguar démarra aussitôt. Örk me fit un sourire et posa un dossier sur mes cuisses :
- Voici votre sujet, me fit-il. Étudiez bien son dossier avant qu’on vous ne le présente. Vous aurez deux mois pour le… « Changer ». Nous croyons en vous.
- Si vous le dites, fis-je en feuilletant le dossier. Où allons-nous ?
- Ici. Nous sommes arrivés.
Nous sortîmes de la voiture :
- C’est quoi cet immeuble ? demandai-je sèchement.
- Une petit filiale, nous voudrions en faire un centre stratégique militaire dans les années à venir, nous construisons déjà des sous-sols pour cela.
- Je vois… Et pourquoi ?…
- La guerre… C’est pour bientôt. Sourit-il

Cinq minutes plus tard, nous étions dans le plus morne des ascenseurs. Le sujet était au 23e étage. Örk me guida dans un couloir très fin, puis au fond de ce dernier, une solide porte se présenta à nous :
- C’est ici, fit Örk en composant un code.
- Il… est enfermé ?
- Oui, votre rôle c’est qu’on ait plus besoin de le faire justement. Pour le premier contact, vous avez 15 minutes, bonne chance, monsieur Bergmann.
- Appelez-moi Orson.

La porte s’ouvrit, puis se referma immédiatement derrière moi. La teinte blanc cassé de la pièce faisait mal aux yeux. En plus du dépaysement, il y avait mon objectif : Le sujet était assis sur son lit, le regard dans le vide, de choses horribles avaient du lui arriver.
Je m’asseyais lentement à côté de lui.
- Hum… Bonjour. Je suis Orson, comment on vous appelle ?
- …
- Je vois…
Je posai ma mallette au sol, et retirai mes lunettes. Le sujet pris enfin la parole :
- Orson ?…
- Oui Orson ! Souriais-je.
- Tu lui ressembles.
- Hein ?… Ah ! Tu dois parler de mon frère, Emmet.
- J’ai cru que c’était encore lui, fit le sujet en baissant les yeux.
- Encore ? Ah donc tu… Le connais bien ? Je vois… Hum. Je Euh… Je ne suis pas comme lui, fis-je machinalement.
Je ne savais pas pourquoi j’avais sorti cette phrase, j’étais techniquement dans le même camp qu’Emmet, j’étais comme lui.
- … Samaëlle.
- Pardon ? Demandai-je en remettant mes lunettes.
- C’est mon nom.
- Je vois… Enchanté alors. Enchanté…

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Niveau 19
16 février 2007 à 19:31:30

***

Orson

Toits de Fox-Hound, 1er septembre 2028, 00h39

- Or… Orson ?
Emmet, toujours au sol, venait de comprendre. Mais sur le moment, je n’y prêtais pas trop attention, je savourais l’instant présent, j’étais de nouveau vivant. Je voyais à travers de vrais yeux. Je sentais de nouveau l’odeur unique de la nuit, le toucher des mains rugueuses de Ripple…
- Bonsoir Emmet.
- Mais ?… Comment est-ce possible ? Fit-il en se relevant.
- J’ai inséré un protocole de nanomachines contenant ma personnalité dans le rétrovirus Controla.
- Des nanos ?… Mais ?…
- En fait c’est Liquid qui m’a donné l’idée, il est exactement dans la même situation que moi. Donc s’il peut prendre contrôle d’Ocelot… Pourquoi pas moi de Ripple hein ? Et c’est d’autant mieux car je peux enfin te revoir.
Emmet ne bougeait pas, le vent frais faisait trembler son long veston contre ses jambes, il essuyait le sang sur son nez et son front, je repris :
- Bien sur, il faut que les nanos ait un facteur génétique pour cela : Elles doivent localiser un marqueur proche, comme Solid Snake pour Liquid. Et comme tu es mon frère…
- J’avais compris merci… Pourquoi as-tu fait cela ? Les Patriotes ne t’en avait pas donné l’ordre pourtant.
Je me mis à éclater de rire, sensation nouvelle, car c’était le rire de Ripple que j’entendais :
- Mais justement, c’est ça le plus fort Emmet ! Les Patriotes n’ont jamais prévu cette éventualité ! Cette… Ressurection en fantôme est un facteur totalement indépendant à toute cette histoire !
Emmet avait repris son sérieux, son regard se serra :
- Evidemment imbécile, puisque ça n’avait aucun intérêt !
- N’est-tu pas content de me revoir ?
- Qu’as tu fait Orson ? S’approcha-t-il. Tu as fuis les Patriotes au lieu de les laisser te châtier, comment as-tu oser ?
- J’emmerde les Patriotes Emmet.

