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Liste des sujets

{-(Suite de mots)-}

chad-_-le-_-kon
chad-_-le-_-kon
Niveau 3
17 novembre 2006 à 19:27:38

liquide remplaçant le sperme lors de la production d´angle_siam :oui: :d) pourquoi pas de l´eau?!

chad-_-le-_-kon
chad-_-le-_-kon
Niveau 3
18 novembre 2006 à 14:47:07

pourquoi pas de l´eau?! :d) edge

cryme-tyme35
cryme-tyme35
Niveau 10
18 novembre 2006 à 14:54:06

edge :d) lita

coperfield
coperfield
Niveau 5
18 novembre 2006 à 14:56:56

Pas de suite soi meme merci

liquide remplaçant le sperme lors de la production d´angle_slam :d) Obssession

chad-_-le-_-kon
chad-_-le-_-kon
Niveau 3
18 novembre 2006 à 15:47:55

obsession :d) angle et ses pseudo!!

dhp
dhp
Niveau 10
08 décembre 2006 à 19:57:19

angle et ses pseudo!! :d) Ca fait longtemps que je ne les compte plus.

electronic91
electronic91
Niveau 10
08 décembre 2006 à 20:01:55

Ca fait longtemps que je ne les compte plus. :d) Les flooders du week-end sur ce forum.

