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***Mission Top Secrete***

Mecha
Mecha
Niveau 10
16 août 2006 à 00:44:11

Relecture de vingt minutes ? xD

Ca va être long dis moi, mais rien à foutre, VIVE MTS ! :fou:

A ce propos, je lis un texte sur la C.I.A. et je suis en train de me dire qu´ils font des trucs pires que dans MGS. xD Je le posterais peut-être.

Et je m´excuse franchement si mes chroniques sont trop longues, au rythme où je vais c´est 8 chapitres de 20 pages de OOo chacun. :fou:

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
16 août 2006 à 00:49:03

Arf.^^

Bon voici mon texte, j´espère qu´il va vous plaire !
Ripple Effect

Recherches et développements

- C’est pas vrai !
- On tourne en rond… fis-je.
- Ou alors tous ces putains de couloirs se ressemblent !
Hornet et moi avions atteints le troisième sous-sol de la base du serveur. Les couloirs gris étaient tous identiques. À croire qu’il n’y avait rien dans cette maudite base. Mais ce n’était pas la chose la plus étrange. Le plus inquiètent était le fait que nous n’avions rencontré aucune résistance…
Hornet appuya deux fois sur le bouton de sa radio posé sur son torse. Il regarda dans le vide, tournoyait ses yeux, attendant une réponse, puis il recommença, de façon plus vive.
- La prochaine fois implante-toi un codec veux-tu ? me fit-il énervé.
Il maintenait cette fois le bouton et parla doucement :
- Lockheed, tu m’entends ?
Pas de réponse.
- Peut-être qu’il ne capte pas là où il est. Dit-je à Hornet.
- Ou peut-être qu’il a des ennuis !
- Il nous aurait prévenu, c’est plus son genre.
- Et s’il n’a pas pu ?
- Il aurait pu, c’est son genre…
Hornet n’avait pas l’habitude, contrairement à un vieux comme moi, d’utiliser une radio sur le terrain. Il s’apprêtait à appuyer de nouveau sur sa radio, quand à 10 cm du bouton, un son se fit entendre :
- Ic… Lock…d
- Lockheed ?
- Oui… On… tait dans un ascen…r et on… ptait très mal. D’aill… Je te reç… 1sur 5.
- Il fait cuire des frites on dirait, fis-je ironiquement.
- La ferme ! Écoute Lockheed, si tu nous entends, je te fais mon rapport : On a fouillé les trois seuls sous-sols apparents de la base, et on a RIEN trouvé ! De ton côté tu as quoi ?
- Le troisième sous-sol a-tu dit ?
- Ah on entend mieux là !
- Merci Ripple j’avais pas remarquer, me fit Hornet.
- On est sortis de l’ascenseur c’est pour ça !
- Quel ascenseur ?
Lockheed prit un ton léger :
- …Bon euh… Pour info sachez qu’on est au sixième sous-sol nous, à mon avis c’est celui-là le dernier.
- Comment as-tu fait pour l’atteindre ? Il n’y a que des marches de notre côté, même pas d’ascenseur…
- Il doit y en avoir que du côté duquel Lockheed est parti, et les sous-sols inférieurs ne doivent être accessibles qu’avec un ascenseur. Conclus-je.
- Alors quoi, demanda Hornet, on rebrousse chemin ?
- Négatif, fit Lockheed, cherchez encore, il doit bien avoir une raison que la direction que vous avez prise soit si limitée en espace.
- Bien reçu, au passage… Tu as rencontré des assaillants toi ?
- Oui.
- Ah… Hornet terminé.

- Il a été plus chanceux que nous on dirait…
- Pourquoi est-tu tout le temps si ironique quand il ne le faut pas ?

Je ne répondis rien. Hornet était plus malin qu’il n’y paraissait. Je me cachai derrière cette ironie constante pour ne pas penser à ma fille… Et surtout pour ne pas penser à ce qu’on me forçait à faire… Curieusement, j’avais moins peur pour Samaëlle que pour mon amour propre.
- On prend ce couloir, me fit Hornet.
- Lequel le gris ou le gris ?
Ce fut une de mes rares blagues sur lesquelles Hornet avait ris ce jour-là.