Mon frère me regarda, les yeux grand ouverts, pendant quelques secondes, sans rien dire. Ma gorge se serra. Je reprit avant qu’il ne fasse quelque chose :
- Mais je ne suis pas là pour parler de cela… Ce n’est pas pour ça que j’ai pris le corps de ce mercenaire…
- Pourquoi alors ?!
- Tu le sais très bien…
Emmet fit un grand sourire :
- Ne me dit pas que c’est pour me reprocher la mort de notre père ? Encore cela ? C’est ridicule… Après ce qu’il t’as fait à Denver, j’ai tout fait pour…
- Il ne s’est rien passé à Denver ! M’exclamai-je.
- Quoi ?
- Il ne s’est rien passé. Papa s’est réveillé, il s’est rendormi, j’ai eu l’idée de te parler d’abus à cause d’un documentaire que j’avais vu la veille, c’est tout ! Papa n’était qu’un simple pochard perturbé, et tu m’as forcé à l’assassiner !
Emmet s’avança vers moi et me pris les épaules de toutes ses forces, et serra ses dents :
- Mais pourquoi m’as tu menti toutes ces années ? Moi qui ne pensait qu’à te sortir de cet enfer…
- Ne me raconte pas de salades ! Tu n’éprouves de compassion pour personne ! Tu ne comprends même pas pourquoi je t’ai menti ! Je ne te demandais pas la vengeance à travers ce mensonge, Emmet, je demandais un frère ! Un frère tout simplement ! Je voulais que tu reste, ou que tu me prennes avec toi peu importe, et tu m’as abandonné ce jour-là ! Car en plus d’être le pire des sadiques, tu es au fond de toi, le pire des lâches !
- Comment oses-tu dire cela ? Je n’ai jamais cessé de penser à toi, je n‘ai…
Emmet avait été interrompu par un violent coup que je venais de lui assener, je repris la parole :
- Tu connaît maintenant mon point de vue sur les Patriotes, la raison de mon retour, et tu connais enfin mon point de vue sur toi. Tu as voulu me transformer en toi en me forçant à tuer notre père Emmet ! Et bien devines quoi, ça n’a pas marché ! J’éprouves des choses moi ! Et j’en suis fier ! Toi tu n’es qu’un malade Emmet, faut te soigner ! Tu ES une Mauvaise Personne ! Et je vais maintenant faire ce que je n’ai pas pu faire pendant toute ces années : Te faire payer pour tout tes crimes, pour toutes les horreurs que tu as pu faire…
Je ramassai le Beretta de Ripple au sol, et le pointa vers mon frère, il se mit à rire :
- Regarde-toi dont, tu me traite de lâche, alors que tu n’as jamais oser me dire ce que tu pensais de moi de ton vivant ? Au final, j’ai réussi à te transformer Orson, car toute ta vie, tu n’as été qu’un exécutant. Et toute ta vie, tu as été lâche, comme moi non ?
Ma main se mit à trembler.
- La ferme ! La ferme ordure ! Ce que tu as fait, ce que tu m’as fait, est abominable !
- N’est-ce pas tout aussi abominable de laisser un type comme moi commettre autant « d’horreurs » comme tu les qualifies ? Pourquoi n’as-tu rien fait Orson ? Hein ? Pourquoi ?…
- J’avais mes raisons…
- Nous y voilà, fit Emmet en enlevant sa veste, la laissant tomber au sol. Cette chère Samaëlle…
- Tu paieras pour ça aussi…
- Ton « sujet »… préféré. Il t’étais difficile de cacher ce que tu ressentais pour elle… Dire qu’elle n’avait que 15 ans. Tu es pire que moi au fond, moi je ne faisais que m’amuser, toi tu pensais à elle charnellement, amoureusement… Et c’est donc pour cela que tu as sauvé Mikhaïl ?
- Ce n’était pour pas qu’il ait la même vie que moi, et que toi…
- Mais pourquoi donc ?…
- Parce que ce n’est pas ton fils, c’est le mien. Tu es stérile Emmet, relis ton dossier.

Le regard inquiètant qu’avait gardé mon frère toutes ces années venait soudain de disparaître. Il avait le regard de l’ancien Emmet. Le regard de mon frère. Il ressentait enfin quelques chose, cela faisait 30 ans qu’il n’avait rien éprouvé. Et là, il éprouvait le dégoût de soi. Il aimait Mikhaïl, et ne l’acceptait pas.
- Orson…
- Oui ?…
- Profites bien de cette carcasse de mercenaire sans cervelle, c’est à l’intérieur d’elle que tu va mourir. Après tout, tu es toujours considéré considérer comme un défecteur aux yeux des Patriotes.
Il fit un pas vers moi, je m’apprêtais à tirer.
- N’avances pas !
- Essaie seulement, si tu ne le fais pas, tu meurs, si tu le fait, tu sera un assassin. L’assassin d’un proche, tu pourra toujours dire que tu n’aura pas tuer père, mais moi, tu m’aura tué ! Hahahaha !
Il refit un pas.
- Tir ! Cria-t-il.
- Je vais le faire !
- Vas-y !