Chad-English
Chad-English
Niveau 4
15 décembre 2006 à 19:24:47

On se lèvera tous les jours à dix heures du matin. A ce moment, les quatre fouteurs qui n´auront pas été de service pendant la nuit viendront rendre visite aux amis et amèneront chacun avec eux un petit garçon; ils passeront successivement d´une chambre à l´autre. Eux agiront au gré et aux désirs des amis, mais dans les commencements les petits garçons qu´ils amèneront ne seront que pour la perspective, car il est décidé et arrangé que les huit pucelages des cons des jeunes filles ne seront enlevés que dans le mois de décembre, et ceux de leurs culs, ainsi que deux des culs des huit jeunes garçons, ne le seront que dans le cours de janvier, et cela afin de laisser irriter la volupté par l´accroissement d´un désir sans cesse enflammé et jamais satisfait, état qui doit nécessairement conduire à une certaine fureur lubrique que les amis travaillent à provoquer comme une des situations les plus délicieuses de la lubricité.
A onze heures, les amis se rendront dans l´appartement des jeunes filles. C´est là que sera servi le déjeuner, consistant en chocolat ou en rôties au vin d´Espagne, ou autres confortatifs restaurants. Ce déjeuner sera servi par les huit filles nues, aidées des deux vieilles Marie et Louison, que l´on affecte au sérail des filles, les deux autres devant l´être à celui des garçons. Si les amis ont envie de commettre des impudicités avec les filles pendant ce déjeuner, avant ou après, elles s´y prêteront avec la résignation qui leur est enjointe et à laquelle elles ne manqueraient pas sans une dure punition. Mais on convient qu´il ne sera point fait de parties secrètes et particulières à ce moment-là, et que si l´on veut paillarder un instant, ce sera entre soi et devant tout ce qui assistera au déjeuner. Les filles auront pour coutume générale de se mettre toujours à genoux chaque fois qu´elles verront ou rencontreront un ami, et elles y resteront jusqu´à ce qu´on leur dise de se relever. Elles seules, les épouses et les vieilles seront soumises à ces lois. On en dispense tout le reste, mais tout le monde sera tenu à n´appeler jamais que monseigneur chacun des amis.
Avant de sortir de la chambre des filles, celui des amis chargé de la tenue du mois (l´intention étant que chaque mois un ami ait le détail de tout et que chacun y passe à son tour dans l´ordre suivant, savoir: Durcet pendant novembre, l´évêque pendant décembre, le président pendant janvier et le duc pendant février), celui donc des amis qui sera de mois, avant de sortir de l´appartement des filles, les examinera toutes les unes après es autres, pour voir si elles sont dans l´état où il leur aura été enjoint de se tenir, ce qui sera signifié chaque matin aux vieilles et réglé sur le besoin que l´on aura de les tenir en tel ou tel état. Comme il est sévèrement défendu d´aller à la garde-robe ailleurs que dans la chapelle, qui a été arrangée et destinée pour cela, et défendu d´y aller sans une permission particulière, laquelle est souvent refusée, et pour cause, l´ami qui sera de mois examinera avec soin, sitôt après le déjeuner, toutes les garde-robes particulières des filles, et dans l´un ou l´autre cas de contravention aux deux objets ci-dessus désignés, la délinquante sera condamnée à peine afflictive.
On passera de là dans l´appartement des garçons, afin d´y faire les mêmes visites et de condamner également les délinquants à peine capitale. Les quatre petits garçons qui n´auront point été le matin chez les amis les recevront cette fois-là, quand ils viendront dans leur chambre, et ils se déculotteront devant eux; les quatre autres se tiendront debout sans rien faire et attendront les ordres qui leur seront donnés. Messieurs paillarderont ou non avec ces quatre qu´ils n´auront point encore vus de la journée, mais ce qu´ils feront sera en public: point de tête-à-tête à ces heures-là. A une heure, ceux ou celles des filles ou des garçons, tant grands que petits, qui auront obtenu la permission d´aller à des besoins pressés, c´est-à-dire aux gros (et cette permission ne s´accordera jamais que très difficilement et à un tiers au plus des sujets), ceux-là, dis je, se rendront à la chapelle où tout a été artistement disposé pour les voluptés analogues à ce genre-là. Ils y trouveront les quatre amis qui les attendront jusqu´à deux heures, et jamais plus tard, et qui les disposeront, comme ils le jugeront convenable aux voluptés de ce genre qu´ils auront envie de se passer. De deux à trois, on servira les deux premières tables qui dîneront à la même heure, l´une dans le grand appartement des filles, l´autre dans celui des petits garçons. Ce seront les trois servantes de la cuisine qui serviront ces deux tables. La première sera composée des huit petites filles et des quatre vieilles; la seconde des quatre épouses, des huit petits garçons et des quatre historiennes. Pendant ce dîner, messieurs se rendront dans le salon de compagnie où ils jaseront ensemble jusqu´à trois heures. Peu avant cette heure, les huit fouteurs paraîtront dans cette salle le plus ajustés et le plus parés qu´il se pourra. A trois heures on servira le dîner des maîtres, et les huit fouteurs seront les seuls qui jouiront de l´honneur d´y être admis. Ce dîner sera servi par les quatre épouses toutes nues, aidées des quatre vieilles vêtues en magiciennes. Ce seront elles qui sortiront les plats des tours où les servantes les apporteront en dehors et qui les remettront aux épouses qui les poseront sur la table. Les huit fouteurs, pendant le repas, pourront commettre sur les corps nus des épouses tous les attouchements qu´ils voudront, sans que celles-ci puissent ou s´y refuser ou s´en défendre; ils pourront même aller jusqu´aux insultes et s´en faire servir la verge haute, en les apostrophant de toutes les invectives que bon leur semblera.