- Sinon… Comment va ta jambe ? demandai-je en entrant dans le couloir.
- Ca va, je peux marcher…
- Tu as guéri drôlement vite dis-donc !
- Aucun endroit vital n’a été touché, j’ai eu de la chance…
- Face à un tireur comme Ocelot ?
- Peut-être que… Peut-être a-t-il fait exprès de ne pas toucher d’endroits vitaux.
- Ce type est un sadique, je le vois plus faire du mal inutilement, même pour intimider… Je le connais…
- Si tu le dis, moi en tout cas je suis content qu’il ne l’a pas fait avec moi.
- Mouais…
- Mais… Je rêve ou quoi ? Regarde là-bas ! cria-t-il.
- …Une porte ! On a bien fait de prendre le couloir gris dirait-on !

Hornet mis son fusil à pompe à son dos et se mit à tâter la porte en question, qui semblait commune.
- Je pense qu’on peut la défoncer ! me fit-il.
- Il faudrait d’abord s’interroger sur ce qu’il peut se trouver à l’intérieur tu ne crois pas ? répliquai-je avec méfiance.
- Il n’y a rien d’écrit sur la porte.
- Passe-moi une lampe à ultra-violet, tu sais une du même style que celle qu’à utiliser Falcon pour lire le code sur le billet. Tu dois bien en avoir une non ?
Il chercha dans son gilet :
- Tiens…
- Éclaire la porte avec !
Hornet s’exécuta. À notre grande surprise, deux lettres apparurent :
- R & D, comme…
- Recherches et développements…Je pense que ce qu’on trouvera n’en sera que plus intéressant.

Hornet se mit en position pour défoncer la porte.
- Tu ne trouves pas ça bizarre toi, que l’endroit soit si peu protégé ?
Hornet ne m’écoutait pas et fonça. Il se cogna violemment l’épaule contre la porte et se tordait de douleur.
- Bordel !!!
Je me mis de dos à Hornet :
- Qu’en penses-tu toi ?
Orson ne m’avait pas lâché d’une semelle depuis tout à l’heure, l’inhibiteur de ma SR n’avait pas encore disparu. Il avait quitté le corps de Warren car il ne localisait plus ses nanos, trop éloignées.
- Eh bien, si tu veux mon avis, me répondit Orson, ils vous préparent un truc.
- Je le pense aussi…
- Ben oui, U-155 à la même mécanique de pensées que les Patriotes, plus brutal certes, mais tout aussi prédictive.
- Donc ils savent qu’on est là.
- Oui. Mais il y a un truc qui cloche…
- Dit toujours…
- Vous êtes censé être tout prêt de votre objectif. Même s’ils avaient quelque chose en tête, U-155 ne vous aurait jamais laissez approché de si prêt le serveur.
- Tu veux dire que…
- Vous n’êtes peut-être pas si prêt que ça…
- Nom de…

Après une cinquième tentative, Hornet réussi à défoncer la porte.
- Merci de m’avoir aidé ! me fit-il énervé.
- Pas de quoi ! fis-je avec un grand sourire.
- Ripple ! m’arrêta Orson.
Je me retournai sans lui répondre, afin de ne pas parler tout seul…
- Réfléchi bien à ce que tu va faire… Tout à l’heure…
- Je croyais que toutes les éventualités étaient prédites, non ?

