WWE.com : Peux-tu nous parler un peu de ta blessure ? Tu as tweeté que tu as une déchirure du muscle trapèze et du muscle deltoïde, ainsi qu’un déboîtement de l'épaule. Peux-tu nous parler de la gravité de tes blessures ?
CODY RHODES : Eh bien, honnêtement, la meilleure façon dont on m’a décrit la blessure, c’est quand on m’a dit que j’avais esquivé une balle. La déchirure musculaire est de niveau deux (sur une échelle allant de un à trois), mais je n’ai pas besoin d’être opéré – les déchirures guériront d’elles-mêmes avec le temps et la physiothérapie appropriée. Le déboîtement de l’épaule est une vieille blessure qui date de la période où je catchais en amateur, et ça aurait pu être bien pire. J’aurais pu atterrir sur le cou, mais je me suis tourné juste à temps pour atterrir sur l’épaule. C’est mon déboîtement à l’épaule qui me fait le plus souffrir, au niveau de l'articulation acromio-claviculaire, mais comme je l’ai dit, j’ai esquivé une balle – pas d’opération.
WWE.COM : Quand as-tu réalisé que tu étais blessé ? Qu’est-ce qui t’est passé par la tête à ce moment-là ? Te souviens-tu de quelque chose qui s’est passé sur le ring ou en coulisses après cet accident ?
RHODES : J’ai cru que je m’étais cassé le bras, et j’avais une très mauvaise position sur le ring. Tu sais, connaître le ring à fond est quelque chose qui m’a toujours plu – le ring, le matelas. Toujours savoir où je mets les pieds à tout moment. Surtout dans un match par équipes, savoir si je suis de mon côté du ring. Là, je ne l’étais pas. J’étais en territoire ennemi, livré à la merci de Daniel Bryan.
En fait, je ne me souviens de rien de ce qui s’est passé après que Kane m’a balancé. Je me rappelle avoir heurté le matelas une nouvelle fois, et puis je pensais avoir immédiatement passé le relais à mon équipier, mais en y réfléchissant, il y a une bonne minute qui s’est écoulée entre les deux, une minute et demie même, où j’ai joué un tour à Daniel Bryan, qui a raté un coup de tête, et je suis juste resté là, étendu sur le matelas. Je ne me rappelais pas de ça – je croyais que j’étais beaucoup plus conscient que ça, mais en y réfléchissant je n’ai pas réalisé que j’étais sur la jupe du ring, ni que le docteur tirait sur mes bottes.
Je me contentais de réfléchir – la seule chose à laquelle je me souviens avoir pensé, c’est si je pouvais remonter sur le ring pour frapper [Daniel Bryan], avant de passer rapidement le relais à Damien et sortir, et que j’avais encore une contribution à offrir au match. Damien m’a regardé quand je lui ai demandé de me passer le relais, vu que j’avais un peu repris mes esprits, mais pour lui, il était hors de question qu’il me fasse entrer, quitte à se sacrifier lui-même. Je dois beaucoup à Sandow.
WWE.COM : En parlant de ton équipier, es-tu toujours en contact régulier avec Damien Sandow ?
RHODES : On n’est pas aussi proches que je le souhaiterais. L’une des choses que j’attends avec le plus d’impatience avec Damien, ce sont nos « réunions de crise » du lundi, du mercredi et du vendredi, où on discute de tout ce qui se rapporte à l’Univers de la WWE, et de toutes les Superstars et Divas. C’était un vrai festival de plaintes, mais un bon moment pour se lâcher.
Désormais, il navigue sur les eaux troubles de la compétition en solo et je lui souhaite – sincèrement – bonne chance. J’espère seulement qu’il n’oubliera pas que la Team Rhodes Scholars était sur le point d’atteindre le sommet.
WWE.COM : Dans ton TOUT, il y a quelques jours, tu as souhaité bonne chance à Sandow mais tu lui as également conseillé de ne pas oublier de « voir large. » En lui disant de « voir large », faisais-tu allusion aux Titres de Champions de la WWE par Equipe ?
RHODES : Il ne s’agit plus de remporter les titres de Champions de la WWE par Equipe à présent – et je déteste dire ça parce que ces titres sont vraiment prestigieux à tous les niveaux, et j’ai été assez chanceux pour être quatre fois Champion par Equipe à ce jour.
