Bonsoir à tous.
On ne pourrait commencer un commentaire sans un remerciement sincère pour le moment de distraction offert par l´équipe de Quantic. Remercions-les donc pour ce moment de plaisir (notamment pour la scène fort évocatrice du train /grin).
- Première remarque -
La grande liberté donnée dans le déroulement du jeu, malgré un découpage en chapitres/instants (simultanés ou non) assez linéaire, a par un malheureux side effect (effet de bord) un effet destructurant sur le jeu. La nécessité de faire progresser le jeu était difficilement conciliable avec la possibilité de décider du déroulement. Ainsi poser régulièrement les "mauvaises" questions ou exécuter de "mauvaises" action (voir en oublier) provoque une sorte d´incohérence dans le jeu. Le jeu progresse mais le compréhension de l´intrigue demeure dans un état provoqué par nos actions. Bien que le minimum nécessaire soit donné.
- Deuxième remarque -
Beaucoup ont trouvé le système de choix assez stressant et désagréable. Cela n´est pas faux. Cependant lors d´une conversation (par exemple) celle-ci doit être fluide, personne n´envisage une conversation faite de longs blancs répétés. Cela a pourtant l´effet désagréable d´induire une certaine confusion, la pertinence des mots-clés choisis pour représenter la réplique n´étant pas toujours excellente. Le joueur doit faire un choix sans avoir pu y réfléchir préalablement. Lors d´une conversation type nous pensons préalablement a ce que nous disons ou allons dire, cette introduction est absente du système.
J´épargne tous les jugements qui ne concernent que les goûts et les couleurs, à savoir graphismes, musiques, ambiances, etc. La jouabilité étant elle même quelque chose d´assez subjectif, même si je note une certaine rigidité des mouvements chez les personnages.
En tant que précurseur dans un genre conceptuel encore en friche, Fahrenheit fait bien, parfois même très bien. A défaut de devenir un jeu de légende il possède les qualités nécessaire à l´obtention du rang de référence.
Amicalement,
Andeval.