salut comme le titre l´indique je voudrais savoir l´histoire de l´aviation.
si vous pourriez me repondre vous seriez d´une immense generosité.
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Le problème c´est que ce que tu demandes est très long à expliquer néanmoins si tu es motivé tu peux lire ce qui suit :
L’histoire de l’aviation connaît un tournant décisif au début du XIXe siècle, grâce aux progrès réalisés dans les domaines de la construction et de la mécanique. On envisage à nouveau de faire voler des engins plus lourds que l’air, en remplaçant la force musculaire de l’homme par la force motrice d’une machine. De nombreuses expériences sont alors effectuées pour tenter de mettre au point des machines volantes, et pour parvenir ainsi à une meilleure compréhension du vol d’un engin. En 1809, l’inventeur britannique George Cayley publie un ouvrage intitulé Sur la navigation aérienne, dans lequel il expose avec justesse les différentes caractéristiques d’un aéroplane, préconisant l’emploi de l’hélice et du moteur à gaz ou à explosion. Il tente par la suite de prouver la justesse de ses théories en expérimentant plusieurs appareils pouvant embarquer un passager, dont l’un est doté d’une hélice à propulsion horizontale, fondé sur le principe de l’hélicoptère.
Dans les années 1840, on perfectionne le système de propulsion, élément fondamental de l’aéronautique, grâce à la mise en place d’un moteur à vapeur sur les machines volantes. Après le décollage qui s’effectue au moyen d’un câble, l’aéroplane équipé d’un tel moteur subit une certaine portance ( force dirigée vers le haut perpendiculairement au vecteur vitesse), sans cependant pouvoir prendre de l’altitude, le moteur demeurant trop lourd. En 1848, les inventeurs britanniques Stringfellow et Henson fabriquent un modèle réduit de leur « voiture aérienne à vapeur », et effectuent plusieurs vols planés. En 1871, l’inventeur français Alphonse Pénaud construit le premier engin propulsé par un élastique.
2.2.2 Vols non motorisés
Cependant, les moteurs de l’époque, outre leur poids excessif, ne possèdent pas la puissance nécessaire pour faire voler de tels aéroplanes. Se développent alors parallèlement de nombreux engins tentant d’imiter le vol des oiseaux, équipés pour la plupart de palettes ou de volets, et mus par la force musculaire d’un homme. Toutes les tentatives de vols à bord de ces appareils se soldent par des échecs, voire des tragédies. De nombreuses études sont également menées sur les planeurs, notamment par le Français Jean-Marie Le Bris, qui réussit en 1856 à faire voler pour la première fois un planeur.
Mais l’inventeur le plus fécond dans ce domaine demeure sans conteste l’Allemand Otto Lilienthal, qui expérimente de nombreux types de planeurs à partir de 1891. Il meurt cinq ans plus tard, à bord de l’un de ses prototypes, après avoir effectué au total plus de 2 000 glissades dans l’air. Reprenant les travaux de Lilienthal, l’Américain d’origine française Octave Chanute entreprend, par ailleurs, la synthèse des données théoriques et expérimentales relatives aux machines volantes, accumulées par ses prédécesseurs et contemporains. Cette étude contribue à la diffusion des connaissances en aéronautique : les recherches menées sur les planeurs influencent largement les constructeurs d’aéroplanes dans la conception des profils d’ailes.
