A la Gamescom 2011, le plus grand salon des jeux vidéo du monde, la WWE ne manquait évidemment pas à l’appel. Le géant du jeu vidéo THQ sortira son tout nouveau jeu « WWE’ 12» le 25 novembre prochain. Et dans ce jeu, on retrouvera bien sûr Miz. Miz, qui nous a fait l’honneur de nous rendre visite à la Gamescom, pour donner quelques interviews, signer des autographes – et, ô surprise, rouler des mécaniques.
Lorsque Carsten (NdlR : modérateur des shows de la WWE sur les chaînes télévisées allemandes) s’est retrouvé face à lui pour l’interviewer, il a sorti avec impatience sa liste de questions. Mais Miz ne lui a laissé poser que la première car il s’est mis sous ses yeux – et devant l’Univers de la WWE – à raconter sa vie, de son enfance à aujourd’hui. Waow !
Carsten Schaefer (CS): Salut, Miz. Je suis heureux de rencontrer aujourd’hui un homme dont le charisme ne me laisse moi-même pas froid. Tu as un passé turbulent, c’est pourquoi je souhaite commencer par le commencement. Avant d’arriver à la WWE, tu as participé à de nombreux shows de téléréalité. Explique nous un peu comment c’était.
The Miz (M): Je suis allé au lycée de Cleveland, dans l’Ohio. C’est là que j’ai entendu parler du show « The Real World » et décidé de leur envoyer ma candidature en vidéo. La plupart de mes camarades et de mes profs et du reste de l’humanité ont tous déclaré : « Tu peux oublier, tu n’y arriveras jamais !» Je ne me suis pas laissé saper le moral, j’ai tourné huit vidéos – et j’ai fini par atterir dans « The Real Word : Back To New York ».
C’était le temps où il n’y avait encore aucun signe de la naissance de « Miz ». Je voulais juste passer à la télé. J’avais piqué la caméra de mes parents pour faire les vidéos. Mais personne ne m’aimait. On me prenait pour une grande gueule. Et puis, c’est dans « The Real World » qu’est apparu « The Miz ».
Après « The Real World », je suis rentré en Ohio. Et je me suis posé la question : « Et maintenant tu fais quoi ? » Dans ma chambre, j’avais une figurine du Rock – et elle m’a donné envie de devenir une Superstar.
Ma famille et mes amis n’ont pas vraiment apprécié. Ils craignaient tous que je ne finisse par me blesser gravement. En plus, il paraît que j’étais trop petit. Peut-être, mais depuis quelques années, ce qui compte avant tout, c’est de savoir divertir – je me suis imposé contre tous leurs arguments.
J’ai travaillé dans des ligues indépendantes pendant trois ans et demi. A la UPW (Ultimate Pro Wrestling), j’ai appris les bases de ce type de sport. Puis je suis passé à Tough Enough, où je suis arrivé en finale contre Daniel Puder. Mais les fans ne m’aimaient pas non plus, ici – parce que j’avais participé à « The Real World ». On me traitait comme si j’avais la lèpre.
Alors je suis retourné dans les ligues indies, jusqu’à ce que j’arrive à la WWE, qui m’a envoyé dans la promo Deep South Wrestling pour y être entraîné par Bill DeMott. Mon Dieu que c’était dur ! Mais Bill m’a surtout appris une chose : « Si tu es dur envers toi-même, tu pourras réussir tout ce que tu veux. Pour atteindre tes objectifs, tu dois être capable de tout supporter – peu importe ce que le destin te réserve ! »
A la Deep South j’ai été Champion des Poids Lourds. Puis je suis allé bosser à la Ohio Valley Wrestling (OVW) avec Chris Cage et suis devenu Champion par Equipe. La prochaine station était enfin la WWE, où j’animais SmackDown et la compétition de Diva-Search.
Pendant six mois j’ai jonglé entre les victoires et les défaites. Parce que je perdais, personne ne m’aimait plus. Alors j’ai demandé à passer à la ECW, pour y devenir « l’aimant à filles ».
Puis j’ai rencontré John Morrison, avec lequel j’ai créé une équipe et « Dirt Sheet ». Ensemble on est devenus Champions par Equipe.