On sortira de table à cinq heures. Alors, les quatre amis seulement (les fouteurs se retireront jusqu´à l´heure de l´assemblée générale), les quatre amis, dis-je, passeront dans le salon, où de petits garçons et deux petites filles, qui se varieront tous les jours, leur serviront nus du café et des liqueurs. Ce ne sera point encore là le moment où l´on pourra se permettre des voluptés qui puissent énerver; il faudra encore s´en tenir au simple badinage. Un peu avant six heures, les quatre enfants qui viendront de servir se retireront pour aller s´habiller promptement. A six heures précises, messieurs passeront dans le grand cabinet destiné aux narrations et qui a été dépeint plus haut. Ils se placeront chacun dans leurs niches, et tel sera l´ordre observé pour le reste: sur le trône dont on a parlé sera l´historienne; les gradins du bas de son trône seront garnis de seize enfants, arrangés de manière à ce que quatre, c´est-à-dire deux filles et deux garçons, se trouvent faire face à une des niches; ainsi de suite, chaque niche aura un pareil quatrain vis-à-vis d´elle: ce quatrain sera spécialement affecté à la niche devant laquelle il sera, sans que la niche d´à côté puisse former des prétentions sur lui; et ces quatrains seront diversifiés tous les jours, jamais la même niche n´aura le même. Chaque enfant du quatrain aura une chaîne de fleurs artificielles au bras qui répondra dans la niche, en sorte que, lorsque le propriétaire de la niche voudra tel ou tel enfant de son quatrain, il n´aura qu´à tirer à lui la guirlande, et l´enfant accourra se jeter vers lui. Au-dessus du quatrain, sera une vieille attachée au quatrain, et aux ordres du chef de la niche de ce quatrain. Les trois historiennes qui ne seront point de mois seront assises sur une banquette, au pied du trône, sans être affectées à rien, et néanmoins aux ordres de tout le monde. Les quatre fouteurs qui seront destinés à passer la nuit avec les amis pourront s´abstenir de l´assemblée; ils seront dans leurs chambres occupés à se préparer à cette nuit qui demande toujours des exploits. A l´égard des quatre autres, ils seront chacun aux pieds d´un des amis dans leurs niches, sur le sofa desquelles sera placé l´ami à côté d´une des épouses à tour de rôle. Cette épouse sera toujours nue; le fouteur sera en gilet et caleçon de taffetas couleur de rose; l´historienne de mois sera vêtue en courtisane élégante ainsi que ses trois compagnes; et les petits garçons et les petites filles des quatrains seront toujours différemment et élégamment costumés, un quatrain à l´asiatique, un à l´espagnole, un autre à la turque, un quatrième à la grecque, et le lendemain autre chose, mais tous ces vêtements seront de taffetas et de gaze: jamais le bas du corps ne sera serré par rien et une épingle détachée suffira pour les mettre nus. A l´égard des vieilles, elles seront alternativement en soeurs grises, en religieuses, en fées, en magiciennes et quelquefois en veuves. Les portes des cabinets attenant les niches seront toujours entrouvertes, et le cabinet, très échauffé par des poêles de communication, garni de tous les meubles nécessaires aux différentes débauches. Quatre bougies brûleront dans chacun de ces cabinets et cinquante dans le salon. A six heures précises, l´historienne commencera sa narration, que les amis pourront interrompre à tous les instants que bon leur semblera. Cette narration dure jusqu´à dix heures du soir et pendant ce temps-là, comme son objet est d´enflammer l´imagination, toutes les lubricités seront permises, excepté néanmoins celles qui porteraient atteinte à l´ordre de l´arrangement pris pour les déflorations lequel sera toujours exactement conservé. Mais on fera du reste tout ce qu´on voudra avec son fouteur, l´épouse, le quatrain et la vieille du quatrain, et même avec les historiennes, si la fantaisie en prend, et cela, ou dans sa niche, ou dans le cabinet qui en dépend. La narration sera suspendue tant que dureront les plaisirs de celui dont le besoins l´interrompent, et on la reprendra quand il aura fini.
