SCENARIO : 18
Sans doute, le point le plus fort du jeu. Michel Ancel a créé une histoire formidable, qui, et ce bien que la trame dramatique soir largement épurée ( la double quête de la résolution d’un complot et de la libération de compagnons) nous apparaît complètement nouvelle, novatrice, fraîche. Sans doute parce que La vision de notre frenchie est résolument différente de celle de nos amis nippons. Le jeu rappelle certains aspects des jeux comme Pokemon Snap ou comme Zelda par exemple. Mais ici la nature bucolique côtoie les gratte-ciel d’une Venise futuriste et un porc remplace Pikachu, les symboles sont parlants…
Pari est réussi d’avoir réussi à créer un environnement urbain mellant nature profonde et technologie aussi cohérent et peu oppressant. Et faire naître des sentiments aussi forts avec un personnage aussi atypique qu’un cochon, tiens tout bonnement d’un miracle vidéo ludique. L’on se prend à avoir le cœur qui saigne quand il disparaît... On regrettera seulement de se retrouver flanqué d’un nouveau compagnon de route aussi nigaud qu’insipide. Comment remplacer Pey’j ? ! ! !
GRAPHISMES : 17
Tout est beau, léché, les environnements sont bien conçus, dessinés avec soin, les personnages sont originaux et très bien modélisés. On reste émerveillés tout le long de l’histoire par les décors qui deviennent très vites familiers. Les jeux d’ombres sont parfaitement réussis notamment sur l’eau sur laquelle l’on passera un long moment et ce avant de s’affranchir de la gravité pour aller dans l’espace et admirer constellations, planètes, et autres nuages stellaires. Tout bonnement jouissif et contemplatif…
BANDE SON : 19
La musique est magique, envoûtante, jamais irritante ou répétitive ; en totale osmose avec le jeu qui révèle, souligne, intensifie les différents ressorts narratifs et dramatiques de l’histoire. Une collaboration comparable à celle d’un Yann Thirsen sur un certain film de jeunet.
JOUABILITE : 17
La prise en main de l’héroïne est quasi immédiate. Ergonomiques, les principaux mouvements de bases sont simples et rapidement assimilés ( le saut automatique aide beaucoup). Les mouvements sont fluides, à part un certain handicap de visibilité au niveau des angles de caméras quelque fois mal orientés notamment dans les endroits plus étroits. Les menus sont clairs et la navigation part la souris coule comme dans du beurre. On retrouve dans ce jeu des phases d’infiltration qui sont apparemment l’apanage de Ubi Soft, mais la jouabilité n’a rien de comparable à un Splinter Cell, tant elle est souple.
DUREE DE VIE : 15
La durée de vie du soft n’est pas trop courte mais pas très longue non plus… C’est toute l’essence du jeu qui se voit plus comme une fiction, une aventure cinématographique qui se vit comme une expérience spectatoriele prenante et intense que comme une quête qui se prolongerai dans le temps.
On pourra finir l’intégralité des différentes quêtes autour de 15 heures de jeu. Certaines perles seront difficiles à obtenir alors que l’on pourra en récupérer 5 ou 6 en moins de 5 minutes. La quête des animaux, notamment des dernières photographies, pourra se révéler plus compliquée et donc plus longue.
Une expérience merveilleuse qui laissera un excellent souvenir et l’envie d’en voir une suite peut être un peu plus longue et éventuellement avec un mode multijoueur ( genre infiltration / défense comme celui de Splinter Cell Pandora Tomorrow ou un mode safari photographique), histoire de rester encore un peu plus dans l’environnement si prenant de ce jeu désormais culte.