- …Clic !
L’arme s’était enrayé. Et curieusement, Emmet n’était pas étonné.
- Sûrement le missile de notre ami Togo, l’arme a prit un sacré choc…
Emmet se mit alors à foncer vers moi et se jeta sur mon corps. Au sol, il me prit par la gorge.
- On… Ne… Défie… Pas… Emmet… Bergmann ! Marmona-t-il dans la plus vicieuse des lenteurs.
- Dégage ordure !
J’étendis mes jambes pour l’éjecter de son emprise.
- Tu n’as jamais compris ce que j’ai fait pour toi Orson ! Jamais !
- Tout ce que tu as fait, c’était pour ceux qui te commandait !
- C’est faux !
Il tenta de me frapper, j’esquivais tout ces coups de poings. Le combat contre Ripple l’avait fatigué. Ou bien il feignait ses coups.
- C’est faux ! Répéta-t-il. Je t’aimais ! Je t’aimais à ma façon, et tu n’es même pas capable de comprendre cela !
- Et pourtant tu veux me tuer, riais-je en esquivant. Comment veux-tu que je te croies ? Quel genre de frère est-tu hein ?
Un de ses poings toucha au but, je fus légèrement étourdi, il me donna un coup de pied sur le creux de la jambe pour me mettre à genoux. Il s’approcha lentement de moi, et me chuchota à l’oreille :
- Un frère qui fait bien son travail, tout simplement.
Nos visages étaient à 1cm de distance. Nous nous regardions pour le toute dernière fois. Puis mon regard baissa les yeux vers le cou d’Emmet : Il portait une chaîne qui tenait la douille de la balle qui avait tuer notre père.
- Au final, tu as raison… lui fis-je avec un long sourire. Tu fait bien ton travail, et malgré toutes ces années, tu m’as quand même appris une chose de toi.
- Ah oui ?… Et quoi donc frérot ?
- L’anticipation. Tout cette mise en scène ne servait qu’à gagner 4 minutes. 4 minutes nécessaire pour laisser la puce dans ta gorge exploser après avoir ordonné aux nanos de l’activer sous la bonne fréquence…
Emmet se releva :
- Hein ?
- Et ça, fis-je en arrachant la douille à son cou, c’est mon trophée, mon horreur, ma bête noire… Pas la tienne !
Je lui donnai un violent coup de paume sur le ventre, qui le fit reculer de plusieurs mètres… Emmet, inquiet, tâta sa gorge, il sentait la puce s’activer… Il reprit son regard d’exécutant, fit un dernier sourire, et s’adressa à moi une dernière fois :
- Je ne regrette rien.
Il se mit à courir dans ma direction pour que je souffre aussi de l’explosion de sa gorge. Je fis un saut en arrière, protégeant ma tête, quand l’explosion eut lieu. Le corps de Ripple tomba inconscient.
Tout comme Stanley, j’étais moi aussi accompli. Je venais de tout sortir en quatre misérables minutes. Je me sentais enfin libéré. Libre de rejoindre enfin le monde des morts, après avoir hanté ce pauvre soldats aux idéaux pures.
Tous ceux qui ont souffert par ma faute, je leur adresse un ultime pardon par cet acte.

***

Ripple Effect

Toits de Fox-Hound, 1er septembre 2028, 00h48

A mon réveil, mon bras me faisait anormalement souffrir. Je mis un moment avant de comprendre que l’explosion de la gorge d’Emmet avait effrité tout mon avant-bras. Je tentai de le bouger mais la douleur était trop forte. Je n’avais même pas la force de me relever. Mais après tout, en cette belle nuit, comment se refuser dix minutes de repos à la belle étoile ?
Au bout de mon bras invalide, ma main tenait une douille reliée à une chaîne. Je l’admirais un moment, quand j’aperçu Orson qui s’allumait une nouvelle cigarette imaginaire, assis sur une des cheminées.
- Tu sais tout maintenant, fit-il en se levant.
Je le regardai lui, puis la douille :
- Pour… Pourquoi ne pas me l’avoir dit avant ?…
- Parce que je voulais le tuer moi, tout simplement. Et comme je sais que tu en avais autant envie que moi… Il valait mieux garder le mystère non ?
- J’imagine oui.
- Pardonne-moi quand même d’avoir emprunté ton corps sans ta permission.
- Ca faisait bizarre de tout voir ainsi, j’avais l’impression d’être…
- Mort ?
- Oui…

Je m’adossai à la cheminée d’Orson, il s’assit à côté de moi.
- Tu n’es pas trop déçu de ne pas avoir pu te venger ?… me demanda-t-il.
- Si un peu… Mais tu étais mieux placé que moi. Ceci dit… Tu aurais pu faire cela bien avant, Emmet avait raison. Tu avais toutes ces années pour agir.
- Non…
- Ah oui ? Et pourquoi non ? Quelle excuse as-tu ?
- Non parce que… J’étais un agent infiltré contre les Patriotes, et que c’est moi qui ait recruter Samaëlle. Ma couverture devait être gardée à tout prix.
Je tournai la tête tant bien que mal :
- Comment ? Mais pour qui tu travaillais ?
- Je n’en sais rien, mais quand je me suis rapidement rendus compte de ce qu’était les Patriotes, je n’ai pas réfléchi longtemps à accepter leur proposition. C’est pour cela que je voulais absolument me venger de toi : C’est toi qui a fait sauter ma couverture, ou plutôt, ma position au sein des Patriotes.
- Nom de dieu Orson ! Mais la prochaine fois, dit-moi tout un peu à l’avance d’accord ?
- Il n’y aura pas de prochaine fois.
Orson se leva, se mit face à moi, et ajouta :
- Ripple, je ne te réapparaîtrais plus. J’ai enlevé le protocole de ton cerveau pour que ta glande ne me créait plus par défaut.
J’avais du mal à le croire :
- Mais Orson ?… J’ai… J’ai encore besoin de toi. Tu peux lire toutes les infos que tu veux en moi ! Il y a des trucs dans ce crâne que j’ai encore besoin de savoir !
- Oh… ria-t-il… Tu as déjà presque tout appris de Liquid… ou de moi…
Je venais de me rappeler d’un élément du dialogues d’Orson et d’Emmet.
- Alors c’est donc vrai ? Mikhaïl est en sécurité ?
- Oui… Mais tu dois le retrouver avant U-155... Ou les Patriotes. Ceci pour qu’il devienne quelqu’un comme toi, ce que j’espère.
- Ah bon ?…
- Oui. Car que tu le crois ou non… Je t’admire Ripple, être dans ton corps durant tout cette semaine m’a fait réaliser pas mal de choses… Vraiment pas mal de choses…
- Orson… Ne pars pas… Il y a d’autres questions…
- Je t’ai laissé une petite lettre d’adieu dans ton crâne, avec toutes les choses que tu dois savoir qui sont dans ta tête dont lesquelles tu n’as pas pu avoir accès.
- Il n’y a pas que cela, la liste des nouveaux patriotes aussi ! Dit-moi où elle est ?
- Tu l’as déjà…
- Hein ? Où ça ? Dans ma tête ?
- Non.
- Mais où alors Orson ?
- Tu verras bien, ce n‘est pas important pour le moment. Adios Ripple, portes-toi bien, veille sur tes proches, et savoure ta vie…
- Orson je…