- Tu parles à qui là ? me demanda Hornet.
- Euh… Bon aller on entre…

Après avoir passé une seconde porte automatique, nous nous retrouvâmes dans un décor de labo. Un écran et un clavier étaient mis en évidence devant nous.
- Fouille le disque dur, fis-je, j’inspecte les lieux…
- OK.
La salle d’après avait une ambiance plus morbide. Dans des caissons cylindrés de verres remplis d’eau ou autre liquide bizarroïdes étaient présents des corps humains, qui étaient comme mis en stase à l’aide d’appareils respiratoires. Certains étaient blessés, mutilés…
J’appuyais sur le bouton de ma radio…
- Hornet ?
- Oui. Je sais. D’après l’ordinateur, ce labo tend sur la recherche sur les nouvelles technologies. Apparemment beaucoup de technologies modernes ont vu le jour ici.
- Et verrons le jour… fis-je en regardant autour de moi.
- Oui, j’imagine que face à toi se trouve tout ces corps alignés. D’après l’ordinateur ce serait un projet récent… C’est incroyable ! Il y a environ trois semaines U-155 à attaqué une base appartenant au « douze »… Ils ont appelé cette opération et expérience, « Opium ». Bizarre comme nom.
- Les douze, c’est le comité.
- Bref, continua Hornet, dans cette base le comité faisait des expériences sur la… Ressurection des corps conservés. Nom de dieu !… Ils ont également aussi volé tout ce qu’il y avait dans cette base, données, technologies…
- Prisonniers.
- Hein ?
Je me rappelais des paroles d’Ork en Afrique. Il disait que le comité avait donné ma fille à U-155 pour me forcer la main à détruire ses serveurs, ou du moins celui-là. Et si Samaëlle avait en fait été volée et non donnée ? Et si ce vol avait été prémédité et toléré par le comité ? Tout bougeait vite dans ma tête, cependant, ma question principale qui se faisait entendre plus que les autres était : Comment Ocelot pouvait-il l’avoir sous sa menace actuellement ? Je le connaissais, il ne faisait pas de menaces en l’air, et le comité ne pouvait ignorer qu’Ork m’avait dit pour Samaëlle…Alors comment ?
Hornet m’avait rejoint dans la pièce des corps. Tout était si silencieux que la fascination qu’on avait sur ce fantastique projet nous empêchait de parler à voix haute.
- J’imagine, fit Hornet, qu’ils vont utiliser la plupart de ces gens pour en faire des super-soldats… Une nouvelle élite pour exterminer le comité et dirigé l’humanité, les vaillants soldats « Opium ».
- Avec comme cerise sur le gâteau, un cerveau lavé et une privation d‘identité, fis-je en pensant à Stone. Cependant, Ils ne nous auraient pas laissés approcher d’aussi prêt des unités aussi importantes…
- Tu veux dire que…
- Ces corps sont sans doute précieux, mais U-155 en a sûrement d’autres plus importants en réserves, ailleurs, qu’ils s’apprêtent a transformer en armes humaines…
- … Je me demande comment ils sont mort…
- Leur visage ne me dit rien…
- Il y a leur nom et leur dossier… J.Sasaki, mort en 2009, tatatatataaa, problèmes gastriques… N’importe quoi.
Au loin, un caisson semblait plus important que les autres, il n’avait ni nom ni dossier.
- Regarde…
- Balèze le type !
Je touchai le caisson avec une douceur extrême… Les bulles d’eau remontaient ça et là… Je regardai le visage de l’homme qui s’y trouvait avec plus d’attention.
- Mais ?! Je le connais ce type ! m’exclamai-je.
- Hein ?
- Je l’ai déjà vu !!!
- Mais où ?
- Euh… Je ne sais pas ! Il est connu il me semble ! À la télé peut-être ! Je crois que c’est…
Soudain Orson apparu :
- Ripple, tu va avoir un…
Il n’eut as le temps de finir, j’avais déclenché en moi un flash involontaire du au savoir inconscient des patriotes se trouvant en moi. Ma main sur la tempe droite, je m’écroulai. Ca commençait à devenir une habitude dirait-on.

***

Seattle, 1972

Un scientifique, les yeux rivés sur un microscope, implante une micro-seringue dans une cellule.

Moyen-Orient, 1998 :

Les balles fusaient de partout.
Une me frôla.
J’avais douze ans.
- Debout Stan ! Me fit Lucius.
- J’ai mal !
- Debout ! me fit une voix grave, c’était un de nos supérieurs, il était avec nous sur le champ de bataille. Je ne l’avais vu que quelques fois. Il me prit par le bras et me força à me lever.
- Bat-toi ! me cria-t-il dessus en me postillonnant.
Il me remit mon arme dans les bras et l’adrénaline fit le reste. Je ne l’ai plus jamais revu depuis.
Cet homme était l’homme dans le caisson.

New-York, 2002 :

L’homme dans le caisson est debout au centre d’une pièce. Douze hommes l’encerclent.
- Ta contribution à nos projets à été fructueuse.
- Merci.
- Rends-toi à cette adresse, tu t’infiltreras comme sénateur à Washington, tu recevras tes instruction là-bas.
- D’accord.
L’homme sorti.
Les douze autres discutèrent.
- Combien de temps va-t-on lui faire croire que nous sommes de la CIA ? Et qu’il l’est aussi ?
- Nous le lui dirons quand il sera au plus haut.

New-york, 2005 :

J’étais chez moi, dans l’appartement dans lequel Olga et moi venions de nous installer. J’étais encore un étudiant et un cadet en permission. Je buvais une bière tout en mangeant des chips en regardant CNN, un truc important se passait :
- Mesdames et messieurs, le président des Etats-Unis !
Les flashs et les micros fusaient de partout face au rideau bleu.
- Monsieur le président ! Monsieur Sears ! Une question ! Pourquoi n’aviez-vous pas prévenu le peuple de la situation ?
- Comment expliquez-vous l’incident de Shadow Moses ?
- Est-ce que le livre de Nastasha Romanenko relate la vérité ?

