Carsten Schaefer (CS): Salut, Ryback. Mon Dieu, c’est vraiment formidable d’avoir une petite conversation avec « l’homme du moment » ! Est-ce que tu te vois comme l’homme du moment ?
Ryback (R): Et comment! Et j’espère que cette description sera encore d’actualité pendant de longues années.
CS: Tu es sans aucun doute la Superstar à l’ascension la plus rapide de la WWE. C’était déjà le cas pour Sheamus, quand je l’avais interviewé alors qu’il venait d’obtenir son deuxième titre de Champion de la WWE. Comment se sent-on quand on est dans ta position ?
R: C’est fantastique! Je profite de chaque jour ! Avant, dans la ligue de promotion de la WWE, c’était déjà très beau. J’ai travaillé dur pour parvenir à quelque chose. Et il semble que je récolte le fruit de mes efforts.
CS: Avant que nous nous penchions sur la situation actuelle, parlons un peu de ton histoire. Quand et comment as-tu découvert le divertissement sportif et la WWE ?
R: C’était en 2004, alors que je participais à « Tough Enough », avec une prime d’un million de dollars à la clé. J’avais abandonné l’école pour ça. C’était l’année d’obtention de mon diplôme, mais quand la chance de participer à Tough Enough s’est présentée, j’ai pensé : « Tant pis ! Je dois la saisir coûte que coûte ! » Et en 2005, je suis entré à la WWE.
CS: Quel diplôme préparais-tu à ce moment-là ?
R: Sans entrer dans les détails, un diplôme de Fitness-Management.
CS: Revenons un peu plus en arrière. Comment et quand es-tu devenu fan du divertissement sportif et de la WWE ?
R: J’avais 5 ou 6 ans. À Las Vegas, j’avais vu un match opposant Hulk Hogan à Andre The Giant. C’était incroyable – tout comme l’ambiance dans l’arène, complètement fou ! À 13 ans, je suis devenu fan de la WWE. J’avais gagné des tickets et pu être annonceur spécial d’un match opposant Barry Horowitz et les Body Donnas. Pendant le match, j’ai été couvert de l sueur du Dr. Tom entre autres. Beaucoup de gens trouveraient sûrement ça dégueulasse. Moi, j’ai adoré.
CS: Qui t’a entraîné?
R: D’abord, à Tough Enough, c’était Al Snow. Mais ca n’a pas duré longtemps. Puis j’étais sous la tutelle de Bill DeMott à Deep South Wrestling et ensuite, sous celle d’Al Snow à Ohio Valley Wrestling. Mais j’ai été viré et je suis entré à Florida Championship Wrestling sous la houlette de Dr. Tom Prichard. C’était mon meilleur entraîneur!
CS: On t’a découvert avec NXT. Peux-tu un peu nous parler de cette période ? Tu étais un type complètement différent là-bas.
R: Et bien, Dusty Rhodes voulait autre chose que Ryback. Tu sais sûrmenent que j’étais déjà une sorte de Ryback. Mais Dusty voulait essayer autre chose et voir ce qui était encore possible. Et à NXT, je pouvais attirer l’attention du public et me développer. Mais je ne regrette rien, car tout arrive pour une raison. Et c’est aussi ça qui m’a aidé à me transformer.
CS: On t’a présenté un peu comme un « paysan ». Je t’en prie, ne prends pas ça mal, il n’y a rien de péjoratif là-dedans. L’Univers de la WWE en tous cas t’appréciait déjà dans NXT.
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R: C’est vrai – et non, je ne le prends pas mal du tout. Je me suis efforcé d’être aussi bon que possible. Et comme je viens de te le dire : je ne regrette pas ce temps-là.
CS: À la fin, tu as disparu. Que s’est-il passé entre-temps – jusqu’à ce que l’on t’ait retrouvé à la WWE ?
R: On m’a pour ainsi dire reprogrammé. Je dois dire que je faisais équipe avec David Otunga dans un match contre la Hart-Dynastie à Hawaii, dans la Nexus, quand je me suis cassé la cheville – à trois endroits. Malheureusement la fracture s’est étendue au fil des jours et il y a eu des complications. J’ai du être opéré et faire une langue pause.
CS: Aurait-on envisagé à ce moment la fin de ta carrière?
