Allez, chose promise, chose due. Voilà la première partie de mon histoire, complètement bête, mais bon, vous me connaissez
Il s´agit d´un conte de fée mignon à en mourir. Vive les histoires à l´eau de rose, où le gentil gagne toujours, le méchant meurt et où la princesse malmenée s´en sort sans une bosse et avec le sourire. Pour ce conte-ci, le train-train habituel est quelque peu modifié.
Il y a bien une princesse, un preux chevalier et un méchant, mais qui ne vont pas s´en foutre plein la tronche. Et même que la fin sera pas triste, et il n´y aura pas de parties de jambes en l´air entre notre dévoué héros et sa chaudâsse de princesse.
Pour présenter notre troupe de joyeux drilles, commençons par présenter les héros. Tout d‘abord, le personnage basique, un nabot au chapeau bleu, à la tunique blanche et à l’épée en bois. Il se nomme Ryu, ça signifie dragon en chinois, mais dans son monde à lui, ça veut dire navet. Fidèlement suivi par son lèche-botte, le jeune Tartin, éternel blagueur raté et pas courageux pour un sou, il compte défier un ennemi qu’il ne connaît pas, parce qu’il a lu dans un vieux grimoire poussiéreux qu’il allait avoir l’occasion d’aider une jeune fille en détresse, et qu’à la fin de l’histoire, ça se terminerait bien pour lui, et qu’ils auraient des enfants, en plus. Comme c’est un petit vicieux, Ryu va donc aller sauver la princesse Nanar des griffes de Vadérétro, le méchant donc on ne connaît pas l’identité pour le moment, si ce n’est son nom.
Naïf au point de croire que les enfants, c’est pour bientôt, alors qu’il n’a même pas lu mon premier paragraphe, Ryu se lance à l’aventure, en traversant la forêt de Tunensortirapa, au nord de son village natal. Il est dit que tous ceux qui entrent dans cette forêt n’en sortent pas vivant… Bon, c’est toujours le même baratin dans les histoires, mais tant que ça marche…
Donc notre héros entre dans la forêt. Tartin, fidèlement accroché à son derrière, sursaute à la vue de la moindre bestiole innocente qui a le malheur de croiser sa route.
T : Je n’oublierais pas ce voyage, tu sais. J’aurais des histoires à raconter à mes futurs enfants, tu sais.
R : Tu n’auras pas d’enfants, et tu le sais.
T : Je sais… Mais si la princesse se marie avec moi, j’en aurais peut-être, tu sais.
R : C’est écrit que JE trouverais la princesse, et que ce sera avec MOI qu’elle aura des enfants.
T : Il ne faut pas toujours croire en les livres, tu sais…
Discussion très à l’ordre des choses du jour, et nos amis ne se rendent pas compte qu’un étranger les épie. Seulement, la discrétion n’étant pas son fort, il se fait repérer à cause d’un Frichi-Gompa, un animal qui passe son temps à alerter les autres.
? ?? : Argh ! Saleté de bestiole !
T : Sors de là ! On t’a vu !
R : Entendu, plutôt, mais c’est pareil.
? ?? : Je ne suis pas un méchant. Je viens ici pour chasser le Frichi-Gompa.
T : Euh oui, mais on pourrait en savoir un peu plus sur toi ? Qu’on sache au moins à qui on a affaire.
? ?? : Eh bien, je mesure 1.69 m, je pèse 12 kg et j’apprécie les soirées au coin du feu avec des amis.
R : Et ton nom ? On ne va pas t’appeler ? ?? à chaque fois !
? ?? : Oh oui, c’est vrai, je me nomme Artyubndhdbqgateriopyphkfjfruité. Mais pour faire simple, appelez-moi Arty.
T : Darty ?
A : Non, Arty, sans le D.
R : Tu nous disais que tu chassais le Frichi-Gompa. Pourquoi t’en prendre à de pauvres bêtes sans défense ?
A : Et vous alors ? Vous faîtes quoi dans cette forêt reculée du monde ?
T : Oh ! Nous sommes en mission pour assurer la vie de notre future progéniture. Je vais sauver une princesse en manque, et je vais lui faire sa fête.
R : C’est moi qui la sauverais, ne l’oublie pas. Et JE passerais la nuit avec elle.
T : Tu la feras tourner, alors.
A : Je dois me rendre à Jemesan Plupicé, si c’est également votre destination, on peut faire un bout de chemin ensemble.
T : D’accord. Alors en route.
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