A dix heures, on servira le souper. Les épouses, les historiennes et les huit petites filles iront promptement souper entre elles et à part; jamais les femmes n´étant admises au souper des hommes, et les amis souperont avec les quatre fouteurs qui ne seront pas du service de nuit et quatre petits garçons. Les quatre autres serviront, aidés des vieilles. En sortant du souper, on passera dans le salon d´assemblée pour la célébration de ce qu´on appelle les orgies. Là, tout le monde se retrouvera, et ceux qui auront soupé à part, et ceux qui auront soupé avec les amis, mais toujours excepté les quatre fouteurs du service de nuit. Le salon sera singulièrement échauffé et éclairé par des lustres. Là, tout sera nu: historiennes, épouses, jeunes filles, jeunes garçons, vieilles, fouteurs, amis, tout sera pêle-mêle, tout sera vautré sur des carreaux, par terre, et, à l´exemple des animaux, on changera, on se mêlera, on incestera, on adultérera, on sodomisera et, toujours excepté les déflorations, on se livrera à tous les excès et à toutes les débauches qui pourront le mieux échauffer les têtes. Quand ces déflorations devront se faire, tel sera le moment où l´on y procédera, et une fois qu´un enfant sera défloré, on pourra jouir de lui, quand et de quelle manière que l´on le voudra. A deux heures précises du matin, les orgies cesseront. Les quatre fouteurs destinés au service de nuit viendront dans d´élégants déshabillés chercher chacun l´ami avec lequel il devra coucher, lequel amènera avec lui une des épouses, ou un des sujets déflorés, quand ils le seront, ou une historienne, ou une vieille, pour passer la nuit entre elle et son fouteur, et le tout à son gré et seulement avec la clause de se soumettre à des arrangements sages et d´où il puisse résulter que chacun change toutes les nuits ou le puisse faire.
Tel sera l´ordre et l´arrangement de chaque journée. Indépendamment de cela, chacune des dix-sept semaines que doit durer le séjour au château sera marquée par une fête. Ce sera d´abord des mariages: il en sera rendu compte en temps et lieu. Mais comme les premiers de ces mariages se feront entre les plus jeunes enfants et qu´ils ne pourront pas les consommer, ils ne dérangeront rien à l´ordre établi pour les déflorations. Les mariages entre grands ne se faisant qu´après les déflorations, leur consommation ne nuira à rien puisque, agissant, ils ne jouiront que de ce qui sera déjà cueilli.
Les quatre vieilles répondront de la conduite des quatre enfants. Quand ils feront des fautes, elles se plaindront à celui des amis qui sera de mois, et on procédera en commun aux corrections tous les samedis au soir, à l´heure des orgies. Il s´en tiendra liste exacte jusque-là. A l´égard des fautes commises par les historiennes, elles seront punies à moitié de celles des enfants, parce que leur talent sert et qu´il faut toujours respecter les talents. Quant à celles des épouses ou des vieilles, elles seront toujours doubles de celles des enfants. Tout sujet qui fera quelque refus de choses qui lui seront demandées, même en étant dans l´impossibilité, sera très sévèrement puni: c´était à lui de prévoir et de prendre ses précautions. Le moindre rire, ou le moindre manque d´attention, ou de respect et de soumission, dans les parties de débauche, sera une des fautes les plus graves et les plus cruellement punies. Tout homme pris en flagrant délit avec une femme sera puni de la perte d´un membre, quand il n´aura pas reçu l´autorisation de jouir de cette femme. Le plus petit acte de religion de la part d´un des sujets, quel qu´il puisse être, sera puni de mort. Il est expressément enjoint aux amis de n´employer dans toutes les assemblées que les propos les plus lascifs, les plus débauchés et les expressions les plus sales, les plus fortes et les plus blasphématoires. Le nom de Dieu n´y sera jamais prononcé qu´accompagné d´invectives ou d´imprécations, et on le répétera le plus souvent possible. A l´égard de leur ton, il sera toujours le plus brutal, le plus dur et le plus impérieux avec les femmes et les petits garçons, mais soumis, putain et dépravé avec les hommes, que les amis, en jouant avec eux le rôle de femmes, doivent regarder comme leurs maris. Celui des messieurs qui manquera à toutes ces choses, ou qui s´avisera d´avoir une seule lueur de raison et surtout de passer un seul jour sans se coucher ivre, payera dix mille francs d´amende.
Quand un ami aura quelque gros besoin, une femme, dans celle des classes qu´il jugera à propos, sera tenue de l´accompagner pour vaquer aux soins qui lui seront indiqués pendant cet acte-là. Aucun des sujets soit hommes, soit femmes, ne pourra remplir de devoirs de propreté quels qu´ils puissent être, et surtout ceux après le gros besoin, sans une permission expresse de l´ami qui sera de mois, et si elle lui est refusée et qu´il les remplisse malgré cela, sa punition sera des plus rudes. Les quatre épouses n´auront aucune sorte de prérogative sur les autres femmes; au contraire, elles seront toujours traitées avec plus de rigueur et d´inhumanité, et elles seront très souvent employées aux ouvrages les plus vils et les plus pénibles, tels, par exemple, que le nettoiement des garde-robes communes et particulières établies à la chapelle. Ces garde-robes ne seront vidées que tous les huit jours, mais ce sera toujours par elles, et elles seront rigoureusement punies si elles y résistent ou le remplissent mal.
Si un sujet quelconque entreprend une évasion pendant la tenue de l´assemblée, il sera à l´instant puni de mort, quel qu´il puisse être.
Les cuisinières et leurs aides seront respectées, et ceux des messieurs qui enfreindront cette loi payeront mille louis d´amende. Quant à ces amendes, elles seront toutes spécialement employées, au retour en France, à commencer les frais d´une nouvelle partie ou dans le genre de celle-ci, ou dans un autre.

