General Saladin:
J’avançais lentement à travers Foxhound, faisant voltiger les débris gênant mon passage d’un coup de pied, comme un gamin qui taperait dans des pierres sur le chemin de l’école…quelle vision terre à terre. Des gouttes de sang coulaient sur mon sabre, de la garde jusqu’à la pointe, j’avait dut tué une douzaine d’hommes depuis que j’étais rentré à nouveau, certains étaient des Patriotes, d’autres des agents de Foxhound, en tout cas tous étaient des hommes qui aurait préféré tomber sur quelqu’un d’autres que moi. De plus cette nouvelle apparence semblait tous les résoudre à l’état de vermine tremblante et incapable de faire le moindre mouvement. Au bout d’un moment je tombait sur un couloir dont les murs étaient effondrés, il y avait de légers foyers de feu un peu partout. L’obscurité envahissait le couloir, sûrement car les lumières avaient été détruites, mais les flammes dansantes suffisaient à procurer assez de lumière, je m’approchait de l’un des feu, plongeant ma main à l’intérieur et récupérant une barre de métal incandescente, je l’arrachait des flammes, les morceaux de braises qui étaient restés accrochés tombèrent à nouveau sur les langues de feu et disparurent dans la lumière qu’elles projetaient. Je me relevais et examinais cette barre de métal, je la pris à deux mains et la tordaient avec une facilité déconcertante, puis je la rejetais dans son enfer de flammes. J’examinais ensuite mes mains, de larges traces noires y étaient dessinées, pourtant je ne ressentais aucune douleur et il me suffit de frotter mes mains l’une contre l’autre pour voir lest races disparaîtrent. Ce corps avait ses atouts, mais c’était plus un fardeau qu’autre chose. J’avançais finalement dans le couloir pour arriver dans une zone plus large, il n’y avait personne, à part quelques cadavres. J’entendis s’approcher des pas, qui, je me plaquait contre un mur, il est bien plus amusant d’ôter la vie à des personnes que l’ont a surpris…la première personne qui dépassa le mur était une jeune femme aux habits des Patriotes. Je bondis sur elle plaçant aussitôt mon couteau sous sa gorge et je me tournais vers le reste du groupe, les défiant tous du regard. Tous me braquèrent aussitôt, la peur se dessina sur leur visage lorsqu’ils virent mon apparence, pourtant l’un deux fit un pas vers moi, les sourcils froncés, une expression de haine dans les yeux:
- On m’a enlevé Claire une fois, qui que tu sois enfoiré, lâche là !
- La lâcher, pourquoi, pour que toi et tes hommes vous me…
Un doute stoppa ma parole et j’abaissai légèrement le couteau de la gorge de ma captive, ces hommes qui me faisaient face, dont une femme, portaient des uniformes que je connaissais, mes uniformes, ceux de mes hommes:
- Qui êtes vous ?
L’homme qui s’était avancés vers moi pris la parole le premier:
- Unité terroriste, sous le commandement du général Saladin !
Je pensais, c’est du bluff, je n’ai demandé à aucune unité de me suivre…mais Jack m’avait fait savoir que des hommes avaient suivi mon départ, mais ils auraient très bien pu se faire tuer, et des Patriotes auraient pu prendre leur uniforme pour me duper…quelle peste que je ne connaisse pas tous les visages de mes hommes, une fois rentré il faudra que je remédie à ça:
- Si vous êtes des terroristes, pourquoi un soldat des Patriotes vous accompagne ?
- C’est ma fille !
Toujours le même homme, il commençait à m’énerver:
- Sachez que je suis Saladin.
- Impossible, Saladin n’est pas…comme vous, c’est un humain lui !
C’était la femme du groupe qui venait de parler cette fois, je dois dire qu’elle m’avait atteint au point sensible…on pouvait sentir la tension monter de part et d’autres, d’une main je menaçait cette fille de ma lame, et de l’autre je braquait mes opposants avec mon Socom, eux, en face, tinrent fermement leur armes, certains tremblaient, non pas de peur, mais de colère…et cet homme, à deux mètres de moi, serrait si fort son arme que ses jointures devinrent blanches, j’allais presser la détente et tuer cet homme dont le regard me faisait affront, mais une voix vint troubler ce calme stressant, c’était la fille que je menaçait:
- Papa, il y a un moyen de savoir, si cet homme est bel et bien Saladin…
- Lequel ?!
- Si c’est bien lui, de si près, mon ordinateur devrait arriver à l’identifier.
- Fais le…
Elle tourna sensiblement sa tête vers moi:
- Pourriez vous défaire quelque peu votre étreinte ?
- Oui.
Après tout si elle essayait de m’attaquer, elle en me ferait pas grand chose…elle tapota deux trois choses sur son ordinateur, puis elle finit par dire:
- C’est bien lui…
Tous alors semblèrent souffler, et relâchèrent tous leur menace, je relâchait du coup la mienne et la fille retrouva son père, mais je n’en avait pas fini:
- Vous êtes donc des terroristes, qui vous dirige ?
- Moi, fit l’homme qui venait de récupérer sa fille.
- Et tu es ?…
- Kevin Jackson, nom de code, Alex.
- Bien, suivez moi dehors, je vais demander ton authentification à la base, si jamais un de vous me joue un sale tour jusque là, je décime tout le groupe !
Ils me suivirent sans rechigner jusqu’à l’extérieur, je pris soin d’éviter les combats, si c’étaient mes hommes mieux valait que je les ramène tous vivants. Arrivé dehors je portais mon doigt à mon oreille:
- Jack ?
- Oui.
- Je suis tombé sur un groupe portant nos uniformes…
- Ce sont eux ?!
- Attend, j’appelle justement pour savoir, trouve dans nos listes un certain Kevin Jackson ayant pour nom de code Alex, fais vite !
- T’emballes pas, voyons voir…
-…
-…
- Alors ?
- Attend, on a plus de 50000 hommes!
-…
- Je l’ai, Kevin Jackson, nom de code, Alex…oh, i la déjà fait quelques missions, c’est pas un mauvais, et il faisait bien partit du groupe venu te chercher.
- Ok.
Je me tournais vers eux:
- Vous avez de la chance d’être encore en vie, j’avais bien dis que personne ne devais me suivre !
- Des supérieurs ont jugé bon qu’on vous accompagne, dit Alex.
- C’est raté…bon, vous avez un hélico, le mien est sûrement trop loin et trop petit pour tous vous loger ?
- Oui, dit-il, mais on emmène ma fille avec nous !
- Ok, je commençais à prendre le devant, au fait Alex, désolé d’avoir menacé ta fille, tu as bien réagit envers moi, j’aurais fait pareil…
Je partis devant marchant calmement, pensant bien sur qu’ils prendraient les devants et m’emmènerai vers leur hélico.
Speedy, à toi de faire le prochain texte, celui de notre retour et de notre arivée, mais avant faudrait que je parle à Frost.