Une voix me coupa la parole :
- Stan ? Ca va ?
- Marcus ! Qu’est-ce que tu fait-là ? Et les ninjas ?
- Au paradis des ninjas.
Je riais tant bien que mal, je regardai vers la direction d’Orson, il avait disparu. Marcus m’aida à me relever.
- Tu l’as eu à ce que je vois, fit mon frère en regardant le cadavre d‘Emmet, la gorge éclatée…
- Plus ou moins oui, fis-je d’un regard sur le côté…
- Ca va aller ? Il t’as pas mal amoché.
- Une dose de Détoxil et la SR fera le reste…
Il y eut un moment de silence, cela faisait un moment que je ne m’étais pas retrouver seul avec mon frère… J’étais conscient de ma chance…
- Marcus ?…
- Oui ?
- Fait… Fait-moi une promesse, ne change jamais.
- Ca ne risque pas Ripple, je met de la crème anti-rides.
J’eus de nouveau mal aux côtes.
- Arrête de me faire rire !
- Désolé…
- Hum… Où est Togo ?
- Ils nous attends, avec Jean.
- Tu va monter dans son avion ? Demandai-je en souriant.
- Non, j’ai connu des morts plus honorables.

Nous riames une dernière fois et Marcus me ramena aux escaliers qui ramènent à la cantine, et il m’injecta une dose de Détoxil. Je pensais une dernière fois à Orson, sur qui je m’étais trompé tout ce temps. Ce n’était qu’une victime d’un système que personne ne connaît. Comme nous tous dans cette base. Lui avait juste souffert un peu plus que les autres, comme quelques autres… Cette impression fut confirmée quand, en rangeant la balle de son père dans ma poche intérieur, ma main senti juste à côté celle de Stone que j‘avais prise à la morgue.

***

Emmet

New-York City, New-York, 24 juin 2028

Central Park Hotel

Je venais de ranger ma valise dans l’armoire de ma chambre, quand on me dérangea alors que j’étais à peine arrivé :
- Qui est-là ?
- Télégramme pour Monsieur Emmet Bergmann.
J’ouvris la porte, un groom ridicule se présentait à moi.
- Vous ne pouviez pas me le donner quand j’étais en bas ? Vous ne savez pas lire « Do not Disturb » ?
- Il vient d’arriver monsieur, et comme il est dit que c’est urgent…
- Bon, fis-je en prenant le télégramme, disposez…

Je m’asseyais sur le lit et ouvris l’enveloppe. Le message m’annonçait la mort d’Orson. Je restai un moment, sans rien faire, à regarder la télé éteinte, toujours assis. Puis je mit mes mains sur mon visage, et, après une minute à respirer du noir, j’éclatai en sanglots. En espérant que les Patriotes me pardonne ce moment de faiblesse, qui ne me ressemblait pas. Vraiment pas.

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
16 février 2007 à 19:38:45

PS: Excusez le "riames" faute d´inatention je le jure! XD

prosduskate
prosduskate
Niveau 10
16 février 2007 à 20:07:47

j´aime beaucoup :

combat contre emmet assez bien mise en scene, j´aime bien l´inversion que subis emmet car il pensait pensé tt le monde o final il se fait duper j´aime aussi la fin qui remets en cause le txt lui même.

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
16 février 2007 à 22:03:28

Ah c´est du bon!! :)

Bon, le truc qui me dérange... c´est un pavé!!! XD

Non mais sans dec le texte lui-même est excellent! Pour une fois, il y reigne une certaine compassion, des émotions, ce côté humain que j´aime tant! Les combats sont bien écrits, même si un peu faibles en descriptions, mais on s´en contente parfaitement. Le final entre Orson et Emmet est sublime, autant touchant que surprenant, avec la petite scène à la fin (y´a encore des télégrammes en 2028?^^) qui change un peu notre vision des choses, sans pour autant tout modifier.

Bon, plus de fautes que d´habitude, mais ça ressemble à de la fatigue!^^ Du bon boulot. :-)

nab14
nab14
Niveau 10
16 février 2007 à 22:04:07

:snif:
Texte très émouvant, les rebondissements sont sublimes. Si ce n´est quelques erreurs de langues ou de construction, le tout est magistral !
Ton meilleur texte pour moi ! :bave:

Et je plussoie stone, la fin est originale, bien pensée, et encore plus émouvante.

Bref, du grand Ripple (euh Orson je veux dire) !

PS : T´aurais du enlever le passage avec Togo, il sert vraiment à rien xD et ne fait que noircir la très belle note (oui, vraiment pas terrible).

PS2 : Je suppose qu´Orson bossait pour Philantropy ? Parce qu´un de plus chez la 3e organisation, ça le fait pas trop...

