Best Of the Super Juniors XVIII Final - Kota Ibushi vs. Ryusuke Taguchi.
NJPW Best Of The Super Juniors XVIII ~Bring It On~ - Jour 10
10 Juin 2010
Tokyo Korakuen Hall, Tokyo, Japan
2005 spectateurs
Ce match est un exemple de ce que j'aime chez les Juniors Heavyweight : du bon TNA (nan pas oxymore), de la Total Nonstop Action, mais en bien fait, pas une random spotfest comme tu peux en voir lorsque tu regardes un match d'Evan Bourne (tiens prend ça toi), un truc avec un fil conducteur, intense et que te tiens en haleine tout en te faisant halluciner par les gros bumps.
Pour tout replacer dans son contexte, ce match c'est la finale du plus gros BOSJ jamais organisé (18 catcheurs), et oppose Kota Ibushi, une des plus grosse star en quasi-freelance qui existe, un mec bourré de talent qui a été en final l'année passée, qui a échoué plusieurs fois à conquérir l'IWGP Jr. Heavyweight Title de Prince Devitt, et qui depuis a évolué. Il arrive déterminé à mort, prêt à faire mordre la poussière à... Ryusuke Taguchi, partenaire de Devitt et co-détenteur avec ce dernier de l'IWGP Jr. Heavyweight Tag Team. Il a battu son compère en demies (hasard du tirage héhé), et représente donc un peu la partie "Devitt" de la storyline entre lui et Ibushi.
Faut savoir aussi qu'en ce temps là Devitt est full momentum, un des mecs les plus overs et tout, donc forcément ça porte un peu beaucoup le Funky Weapon, qui se gratifie de plus de chants de la part de la foule que son adversaire. Cependant, Ibushi n'est pas en reste niveau pop, une petite Japonaise a du perdre sa virginité pendant le combat comme me l'indiquent les cris très aigus attestant d'un plaisir féminin assez impressionnant, qui semblent vouloir dire "Ibushiiiiii". Tout ça pour dire que la foule est à donf dans le truc, et que ça ne peut que faire du bien au match, lui donnant +15 en intensité.
Le match en lui-même est basé sur une construction classique chez les Juniors Heavyweight, à savoir ("und zwar" en allemand, je le case sinon ça m'aura servi à rien durant toute ma vie et ce serait trotzdem dommage) un échange de très courtes périodes de domination, entrecoupées de petites scénettes de... de "claques"-battle, on peut pas appeler ça autrement désolé, et d'échanges de coups un peu plus virils genre des coups de genou, etc... Mais ce sont les petites périodes de dominations qui sont les plus intéressantes à matter, avec un ratio de bumps à la seconde qui tend vers + l'infini.
Ces courtes périodes donc, rendent compte d'un parallélisme assez bien foutu, on se rend les coups l'un l'autre avec quelques minutes de décalages, un dive vers l'extérieur du ring pour moi = un dive vers l'extérieur du ring pour toi, une powerbomb pour moi = une powerbomb pour toi, décidément le Japonais est très partageur. Ca influe sur la psychologique assez fortement présente dans ce match, avec bien sûr un nombre de neafalls assez conséquent pour 20 minutes de combat. Mais il est important de signaler, toujours bien exploités. C'est crédible et ça va vite. C'est ça qu'on kiffe.
Niveau individuel, Taguchi m'a bluffé, je me suis réconcilié avec lui. Ibushi quant à lui est fidèle à lui-même, possédant un taux d'awesomeness impressionnant. Les mecs aiment travailler ensemble on dirait, le tout est crédible, et l'histoire bien racontée. Cette histoire, c'est celle d'Ibushi qui veut à tout prix remporter ce tournoi, d'ailleurs le mec se la jouera un peu Hogan sur les bords, mais c'est pas grave on kiff. Taguchi n'est pas mal non-plus, plusieurs Dodon de tentés, nearfalls suivis d'une prise de tête genre "WTF he kicked out !". Niveau drama c'est classe.
Le finish est quand à lui très intense, et puis émouvant. Ibushi qui se jette dans les bras de l'arbitre une fois vainqueur, Taguchi et Kota au sol qui se serrent la main après le match, exténués, Ibushi au bord des larmes, etc... C'est dans la continuité du match, et c'est BEAU.
En résumé, un putain de match de Juniors, un MOTYc pour moi, assurément, aussi porté par le fait que tu peux voir Jushin Liger en t-shirt jaune (héhé) et survêtement bleu. Ca n'a pas tellement de prix non plus.
Si je devais mettre une note, je donnerais **** 1/2. Longue vie à Ibushi.