stone-taker
stone-taker
Niveau 2
15 décembre 2006 à 22:55:18

La reine avait été reçue à Babylone avec les transports qu’on a toujours pour une belle princesse qui a été malheureuse. Babylone alors paraissait être plus tranquille. Le prince d’Hyrcanie avait été tué dans un combat. Les Babyloniens vainqueurs déclarèrent qu’Astarté épouserait celui qu’on choisirait pour souverain. On ne voulut point que la première place du monde, qui serait celle de mari d’Astarté et de roi de Babylone, dépendît des intrigues et des cabales. On jura de reconnaître pour roi le plus vaillant et le plus sage. Une grande lice, bordée d’amphithéâtres magnifiquement ornés, fut formée à quelques lieues de la ville. Les combattants devaient s’y rendre armés de toutes pièces. Chacun d’eux avait derrière les amphithéâtres un appartement séparé, où il ne devait être vu ni connu de personne. Il fallait courir quatre lances. Ceux qui seraient assez heureux pour vaincre quatre chevaliers devaient combattre ensuite les uns contre les autres; de façon que celui qui resterait le dernier maître du camp serait proclamé le vainqueur des jeux. Il devait revenir quatre jours après avec les mêmes armes, et expliquer les énigmes proposées par les mages. S’il n’expliquait point les énigmes, il n’était point roi, et il fallait recommencer à courir des lances, jusqu’à ce qu’on trouvât un homme qui fût vainqueur dans ces deux combats; car on voulait absolument pour roi le plus vaillant et le plus sage. La reine, pondant tout ce temps, devait être étroitement gardée: on lui permettait seulement d’assister aux jeux, couverte d’un voile; mais on ne souffrait pas qu’elle parlât à aucun des prétendants, afin qu’il n’y eût ni faveur ni injustice.

Voilà ce qu’Astarté faisait savoir à son amant, espérant qu’il montrerait pour elle plus de valeur et d’esprit que personne. Il partit, et pria Vénus de fortifier son courage et d’éclairer son esprit. Il arriva sur le rivage de l’Euphrate, la veille de ce grand jour. Il fit inscrire sa devise parmi celles des combattants, en cachant son visage et son nom, comme la loi l’ordonnait, il alla se reposer dans l’appartement qui lui échut par le sort. Son ami Cador, qui était revenu à Babylone, après l’avoir inutilement cherché on Égypte, fit porter dans sa loge une armure complète que la reine lui envoyait. Il lui fit amener aussi de sa part le plus beau cheval de Perse. Zadig reconnut Astarté à ces présents: son courage et son amour en prirent de nouvelles forces et de nouvelles espérances.

Le lendemain, la reine étant venue se placer sous un dais de pierreries, et les amphithéâtres étant remplis de toutes les dames et de tous les ordres de Babylone, les combattants parurent dans le cirque. Chacun d’eux vint mettre sa devise aux pieds du grand mage. On tira au sort les devises; celle de Zadig fut la dernière. Le premier qui s’avança était un seigneur très riche, nommé Itobad, fort vain, peu courageux, très maladroit et sans esprit. Ses domestiques l’avaient persuadé qu’un homme comme lui devait être roi; il leur avait répondu: « Un homme comme moi doit régner; ainsi on l’avait armé de pied en cap. Il portait une armure d’or émaillée de vert, un panache vert, une lance ornée de rubans verts. On s’aperçut d’abord, à la manière dont Itobad gouvernait son cheval, que ce n’était pas un homme comme lui à qui le ciel réservait le sceptre de Babylone. Le premier chevalier qui courut contre lui le désarçonna; le second le renversa sur la croupe de son cheval, les deux jambes en l’air et les bras étendus. Itobad se remit, mais de si mauvaise grâce que tout l’amphithéâtre se mit à rire. Un troisième ne daigna pas se servir de sa lance; mais en lui faisant une passe, il le prit par la jambe droite, et lui faisant faire un demi-tour, il le fit tomber sur le sable: les écuyers des jeux accoururent à lui en riant, et le remirent en selle. Le quatrième combattant le prend par la jambe gauche, et le fait tomber de l’autre côté. On le conduisit avec des huées à sa loge, où il devait passer la nuit selon la loi; et il disait en marchant à peine: « Quelle aventure pour un homme comme moi! »

Les autres chevaliers s’acquittèrent mieux de leur devoir. Il y en eut qui vainquirent deux combattants de suite; quelques-uns allèrent jusqu’à trois. Il n’y eut que le prince Otame qui en vainquit quatre. Enfin Zadig combattit à son tour: il désarçonna quatre cavaliers de suite avec toute la grâce possible. Il fallut donc voir qui serait vainqueur d’Otame ou de Zadig. Le premier portait des armes bleues et or, avec un panache de même, celles de Zadig étaient blanches. Tous les voeux se partageaient entre le chevalier bleu et le chevalier blanc. La reine, à qui le coeur palpitait, faisait des prières au ciel pour la couleur blanche.