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
16 février 2007 à 22:08:21

Bon, je retourne à mon texte et mon chrono!^^

Je vous le finis avant Scrubs!^^ :p)

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
17 février 2007 à 00:18:23

Ryan Locke

Fox Down, Episode 11: Quinze Minutes

00:14:16.
Bon Dieu on va tous crever!
Ce fut malgré moi la seule chose qui me tenaillait l´esprit. J´avais vécu dans les profondeurs de ses causes les premières heures de la troisième Guerre Mondiale, et ce n´était ni la vision chaotique de New York ni de vivre en direct la destruction de millions de personnes qui m´avaient fait changer ma vision des choses quant aux bombes nucléaires. Il y avait aussi ces rêves, ces rêves sombres, où la seule issue était la décomposition incertaine de sa chair alors que l´impulsion créée par la bombe vous arrachait en moins d´une seconde tous les tissus qui modèlent votre corps. Et moins de quinze minutes. Probablement les quinze minutes les plus longues de ma vie.
-Bon Dieu mais où est ce putain d´équipement? me mis-je à hurler en faisant tomber toutes les armoires à terre, ne découvrant nulle part le scanner magnétique que les équipes de déminages avaient l´habitude d´utiliser durant les entraînements.
00:13:37.
J´ouvris à la volée un autre tiroir, et jetai en l´air tous les dossiers qui s´y trouvaient; ce n´était pas caché sous tout ce bordel. De rage, je jetai le meuble à terre et me mis à courir en direction d´autres pièces; celles qui contenaient l´équipement électronique. Peut-être étaient-ce simplement de jeunes recrues qui avaient mal rangé les affaires. La porte était à moins de quatre mètres de moi, quand un groupe d´hommes en noir, masques sur les yeux se pointa devant moi à l´angle d´un couloir, chacun armé d´une P90, marchant en formation serrée, ne laissant aucun recoin vide autour d´eux.
-Meeeerde!
On m´avait entendu. Ou bien vu. Peu importait. Ce qui importait, c´est que je dus presque défoncer la porte pour entrer, alors que les premières balles commençaient à fuser. Je me jetai ventre à terre, pour sentir les débris de porte transformés en allumettes me tomber sur le dos. Je me mis à ramper hors d´haleine, tirant au plus fort sur mes bras. Quand je fus assez loin et que les tirs se stoppèrent, je me levai, courus derrière une rangée d´affaires et me mis à observer les ennemis entrant rapidement dans la pièce, à travers un espace vide des larges armoires métalliques qui remplissaient l´espace.
00:12:43.
La salle était assez grande, plongée dans le noir quasi-total et remplie de tous côtés de ces étagères, qui contenaient cartons, boîtes et caisses remplies d´équipement. Les forces d´élites des Patriots s´y engouffraient avec rapidité, ne laissant aucun recoin sans surveillance. Il me fallait agir vite, si je ne voulais pas me retrouver troué de partout. Je me mis à plat ventre, et rampai sous un étagère, observant les pieds de mes ennemis me passer devant à vitesse moyenne. Il y en avait huit, marchant deux par deux; un chargeur de 50 balles, peut-être plus; 400 possibilités de mourir, combien de survivre? J´allais le savoir tout de suite. Alors que le deuxième soldat d´un des quatre groupes passait près de moi, je saisis rapidement ses pieds et le tirai au sol. Il tomba sur le carrelage froid avec un bruit sourd, et avant qu´il n´ait pu réagir ou dégainer, j´avais empoigné le P99 qu´il avait dans un holster au niveau de la jambe, et avais fait un joli trou bien distinct dans sa tête, qu´il avait relevée pour apercevoir l´étrange personne qui l´avait attirée au sol. Sans en demander d´avantage, je tirai successivement dans les deux jambes de son coéquipier qui tomba sur le sol tâché de rouge sombre, dans un râle qu´il tentait d´étouffer, et qui fut étouffé par un troisième tir dans son crâne. Alors que les autres soldats s´étaient tournés vers moi, je sortis la partie supérieure de mon corps du dessous de l´étagère, et alignai à la suite deux autres soldats en vidant le chargeur du P99; les douilles giclèrent avec force, le sang aussi. Les autres arrivaient, et commençaient déjà à faire feu; les cartons et les caisses volaient en éclat, et je dus malgré moi me protéger derrière le corps encore chaud d´une de mes victimes quand les quatre derniers soldats arrivèrent dans l´allée. Je me saisis de sa P90 sanglée, la dirigeai vers le reste de l´unité tout en restant parfaitement camouflé par le cadavre de l´homme, et pressai la détente. L´arme eut un sursaut dans ma main, mais je ne lâchai pas. Elle tirait dans toutes les directions, mais je ne lâchai pas, parce qu´en moins d´une dizaine de secondes, le chargeur était vide, laissant place de l´autre côté du canon à la désolation sanglante des ennemis adossés là où leurs derniers gestes les avaient emmenés: contre un mur, contre la fenêtre, le bras toujours accroché à une étagère, et par terre, la terre face au sol, dans un dernier râle. Le sang coule sur le carrelage brillant; un soldat tombe; la mitraillette fume encore entre mes mains. Tant mieux, ils n´en valaient pas la peine. Du moins je crois. Et la bombe.
00:10:56.
