Une fois le Venerable arrivé à portée, il va, par des tirs bien ajustés et des manœuvres habiles, le cribler de boulets. Désemparé, rasé comme un ponton, menaçant de couler bas, l´Anglais est en bien mauvaise posture. Les trois autres navires de Saumarez reviennent, hésitant à soit porter secours au Venerable, soit détruire ce Français insolent. Troude ne se laisse pas troubler, continuant son tir destructeur sur sa victime. Ils finissent par décider de sauver leur navire, laissant ainsi à Troude, blessé dans l´affaire, le loisir de s´offrir, en début d´après-midi, un retour triomphal dans le port de Cadix, où il est acclamé par la population, et où se trouvent déjà les autres rescapés du combat de la veille.