- Tout ce que je peux vous dire, c’est que cet incident, qui par la grâce de dieu n’est pas aller jusqu’à la catastrophe, à révéler que de hautes instances dans mon gouvernement y étaient mêlés, sur ce, étant outrés de voir la confiance que je portais aux autres à été bafoués, je vous présente ma démission et cède la place à notre vice-président et mon collaborateur James Johnson, merci !
- Monsieur le président ! Monsieur le président !

L’homme quitta la conférence de presse en regardant en haut à droite sur le côté, l’air inquièt. On a très peu entendu parler de lui après cette dernière apparition. Il venait en vérité d’apprendre le vrai rôle des Patriotes. Mais n’avait jamais fait le lien entre eux avec ceux de la « C.I.A ».

Mexico, 2007 :

L’homme passe un appel en Amérique:
- Allo ?
- Tout est paré Solidus! Le tanker sera là samedi soir ! Gurlokovich ne verra rien venir !
- Bien. Je suis fier de toi ! Tu m’as toujours bien servi, Ocelot. Ces maudits Patriotes vont enfin payer, et les hommes auront de nouveau foi en la liberté ! Mouhahahahaha !
Il raccroche, Ocelot fait de même :
- C’est ce que tu crois, monsieur le président. Hinhin…

New-york, 2009 :

Je vois Jack. Il se bat avec l’homme au sabre au sommet du palais d’indépendance. Le combat est à la fois farouche et esthétique. Leur musculature est éclairée par l’aube naissante.
En parallèle, je vois la mort d’Olga. Je ne l’avais jamais vu avant. Je ne savais pas comment ça c’était passé. Maintenant je sais.

Jack lui tranche le dos.
L’homme tombe.
La police arrive et rapatrie son cadavre.
Fin du flash.

***

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
16 août 2006 à 00:49:26

(SUITE)

Je me levai du sol, Hornet m’aida. Je fixai le caisson avec des yeux rageurs.
- Solidus Snake !
- Qui ?
- L’homme responsable de la mort de ma compagne ! fit-je en me tordant le visage.
- Oh…

Mes yeux étaient teintés de rouges et d’eau. Mes mains tremblaient.
- Hornet, laisse-moi un moment s’il te plait.
- Hum… Oui.
Il entra dans la pièce précédente. Je me mis à parler tout seul au corps :
- Alors Solidus… Ou plutôt Georges Sears, enfin on se rencontre hein ?
Il ne répondait pas, son visage était toujours aussi inerte, les yeux fermés, le museau dans l’habitacle respiratoire…
- Tu l’as tué, espèce de pourri ! Criai-je en tapant de mes deux mains sur le caisson. Tu étais un homme puissant, fort, un grand combattant avec ses idéaux ! Et maintenant regarde-toi, ordure ! Tu n’es plus qu’une merde au main d’une I.A. La punition pour tout tes crimes ! J’espère qu’ils te tortureront pendant bien longtemps ! Ne compte pas sur moi pour t’achever… Ne compte pas sur moi…

Je me retournai lentement, je grelottais… Je n’ai pas tenu :
- RAAAAAAAAAAAAA !! !!
Je sortis mon Beretta et tirai six coups de feu dans le verre, l’eau éclata et le corps tomba au sol. J’avais froid au pieds à cause du liquide tombant. Je m’approchai de Solidus et retourna son corps avec mon pied, pour lui mettre cinq balles dans le torse, la rage au ventre :
- TU M’AS PRIS MA VIE !! !
Et une balle dans la tête.
- RENDS LA MOI !! !! PAN !! !

Mes larmes coulaient sans fin, je me mit à genou, mis mes mains à mon visage :
- Rends-la moi… Rends-moi ma vie… Rends-moi Olga…
Je m’allongeai prêt du corps. Ceci m’avait fait du bien. Je pus enfin faire le point. La mission n’était pas finie, mais j’hésitais toujours sur ce que je devais faire. La bonne chose à faire me semblait à la fois logique et introuvable… J’étais là, moi, à 42 ans, à pleurer ma femme… Essayant de me trouver. De trouver un but. Je me voyais jeune, étant comme Pliskin, citant mes idéaux. Je me voyais vieux, face à Pliskin cette fois, changeant mes priorités, passant de l’idéal à l’égoïsme instinctif…Et je me vois là, allongé à côté du cadavre de l’homme qui a tué ma femme. Me demandant quel but entre les deux je dois choisir, me demandant si je dois changer d’attitude, me demandant qui je suis vraiment et comment j’en suis arrivé là après ces trois mois d’enfer… Puis j’ai choisi. Peut-être que je ne le savais pas encore à ce moment-là, mais mon inconscient, lui, avait choisi, et Orson le savait. Quoi qu’il en soit, j’avais fait le vide dans ma tête…Je m’apprêtais à me lever quand… Une main me saisit la gorge. Solidus n’était pas mort. Il m ‘étranglait de plus en plus fort, je ne pouvais rien faire. Il avait la force de dix hommes. Il se leva, me hissa du même coup, et me plaqua au mur, je tenais son avant-bras pour tenter de lui faire lâché prise, mais rien à faire… Je commençais à voir du noir sur les côtés. Tout ça pour en arriver là. Tout ça pour rien. Je me vis pour la première fois de ma vie, et de façon rapide, arrivé au stade de l’abandon, à deux doigts de l’inconscience. J’étais mort…