Les deux champions firent des passes et des voltes avec tant d’agilité, ils se donnèrent de si beaux coups de lance, ils étaient si fermes sur leurs arçons, que tout le monde, hors la reine, souhaitait qu’il y eût deux rois dans Babylone. Enfin, leurs chevaux étant lassés et leurs lances rompues, Zadig usa de cette adresse: il passe derrière le prince bleu, s’élance sur la croupe de son cheval, le prend par le milieu du corps, le jette à terre, se met en selle à sa place et caracole autour d’Otame étendu sur la place. Tout l’amphithéâtre crie: « Victoire au chevalier blanc! Otame indigné se relève, tire son épée; Zadig saute de cheval, le sabre à la main. Les voilà tous deux sur l’arène, livrant un nouveau combat, où la force et l’agilité triomphent tour à tour. Les plumes de leur casque, les clous de leurs brassards, les mailles de leur armure sautent au loin sous mille coups précipités. Ils frappent de pointe et de taille, à droite, à gauche, sur la tête, sur la poitrine; ils reculent, ils avancent, ils se mesurent, ils se rejoignent, ils se saisissent, ils se replient comme des serpents, ils s’attaquent comme des lions; le feu jaillit à tout moment des coups qu’ils se portent. Enfin Zadig ayant un moment repris ses esprits arrête, fait une feinte, passe sur Otame, le fait tomber, le désarme, et Otame s’écrie: « O chevalier blanc! c’est vous qui devez régner sur Babylone. » La reine était au comble de la joie. On reconduisit le chevalier bleu et le chevalier blanc chacun à leur loge, ainsi que tous les autres, selon ce qui était porté par la loi. Des muets vinrent les servir et leur apporter à manger. On peut juger si le petit muet de la reine ne fut pas celui qui servit Zadig. Ensuite on les laissa dormir seuls jusqu’au lendemain matin, temps où le vainqueur devait apporter sa devise au grand mage, pour la confronter et se faire reconnaître.

Zadig dormit, quoique amoureux, tant il était fatigué. Itobad, qui était couché auprès de lui, ne dormit point. Il se leva pendant la nuit, entra dans sa loge, prit les armes blanches de Zadig avec sa devise, et mit son armure verte à la place. Le point du jour étant venu, il alla fièrement au grand mage déclarer qu’un homme comme lui était vainqueur. On ne s’y attendait pas; mais il fut proclamé pendant que Zadig dormait encore. Astarté surprise, et le désespoir dans le coeur, s’en retourna dans Babylone. Tout l’amphithéâtre était déjà presque vide, lorsque Zadig s’éveilla; il chercha ses armes, et ne trouva que cette armure verte. Il était obligé de s’en couvrir, n’ayant rien autre chose auprès de lui. Étonné et indigné, il les endosse avec fureur, il avance dans cet équipage.

Tout ce qui était encore sur l’amphithéâtre et dans le cirque le reçut avec des huées. On l’entourait; on lui insultait en face. Jamais homme n’essuya des mortifications si humiliantes. La patience lui échappa; il écarta à coups de sabre la populace qui osait l’outrager; mais il ne savait quel parti prendre. Il ne pouvait voir la reine; il ne pouvait réclamer l’armure blanche qu’elle lui avait envoyée; c’eût été la compromettre ainsi, tandis qu’elle était plongée dans la douleur, il était pénétré de fureur et d’inquiétude. Il se promenait sur les bords de l’Euphrate, persuadé que son étoile le destinait à être malheureux sans ressource, repassant dans son esprit toutes ses disgrâces, depuis l’aventure de la femme qui haïssait les borgnes, jusqu’à celle de son armure. « Voilà ce que c’est, disait-il, de m’être éveillé trop tard; si j’avais moins dormi, je serais roi de Babylone, je posséderais Astarté. Les sciences, les moeurs, le courage, n’ont donc jamais servi qu’à mon infortune. » Il lui échappa enfin de murmurer contre la Providence, et il fut tenté de croire que tout était gouverné par une destinée cruelle qui opprimait les bons et qui faisait prospérer les chevaliers verts. Un de ses chagrins était de porter cette armure verte qui lui avait attiré tant de huées. Un marchand passa, il la lui vendit à vil prix, et prit du marchand une robe et un bonnet long. Dans cet équipage, il côtoyait l’Euphrate, rempli de désespoir, et accusant en secret la Providence qui le persécutait toujours.