2.3 Premiers succès
Avion d´Ader Conservé au Conservatoire national des arts et métiers à Paris, cet avion de Clément Ader fut construit à partir des vestiges du fameux Éole qui ne comportait qu´une seule hélice.ARTEPHOT/Brumaire
Grâce au perfectionnement des moteurs à vapeur et à combustion interne, les expériences effectuées sur des aéroplanes motorisés se multiplient à la fin du XIXe siècle. Le 9 octobre 1890, l’ingénieur français Clément Ader décolle du sol sur une distance de quelques dizaines de mètres à bord de l’Éole, dans le parc du château d’Armainvilliers : cet exploit entre dans l’histoire de l’aviation, constituant le premier vol en aéroplane. Ader, qui a obtenu le soutien des militaires pour expérimenter des prototypes d’aéroplanes motorisés, met fin à cette collaboration en 1898, tentant en vain de faire connaître aux Français son Avion III, prototype qu’il a conçu en 1897. Ruiné et désespéré, il sombre dans l’oubli : ce n’est qu’après sa mort que ses travaux sont reconnus à leur juste valeur, et qu’Ader est surnommé le « père de l’aviation ». On lui doit le mot « avion ».
Flyer des frères Wright Le 17 décembre 1903, à Kitty Hawk ( Caroline du Nord), l´Américain Wilbur Wright réussit à s´élever de 3 m à bord du Flyer, parcourant 36,5 m en 12 s.Photo Researchers, Inc./Science Source
Aux États-Unis, l’astronome et physicien Samuel Pierpont Langley fabrique en 1896 plusieurs modèles réduits d’aéroplanes, propulsés par vapeur. En 1903, son associé Charles M. Manly teste à deux reprises une version grandeur nature de ce type d’aéroplanes, mais à chaque fois, il sombre dans les eaux du fleuve Potomac. Le 17 décembre 1903, en Caroline du Nord, à Kitty Hawk, les frères Wilbur et Orville Wright réussissent le premier vol motorisé à bord d’un avion à deux hélices. Ce biplan, équipé d’un moteur à essence de 12 CV, exige une grande habileté de la part du pilote. En septembre 1904, les frères Wright effectuent le premier vol en demi-cercle, puis parviennent à décrire avec leur avion un circuit fermé.
2.4 Premiers records
Louis Blériot Le 25 juillet 1909, le Français Louis Blériot fut le premier aviateur à traverser la Manche.Corbis
Les années suivantes sont marquées par des compétitions sportives mondaines où se confrontent des pilotes amateurs en quête de records, stimulés par l’attrait des prix offerts par les industriels, les mécènes ou la presse populaire. À Paris, le premier vol authentifié par des témoins est réalisé le 12 novembre 1906 par le pilote brésilien Alberto Santos-Dumont. Ce jour-là, l’aviateur couvre sur la pelouse de Bagatelle une distance d’environ 220 m en 21,2 s à bord d’un monoplan de sa construction, le 14 bis. Cet appareil, muni d’un système de commande qui le rend plus maniable que le modèle des frères Wright, est propulsé par l’Antoinette, moteur capricieux mais néanmoins performant, conçu par le Français Levasseur. Outre Santos-Dumont, de nombreux autres aviateurs français comme Blériot ou Esnault-Pelterie défendent les avantages du monoplan, même si ce type d’appareil a le défaut d’être dangereux en virage. Pour tenter d’y remédier, de multiples procédés de stabilisation sont testés par les constructeurs, qui réalisent notamment des monoplans dotés d’ailes en forme de V très ouvert.
L’aéronautique connaît au cours de ces années pionnières des progrès spectaculaires qui se traduisent par des records de durée, de distance et d’altitude, ainsi que par l’apparition de nouveaux appareils. Le record le plus marquant de cette époque est sans nul doute celui qu’établit Louis Blériot le 25 juillet 1909, en traversant la Manche à bord d’un monoplan en 37 min, reliant Calais à Douvres. Le 28 mars 1910, l’ingénieur français Henri Fabre pilote avec succès le premier hydravion sur l’étang de Berre.
Outre-Atlantique, Orville Wright accomplit en septembre 1908 le premier vol de plus d’une heure, ainsi que le premier vol accompagné d’un passager. Ces essais sont interrompus le 17 septembre à la suite de l’accident d’avion dans lequel il périt avec son passager, Thomas E. Selfridge, tous deux devenant de ce fait les premières victimes de l’aviation motorisée. En 1911, l’aviateur américain Rodgers accomplit le premier vol transcontinental des États-Unis, de New York à Long Beach, en Californie.
