Ici, les orques sont formatées comme de vrais Mickey Mouse pour les besoins d’un public abruti de pop-corn et de soft drinks. Et tant mieux si ces baleines tueuses y perdent leur éthique, leurs valeurs et toutes leurs connaissances durement acquises au cours des trente derniers millions d’années : elles ne sont plus là que pour participer à des spectacles qui n’ont absolument plus rien à voir avec une quelconque information sur la vie marine.
Le Marineland d’Antibes n’a pas été le dernier d’ailleurs à suivre l’exemple de ses modèles américains : désormais, en France, comme aux USA, les shows d’orques ou de dauphins s’intègrent à des dramatisations dignes des meilleurs concerts de rock : pirates, bateaux fantômes, lasers, murs d´eau et musiques tonitruantes sont mises à profit pour casser l’ennui profond des spectacles traditionnels, conçus dans les années trente.
Aujourd´hui, le public imbécile qui paie pour voir ce genre de choses n´en a plus rien à cirer de la protection des océans, ni des cultures non-humaines : il veut juste un max de fun pour le pognon qu´il lâche !
Les cétacés ne sont plus désormais que des acteurs secondaires, des faire-valoir dans ces délirantes mises en scènes théâtrales.