Hornet arriva juste à temps. Il transperça le ventre de Solidus à l’aide de son fusil à pompe. Il tomba au sol, je recommençais à voir des couleurs. Hornet s’approcha de lui, rechargea, et tira un nouveau coup dans le crâne de Solidus qui explosa. Un silence se fit. Hornet me regarda, presque honteux de m’avoir volé ma vengeance. Il m’aida à me lever tant bien que mal. Je le regardai dans les yeux, le pris par les épaules, pris une grande inspiration et ravala ma fierté :
- Merci…
- Y a pas de quoi… Continuons.

De nouvelles salles de ce labo s’ouvrirent à nous. Les technologies qu’on y découvrait étaient de plus en plus étonnantes. Nous vîmes le département de recherches militaires. Il y avait même un synthétiseur pour créer ses armes en temps réél. Incroyable. C’était mon tour de fouiller le disque dur.
- Tu sais, me fit Hornet, quand tu… Te battais avec ce Solidus.
- Oui. répondis-je sans me retourner en continuant de taper sur l’ordinateur.
- J’ai continuer à fouiller le disque dur de l’autre ordinateur sur Opium, c’est incroyable, tu avais raison, U-155 prépare une nouvelle armé. Une idée ahurissante, ils se servent des morts, les zombifient, et les envoient à l’attaque, certains ont le cerveau lavé pour suivre certaines ordres et certains objectifs, d’autres n’ont que le mot tuer dans la bouche. Ils servent à détruire le comité et tout ceux qui s’opposent à U-155.
- Pourquoi tu parles au présent ?
- … Parce qu’il y en a déjà qui sont opérationel, et qui ont été envoyer sur le terrain.
- Nom de… Voilà qui pourrait inquiété ce bon vieux chef de la CIA…
- Ne m’en parles pas. Sans compter qu’il se peut qu’il y en ait ici de ces soldats…
- Ca colle pas. Dis-je en me frottant ma barbe de trois jours.
- De quoi?
- Trop d’infos… Trop d’infos sont à notre disposition ici… Comme si ils VOULAIENT qu’on le sache.
- Oh tu sais, j’ai toujours été un C-rack en informatique. Pas aussi bon que Locke mais…
- Quand bien même. Tout me semble trop chorégraphier. Les données, Solidus… A croire qu’ils avaient même prévu que toi et moi prendrions cette section-là. On dirait que cette I.A teste notre humanité, notre personnalité.
- Mais pourquoi ?
- Elle se joue de nous… Elle sait à quel point on est tous à côté de la plaque pour trouver le serveur et en profite pour nous étudier.
- Pourtant le serveur est bien ici… Et U-155 a tenté plus d’une fois de nous tuer tout à l‘heure.
- Sauf que comme le comité, U-155 prévoit toutes les alternatives… Tel un arbre qui se divise en plusieurs branches, il connaît chacune de nos réactions possibles. Et les a anticiper. Peu importe le choix qu’on fait, aussi inhabituel soit-il, il l’a déjà appréhendé.

Je mettais en marche un programme, Hornet continua ses questions, on aurait dit qu’il voulait plus connaître mon système de pensée que d’avoir des réponses :
- Tu penses que le serveur n’est pas ici ? Me fit-il.
- Il est vrai qu’U-155 aurait pu modifier le code du billet…
- Mais?…
- Mais pas l’énigme. Aucune I.A ne peut avoir cette finesse-là. Le comité de l’époque a du passé du temps à la faire, c’est purement humain comme truc, c’est pour ça que comme vous tous, je me suis lançé dans cette base la tête baissé, persuadé que le serveur est à cet adresse.
- Alors quoi ?
- Je ne sais pas. Quoi qu’il en soit il faut arrêter de penser normalement, et utiliser les solutions à la Ripple, fis-je en enclenchant le synthétiseur.