2.5 Premiers investissements
En quelques années, l’aviation motorisée connaît en Europe comme aux États-Unis une telle évolution qu’on décide d’exploiter commercialement ce nouveau mode de transport. Ainsi, le 18 février 1911, le Français Henri Péquet réalise le premier transport de courrier par avion aux Indes ( voir Aérienne, poste). En France, des programmes de recherche axés sur l’aéronautique sont financés dès 1909 par des mécènes, comme l’industriel Henry Deutsch de La Meurthe, l’un des fondateurs de l’Aéro-Club de France. Mais l’État intervient rapidement pour soutenir ces actions, l’homme politique Paul Painlevé jouant notamment un rôle déterminant dans le développement de l’aviation. L’ingénieur Gustave Eiffel jette les fondements scientifiques de l’aérodynamique expérimentale en installant au pied de la tour Eiffel une soufflerie aérodynamique, où il teste des maquettes d’avions fournies par les constructeurs. À la veille de la Première Guerre mondiale, le laboratoire Eiffel, transféré à Auteuil, effectue ensuite des essais sur des avions de grandeur nature. La soufflerie Eiffel, brevetée en 1907, est adoptée par un grand nombre de laboratoires aérodynamiques, en France comme à l’étranger.
En dépit de ces efforts, dans les années 1910, les avions ne se révèlent pas être encore assez fiables, leur utilisation se limitant surtout aux compétitions sportives et aux démonstrations publiques. Mais la Première Guerre mondiale va constituer un formidable stimulant de l’aéronautique dans les pays belligérants ( France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie et États-Unis).
2.6 Première Guerre mondiale
Dans les premiers mois d’une guerre dont on prévoit une issue rapide, les chefs militaires n’ont recours à l’aviation que pour des opérations de reconnaissance ou d’information. Mais en raison de l’enlisement du conflit et de la stabilisation des fronts, les responsables des armées décident finalement de confier aux aviateurs des missions de plus en plus offensives. Cela conduit à apporter aux avions de nombreuses modifications techniques afin d’en améliorer les performances : on s’attache en particulier à augmenter la stabilité en vol, ainsi que la puissance des moteurs pour permettre d’embarquer une charge plus importante.
Pour répondre aux énormes besoins de l’armée de terre et assurer la protection de la marine, Paul Painlevé, ministre de la Guerre en 1917, fait adopter un programme de construction de plusieurs milliers d’avions de différents types ( bombardiers, avions de chasse, avions de reconnaissance, etc.). Ce programme de production est notamment destiné à préparer l’offensive de juillet 1918, pour laquelle le général Pershing envoie 1 million de soldats américains. Les principaux laboratoires de sciences appliquées à l’aéronautique sont mobilisés pour étudier avec précision certains mouvements ou phénomènes comme les vrilles et les piqués, ou encore le tangage et le roulis, en vue d’améliorer la stabilité des vols en régime acrobatique ( voir Avion). On recense alors plus d’avions construits et de pilotes formés durant les quatre années du conflit que pendant les treize années précédentes. Il est indéniable que l’ensemble des forces aériennes a contribué à la victoire des Alliés. Voir Aviation militaire.
