Hier, une envie frénétique me fit prendre conscience du mal-être. Coute que coute. Je me devais d´emprunter les rues mal éclairées de Dobuita, et fouler l´asphalte des allées au goudron craquelé. J´aurais volontiers fait un saut au parc De Yamanose, mais je sais que ma promise ne m´y attendait guère. Un coup de fil de la veille, nous liait, mais un certain malaise demeurait entre nous, comme si nous retenions nos sentiments, par peur de se les avouer. Nozomi me regardait avec ses yeux brillants et une lueur triste enflammait son regard. Je ne pouvais réagir à ses appels silencieux. Nous étions déchirés par nos engagements, et même si le destin, nous rapprocherait peut être, elle partirait inéxorablement. A ces seules pensées, mes yeux s´embuent. Un petit coup de chiffon sur ma Dreamcast poussiereuse, et je replonge, je la rejoins je lui avout tout, mon amour, mes résolutions et mes promesses, mais comment lui confier pareille révélation. Vais je la froisser, l´effrayer ou la surprendre ?
Décidément, dans mon vêtement de "Ryo Hazuki", je ne sais que faire, j´hésite et je tatonne.
Ah Nozomi. un jour viendra.