À peine mes yeux ont quitté l´écran de ma montre que mon visage empli de terreur se tourne vers les étagères, tentant de repérer le système qui j´espère, me sauvera la vie. Reprenant mes esprits et analysant la situation, je me penche quelques secondes (peut-être celles de trop) pour prendre la P90 d´un de mes ennemis et ses deux autres chargeurs. Je la sangle rapidement autour de mes épaules, et commence à marcher le long des étagères, passant par-dessus les néo-cadavres dont je suis le malchanceux auteur, observant les énumérations sans fin sur les étiquettes, écrites dans une police digne des polars les plus mythiques. Matériel anti-char, matériel de détection thermique, blindages anti-radiation... bordel!
00:10:22
Je jette plusieurs cartons à terre, de rage. Les paires de lunettes de vision nocturne s´étalent sur le sol, baignant dans la lumière lunaire et le sang noir, chacun d´une luminosité sans pareille. Je m´arrête, une seconde. Deux secondes. Trois secondes. Quatre se... la bombe va nous anéantir! Tu entends! Elle va transformer tes tripes en charpie, faire de ton corps un instrument démesuré dans le vent radioactif!
-Matériel de détection magnétique... détection magnétique... désamorçage de bombes complexes!
Je me tapai la tête, de rage de ne pas y avoir pensé avant, et me mis à courir en direction des détecteurs d´explosif. Je passai devant trois rangées d´étagères, et commençai rapidement à observer les étiquettes. Détecteur de Claymores... capteur de gaz fortement inflammables... intruments détectant les explosif plastiques dans un rayon de vingt mètres... appareil de détection d´armes à impulsion magnétiques... capteur à phos...
-Armes à impulsion magnétique! fis-je en arrachant la boîte en carton de l´étagère, la posant rapidement au sol.
Je déchirai l´ouverture à la volée, et jetai un rapide coup d´oeil à tout ce qu´elle contenait: un capteur semblable à un geiger accroché à une petite batterie, d´une forme semblable à un tazer. Je sortis rapidement l´objet du carton et le fourrai dans une de mes poches, la refermant avec précaution.
00:09:19.
Je défonce la porte déjà trouée de partout d´un coup de pied, tenant la P90 dans une main, sangle à l´épaule. Je cours vers la sortie, une porte à doubles battants, quant, à moins de deux mètres, elle s´ouvre à la volée, découvrant dans la pénombre un homme, les bras encore grand ouverts. Il les baisse calmement, et je me stoppe, le met en joue et hurle, alors que les portes se referment et anihilent le peu de lumière qui permettait à son ombre de s´étaler dans le couloir:
-FOX-HOUND! STOPPE-TOI MEC OU JE TIRE!
Il rit. Le salaud.
-Toujours autant nerveux on dirait...
Il s´avance, et passe près d´une fenêtre, la lumière révélant son massif visage de couleur. Quelques fines tresses noires sur la tête qui retombent sur ses épaules, les plus puissantes que j´aie jamais vues. Peut-être à cause de son exosquelette, qui ne semble ouvert que sur ses biceps, comme pour mieux prouver à ses adversaires qu´il a l´avantage à tous les niveaux. À sa taille, un holster. Glock 18, chargeur de 33 balles.
-Tiens, on dirait l´arme de série de mon unité spéciale fraîchement sortie des camps d´entraînement, fit Sean en pointant la P90 du doigt. J´avais bien dit à Emmet que ces petits n´étaient pas prêts! Mais il n´en fait toujours qu´à sa tête, on aurait dit Hans à son épo...
-Fous le camp de mon chemin! fis-je d´une voix sifflante, sa tête dans le viseur numérique de la mitraillette.
Il haussa un sourcil. Le temps passait toujours sur ma montre, je n´osais pas regarder.
-Si tu ne te pousses pas de mon chemin, on va tous sauter!
Il eut un grand sourire. Un sourire faux.
-Tu t´es improvisé kamik...
-IL Y A UNE BOMBE NUCLÉAIRE QUI VA SAUTER! Dans moins de dix minutes...
Cette fois-ci, il parut réellement surpris, son visage montrant un étonnement intense; tourné légèrement de côté, les pupilles minuscules, sourcils froncés et la respiration qui commence à se faire entendre. Moi aussi je me sentis stresser à un point énorme. La frustration de ne pouvoir passer, mélanger à la peur de mourir soudainement, et surtout l´inquiétude d´avoir en face de moi l´homme qui avait déjà failli me tuer à peine plus d´une semaine auparavant. Je sens mes doigts couler, la mitraillette légèrement trembler entre mes doigts. Sean le remarqua aussi, parce qu´il sourit légèrement, et qu´avant que j´aie pu faire un geste ses main empoignaient déjà l´arme.
-NO!
Je savais qu´il avait tort de faire ça. Même s´il devait être au courant qu´Emmet avait apporté une bombe, il devait également penser que je bluffais. C´est ce que je pensais quand il m´arracha la P90 des mains et me jeta contre le mur. D´un bref mouvement de main, je plaquai la mitraillette contre la façade tout en m´en éloignant, et alors qu´il tirait dans le vide et faisait voler le béton autour de nous, je prenais le Glock de son holster et lui le pointait vers sa tempe. Réalisant son erreur, il avait tourné la P90, qu´il tenait à une main, vers ma tête également. Lentement, je commençai à faire quelques pas en arrière. Avoir un Glock dans la main me faisait bizarre; le chargeur rendait l´arme lourd, mais elle tenait également en parfaite harmonie entre mes doigts. Je fis un nouveau pas, me rapprochant un peu plus de la porte, quand Sean en fit un en avant, le bras tendu avec, au bout, encore 42 chances de me tuer.