2.7 Après la guerre
2.7.1 Nouveaux records
Charles Lindbergh Discours prononcé en 1927 par Charles Lindbergh à l´aéroport du Bourget, après sa traversée de l´Atlantique sans escale : « Lorsque j´ai atterri au Bourget il y a quelques semaines, j´étais impatient de voir l´Europe ; c´était mon premier voyage à l´étranger, et je ne me souciais pas du tout de mon retour. »Aimable autorisation de Gordon Skene Sound Collection. Tous droits réservés./THE BETTMANN ARCHIVE/UPI
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La quête des records se poursuit, une fois la guerre terminée. Ainsi, l’officier Read relie en 1919 les États-Unis à la Grande-Bretagne en trois étapes à bord d’un hydravion. Quelques mois plus tard, les Britanniques Alcock et Brown réussissent le premier vol transatlantique sans escale à bord d’un bombardier, de Terre-Neuve à Cliffden ( Irlande), soit une distance de plus de 3 000 km. En 1920, l’Américain Rudolph W. Schroeder est le premier aviateur à voler à plus de 10 000 m d’altitude. Les 2 et 3 mai 1923, les Américains Macready et Kelly traversent pour la première fois le continent nord-américain sans escale. Le premier vol complet autour du monde est réalisé en six mois et demi sur trois avions américains Douglas, qui reviennent à leur point de départ en 1924.
Mais l’exploit qui marque le plus les esprits est celui établi par Charles Lindbergh, qui effectue, les 20 et 21 mai 1927, la première traversée de l’Atlantique, sans escale et en solitaire. Il relie l’Amérique du Nord à la France en 33 h 30 min, après avoir parcouru une distance de 5 809 km, à bord du Spirit of Saint Louis. En 1929, le pilote français Dieudonné Costes établit avec Maurice Bellonte le record du monde de distance en ligne droite, parcourant 7 905 km. Le 2 septembre 1930, il effectue la première liaison sans escale Paris-New York.
2.7.2 Intervention de l’État en France
En 1928, le gouvernement français décide de créer un ministère de l’Air, ainsi qu’une direction technique de l’aviation confiée à un ingénieur réputé, Albert Caquot. Des instituts scientifiques sont fondés à Paris, Lille, Marseille et Toulouse afin d’étudier l’aéronautique, et les collaborations entre scientifiques, ingénieurs et industriels sont largement encouragées. Cette politique a pour but de développer la production aéronautique française, afin de pouvoir rivaliser avec les autres constructeurs d’avions. Mais la politique de Caquot n’a pas les effets escomptés, malgré les sommes énormes distribuées à l’industrie et à la recherche appliquée. Les échecs des tentatives de regroupements des constructeurs ( Société générale d’aviation), les liquidations ( Louis Breguet) et les déclins de certains constructeurs ( Latécoère) amènent Caquot à démissionner en 1932.
Toutefois, Caquot a plus de succès sur le plan scientifique en favorisant la formation d’un grand nombre de chercheurs et d’enseignants dans un domaine scientifique qui venait de naître, la mécanique des fluides. Il est également à l’origine de la formation d’ingénieurs civils spécialisés en aéronautique, avec la création en 1928 de l’École nationale supérieure de l’aéronautique ( Sup Aéro). Ces initiatives vont garantir l’excellent niveau scientifique de l’aviation française ( ingénieurs, techniciens, enseignants et chercheurs) à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Par ailleurs, elles préparent la naissance d’institutions comme l’Office national des études et recherches aérospatiales ( Onera), créé en 1946, et le Centre national d´études spatiales ( CNES), fondé en 1952.
2.7.3 Premiers réseaux commerciaux
Antoine de Saint-Exupéry Posant en janvier 1938 en compagnie de son mécanicien André Prévot, Antoine de Saint-Exupéry ( à droite) prit part aux premiers vols long-courriers de l´histoire de l´aviation. Il périt en 1944 au cours d´une mission.Sygma/L´Illustration
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Assemblage de Boeing ( États-Unis) Assemblage d´avions Boeing dans l´État de Washington en 1933.The Boeing Co. Archives
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Les progrès accomplis en aéronautique pendant la Première Guerre mondiale, puis le retour à la paix favorisent l’exploitation civile et commerciale de l’aviation après 1918. Des compagnies aériennes se créent ainsi dans les principaux pays industrialisés, mettant en place des lignes régulières destinées essentiellement au transport de passagers et de courrier. On assiste par exemple à la naissance de Pan Am aux États-Unis, de Lufthansa en Allemagne ou de Drobolet en Russie. En France, l’industriel Pierre Latécoère fonde en 1919 les lignes Latécoère, qui relient dans un premier temps la France au Maroc. À partir du 1er juin 1925, elles assurent également la liaison Toulouse-Casablanca-Dakar, sur laquelle s’illustre Antoine de Saint-Exupéry.
