Quand j’arrivai, il se tenait fièrement sur le camion envolé jusqu’ici par le Metal Gear, ses cheveux qui tanguait avec le vent.
- Enfin au calme…Je n’avais jamais remarqué mais la vue est pas mal d’ici, ça m’aurait peut-être remonté le moral autrefois…
- Tu veux te battre ? Ca tombe bien, moi aussi. Enfin je suppose que pour te prendre Naomi va falloir sortir le sabre.
- Non, rassure-toi, pour une fois je viens en paix on va dire. Naomi prends-là, je te la donne.
- Hmpf, la bonne blague... Le motif de cette générosité peu habituelle chez toi ?
Il réfléchit quelques secondes en regardant l’horizon, comme pour ne pas avouer quelque chose qui lui tenait à cœur.
- Le motif de ma générosité, tu en as de ces questions, à ta place je l´accepterai, FoxDie à déjà fait des ravages chez moi, et chez toi si cela ne s´est toujours pas déclenché alors la première attaque que tu auras te seras fatale, tu veux vivre, prend la sans rechigner sinon tu sais je peux repartir avec elle aussi.
- Tu ne gagnes rien Saladin, ni ma confiance, ni même ma gratitude. Je ne cherche ni le pardon, ni alliance, et encore moins réconciliation...
- Moi non plus cher frère…
Il bondit du véhicule et ses pieds frappèrent le sol métallique qui vacilla nerveusement.
- Ce que je veux maintenant, c’est savoir ce qui se trame ici…
Je le regardai avec un air hautain, menaçant.
- Tu n’en sauras rien…
- Certains de ces gars te haïssent Naked, je pourrais te faciliter la tache.
- A quoi ça rime d’être haït si l’on est craint…
Le soleil se faisait de plus en plus orangé, les lueurs qui m’éblouissaient rendirent ce que Saladin était en réalité, une ombre. Le vent se calma pour une aura singulière qui nous apaisait tous deux. Les nuages, rougeâtres et allongé sur des kilomètres le firent sourire.
- Le sang va couler ce soir, il a déjà coulé.
- Où est Naomi ?
- A une condition.
- Va te faire voir. Fis-je tout aussi rapidement.
Etrangement, il se mit à suer, une goutte, puis deux, puis trois…Elles s’étendaient puis tombaient sur le grillage en métal. Il résistait à une force intérieure et tremblota tel un char d’assaut qui parcourait le No Man’s Land. Est-ce qu’il s’énervait ? Je sortis mon sabre.
- Pas…Maintenant… grogna-t-il en me fixant des yeux.
- Jusqu’où arriveras-tu à contrôler ta haine ?
- Ce n’est pas…DE LA HAINE !! AAAAAAARGGG !!
Il se morfondit et se tint la tête, jusqu’à s’en tirer les cheveux, il avançait, reculait, tombait, sautait, criait, hurlait, vociférait. D’un mouvement de guépard imprévisible, il sortit quelque chose que je n’eus pas le temps d’identifier, je tranchai aussitôt cette chose qui lui sauta au corps. Une boîte avec des sphères grisâtres à l’intérieur. Ces mêmes sphères se répandaient sur tout son corps alors qu’il se regardait d’un air ébahi en ouvrant les yeux avec exagération. Tout en réfléchissant la lumière du soleil, une substance lui recouvra d’abord le bras, ensuite le torse, les jambes, puis le cou…et…
- J’ai…J’ai FROID !
Le menton, en remontant lentement, le tétanisant sur place pendant un instant. Sa peau était maintenant recouverte. Il commença à bouger de toutes ses forces, de toute sa force surhumaine, puis à ouvrir les yeux, parmi lesquelles seuls le bleu et la pupille dilatée restaient naturels. Il contempla ses mains, puis poussa un cri qui résonna dans les entrailles de la terre.
- NAKED !! !!! TU VAS PAYER !! !!
Il m’avait dit, autrefois, qu’il voulait redevenir humain, ce qu’il prenait là, c’était simplement son remède contre FoxDie, mais en abus, et par ma faute. Je venais d’anéantir sa volonté en tant qu’homme, il voulait rester un home avant tout ! Mais en réalité, cet homme devait être une machine à tuer, je ne regrettais pas mon acte.
- Saladin, tu as payé !
Je me préparai au combat, inéluctable. Il serra ses poings qui craquèrent et son regard n’avait jamais été aussi empli de haine. Je n’avais plus peur.
- Sauras-tu la contrôler ? Questionnai-je malignement, un peu tendu tout de même.
- TU…VAS…PAYER !! !!
Il s’élança et arma un coup de poing qui détruit le toit après mon esquive, j’en profitai alors pour lui administrer un coup au tranchant, mon sabre se brisa.
Je te laisse la suite Saladin.