Tout d’abord merci.
Un peu d’aide et de chaleur sur cette neige omniprésente.
Le regard du policier au fond des yeux de Lucas, ce silence complice au souffle de l’enfant et puis les tourments de Markus et sa conscience. On peut dire et redire, disserter des heures sur tel ou tel effet graphique ou sur les séquences d’action. Fahrenheit nous immerge, un peu de lait au fond du frigo, nostalgie d’un couple à la dérive et la peur sournoise et constante. On entre dans Fahrenheit comme on entrait dans The Nomad soul, captivé une goutte de sueur qui serpente au front. Œuvre ésotérique teintée de gothique et de merveilleux avec aussi le stress de ce monde effréné. Non Carla, n’abandonne pas, la peur aussi dans les beaux yeux de Tiffany.
Que reste t’il le jeu fini ? Le combat épique d’un homme contre les anges, l’ombre de Jade ou les obsessions animalières du héros. Il reste l’essentiel un rêve/cauchemar éveillé que l’on oubliera certainement pas.
Alors oui, merci. A vous à David Cage à cette équipe qui a osé bousculer l’ordre si répétitif du jeu vidéo.
Le vent souffle et le froid ferait presque givrer les touches du clavier.
J’y retourne.