DC-3 des années 1930 Le Douglas DC-3 fut mis en service en 1936 pour le transport de passagers. Cet avion était équipé de cabines pressurisées, innovation pour l´époque.Photo Researchers, Inc./R.J. Chamberlin
et voilà la suite :
En 1927, les lignes Latécoère sont vendues pour donner naissance à la Compagnie générale aéropostale. Celle-ci s’implante en Amérique du Sud, fondant en 1928 la ligne Rio de Janeiro-Buenos Aires, inaugurée par l’aviateur français Jean Mermoz. En 1929, ce pilote de l’Aéropostale franchit pour la première fois la cordillère des Andes puis, les 12 et 13 mai 1930, établit avec Dabry et Gimié la première liaison aérienne entre la France et l’Amérique du Sud. Ainsi, en très peu de temps, l’aviation française se fait une place éminente dans le transport aérien en Amérique du Sud. Toutefois, l’Aéropostale, affaiblie par les répercussions de la crise économique de 1929, est vendue en 1933 à la compagnie Air France qui vient de se créer.
Jean Mermoz Pilote de l´Aéropostale, le Français Jean Mermoz établit en 1930 la première liaison aérienne France-Amérique du Sud. Il disparut en mer en 1936.Roger-Viollet
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, les principaux pays industrialisés disposent ainsi d’une aviation commerciale structurée, qui ouvre progressivement ses lignes au transport de passagers. Les compagnies américaines sont alors les plus présentes dans le monde, avec en première ligne la Pan Am qui dessert 47 pays au début des années quarante. Voir aérien, transport.
2.8 Seconde Guerre mondiale
2.8.1 Programmes de réarmement
2.8.1.1 Tendances générales
Chasseur Fairey Swordfish Les chasseurs britanniques Fairey Swordfish s´illustrèrent au cours de la Seconde Guerre mondiale, contribuant notamment aux victoires navales des Alliés en 1940 et 1941.Robert Harding Picture Library/Ian A. Griffiths
L’aviation qui n’a été qu’une arme d’appoint durant la Première Guerre mondiale se révèle être une arme décisive dans ce nouveau conflit mondial. Pour les besoins de cette guerre, d’importants progrès sont à nouveau accomplis dans un laps de temps très court, permettant de perfectionner les différents types d’appareils tels que bombardiers, avions de combat, avions de chasse, avions de transport de troupes terrestres ou de parachutistes, ou encore avions de transport de matériel. Tous ces avions doivent être capables de décoller et d’atterrir sur tout type de terrain, de résister à n’importe quel climat, et de franchir tout obstacle ( océans, montagnes, etc.).
Dans tous les pays en guerre, ces améliorations techniques accompagnent la fabrication massive d’appareils. Aux États-Unis, la production industrielle d’avions explose littéralement, passant de 600 appareils en décembre 1940 à 5 500 deux ans plus tard. En 1941, le nombre de personnes employées dans l’industrie aéronautique américaine s’élève à 450 000, contre 193 000 à la veille de la guerre. Au total, environ 675 000 avions sont construits dans le monde durant les six années du conflit. Voir aviation militaire.