R: Oui! Les médecins disaient qu’il allait peut-être falloir arrêter. C’était leur point de vue, pas le mien ! Je leur ai clairement fait comprendre que je ne comptais pas m’arrêter. Heureusement, la WWE m’a soutenu, et j’ai pu me rétablir complètement avant de remonter sur le ring.
CS: Quand nous voyons Ryback, nous voyons l’une des Superstars les plus déterminées de tous les temps. Es-tu toujours comme ça en réalité ? Ou y-a-t-il des moments dans lesquels Ryback s’asseoit confortablement et se détend ?
R: Je suis quelqu’un de très déterminé et décidé. En privé et pendant les live shows et à la télévision. Il ne faut pas oublier que les gens payent pour nous voir tels que nous sommes. Ils ont le droit d’attendre de nous que nous leur donnions le meilleur de nous. Et c’est aussi ce que j’essaie de faire. Je vis et je respire pour la WWE et je fais tout pour eux. En privé je suis très solitaire. On me décrit souvent comme un « loup solitaire ». Bien sûr que je me détends de temps à autre. Je regarde du catch à la télé, je fais des élongations et d’autres exercices de ce genre.
CS: Tu te sens comment d’avoir été arnaqué deux fois pour le titre de Champion de la WWE ?
R: C’est dommage bien sûr. J’aurais bien aimé être champion en donnant cette interview. Mais ce n’est qu’une question de temps, je m’emparerai du titre un jour. Je respecte CM Punk parce qu’il a le plus long règne depuis longtemps. Mais ça ne m’empêchera pas de le battre.
CS: Le 16 décembre aura lieu le prochain grand événement : « WWE TLC: Tables, Ladders & Chairs ». Malheureusement, tu ne pourras pas y tenter ta chance pour devenir champion…
R: ...parce que CM Punk est blessé. C’est vrai. Je l’ai cloué contre une table. C’est là qu’il s’est blessé et il a du être opéré. Pourtant, je ferai partie du tableau à TLC, parce que j’y affronterai The Shield aux côtés de Kane et Daniel Bryan dans un match à Tables, Échelles et Chaisses par équipes à six. (VOIR L’AVANT-MATCH)
CS: Il FAUT que je te pose une question : Comment c’était de prendre quasiment Raw en « otage » et d’imposer tes conditions à Vickie Guerrero ?
R: Ah c’était formidable. J’ai enfin pu saisir le micro. J’aime beaucoup parler au micro, mais je n’en ai eu que bien trop peu l’occasion. C’était vraiment génial.
CS: Tu dis toujours: « Feed me more! » Alors je dois te demander si tu connais le film « La petite boutique des horreurs », dans lequel une des plantes carnivores répète aussi cette phrase.
R: J’ai entendu parler de ce film, mais je ne l’ai pas encore vu. Je veux le voir et vite, parce qu’on m’a envoyé beaucoup de Tweets à ce sujet.
CS: Alors je te conseille de laisser tomber la version originale avec Jack Nicholson et de regarder la nouvelle version. Elle est super ! Elle va sûrement te plaire.
R: OK, je le note.
CS: En avril, la WWE revient en tournée en France, en Belgique et en Suisse (21.4. – Palais Omnisports de Bercy, Paris ; 21.4. – Arena, Genève; 24.4. – Country Hall, Liège; 24.4. – Galaxie, Amnéville). Que verront les fans qui n’ont encore jamais assisté à un live show de la WWE ?
R: Et bien, le live show est un événement extraordinaire. Ils ressemblent de plus en plus aux shows télévisés, ce qui est vraiment génial, puisque l’atmosphère y est unique. On peut y voir des vrais personnages de bande dessinée. Je me souviens encore de mon tout premier live-show. Je devais avoir 12 ou 13 ans. C’était pour moi un événement fantastique !
CS: Un dernier mot pour l’Univers de la WWE?
R: Oh oui: « Qu’on m’apporte le Shield sur un plateau ! » Je vais les avaler, les recracher, les avaler et les recracher de nouveau!
CS: Ryback, merci beaucoup de m’avoir accordé un moment pour l’Univers de la WWE.
R: Ça me fait très plaisir. À bientôt !
Info
Cette interview a été mise sur WWE.fr !