-Tu sais très bien que tu ne nous es plus d´aucune utilité depuis l´Australie, commença Sean alors que je faisais un autre pas, la main tremblante. J´ai bien tenté de convaincre Emmet de te trouver une utilité, parce qu´il faut dire que j´ai du respect envers ta ténacité. Mais je suis les ordres du patron, et tu dois mourir. C´est désormais mon objectif premier, tu m´en vois désolé.
-Je le suis tout autant, fis-je de manière théâtrale, tandis que mon dos touchait la porte à double battants. Lentement, je commençai à ouvrir la porte d´une main, et m´engouffrai dans l´air glacé de l´extérieur.
-Tu fais une grossière erreur, répliqua Sean avant de presser la détente avec dextérité.
Je fis un bond dans l´air, le pistolet levé en direction de la porte dont les balles trouèrent chaque recoin, et mon dos heurta le sol. Je poussai un petit cri, serrai les dents, et commençai à tirer sur la porte qui ne s´était pas encore refermée. Soudain, plusieurs coups partirent en même temps, et la porte fut percutée de partout. J´enlevai mon doigt de la gâchette; j´avais totalement oublié que le Glock 18 était automatique. Mais ce n´était ma préoccupation première. Je me mis sur pieds à toute vitesse et commençai à faire quelques bonds en arrière, la sortie du bâtiment dans ma ligne de mire, puis tournai à l´angle du mur et commençai à courir à en perdre haleine, la gorge sèche, les jambes brûlantes.
00:05:44.
-Damn´it!
Je commençai à courir encore plus fort, quand j´entendis, au-dessus de moi, un puissant tonnerre d´éclats de verre voler en éclats, et j´en devinai malheureusement trop rapidement la cause. Je levai le Glock vers son propriétaire, mais il était trop tard, et je fus projeté au sol avec puissance. Je tentai de me relever, de récupérer le pistolet qui était tombé à quelques mètres de moi, mais mes forces m´avaient abandonnées, et je retombai avec lourdeur sur le béton froid. Je levai la tête, la moitié de la face sur l´humidité du sol, pour voir Sean faire tourner la P90 entre ses doigts d´un air dédaigneux. Puis, il la stoppa d´un geste, pointée droit vers ma tête, et serra les lèvres, ne rétorquant pas même une utlime réplique avant de repeindre les environs de ma cervelle.
La rafale l´atteint dans le dos, et il tomba à genoux, une pluie de balles déversées dans l´atmosphère; ma tête intacte. Alors qu´il pliait et tombait sur le sol, la P90 encore entre ses doigts, je levai la tête pour voir un BlackHawk stabilisé derrière, et une MP5 encore fumante.
-T´en as pas marre de me voir toujours derrière ton dos? me cria Chip en enlevant la paire de lunettes thermiques de ses yeux.
Je me levai, lentement, et observai le corps de Sean sur le sol, étendu, une rangée affreusement droite de trous dans le dos.
-C´est lui qui doit en avoir marre de te voir dans son dos, répliquai-je à Chip alors que je recupérais le Glock de ce vieil ami.
Il me saisit la cheville, la bouche en sang, les yeux exhorbités.
Je levai la main, Chip baissa son arme, et je me penchai vers le regard autant désobligeant qu´enragé de mon adversaire au sol.
-Je crois que je ne vais pas te tuer, fis-je d´un air calme. Simplement pour que tu aies à vivre la honte d´un échec. C´est pire non?
Je relevai la tête, avec un sourire, et fis signe à Falcon de dégager le secteur. Une explosion venait de retentir quelque part sur l´un des bâtiments, mieux valait qu´ils soient en sécurité. Je m´apprêtais à partir, quand Sean se mit à rire dans son sang, toujours s sur le ventre, crachant le liquide vital sur le béton froid. Je ne tournai même pas la tête.
-Ce n´est pas un exosquelette pour rien, fit-il d´une voix calme.
Je l´imaginais se relevant, sans le voir. Je l´imaginais derrière moi, l´arme pointée en direction de ma tête.
-Je me disais aussi que la technologie des Patriots pouvait supporter une petite rafale de 9mm... tu veux m´abattre, désormais?
Un silence. Peut-être tremblait-il à l´idée de devoir me tuer.
-Vas-y. Tue-moi de dos.
Je me retournai, et il n´était plus là. Juste la P90 encore au sol, et le Glock 18 dans ma main; un cadeau, probablement, en échange de celui que je lui avais offert en forçant l´hélicoptère à repartir: la vie. Je souris, puis jetai un coup d´oeil vers ma montre, et mon regard se durcit soudain comme un métal en fusion dans un océan glacial.
00:03:25.
Je me remis à courir, encore plus vite, en direction de la cantine. Elle n´était plus qu´à deux cent mètres, c´était si proche! Je passai à proximité d´un bâtiment détruit qui contenait il y a encore trop peu de temps tout le linge sale de la base, qu´on lavait en famille, comme toutes les putains d´organisations gouvernementales dans ce pays. Mes pas se firent plus rapide, mes douleurs aux jambes plus fortes. Et l´arme automatique, toujours dans ma main, le détecteur toujours dans ma poche. Je me mis à penser à Cornellius, priant la Fortune qu´il n´ait pas eu de problèmes. J´avais eu de la chance de trouver le détecteur magnétique, ce serait un miracle si la bombe arrivait à être désamorcée. Agis Cornellius, agis!