La machine face à nous se mit en marche, une grande lumière blanche en sortit, 30 secondes plus tard, une arme apparue.
- Mais qu’est-ce c’est ? Demande Hornet.
Je saisis l’arme avec confiance.
- Je te présente le Ionique V2. Je viens de le… « créer ». Plus de solidité, plus de puissance, use moins de plutonium, et a une fonction de propulsion pour ne pas tuer. Sans doute l’I.A avait prévu que je fasse cela, mais tant pis, je me sens plus à l’aise avec.
- Je peux essayer ?
- Tu fais plus de 100 kg ? Fis-je ironiquement en sortant de la pièce.

De nouveau dans les couloirs, l’étape à suivre nous semblait peu évidente. Le silence était tellement parfait que quand mon téléphone sonna, Hornet et moi sursautâmes presque.
- Tu ne l’avais pas éteint ?
- On sait jamais, fis-je en décrochant.
Je m’attendais à entendre Togo ou encore Pliskin. Mais ce fut tout autre. Ce fut le son le plus strident et le plus paralysant de toute ma vie.
- IIIIIIIIiiiiiiiiIIIIIIIIIiiiiiiiiiIIIIIIIIII…
- AAAAAAAHHHH !! !
Me tenant toujours la tempe, j’entrais comme en transe, quelqu’un ou quelque chose avait enclenché grâce à ce son une fonction quelconque du savoir des patriotes en moi. Je sentais ce qu’il m’arrivait, j’étais comme sous hypnose. Je me mit à parler au téléphone sans raison :
- 45646HGT457224159HGKF…456GKH4...5 !
- Le compte y est ! Merci Ripple !
Ma raison revint :
- Ocelot ! Qu’est-ce que tu m’as fait espèce de pourri !
- Ripple, c’est Ocelot ?
- Ta… La ferme Hornet !
- Tu viens de me rendre un grand service Ripple Effect, tout rentre dans l’ordre comme prévu. Et n’essaye pas de t’opposer à moi, où ta fille mourra.
- N’essaye pas de m’avoir ordure ! Je sais que Samaëlle est prisonnière de U-155 et non du comité !
- Ne joues pas les naïfs Ripple, nous tenons toujours la vie de ta fille entre nos mains ! Souviens-toi comment Ork est mort…
- … Que…? Espèce de… Vous lui avait injecté un explosif dans la gorge ?
- Exact ! Mouhahahah! Et c’est moi qui détiens la télécommande ! Toute tentative d’U-155 de lui enlever l’explosif la tuera. Comme je la disais, nous tenons sa vie entre nos mains… Et nous te tenons toi ! Et si tu ne veux pas voir la gorge de ta fille exploser… Maintenant trouve le serveur au lieu de te balader au mauvaise endroit !
Il raccrocha sans que je puisse dire un mot. Qu’aurais-je pu lui dire de toute façon ? Rien du tout.

- C’était Ocelot hein ? Ce salaud qui m’a tiré sur la jambe !
Il ne fallait surtout pas qu’Hornet sache que Pliskin et moi étions les éléments principaux du plan des Patriotes pour pirater le serveur… Je me mis à transpirer, me préparant à l’assomer…
- Il faut absolument trouver ce serveur, continua-t-il, comme ça en plus de Barcelone et Warren, on pourra aussi sauver ta fille que ce salaud détient… Mais au fait, c’était quoi ce code qu’il t’a forcé à dire ?

Je respirai un coup. Il n’avait pas recollé les morceaux.
- Je … Je n’en sais rien, je…
Mon téléphone sonna de nouveau, je le regardai, puis regardai Hornet, j’hésitais à répondre. Mais il fallait que je le fasse, c’était peut-être Togo.
- A… Allo ?
- Ripple !
- Pliskin ? Fis-je en m’éloignant comme si je captais mal. Pourquoi m’appelle tu sur mon portable ?
- Je… Je viens de recevoir un texto… Une espèce de…
Soudain je me mit à comprendre :
- Oh merde…
- Quoi?
- Ce code, il vient de me le soutirer de force il y a quelques minutes. Rappelle-toi, il avait dit que je le détenais en moi.
- Mais de quoi parles-tu ?
- Ce code, c’est le code pour pouvoir briser les défenses d’U-155 et ainsi permettre au virus de…
- Pirater le serveur… Nom de dieu ! Pliskin fit un souffle de désespoir.
- Des nouvelles de tes amis ?…
- Non. Répondit-il inquièt.
- Bon.