CHAP. XX. — L’ermite (i).

Il rencontra en marchant un ermite, dont la barbe blanche et vénérable lui descendait jusqu’à la ceinture. Il tenait en main un livre qu’il lisait attentivement. Zadig s’arrêta, et lui fit une profonde inclination. L’ermite le salua d’un air si noble et si doux, que Zadig eut la curiosité de l’entretenir. Il lui demanda quel livre il lisait. « C’est le livre des destinées, dit l’ermite; voulez-vous en lire quelque chose? » Il mit le livre dans les mains de Zadig, qui, tout instruit qu’il était dans plusieurs langues, ne put déchiffrer un seul caractère du livre. Cela redoubla encore sa curiosité. « Vous me paraissez bien chagrin, lui dit ce bon père. — Hélas! que j’en ai sujet! dit Zadig. — Si vous permettez que je vous accompagne, repartit le vieillard, peut-être vous serai-je utile: j’ai quelquefois répandu des sentiments de consolation dans l’âme des malheureux. » Zadig se sentit du respect pour l’air, pour la barbe, et pour le livre de l’ermite. Il lui trouva dans la conversation des lumières supérieures. L’ermite parlait de la destinée, de la justice, de la morale, du souverain bien, de la faiblesse humaine, des vertus et des vices, avec une éloquence si vive et si touchante, que Zadig se sentit entraîné vers lui par un charme invincible. Il le pria avec instance de ne le point quitter, jusqu’à ce qu’ils fussent de retour à Babylone. « Je vous demande moi-même cette grâce, lui dit le vieillard; jurez-moi par Orosmade que vous ne vous séparerez point de moi d’ici à quelques jours, quelque chose que je fasse. » Zadig jura, et ils partirent ensemble.

Les deux voyageurs arrivèrent le soir à un château superbe. L’ermite demanda l’hospitalité pour lui et pour le jeune homme qui l’accompagnait. Le portier, qu’on aurait pris pour un grand seigneur, les introduisit avec une espèce de bonté dédaigneuse. On les présenta à un principal domestique, qui leur fit voir les appartements magnifiques du maître. Ils furent admis à sa table au bas bout, sans que le seigneur du château les honorât d’un regard; mais ils furent servis comme les autres avec délicatesse et profusion. On leur donna ensuite à laver dans un bassin d’or garni d’émeraudes et de rubis. On les mena coucher dans un bel appartement, et le lendemain matin un domestique leur apporta à chacun une pièce d’or, après quoi on les congédia.

« Le maître de la maison, dit Zadig en chemin, me paraît être un homme généreux, quoique un peu fier; il exerce noblement l’hospitalité. » En disant ces paroles, il aperçut qu’une espèce de poche très large que portait l’ermite paraissait tendue et enflée il y vit le bassin d’or garni de pierreries, que celui-ci avait volé. Il n’osa d’abord en rien témoigner; mais il était dans une étrange surprise.

Vers le midi, l’ermite se présenta à la porte d’une maison très petite, où logeait un riche avare; il y demanda l’hospitalité pour quelques heures. Un vieux valet mal habillé le reçut d’un ton rude, et fit entrer l’ermite et Zadig dans l’écurie, où on leur donna quelques olives pourries, de mauvais pain et de la bière gâtée. L’ermite but et mangea d’un air aussi content que la veille; puis s’adressant à ce vieux valet qui les observait tous deux pour voir s’ils ne volaient rien, et qui les pressait de partir, il lui donna les deux pièces d’or qu’il avait reçues le matin, et le remercia de toutes ses attentions. « Je vous prie, ajouta-t-il, faites-moi parler à votre maître. » Le valet étonné introduisit les deux voyageurs: « Magnifique seigneur, dit l’ermite, je ne puis que vous rendre de très humbles grâces de la manière noble dont vous nous avez reçus daignez accepter ce bassin d’or comme un faible gage de ma reconnaissance. » L’avare fut près de tomber à la renverse. L’ermite ne lui donna pas le temps de revenir de son saisissement, il partit au plus vite avec son jeune voyageur. « Mon père lui dit Zadig, qu’est-ce que tout ce que je vois? Vous ne me paraissez ressembler en rien aux autres hommes: vous volez un bassin d’or garni de pierreries à un seigneur qui vous reçoit magnifiquement, et vous le donnez à un avare qui vous traite avec indignité. — Mon fils, répondit le vieillard, cet homme magnifique, qui ne reçoit les étrangers que par vanité, et pour faire admirer ses richesses, deviendra plus sage; l’avare apprendra à exercer l’hospitalité ne vous étonnez de rien, et suivez-moi. » Zadig ne savait encore s’il avait affaire au plus fou ou au plus sage de tous les hommes; mais l’ermite parlait avec tant d’ascendant, que Zadig, lié d’ailleurs par son serment, ne put s’empêcher de le suivre.