Trop long, la suite au prochain! :ok:

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
17 février 2007 à 00:18:56

Ze suite! :p) ^^

Je défonçai la porte de la cantine d´un coup de pied, et commençai à monter les escaliers quatre à quatre, quand une masse singulière vint se poster face à moi, en haut des marches, et je ne tardai pas à dégainer, même si mon adversaire était des plus étranges.
-BOUGE-TOI OU JE TIRE! hurlai-je à l´homme au foulard.
L´homme au foulard. Cela lui convenait bien. Je ne voyais que la partie supérieure de son visage, composée de cheveux moyennement longs, noirs vifs, non-coiffés mais qui retombaient sur son front avec un étonnant panache. Ses yeux étaient d´un éclat d´émeraude, sa peau légèrement mat; il forçait l´admiration et la peur. Son foulard, de couleur bordeau, était probablement la seule chose qui contrastait de couleur avec son manteau, son pantalon et ses bottes noires. Dans ses mains, sur ses manches, des chaînes.
J´en avais assez, peu importait qui était cet imbécile, je pressai la détente. Malheureusement pour moi, il leva avec une rapidité plus que surprenante ses chaînes qui stoppèrent immédiatement les balles, parfaitement dans la trajectoire. Ne voyant pas le reste de son visage, je pus juste l´observer tourner les ficelles métalliques entre ses doigts et les balles rebondir sur les escaliers.
-Who the hell are you?
-Je n´ai pas de nom. Mais on m´appelle l´Enchaîné. Je suis enchaîné à mon destin propre, celui de la mort, celui des ombres et d´une vie utilisée uniquement pour un unique but: mon envie d´enchaîner les gens à leur destin. La mort, la plupart du temps.
-Il y a une bombe ici! parvins-je à souffler d´une voix étrangement faible. On va tous les deux crever ici si on ne fait rien.
-Alors soit, si notre destin nous y enchaîne.
-Non. Non.
J´avais secoué la tête entre les deux. Cet homme me répugnait déjà, et j´appuyai à nouveau sur la détente. Une fois de plus, il tendit les chaînes entre ses bras et stoppa les balles, mais j´en avais profité pour m´avancer de manière dangereuse vers lui. Je tentai de lui administrer un coup de poing dans le torse, mais il me captura l´avant-bras dans ses chaînes encore remplies de balles, et je ne pus que crier quand les tourna de manière brusque. Je fus malgré moi contrait de tourner l´épaule pour ne pas me déboîter le membre, et pointai le Glock vers son genou, le visage plongé dans la haine et la douleur. Ses yeux étincellement remarquant mon initiative, il retira son pied, lâcha mon bras de ses chaînes et fit un pas vers l´arrière, comme s´il dansait, dos à moi. L´instinct m´a souvent indiqué que tourner le dos à un adversaire était dangereux, mais que l´inverse l´était également. Je me plaquai contre le mur une demi-seconde avant qu´il ne se retourne en tendant ses chaînes avec vivacité et que les balles qui y étaient coincées viennent s´écraser sur le mur comme si elles avaient été tirées par un pistolet. Adossé à ce mur qui nous séparait, je me retournai vers mon agresseur et tirai une nouvelle rafale, et cette-fois, au lieu de capturer les projectils mortels, il les fit tous dévier en se servant de ses chaînes comme des hélices indestructibles. Cornellius était si près, la bombe aussi.
00:01:01.
-Nom de Dieu... CORNELLIUS!
Il ne répondit pas. De l´autre côté du mur, l´Enchaîné commençait à marcher dans ma direction, à pas rapides et précis.
-CORNELLIUS! TU M´ENTENDS?!
À nouveau, il n´y eut aucune réponse, bien que la cantine fût à quinze mètres de moi, derrière une simple porte, derrière cet étrange personnage. Et plus aucun bruit de pas.
-What the...?
Une main sombre perfora le mur de manière étrange sur ma droite à la hauteur de ma tête, à gauche également, moins d´une seconde plus tard. Au bout de celle-ci pendait une chaîne brillante. Avant que je n´aie pu réagir, l´Enchaîné attrappa la chaîne de l´autre main et l´attira au mur; elle arriva droit sous ma gorge, et l´air se fit rapidement rare. Je lâchai le Glock qui tomba au sol avec un petit bruit sec, et tentai de me libérer de son emprise. Mais il serrait fort, et je sentais bien que l´air se faisait trop rare, et que si ce n´était pas lui qui me tuerait, ce serait la bombe. Je tirai à nouveau sur mes bras et pus prendre une petite gorgée d´air, mais l´Enchaîné tira alors encore plus fort et l´air de mes poumons recommença à faire du mortel sur-place. Je pensai à lui trouer le corps, mais je venais de laisser mon Glock tomber dans ma propre stupidité. Cornellius était si proche, la mort aussi. Je tentai de tirer une nouvelle fois sur la chaîne qui me...
BIIIIIIIIP.
00:00:00
Cette fois-ci, je m´arrêtai vraiment de respirer.

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
17 février 2007 à 01:35:52

Bon pour faire la critique du texte de Thunder, je vais dire les "plus" et les "moins".

Les plus:

- Le combat contre Sean
- Sean qui se relève
- Le chrono

Les moins:

- Sean qui se sauve façon manga "je reviendrais"
- L´Enchainé qui apparait façon manga "je suis un nouveau méchant qui n´a rien a voir avec l´ambiance du texte"
- Que tu parle de portes, table, chaises éfrités par des balles à chaque texte...

Voilà sinon pour "L´arme eut un sursaut dans ma main, mais je ne lâchai pas. " Je trouve ça bizarre que tu dises ça alors que le P90 est réputé pour ne pas avoir de recul.^^
Ah oui et utiliser la méthaphore "homme de couleur" pour Sean... Moyen. Même si c´est pour le style, ça reste Aryen... Euh... Moyen!^^

Sinon vivement la suite! :) (pourquoi tu as arrêté d´ailleurs?^^)

La vidéo du moment