Je raccrochai. Cette fois-ci, je ne pouvais plus reculer. J’avais inconsciemment fait mon choix. Comment ? Très simplement… J’avais trouver la force pour mentir sur le dernier chiffre à Ocelot, et par conséquant, Pliskin a des données érronés. Le piratage du serveur n’était plus une possibilité pour moi… De toute façon, il y avait quelques chose qui clochait depuis dans cette histoire. Dans les paroles d’Ocelot, dans ce qui m’étais arrivé tantôt… Plus que jamais, je devais renier mes sentiments personnel, et me fier au maximum à mon instinct. Quel revirement de ma part ! Togo appellerait ça de l’ironie. Pardonne-moi, ma fille…

- C’était qui ?
- Pliskin, sa radio ne marche plus.
Heuresement qu’Hornet était un piètre détectitive…

- Et maintenant, on fait quoi ?
- On pense autrement, on fait exactement le contraire que ce qu’on devait faire, que ce qu’on voulait faire. Si on était proche du serveur, des hommes d’U-155 nous auraient attaqués.
- Mais pourtant tu as dit…
- Attends…

Je me mit à réfléchir un instant… Le contraire… Je regardai ma montre, plus qu’une heure dix avant le supposé Ultimatum. Je me mit à courir dans le sens opposé. Retraversai le labo d’armes. Enjambai le corps de Solidus, repris les escaliers. Hornet me suivai tant bien que mal. Dix minutes plus tard, nous étions dans la librairie…
- Mais Ripple ? Pourquoi ?…
- Le vieux… Qui tenait cette librairie, pourquoi tu crois qu’il s’est cassé comme si sa boutique était foutu alors que le supposé massacre aurait du avoir lieu quelques centaines de mêtres plus bas ?

Je me mit à regarder autour de moi. Un sacré bordel littéraire… Des bouquins, des revues… Je me mis à tout balancer au sol. Toute la marchandise… Derrière le comptoir, le jackpot, une autre porte blindée se révéla derrière une pile de livres. Très mal cachée. Bien joué l’I.A, mais tu ne feras jamais aussi varié que l’humain.
- Incroyable, fit Hornet, regarde, il y a un code, et si tu rentrais…
- Le même que l’autre…
Après coup, un sifflement se fit, suivi d’une légère couche de fumée accompagnant l’ouverture de la porte. Un ascenseur se présenta. J’activai ma radio :
- Lockheed? Ici Ripple.
Il avait la voix essoufflé.
- Je t’écoute.
- Comment ça se passe au sixième sous-sol ?
- Tu ne me croirais pas si je te racontais… Et toi ?
- Bon alors deux choses, la première, c’est que la base est un leurre pour nous étudier et nous tester ou un truc dans le genre. Hornet et moi venons de trouver la vraie entrée…
- Bordel ! Et la seconde chose?…
- Il n’y a pas 6 sous-sols… Mais 150. Et on est face à un ascenseur qui y mène !
- Nom de… Bullet ! Pliskin ! On remonte tout de suite !… On arrive Ripple !

Soudain la porte de l’ascenseur se referma brutalement, et de tout les côtés du magasin et de l’éxterieur, des dizaines de ninjas en combinaisons noires comme ceux de tout à l’heure débarquèrent. Nous étions encerclés. Je remis tout doucement ma main sur ma radio et m’adressai une dernière fois à Lockheed :
- Fais vite quand même.
Mon Ionique sorti de sa sacoche.

FIN

Mecha
Mecha
Niveau 10
16 août 2006 à 01:25:54

Wahou ! Très bon texte ! L´expression est très riche et les dialogues excellents.

Néamoins :

"c’est que cet incident, qui par la grâce de dieu n’est pas aller jusqu’à la catastrophe"

Faute à "aller", c´était "allé". :-p

Bon je sais je suis chiant. xD Mais je voulais trouver quelque chose à redire. ^_^

Bon et je veux pas être lourd mais ça me rappelle une discussion (dispute ?) :fou: :

"Sauf que comme le comité, U-155 prévoit toutes les alternatives… Tel un arbre qui se divise en plusieurs branches, il connaît chacune de nos réactions possibles. Et les a anticiper. Peu importe le choix qu’on fait, aussi inhabituel soit-il, il l’a déjà appréhendé."