Ils arrivèrent le soir à une maison agréablement bâtie, mais simple, où rien ne sentait ni la prodigalité ni l’avarice. Le maître était un philosophe retiré du monde, qui cultivait en paix la sagesse et la vertu, et qui cependant ne s’ennuyait pas. Il s’était plu à bâtir cette retraite dans laquelle il recevait les étrangers avec une noblesse qui n’avait rien de l’ostentation. Il alla lui-même au-devant des deux voyageurs, qu’il fit reposer d’abord dans un appartement commode. Quelque temps après, il les vint prendre lui-même pour les inviter à un repas propre et bien entendu, pendant lequel il parla avec discrétion des dernières révolutions de Babylone. Il parut sincèrement attaché à la reine, et souhaita que Zadig eût paru dans la lice pour disputer la couronne. « Mais les hommes, ajouta-t-il, ne méritent pas d’avoir un roi comme Zadig. » Celui-ci rougissait, et sentait redoubler ses douleurs. On convint dans la conversation que les choses de ce monde n’allaient pas toujours au gré des plus sages. L’ermite soutint toujours qu’on ne connaissait pas les voies de la Providence, et que les hommes avaient tort de juger d’un tout dont ils n’apercevaient que la plus petite partie.

On parla des passions. « Ah! qu’elles sont funestes! disait Zadig. — Ce sont les vents qui enflent les voiles du vaisseau, repartit l’ermite: elles le submergent quelquefois; mais sans elles il ne pourrait voguer. La bile rend colère et malade; mais sans la bile l’homme ne saurait vivre. Tout est dangereux ici-bas, et tout est nécessaire. »

On parla de plaisir, et l’ermite prouva que c’est un présent de la Divinité. « Car, dit-il, l’homme ne peut se donner ni sensation ni idée, il reçoit tout; la peine et le plaisir lui viennent d’ailleurs comme son être. »

Zadig admirait comment un homme qui avait fait des choses si extravagantes pouvait raisonner si bien. Enfin, après un entretien aussi instructif qu’agréable, l’hôte reconduisit ses deux voyageurs dans leur appartement, en bénissant le ciel qui lui avait envoyé deux hommes si sages et si vertueux. Il leur offrit de l’argent d’une manière aisée et noble qui ne pouvait déplaire. L’ermite le refusa, et lui dit qu’il prenait congé de lui, comptant partir pour Babylone avant le jour. Leur séparation fut tendre, Zadig surtout se sentait plein d’estime et d’inclination pour un homme si aimable.

UnderTakerKane
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Niveau 10
15 décembre 2006 à 23:22:01

Les flooders du week-end sur ce forum.
catch :fou:

NIKTONSLIP
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15 décembre 2006 à 23:27:39

ta mèree la

-TaKeR67-
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Niveau 10
17 décembre 2006 à 11:28:44

catch :d) WWE

electronic91
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17 décembre 2006 à 17:00:51

WWE :d) WWF

big_froid_
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17 décembre 2006 à 17:29:02

WWF :d) protection de l´environnement

cryme-tyme35
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Niveau 10
17 décembre 2006 à 18:16:59

protection de l´environnement :d) nicolas hulot

[RkO_Killer]
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Niveau 7
17 décembre 2006 à 19:10:33

Nicolas Hulot :d) Candidat aux présidentielles 2007

-TaKeR67-
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Niveau 10
17 décembre 2006 à 19:52:43

Candidat aux présidentielles 2007 :d) Royale

cryme-tyme35
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Niveau 10
17 décembre 2006 à 20:27:15

Royal :d) sarko

[RkO_Killer]
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Niveau 7
17 décembre 2006 à 20:46:44

Sarko :d) nain :o))

scotty_2_hotty
scotty_2_hotty
Niveau 10
28 juillet 2007 à 16:18:09

et voilà, c´ est débloqué ^^
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