Recrue Cornellius:
Je cicatrisais à peine de mes blessures et après seulement une heure de sommeil j´étais violemment tiré des bras de morphée par Stone. "Qu´est-ce que c´est que ce bordel?! m´exclamai-je
_Cornellius tu voulais un entrainement? Ben tu l´as, allez debout! disait-il d´un ton autoritaire
_Pffff...C´est une raison pour me tirer du lit comme ca? lui rétorquai-je en m´énervant alors que l´infirmière nous regardait avec des yeux de merlan frits.
_Oui et pas qu´un peu!
_Bon, quel est le programme, "MONSIEUR STONE" prononcai-je ironiquement.
_700 pompes, répondit-il fermement.
_Quoooooooi?! Hé, ho je m´appelle pas Mohamed Ali! fis-je à moitié souriant
_On insulte pas les grands boxers, tu me feras quelques pompes en plus. Fit-il en se croisant les bras.
_Vous n´avez donc rien de plus intéressant à me faire faire? Fis-je avec une once d´arrogance dans la voix.
_Suis moi. Dit-il soudain en se retournant d´un coup."
Nous montions les escaliers, moi deux marches par pas et lui quatre. Nous ne montions pas au deuxième, ni au troisième encore moins au quatrième étage, mais sur le toit... Je ne connaissais pas la raison de cette ascension soudaine, mais je ne m´étais pas gêné pour me mettre au bord du toit afin de mieux profiter de la vue sur le bosquet environnant. Je fus interrompu en pleine communion avec la nature par Stone qui m´attrappa par les pieds pour me mettre au dessus du vide et me dire:"Ces pompes tu vas les faire et plus vite que ca, fit-il d´un ton frigide.
_D´accord, d´accord! Mais s´il-vous-plaît lâchez moi, enfin non! Posez moi sur la terre ferme. Implorai-je"
Il s´executa tout de suite et moi aussi je n´hésita pas à faire les 700 pompes. 2h plus tard alors que j´étais au sol à moitié agonisant de mon effort sportif, Stone m´annonca Solennelement qu´il avait quelque chose d´important à me dire:"Dans à peu près 48h les troupes des Patriotes vont nous attaquer."Le choc fut de taille, à peine 1 jour que j´étais ici et on m´annoncait déjà une bataille contre la base elle-même! Je m´empressais de lui soutirer quelques informations supplémentaires sur l´attaque:"Pourquoi vont-ils nous attaquer?! Criai-je en m´étouffant dans ma sueur.
_Le pouvoir, comme d´habitude. Disait-il d´un air désabusé. Enfin va manger et rejoins moi à la salle d´entraînement. Je te préciserais plus de choses."
J´appuyais sur la touche de l´ascenseur menant au réféctoire fébrilement, mon sentiment était partagé entre la peur de mourir bêtement et le plaisir que je ressentirait à subir mon épreuve de feu face à un tel ennemi, pour prouver à tout le monde, à Stone à Naked, à tout FOXHOUND que je ne suis pas un gamin. Une fois devant mon repas je n´ose rien manger, je suis obnibullé par l´annonce qui vient de m´être faite. Par le fait que dans 48h l´endroit où je suis assis sera peut-être réduit en cendres sous les coups des soldats des patriotes, armés jusqu´au dents. Finalement je me contenterai de quatres carrés de sucre, histoire de ne pas m´évanouir comme un idiot durant mon probable entraînement dans la soirée.
Il y a bien les gens autour de moi qui scandent que je devrais être aussi rigoureux que mon père, que je suis un fils indigne, soit! Quelle honte à être le fils indigne d´un pantin des patriotes incapable de garder une situation familiale stable? Aurevoir père, aurevoir Raiden, éspérons que l´ordre des choses fasse en sorte que nous ne nous revoyons plus.
Je pousse prudemment la porte de la salle d´entraînement et j´entrapercois un stand de tir, un punching ball, un tatami et bien-sûr Stone assis sagement qui attendais la venue de son apprenti.
On prononce un bref "Salut." et je me dirige vers le stand de tir mon magnum à la main, il faut que je m´entraîne avant le jour J je ne veux pas voir mon nom écrit sur un monument commémoratif, je vais leur montrer que je suis capable de faire quelque chose.
Stone s´installe à ma droite sur une chaise dépliante rouge et commence à commenter mes tirs, en bon mentor:"Bof tes tirs, ton père ne devait pas avoir ca dans le sang, fit-il en haussant les sourcils.
_Il avait beau ne pas avoir ca dans le sang il a battu un des enfants terribles. Répliquai-je en le regardant du coin de l´oeil.
_Tu es donc le fils de Raiden je suppose. Interroga-t-il.
_Oui, en personne. Le fils de l´actuel chef de la C.I.A..Fis-je en soupirant.
_Si tu ésperes m´impressionner de la sorte, c´est raté. Pour moi tu es toujours un bleu. Disait-il sur un ton moqueur.
_Ce n´est pas mon but, je n´apprecie pas spécialement mon père voyez-vous. Expliquai-je.
_Comme moi. Disa-t-il d´un air mélancolique.
_Vous ne voulez pas me parler de votre père? Demandai-je poliment.
_Non, pas vraiment. Insista-t-il.
_Moi, mon père m´a fait vagabonder toute ma vie, disais-je en tirant sur une cible.
_Un peu comme moi, il m´aura fait bouger cette éspece de...Marmonait-il en serrant le poing.
_Pourquoi êtes vous à FOXHOUND? Moi je suis ici pour me libérer du cocon familial et pour accomplir mes idéaux. Fis-je en rechargeant mon pistolet.
_Moi...Non, tu ne pourrais pas comprendre. Fit-il avant de baisser la tête vers le sol.
_Essayez toujours, insistai-je.
_Bien dans ce cas là je vais te raconter une histoire...Entama-t-il.
_J´ai plus 5 ans merci. Disais-je les yeux au ciel.
_Je vais pas te raconter blanche-neige abruti...Disa-t-il d´un air éxaspéré."
Il m´enleva le chargeur de Magnum pour pouvoir continuer en toute tranquillité de me conter son histoire.
"Il était une fois, un jeune garcon et une jeune fille fous amoureux l´un de l´autre. Mais un jour les Patriotes arrivèrent, le jeune homme fut laissé pour mort et la jeune femme enlevée. Acheva-t-il.
_Ce jeune garcon, c´était vous? Demandai-je naïvement
_Non non, c´est le pape Jean-Louis IV, réponda-t-il ironiquement en soupirant.Et pour mettre fin à ma tragique histoire j´ai tué mon père, ce sale patriote.
_Evitez d´étaler votre histoire ca n´est jamais très bon et puis ca ne sert à rien sur le champ de bataille. Même si je parle de temps en temps de moi j´essaie d´oublier pour que ca ne me gêne plus. Mais bon ca n´est toujours qu´un conseil de bleu.
_Je ne peux pas oublier, je ne suis que ca, un rénégat, un patriote. Je suis sûr qu´ils viennent pour moi, ils ont déjà failli m´avoir en Australie...Avec Saladin.Soupira-t-il."
Son soupir se transforma peu à peu en respiration hâletante et sa transpiration en sueur froide, il se mettait à scander "Saladin!", il commena à saigner du nez. Je criai pour obtenir des secours mais rien n´y faisait, le seul médecin arrivé eu à peine le temps de l´entendre crier à nouveau "Saladin!" qu´il se prit le bras de Stone en pleine tête, celui-ci se leva et partit de la salle, laissant derrière lui le médecin au sol et moi, très intrigué par ce fameux : "Saladin".