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
16 août 2006 à 01:55:44

A ton avis à la fin il va lui arriver quoi au serveur à la fin?
Apparement tu n´as pas retenue la phrase "Bien joué l’I.A, mais tu ne feras jamais aussi varié que l’humain." Qui dit varié dit imprévisible. Tellement imprévisible qu´aucun factorage au monde ne peut démontré ses réactions.

Mecha
Mecha
Niveau 10
16 août 2006 à 01:58:19

Ouais ouais, ok. On va pas relancer la discussion sinon ça va mal tourner. ^_^ Et quant au serveur ben franchement aucune idée de ce qui va bien pouvoir lui arriver. Tu viens sur IRC ?

Tarask001
Tarask001
Niveau 10
16 août 2006 à 13:12:02

Je vais aussi ârtir à la chasse à l´un des serveurs dans ma troisième partie de mes Chroniques, et Ultimate, ton projet "Opium" m´interesse au plus haut point, il faudra qu´on en parle :ok: ...

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
16 août 2006 à 14:41:10

Ouais avec plaisir! :ok:
C´est rien d´incroyable c´est juste histoire de donner une consistance aux forces d´U-155, ce sera toujours mieux que des ninjas ou des gars en costards. Au moins là on aura droit à des types perturbé, au cerveau lavé, très résistant, et peut être même issue de la saga MGS.

snake-hkljdfqml
snake-hkljdfqml
Niveau 10
16 août 2006 à 15:31:37

Difficile d´être concentré avec les maudites blagues sur le gris ou Johnny ! :fou:

Mais je suis assez intelligent pour dire qu´il s´agit là d´un très bon texte, comme toujours quoi...L´intrigue me plaît bien, vivement la suite ! :ok:

Mecha
Mecha
Niveau 10
16 août 2006 à 15:36:20

Moi plus j´avance dans ma chronique plus je me rends compte que le scénario n´est pas si fou que ça en fait. C´était juste mes schémas qui étaient un peu incompréhensibles. :fou:

snake-hkljdfqml
snake-hkljdfqml
Niveau 10
16 août 2006 à 15:58:24

Ouais tu remarques ça après souvent. :)

Mais il faut faire attention à ce que le topic ne se perde pas à force de vouloir trop forcer avec le scénario. Au bout d´un moment ça peut être énervant (pas pour nous mais pour les futurs lecteurs xD).

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
16 août 2006 à 16:36:14

On s´en fout! :fou:

Sinon MErci pour vos réactions, j´attends celles de Nab et Thunder pour qu´ensuite on parle de la fin de BW.

snake-hkljdfqml
snake-hkljdfqml
Niveau 10
16 août 2006 à 16:40:03

Non mais sérieusement, de plus à vouloir faire trop compliquer tu t´egouffres dans n´importe quoi après, et ça devient de plus en plus difficile par rapport aux évènements passés. :)

Mais rien ne vaut l´excuse du xD ! :fou:

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
16 août 2006 à 20:41:19

Super texte Ripple, maintenant j´attends le texte de Nab (faudra pas le faire raler... hum) et ensuite je te ponds le mien, ou si Nab préfère que je le fasse avant qu´il me le dise!

Et méchant le coup de mort sur causes gastrites! :lol:

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
16 août 2006 à 20:53:35

Nab repasse le lien vers le pseudo-site que t´as commencé pour le topic...

ThunderStriker
ThunderStriker
Niveau 10
17 août 2006 à 00:30:47

Vive MTS, ne l´oublions pas! :fete:

Liquid-Dante
Liquid-Dante
Niveau 8
17 août 2006 à 13:55:20

Soldat Dante

Bon c´est sur je fais bien mon comme back.Mais dites moi cer qui se passe!Et naked,tu compte me laissez soldat encore longtemp XD?!

Tarask001
Tarask001
Niveau 10
17 août 2006 à 16:21:00

T´es plus obligé de mettre tout le temps ton grade, maintenant on est plus libre au niveau des posts, les seuls posts où tu verras le nom de ton personage et son grade ce sera pour les textes...et pour ce qui est de te dire ce qui s´est passé, ben ce serait un peu long à expliquer.

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
17 août 2006 à 16:26:40

J´peux faire un résumé si tu veux, mais dit moi à partir d´ou. (Si tu reviens vraiment)

Ultimate_gamer0
Ultimate_gamer0
Niveau 19
17 août 2006 à 18:20:21

Hey Thunder comme on a pas de nouvelles de Nab continue BW histoire d´accelerer un peu les choses! :ok:

La vidéo du moment