Mais un jour, je me suis senti étouffer à travailler en équipe et je me suis décidé à continuer en solo. Bien évidemment, à ce moment, je ne voulais affronter personne d’autre que John Cena. Mais c’était un peu trop gros pour moi. Alors j’ai changé de prsonnage, Je suis devenu bien plus sérieux en poussant mon nouveau cri de guerre : « Je suis The Miz – et je suis fantastique ! »
Ce changement m’a conduit au succès – oui, j’étais même en même temps Champion U.S. et Champion par Equipe. Et puis : l’ultime triomphe ! Je suis devenu Champion de la WWE et j’ai tenu 160 jours ! J’ai même battu John Cena à WrestleMania XXVII!
CS: Tu t’adonnais aussi à des autres sports ou hobbys ?
M: J’ai fait du base-ball, du basket-ball et du football américain, j’étais rédacteur en chef du yearbook (NdlR : livre de promo annuel dans les universités US) et président du comité des élèves.
CS: Eurosport diffuse aussi l’émission « Vintage Collection », animée par Mean Gene Okerlund, dans laquelle on retrouve des anciens matchs à la WWE. Qui préférais-tu par le passé ?
M: Quand j’étais gosse, c’est surtout Ultimate Warrior qui me fascinait. Il incarnait le « bad boy » parfait. J’adorais ses matchs et son énergie.
J’aimais beaucoup les Rockers aussi. C’étaient des pionniers, ils étaient super précis et ils n’auraient rien à envier aux équipes actuelles.
CS: Et quelle est ton attitude vis-à-vis des Superstars du moment?
M: Je respecte toutes les Superstars! Toutes! Tu ne dois pas oublier que nous voyageons ensemble 250 jours de l’année. On apprend à toutes les estimer. Mais bon, sur le ring, c’est moi le meilleur ! Je suis intouchable !
CS: Tu es venu à la « Gamescom 2011 », pour faire connaître le jeu « WWE ´12 ». Tu joues aussi ? Et que peux-tu nous dire au sujet de ce jeu qui sortira le 25 novembre ?
M: Oui, je joue aussi. Et ce jeu est « plus grand, plus dur, meilleur » ! Ce qui vaut pour moi aussi. Lorsque j’ai été crée en 2008 dans « Raw vs. SmackDown », j’ai obtenu une mauvaise note. J’aurais réussi à perdre contre les Divas. Mais dans « WWE ´12 », je suis super bien classé ! Le jeu s’améliore d’année en année – comme moi !
C’est moi qui fais la couverture de la « Gamescom 2011 ». Tout le monde veut m’avoir, je dois TOUT faire ici !
CS: Le rêve de ta vie s’est réalisé, alors?
M: Oui, on peut bien le dire.
CS: Mais l’Univers de la WWE ne t’aime toujours pas ...
M: C’est vrai. Au contraire, ils me détestent. Mais je prends ça comme un compliment, quand on sait que tout le monde disait : « Tu peux oublier, tu n’ay arriveras jamais ! »
CS: Parlons de la tournée de la WWE, qui se produira en Septembre et en Novembre en Europe. Le 1er Septembre, les Superstars de SmackDown seront à Nîmes, le 2 Septembre, à Genève, les 3 et 4 Septembre à Paris, le 3 Novembre à Nantes, le 4 Novembre à Amneville, le 10 Novembre à Zurich. Que peut espérer l’Univers de la WWE d’une tournée ?
M: Attendez-vous à de l’inattendu! Les tournées sont absolument imprévisibles. Il y a du drame, de l’humour et des surprises.
Il faut cependant se souvenir d’une chose : ce sont les fans qui décident de la tournure que prend le show. Et ils sont mes marionettes ! Je guide les fans, je tire les fils, je contrôle ce que l’Univers de la WWE veut voir. Je suis le plus créatif de tous !
Sérieusement, les tournées sont un événement fabuleux pour toute la famille.
CS: Souhaites-tu dire une dernière chose à l’Univers de la WWE?
M: Oui, venez voir la tournée. Je ne pourrai jamais assez répéter combien c’est génial d’y être, je ne trouve pas les mots. Vous y verrez du rock, de la comédie, du drame – et c’est seulement une ou deux fois par an ! Alors préparez-vous à venir nous voir !
source: WWE.fr