C'est bien ce que je me disais. Je vais répondre pour l'affaire Humbert et pour la peine de mort.
On s'est tous mis d'accord pour dire qu'après la vie, c'était le néant. La fin de toute sensation, de tout sentiment. La fin de la jouissance, de la souffrance, la fin de la vie.
Or, pour ce monsieur Humbert... Lui ne pouvait rien faire. Quoi qu'il aurait pu faire, jamais sa souffrance n'aurait pu être dépassée par un quelconque plaisir. Qu'il demande la mort est tout à fait compréhensible, un être humain innocent ne devrait jamais avoir à subir de telles douleurs.
Et pour ces ordures... Qu'est-ce que vous croyez ? Que la mort est une punition ? Non. La mort les libère de toute souffrance éventuelle, de tout sentiment de culpabilité éventuel. On ne sent rien quand on meurt, c'est simplement la fin des jouissances et des douleurs. Où est la punition là-dedans ?
Tandis que si on les envoie moisir dans une cellule à perpétuité, ils seront assis toute leur vie à se remettre en question, à se demander pourquoi est-ce qu'ils ont délibérément choisi de souffrir, pourquoi ils ont choisi la souffrance tant qu'ils vivront alors qu'une vie normale aurait eu son lot de plaisirs et de douleurs.
Voilà... Je le vois comme ça. La pire des punitions, c'est la condamnation à l'inaction, à la passivité forcée, à la remise en question et la souffrance morale. Pourquoi vous croyez que des prisonniers tentent le suicide ? C'est parce qu'il s'agit d'une libération.