Ce que je veux dire par là, c’est que c’est devenu un problème personnel, et j’espère, et je crois, que Mr Sandow comprend que c’est un problème personnel. Si j’avais atterri sur le cou, je ne pourrais plus faire ce que je fais. Mon rêve a toujours été d’être à la WWE et de gravir les échelons, et c’est primordial. C’est quelque chose qui a failli prendre fin subitement – ce que je n’aurais jamais cru possible, et j’espère que Damien réalise à quel point c’est devenu personnel pour moi.
Et pour être honnête – ce n’est pas tellement à la Team Hell No et ses « Yes ! Yes ! », ses « No ! No ! » et ses « red rules » ridicules que j’en veux – mais surtout à Kane. Je sais bien que c’est un monstre, mais je sais aussi qu’il est en train de devenir un Dude Love moderne – il est en train de se changer en bouffon et j’aimerais vraiment pouvoir l’affronter de nouveau avant que la transformation soit complète.
WWE.COM : Ouah, tu y vas vraiment fort. Penses-tu vraiment qu’en plus d’être moins intimidant (c’est du moins ce que je comprends après ce que tu viens juste de dire), Kane est moins efficace et moins physique depuis qu’il fait partie de la Team Hell No ?
RHODES : Pas du tout. Je ne veux, en aucun cas, dénigrer ce qu’il était avant. Il n’est en aucun cas moins physique, et en aucun cas moins intimidant. Mais en réalité, qu’est-ce qui pourrait bien m’intimider ?
Dans l’état de l’Ohio – juste l’Ohio – quelqu’un me l’a fait remarquer. J’avais perdu la moitié de mon sang, quasiment, dans un Match Street Fight contre Randy Orton, et puis un an plus tard, Kane me balance et je finis par avoir les premiers déchirements musculaires de toute ma carrière.
J’y ai beaucoup réfléchi. Quand on dit qu’il y a un prix à payer, peu importe que je n’ai que 27 ans. J’ai déjà payé cher. Donc pour en revenir au propos, je ne suis pas facilement intimidé. Je ne vais pas aller à Monday Night Raw ou à Friday Night SmackDown pour dire « ah ah ». Je reviendrai avec quelque chose. Qu’est-ce que j’ai à craindre ?
Je ne reviendrai pas pour faire rire les gens. Je reviendrai pour faire pleurer les gens.
WWE.COM : Donc te venger de Kane est encore plus important pour toi que de devenir Champion de la WWE par Equipe ?
RHODES : Je pense que les deux vont de pair. Et après avoir répondu à tes questions, je réalise que cela va de pair. Remporter le Championnat de la WWE par Equipe pour la cinquième fois serait une parfaite revanche, et ce serait la parfaite sonnette d’alarme pour quelqu’un comme Kane, l’un des monstres de la WWE. [Kane est] vraiment une légende du divertissement sportif, mais je dirais qu’il est sur la fin de sa carrière légendaire et ça ne me dérange pas de réveiller le monstre, comme les gens ont pu le constater avec Big Show avant WrestleMania.
Ça ne me dérange pas de titiller le monstre. On ne va nulle part en marchant sur des œufs. Je préfère marcher sur les pieds des gens plutôt que sur des œufs.
WWE.COM : Passons à un autre sujet, comment trouves-tu les matchs de Damien Sandow depuis que tu t’es blessé ?
RHODES : J’ai été déçu qu’il n’ait pas réussi à se débarrasser de quelqu’un comme Kofi. Mais d’un autre côté, c’est toujours le dernier match qui compte. Et le dernier match [de Damien] fut contre Zack Ryder [le 26 novembre, à Raw], et il a vite expédié la Superstar très crédible qu’est Zack Ryder, donc je pense qu’il a juste besoin de retrouver son rythme – VIDEO.
Quand tu fais partie d’une équipe, et que tu viens de revenir d’une longue tournée européenne, [un match en solo] est un match très différent en soi. C’est un rythme vraiment différent, et il reprend ses marques, du moins je l’espère. C’est quelqu’un qui ne montrera jamais ses faiblesses, s’il en a, dans son travail en solo. Il s’est débrouillé pour les cacher, et c’est vraiment l’une des choses que j’admire chez lui.
C’est toujours le dernier match qui compte, et son dernier match s’est clôturé sur sa victoire, donc je crois que tout va bien pour lui.
WWE.COM : Pour finir, quand est-ce que l’Univers de la WWE peut espérer te revoir sur le ring ?
RHODES : Je guéris vite habituellement et je peux me battre malgré la douleur, mais je ne précipiterai pas mon retour sur le ring. La date de mon retour n’est pas encore fixée.