2.8.1.2 En France
Dès 1935, le gouvernement français avait mobilisé l’industrie et la recherche scientifique dans le cadre d’un réarmement. Ainsi, l’État produit déjà 400 appareils de guerre par mois en 1938, soit le double de la production britannique. En septembre 1939, Albert Caquot, devenu directeur des sociétés aéronautiques nationalisées, est rappelé pour mettre en œuvre un programme accéléré de construction d’appareils, différé depuis 1937. L’objectif étant de parvenir rapidement à une production de 1 600 appareils par mois, 7 000 entreprises sont alors mobilisées dans ce dessein. Les effectifs de production sont passés ainsi de 35 000 salariés au début du réarmement à 88 000 en 1938 et à plus de 170 000 au début de l’année 1940.
2.8.1.3 En Allemagne
La France, en fabriquant 400 avions par mois en 1938, se trouve encore loin derrière l’Allemagne, qui a atteint la même année une production mensuelle de 1 000 appareils. Le 10 mai 1940, les Allemands peuvent engager ainsi 3 600 avions lors de l’attaque de l’Ouest, surpassant la flotte des Alliés ( France et Royaume-Uni) de plusieurs centaines d’appareils. Mais dès 1942, l’industrie aéronautique allemande doit ralentir sa production en raison des bombardements anglais et américains. En dépit de ces conditions difficiles, l’Allemagne parvient néanmoins à faire preuve de combativité et de ressources en élaborant des armes secrètes. Elle met ainsi en service des chasseurs équipés de moteurs à réaction, ainsi que des engins propulsés par fusée, les fameux missiles V1 et V2, qui servent au bombardement de Londres en 1944.
2.8.2 Modernisation des aéroports
Lorsque la guerre éclate, il faut également rénover les aéroports et les bases aériennes, afin qu’ils puissent accueillir des appareils beaucoup plus lourds qu’autrefois, et surtout en nombre bien plus important. Le réaménagement de l’aéroport du Bourget, qui a déjà servi durant la Première Guerre mondiale à l’aviation civile et militaire, devient nécessaire. Avant 1939, on a déjà dû moderniser ses installations, pour répondre à un trafic aérien en constante augmentation ( 66 600 voyageurs en 1932, 138 200 en 1938). Dans ce but, on y a construit en 1935 une piste provisoire en béton, la pelouse traditionnelle ne permettant pas aux gros appareils de décoller et d’atterrir sans risques. Mis au point par les ingénieurs des Ponts et Chaussées, ce revêtement en béton a été ensuite adopté par la plupart des grands aéroports français à la veille de la guerre. Mais ce type de piste s’avère onéreux, si bien qu’on préfère, à partir de 1941, utiliser une piste en gravier d’un coût moins élevé, préconisée par les ingénieurs américains. La plupart des bases aériennes et aéroports français ( Le Bourget, Marignane, etc.) sont bombardés dans les mois qui précèdent la Libération.
2.9 Après 1945
2.9.1 Améliorations techniques
Durant les trois décennies qui suivent la Seconde Guerre mondiale, des progrès considérables sont enregistrés dans tous les domaines de l’industrie aéronautique. On augmente régulièrement la capacité et la vitesse des appareils, tout en améliorant les conditions de décollage et d’atterrissage, ainsi que le confort des passagers. On dote les avions de cabines pressurisées, ce qui leur permet de voler à très haute altitude, de l’ordre de 10 000 m. Équipés d’instruments de navigation plus fiables, les appareils commerciaux deviennent plus sûrs et plus confortables, tout en présentant des performances techniques bien meilleures.
2.9.1.1 Nouveaux modèles d’avions
Boeing 747 Mis en service en 1970, le Boeing 747, communément appelé jumbo jet, a été le premier des avions gros-porteurs de l´aviation civile. Muni de 4 réacteurs, il évolue à la vitesse de croisière de Mach 0,85 ( soit environ 900 km/h) et peut transporter environ 500 passagers, selon sa configuration ( 747-200, 747-300 ou 747-400).The Boeing Company
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Avion supersonique TU-144 Le Tupolev TU-144 est le premier avion supersonique commercial du monde. Il mesure environ 66 m de long, 10 m de large et a une envergure d´environ 29 m. Sa vitesse maximale est d´environ 2 500 km/h ( Mach 2,35).
Conçu par l´ingénieur aéronautique soviétique Andreï Tupolev pour concurrencer le Concorde franco-britannique, le TU-144 vole pour la première fois dans un aéroport moscovite le 31 décembre 1968, devançant son homologue occidental de quelques mois. Doté de quatre turboréacteurs, il franchit pour la première fois le mur du son en juin 1969. Mais le 3 juin 1973, un TU-144 s´écrase lors d´une démonstration au salon du Bourget, brisant ainsi sa carrière commerciale internationale. Toutefois, il entame son service de transport du courrier en 1975 et de passagers en 1977, au-dessus du sol soviétique. Il peut transporter un maximum de 140 passagers ( plus six membres d´équipage). Mais le crash d´un nouvel appareil ( sans passager) en 1978, en Russie, fait à nouveau la une des journaux et entraîne le retrait définitif du TU-144.
En 1993, un accord entre les États-Unis et la Russie est signé pour la collaboration des deux pays au développement d´un nouvel avion supersonique pour le transport de passagers. Le TU-144 sert de base à ce projet. Un appareil est alors remis en état avec l´aide de la NASA, côté américain, et de ANTK Tupolev, côté russe, et vole pour la première fois en 1996. Pour des raisons financières, le projet est provisoirement interrompu en 1999.Corbis/Bettmann
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Après la guerre se développent les avions dotés d’une propulsion à réaction, ainsi que les appareils supersoniques ( voir aérodynamique). Le 11 novembre 1946, Daniel Rastel pilote le premier avion à réaction français, un SO 6 000 Triton, tandis que le 14 octobre 1947, l’Américain Charles Yeager devient le premier aviateur à franchir le mur du son. En 1952 est mis en service le premier avion commercial à réaction, le Comet britannique, rapidement suivi par d’autres appareils de ce type, comme le Boeing 707 ou la Caravelle. Puis apparaissent, dans les années soixante-dix, les premiers avions gros-porteurs comme le Douglas DC-10 ou le Boeing 747.
Concorde Avion long-courrier supersonique de création franco-britannique mis en service en 1976, le Concorde est un avion mythique, symbole d´une rare suprématie technologique des Français et des Anglais sur les Américains.Photo Researchers, Inc./Anthony Mercieca
En 1976, est inauguré le premier appareil supersonique civil, l’avion franco-britannique Concorde, reliant les États-Unis à Londres et à Paris. Cependant, le remarquable succès technique de cet appareil se solde rapidement par un échec commercial. Toutefois, la France conserve sa place parmi les grandes industries aéronautiques, grâce à sa participation dans le consortium de constructeurs européens Airbus Industrie. Ce groupement, réunissant la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, produit en effet plusieurs modèles d’avions très performants, comme l’Airbus A-320, concurrent direct du Boeing 757, qui peut être aujourd’hui considéré comme une double réussite technologique et commerciale.
pas mal trouvé quent_eagle!! ![]()
j´espère au moins qu´il en a lu une partie, car si on s´y met un peu c´est très interessant
pendant que tu y es, j´aimerais connaitre l´histoire de France ! !!
merci beaucoup quent_eagle de t´etre donné la peine de me repondre
Voilà pour l´histoire de France!!
http://perso.club-internet.fr/lauhic/
@+++
PS:je sais je suis beaucoup plus flemmeard que quent_eagle!!! ![]()
Et d´où vient cette intéressante et synthétique histoire de l´aviation ? D´une encyclopédie ou d´un site internet ?
Comment ageofvince tu doutes du fait que j´ai tapé ce texte en faisant appel à ma connaissance ? lol Tu as raison ce texte vient d´une encyclopédie pas mal fichue du tout : Encarta 2004
AU fait petitamateur ya pas de prob, a ton service. La question, c´était pour un exposé ?